dimanche 3 mars 2013

A LIRE SUR "SEMANA GRANDE": LE VRAI PROBLÈME D'ALÈS.

LE VRAI PROBLÈME D'ALÈS.

Dans son numéro 826 du 4 février 2013, Marc LAVIE titre ainsi son éditorial. Sans utiliser la langue de bois, il parle d'une ville et de ses arènes du Temperas qu'il connait bien, puisqu'une partie de sa famille est enracinée dans ce coin des Cévennes si attachantes, et s'applique à démonter le lent processus qui a conduit à la situation actuelle, quand le seul journal régional, Midi "Libre", rendu de ce fait au rôle enrichissant d'une sorte de Pravda pour joueurs de pétanque, au lieu de se cantonner à son rôle de sérieux journal d'information, est devenu non seulement le quotidien de la pensée unique, mais également LE journal anti corrida, puisque la presse d'aujourd'hui, -et Midi "Libre" en est le triste exemple, - formatée par les écoles de journalisme,  n'obéit qu'à des impératifs commerciaux, jamais impartiaux, toujours politiciens."

A tel point par exemple qu'il suffit que quelques dizaines d'excités manifestent devant la Mairie d'Alès le jour d'une réunion du Conseil Municipal consacré à la feria, pour que Midi Libre, qui ne semble tirer ses "informations" que du blog d'un candidat socialiste opposé aux corridas, en fasse quasiment sa "une", comme si l'interdiction des corridas au "Tempéras" allait rendre un peu de son lustre économique à cette région sinistrée par son déclin industriel.

Et Marc LAVIE conclut son excellent article sur le problème d'Alès,  en invitant l' U.V.T.F., et toutes les entités taurines Françaises, à apporter leur soutien au maire de la ville, qui a courageusement décidé d'y maintenir la tradition taurine, en opposition décidée au seul media local influent qui milite contre la corrida, au mépris de la sensibilité diverse des Cévenols. 
La corrida n'est ni de droite, ni de gauche, elle est un drame, un combat, elle est en ce sens un élément divers mais respectable de notre culture et de nos traditions, elle ne saurait servir de tremplin à une quelconque ambition politicienne.

J'ai souhaité relayer cet article qualité comme il le mérite, c'est pourquoi j'invite mes amis aficionados à feuilleter ce numéro - et les autres, bien sûr-, de Semana Grande, disponible même sur la toile




samedi 2 mars 2013

DICTIONNAIRE DE LA FRAUDE TAURINE (III)



Diccionario del fraude taurino (III)

Una tarde, tras presenciar un monumental petardo de Curro Vázquez en Las Ventas, Fernando Taboada y Ángel Guillén decidieron escribir "El diccionario del fraude taurino". He aquí una selección de términos:
MANZANITA: LE MARIAGE DE LA FRAUDE ET DU PIPOLE

SUERTES DEL TOREO. (Suertes: Épisodes. Ici: CHANCES) Elles peuvent être diverses: appartenir à une dynastie de toreros, bénéficier des services d'un apoderado fortuné, être photogénique, avoir des complicités parmi les medias, toutes ces choses qui ouvrent beaucoup de portes dans le monde taurin et qui dépendent du facteur chance de chacun 
TANDA. SÉANCE. Série interminable de muletazos dont on sait quand elle commence mais dont on ne sait jamais quand elle s'achèvera
TAPITA DE JAMÓN.  DÉBRIS DE JAMBON  Passe isolée, ridicule et de mauvais goût,  non liée, donnée par le torero au toro qui passait par là, pour faire jouir de plaisir les aficionados gogos
TAURINO. Personnage intéressé par tout ce qui concerne la corrida, absolument tout, SAUF la bravoure des toros

TAUROMAQUIA.  Art de combattre les toros, dont les principaux fondements sont: aider le toro à charger, veiller à ce qu'il ne tombe pas, taper du pied et donner de la voix pour accélérer son démarrage qui se fait longuement attendre, l'aider à faire un pas en prenant bien garde qu'il ne meure pas asphyxié.
TOREAR PARA UNO MISMO- TORÉER POUR SOI MÊME Chose que devraient faire quelques figuras, toréer pour eux-mêmes, en privé et solitaires,et non pas se forcer à toréer partout simplement pour figurer sur des affiches que d'autres occuperaient avec beaucoup plus d'envie..

TOREO DE SALÓN. Celui qu'on pratique sans la présence d'un toro, ou même pratiquement une quelconque faena que l'on peut contempler aujourd'hui dans la plupart des arènes, (sous-entendu, avec des pseudo toros, ou  inexistants, note de Pedrito) 
TORERO-GANADERO.-- TORERO -ÉLEVEUR. Matador qui a gagné le privilège de choisir ses toros, de raccourcir leurs cornes, bref, de manipuler ses animaux sans quitter la maison.
TORO. Petit animal bien dressé, qui sort dans l'arène entre deux tours d'honneur, pour faire patienter le public. Il diffère du novillo uniquement par le chiffre qui figure sur l'épaule, c'est-à-dire à l'endroit choisi pour recevoir les estocades.
TORO BRAVO.  Ancêtre de l'actuel toro de combat.
TRAPÍO. PUISSANTE ALLURE. Qualité jugée indéfinissable qui concerne le sérieux du toro de combat, sur laquelle il est impossible de tomber d'accord, vu que le petit animal que l'aficionado juge depuis les gradins comme une authentique camelote, une sardine, le monde taurin depuis le callejon le qualifie, lui,  de vrai toro.  
CE A QUOI RESSEMBLE DE + EN +  POUR LES FIGURAS ET LES GOGOS LE TORO DE LIT !!! DIA: COUCHÉ!!!!

TRASTOS: OUTILS DU TORERO sans aucune utilité
VEEDOR. Personnage qui représente les intérêts des cuadrillas, il prend d'abord contact avec  les futurs matadors. Il se charge d'organiser la cérémonie de l'alternative pour que, le jour du rendez-vous manqué dans l'arène, le malade- le torero-  qui n'a pas voulu se toréer des toros qu'il ne veut pas voir, - INTÈGRES-  puisse présenter un certificat médical dans les règles, ainsi que celui d'une sérieuse anesthésie, afin que  l'opération financière qui concerne cet aspect de la fiesta ne risque d'entrainer pour le torero - le patient-  aucune complication.
VERÓNICA. VÉRONIQUE. Nom donnée à une  groupie
GROUPIES A L'OEUVRE.Note de Pedrito: CE COMPORTEMENT N'EST PAS L'APANAGE DES FEMMES, BEAUCOUP DE PRÉTENDUS AFICIONADOS SONT AUSSI QUÉMANDEURS
D' OREILLETTES DE PEU DE VALEUR

 Mis agradecimientos a GloriaSGrande

jeudi 28 février 2013

STÉPHANE HESSEL: RÉSISTER, C'EST CRÉER.




http://www.lexpress.fr/pictures/509/260744_stephane-hessel-auteur-du-manifeste-indignez-vous-le-18-janvier-2011-lors-d-une-manifestation-a-paris.jpg
 
                  L’Appel des Résistants, il est là, avec les siens, parmi les porteurs de ces valeurs


Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquê­tes socia­les de la Libération, nous, vété­rans des mou­ve­ments de Résistance et des forces com­bat­tan­tes de la France libre (1940-1945), appe­lons les jeunes géné­ra­tions à faire vivre et trans­met­tre l’héri­tage de la Résistance et ses idéaux tou­jours actuels de démo­cra­tie économique, sociale et cultu­relle.
Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacri­fice de nos frères et sœurs de la Résistance et des nations unies contre la bar­ba­rie fas­ciste. Mais cette menace n’a pas tota­le­ment dis­paru et notre colère contre l’injus­tice est tou­jours intacte.
Nous appe­lons, en cons­cience, à célé­brer l’actua­lité de la Résistance, non pas au profit de causes par­ti­sa­nes ou ins­tru­men­ta­li­sées par un quel­conque enjeu de pou­voir, mais pour pro­po­ser aux géné­ra­tions qui nous suc­cè­de­ront d’accom­plir trois gestes huma­nis­tes et pro­fon­dé­ment poli­ti­ques, au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s’éteigne jamais.
 
- Nous appe­lons d’abord les éducateurs, les mou­ve­ments sociaux, les col­lec­ti­vi­tés publi­ques, les créa­teurs, les citoyens, les exploi­tés, les humi­liés à célé­brer ensem­ble l’anni­ver­saire du pro­gramme du Conseil natio­nal de la Résistance (CNR), adopté dans la clan­des­ti­nité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retrai­tes géné­ra­li­sées, contrôle des « féo­da­li­tés économiques », droit à la culture et à l’éducation pour tous, presse déli­vrée de l’argent et de la cor­rup­tion, lois socia­les ouvriè­res et agri­co­les, etc. 
Comment peut-il man­quer aujourd’hui de l’argent pour main­te­nir et pro­lon­ger ces conquê­tes socia­les, alors que la pro­duc­tion de riches­ses a consi­dé­ra­ble­ment aug­menté depuis la Libération, période à laquelle l’Europe était ruinée ? Les res­pon­sa­bles poli­ti­ques, économiques, intel­lec­tuels et l’ensem­ble de la société ne doi­vent pas démis­sion­ner, ni se lais­ser impres­sion­ner par l’actuelle dic­ta­ture inter­na­tio­nale des mar­chés finan­ciers qui menace la paix et la démo­cra­tie.
 
- Nous appe­lons ensuite les mou­ve­ments, partis, asso­cia­tions, ins­ti­tu­tions et syn­di­cats héri­tiers de la Résistance à dépas­ser les enjeux sec­to­riels, et à se consa­crer en prio­rité aux causes poli­ti­ques des injus­ti­ces et des conflits sociaux, et non plus seu­le­ment à leurs consé­quen­ces, à défi­nir ensem­ble un nou­veau « pro­gramme de la Résistance » pour notre siècle, sachant que le fas­cisme se nour­rit tou­jours du racisme, de l’into­lé­rance et de la guerre, qui eux-mêmes se nour­ris­sent des injus­ti­ces socia­les.

- Nous appe­lons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les auto­ri­tés publi­ques, à une véri­ta­ble insur­rec­tion paci­fi­que contre les moyens de com­mu­ni­ca­tion de masse qui ne pro­po­sent comme hori­zon pour notre jeu­nesse que la consom­ma­tion mar­chande, le mépris des plus fai­bles et de la culture, l’amné­sie géné­ra­li­sée et la com­pé­ti­tion à outrance de tous contre tous. 
 
Nous n’accep­tons pas que les prin­ci­paux médias soient désor­mais contrô­lés par des inté­rêts privés, contrai­re­ment au pro­gramme du Conseil natio­nal de la Résistance et aux ordon­nan­ces sur la presse de 1944.

Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui com­mence, nous vou­lons dire avec notre affec­tion :

« Créer c’est résister. Résister c’est créer. »

Le 8 Mars 2004
Stéphane HESSEL nous a quittés. Un des derniers monstres sacrés de la Résistance, et de son esprit, s'en est allé. Le vieux lutteur ne s'indignera plus. Les générations futures pourront elles un jour affronter le rouleau compresseur de la dictature financière, qui engendre le repli sur soi, l'égoïsme, le rejet de l'autre? Résister, contre l'injustice, contre la tyrannie sous toutes ses formes, même à contre-courant  du pseudo libéralisme plus fascisant que libéral, mais résister, sans faiblir.
Salut à toi, qui n'a jamais raccroché les gants. Jusqu'à la fin.


PÂQUES A AIGNAN: MYSTÈRE AVEC LES YONNET.






                          ANGUILLE SOUS ROCHE ?


AIGNAN prépare sa corrida pascale. Avec six pensionnaires de "La Belugo", de magnifiques YONNET, véritables estampes dignes de las Ventas. A voir sur le site AIGNAN Y TOROS.  Impressionnants! Avec, pour les affronter, non pas des danseurs vedettes pour chèvres doméquisées, mais des hommes " que tienen cojones", et il en faut:  ESCRIBANO, Alberto AGUILAR, et RAFAELILLO.
Un bémol: c'est Tomas CAMPUZANO qui s'occupe de la carrière d'Alberto! On peut craindre le pire. Pourquoi? Parce que justement  circule une drôle d'information parue ce jour dans le journal SUD-OUEST, et c'est mon ami JIPITO qui m'a alerté. " Pour des problèmes de cohabitation, les toros de YONNET seraient mis dans les corrales de VIC FEZENSAC"(!!)
Cette nouvelle nous parait effectivement étrange et inquiétante. Étrange, parce que les photos des pensionnaires de "la Bélugue" publiées sur le site d'AIGNAN montrent des animaux paisibles, sans aucune agressivité. Inquiétante, parce que si les toros de YONNET vivent en harmonie au campo, depuis 4 ou 5 ans, qu'est ce qui permet d'avancer une telle argutie sur "un problème de cohabitation"?
JIPITO craint, au vu des cornes astifinas, - et comment ne pas partager ses craintes - que certains apoderados - suivez mon regard - feraient pression pour pouvoir se livrer plus tranquillement, loin des curieux, à certaines pratiques contraires à l'intégrité. Et il ajoute qu'il n'a pas oublié l'épisode honteux des REHUELGAS.
On pouvait espérer qu'après l'inadmissible indulto du veau autorisé contre nature en 2012, et tant d'autres aberrations, AIGNAN en aurait fini avec des méthodes qui ne peuvent que desservir la corrida: celle-ci est suffisamment malade, il ne suffit plus de le reconnaître et  s'en inquiéter, il faut extirper le mal. On a atteint les limites.
Nous espérons nous tromper.

mercredi 27 février 2013

L'HISTOIRE D'UN TORO NOMMÉ "CYCLONE"

Il y a quelques temps, par un de ces longs jours d'hiver où il yn'y a rien à faire qu'à observer la nature, quand le froid est si mordant qu'il te brûle, il l'aperçut, là! Sa mère, à la robe rouge, était étendue près de lui, morte: le froid, la vieillesse...Aussi roux que sa mère, ramassé sur lui-même, le veau attendait, près d’un ruisseau. Sans elle, il ne lui restait probablement que quelques jours à vivre, il ne pouvait survivre longtemps à celle qui lui avait donné la vie. Il devait se dire que naître pour cela n’était pas ce qu’il attendait de la vie. Le froid, la faim, la peur, hâtent l’arrivée de la mort.
Mais survint un miracle.
Le vacher Pepe, surnommé "Pépon" par ses amis, passait par là. Comme à son habitude, il surveillait les vaches, monté sur son éternelle jument. Il aperçut la vache morte et près d’elle son petit . Il crut d’abord que le veau aussi était mort, mais à sa grande surprise, le pauvre orphelin semblait vouloir résister à la froidure du matin. L’homme le prit, le jucha contre la selle de sa monture et l’emporta, décidé à lui sauver la vie
A l’aide de couvertures et en le caressant avec ses mains, il réchauffa l’animal, tant et si bien que son grelottement cessa Pour calmer sa faim, il lui donna du lait de ses chèvres, . C’est ainsi que le veau eut la vie sauve grâce à « Pepon »
Les jourrs passèrent, et pour se faciliter la tache, le vacher habitua l’animal à téter directement au pis d’une de ses chèvres.Cela se fit assez vite, car l’habitude permet de tirer les leçons, et ce n’était pas la première fois que l’homme devrait sauver un animal. Pour cela, il choisit sa chèvre la plus noble, qu’il appelait « Cyclone », et au bout de peu de temps, la chèvre se mit à attendre le veau, et le veau attendait l’apparition de le la chèvre avec la même impatience. Et dès lors, celui qui était destiné à s’appeler « Pelopinto » fut nommé « Cyclone »
Et « Cyclone » grandit ainsi grâce aux soins de Pepe et aux bienfaits du lait de chèvre. L’homme le caressait et l’habitua même à le suivre partout il allait, comme l’aurait fait sa mère. Vint le jour où il dut se séparer de « Cyclone », le veau fut marqué du numéro 54, et il rejoint la portée de son âge. Il grandit avec ses frères, et profita de la vie normale d’un toro bravo. Aujourd’hui, il a deux ans, il est solide et bien fait, il a donné beaucoup de satisfaction au cours d’une tienta, il sera probablement conservé comme reproducteur

Malgré sa bravoure aui cheval, le torito n’oublie pas celui qui le recueillit, par un jour d’hiver très froid, au bord d’un ruisseau, il se rappelle qu’il lui doit la vie ? Et chaque matin « Cyclone » et « Pepe » continuent de se saluer avec affection, pour concrètement prouver leur véritable amitié. Comme dit le vacher : «  Souvent les animaux sont meilleurs que les gens. Ce novillo « colorado » démontre chaque jour à Pepon sa loyauté, ainsi qu’au neveu de « Pepon », qui monte sur sa croupe comme s’il s’agissait d’un cheval. Et il s’est toujours laissé caresser par quiconque l’a approché, depuis qu’il était tout jeune.
L’aficion et l’amour prodigué à un animal par un vacher, ont changé le destin d’un animal, depuis ce matin d’hiver où, recueilli, alors qu’il était orphelin et tout condamné à mourir, « Cyclone » connut ensuite une existence heureuse, élevé au pis d’une chèvre dont il prit le nom, «fils de « Cyclone », grâce à un ami obligé de prendre la place de sa mère, ami à qui aujourd’hui il doit la vie
Texte et photos de Alberto Ariza MORENO, blog « EL SECRETO DE LA BRAVURA »

Con mis agradecimientos a Alberto
 


"Ciclón" en la actualidad, un precioso utrero que será semental
.

Pepe y "Ciclón" se saludan todas las mañanas como buenos amigos

 Es un auténtico privilegio ser amigo de Pepón y de "Ciclón"Aqui, el  nieto del vaquero