vendredi 23 août 2013

L'ART D'EMPAPAOUTER LES AFICIONADOS.



LES DEUX RESEÑAS D'ANDRÉ VIARD
Compte-rendu volontairement flatteur, pour l'Espagne, 
Pour nous, Français, un autre, très différent: cherchez l'erreur.


Deux reseñas de A.Viard dans deux langues différentes sur un même festejo... Là, il faut quand même expliquer !!!(tiré du forum de la peña QR)
Voici la reseña du gourou boucalien, écrite en espagnol pour mundotoro.com, pour les aficionados espagnols, et concernant la novillada de CEBADA GAGO à HAGETMAU.

HAGETMAU (Francia). Fernando Rey y Rafael Cerro han cortado una oreja cada uno en la novillada celebrada esta tarde en la localidad francesa de Hagetmau. Allí se lidió una novillada de Cebada Gago que fue buena por toreable y cuyo mayoral salió en hombros al término del festejo. En la novillada destacó Manuel Dias Gomes, que firmó quizás la faena de la tarde ante el cuarto, pero que falló con la espada y perdió dos orejas muy bien ganadas.

Manuel Dias Gomes había sido silenciado con el primero, un novillo que se desplazó bien, sobre todo por el derecho, y con el que firmó una faena aseada. Dejó tres naturales muy templados en el epílogo. Toreó con gusto a la verónica al cuarto, un buen novillo. Desarrolló a partir de ahí una faena de buen gusto, elegante y profunda. Falló mucho con la espada y le sonaron dos avisos. Perdió dos orejas bien ganadas.

Rafael Cerro sorteó un novillo brusco, con picante y geniudo al que consiguió imponerse con oficio y solvencia. Firmó una faena seria, en la que sobresalieron dos tandas de naturales. Tras un pinchazo y una estocada de tres cuartos, hubo petición que el Palco no atendió. Dio la vuelta al ruedo. El quinto fue un novillo sin clase, al que Cerro toreó con oficio a media altura. El trasteo careció de emoción por la condición del novillo, pero su buen hacer y un final encimista le ganaron la oreja.

El tercero, que tuvo más cuajo y empujó en varas, tuvo un buen pitón derecho y Fernando Rey lo aprovechó para firmar tres tandas: una de ellas fue de mano baja, con el novillo empleándose. Por el izquierdo, el astado se entregaba menos y hubo menos armonía. Cobró tres cuartos de estocada y paseó una oreja. Se topó en sexto lugar con un novillo obediente pero que no humilló del todo. El malagueño firmó una faena correcta y muy técnica, aunque alto falta de frescura. Tras la estocada, hubo petición, pero la oreja no se concedió.




Traduction française

HAGETMAU 'France) Fernando REY et Rafaël CERRO ont coupé chacun une oreille lors de la novillda organisée cette tarde dans la ville française de HAGETMAU, où a été lidiée un lot de CEBADA GAGO, bonne novillada  donc  toreable, le mayoral sortit à hombros à la fin du spectacle. Au cours de la tarde émergea surtout Manuel DIAS GOMÈS qui signa sans doute la faena de la tarde face au quatrième, mais qui échoua à l’épée, ce qui lui fit perdre deux pavillons pourtant mérités.
Le garçon n’avait pu rien faire avec son premier novillo, qui passait bien, notamment à droite, avec lequel il signa une faena proprette. Il réalisa trois naturelles suaves, pour terminer. Il torea avec soin le quatrième, un bon novillo. Ensuite, il s’appliqua avec goût , pour une faena élégante et profonde. Il échoua plusieurs fois avec l’acier, et écouta deux avis. Et perdit deux oreilles bien méritées.
Rafael CERRO reçut un novillo brusque, avec du piquant et doté de genio, il réussit à s’imposer avec métier et autorité, . Il réalisa une faena sérieuse, d’où émergèrent deux séries de naturelles . Après un pinchazo et trois quarts de lama, la Présidence resta sourde à la pétition, le novillero fit la vuelta. Le cinquième novillo n’avait aucune qualité, et CERRO le torea à mi hauteur avec métier, la faena manqua de relief par la faute du novillo, mais le garçon obtint une oreille grâce à son bon  travail et une bonne fin de faena
Le troisième, avec plus de  qui alla vaillamment à la pique, avait une bonne corne droite, et fernando REY en profita pour aligner trois séries : l’une en courant la main, avec le novillo répondant au cite. Avec la gauche, le novillo se fit d’avantage prier, et la qualité baissa. Trois quarts de lame et oreille. Le sixième novillo obéissait sans humilier, le malagueño  signa une faena correcte et très technique, mais qui manqua de fraicheur. Après l’estocade, pétition, mais le palco ne céda pas. 


Et voici enfin la reseña de la même novillada sur Terres Taurines

Après la monumentale novillada de Miura de la veille - à tous points de vue - le lot de Cebada lidié hier fut une aimable plaisanterie à déguster entre amis : petits de gabarit et de bravoure conventionnelle, tous furent nobles à divers degrés, même si un ou deux présentèrent quelques difficultés, facilement gérables. Un lot "commercial" s'il en fut, propre à réaliser le toreo moderne, et face auquel les novilleros du jour ont fait preuve d'un conformisme peu engageant pour la suite de leur carrière, à l'exception du portugais Dias Gomes, qui toréa très bien le noble quatrième, de cape puis à la naturelle, mais tua tellement mal qu'on perdit le compte de ses ratages. Un lot qui aurait donc du permettre aux trois toreros de sortir en triomphe, s'ils avaient su, ou pu, ou voulu masquer la facilité de leurs adversaires, et apporter un petit surcroît d'émotion. Au lieu de quoi, les deux espagnols s'appliquèrent - avec talent et métier - à développer ce toreo marginal, profilé, parallèle et distant qui plaît tant quand il est interprété par les figuras. Le problème est que pour le devenir il faut montrer autre chose, et que le chemin qu'ils semblent avoir choisi d'emprunter ne mène qu'à une impasse. Rafael Cerro n'en fit pas moins une vuelta avant de couper une oreille, et Fernando Rey coupa la sienne puis se fit applaudir. Le portugais Dias Gomes n'écouta que le silence, ainsi que quelques avis, et le mayoral de Cebada Gago sortit en triomphe sur ordre, ce qui n'est pas un fameux service que l'on rend à l'aficion car chacun aura compris que le lot authentique était celui de la veille. On me dit aussi qu'à la demande unanime d'Oscar Chopera le quatrième, fit la vuelta, parfaitement superflue à mon humble avis, car si le novillo prit une bonne première pique la seconde fut quelconque et par la suite sa noblesse s'accompagna aussi de mièvrerie. André Viard.


Note de Pedrito :
Vous ne rêvez pas, il s’agit bien de la même personne, A.V., auteur de deux comptes rendu de la même novillada ! 

L’un pour nos voisins ibériques, c’est-à-dire pour le lecteur espagnol, acheteur en puissance des tierras taurinas, avec des amabilités et banalités sur le spectacle, telles "bonne novillada"( !), "sortie a hombros du mayoral"( !!), dans le but unique de vendre ses livres en prenant soin de ne pas froisser le lecteur de là-bas,  tout en creusant chaque fois un peu plus la tombe de la fiesta brava.
 Sin nada vergüenza….

L’autre pour son blog français de TT.: face aux aficionados d’ici qui lui reprochent le double langage qu’il a adopté depuis quelques mois, il fait semblant ici et pour nous de se démarquer de la corrida moderne, alors qu’il se garde bien de dénoncer chez nos voisins ce qui a toujours été son fonds de commerce.
L’art d’empapaouter les uns et les autres, pour continuer de caracoler à la tête de ce truc bidule qui ne lui sert qu'à çà: l’observatoire des "cultures " taurines. Comme si tous les taurinos qui vivent de la "corrida moderne" et de la fiesta circo  ne se prévalaient pas de ce leurre, la "CULTURE TAURINE", pour mieux tromper les gogos.
Faire tourner la boutique, la sienne et la leur, par tous les moyens illusoires.

lundi 19 août 2013

LA FRASE DEL DIA - LA PHRASE DU JOUR




UNA COSA ES PEGAR PASES,
Y OTRA BIEN DISTINTA TOREAR

FAIRE DES PASSES EST UNE CHOSE
AUTRE CHOSE EST  TORÉER

ROQUEFORT ET SES VALDEFRESNO POUR DE VERTS TOREROS



Deux grands yeux noirs qui te regardent....Prends garde....

Photo du haut: MONIER se prépare, puis enferme le novillo de CERRO: carioca pompée. Ci-dessus, même pique crapuleuse, novillo de CAMPOS
CERRO: Faire des passes, sans toréer, fuera de cacho....

.... puis mal tuer, dans le cou

CABALLERO au quite



CAMPOS....à la muleta.....

 
....à l'épée....brrrrr!!!!

Le novillo qui va secouer CABALLERO.....
....après avoir reçu TROIS rations de cariocas pompées


La cogida












Rouste carabinée, entière de l'envie et du pundonor: oreille du courage!


A te revoir, Gonzalo CABALLERO






SUR LA SUPERCHERIE DES INDULTOS.

Sobre los indultos ( Barquerito)

Sur la grâce -indulto- accordée à un toro.




A l’origine, l'idée d’indulter naquit d’un idéalisme d’aficionados cultivés. C’est à dire scientifiquement, pour la conservation de la bravoure qui devait passer par la grâce publique du toro toréé dans l’arène. Indulto justifié par la bravoure classique et aussi par un certaine férocité.
Les marchands cupides s’approprièrent de l’idée pour la transformer. Et ne retenir que le bénéfice commercial, fait de la bassesse de la seule préoccupation financière au détriment du sens originel. Et ils ont inventé et répandu cette idée inacceptable que c’est le torero qui indulte un toro.
Ce qui est une magistrale supercherie ! Les statistiques ont établi que des centaines de toros grâciés prétendument braves étaient en réalité aussi braves que les charretons ( qui servent à l’entraînement des toreros). Ni braves, ni mansos. Il est inadmissible que dans ces conditions on puisse indulter un toro Cette « grâce » est une médaille en fer blanc, mais surtout pas en or. Le vrai toro brave meurt dans l’arène. Si ce n’est pas le cas, c’est qu’il n’est pas brave. Depuis des années, les commanditaires de l’indulto gratuit généralisé tentent d’étouffer tout débat sur le toro sauvage, protagoniste principal de la corrida.
Jamais ils ne pourront nous embringuer dans leurs combines
Barquerito

Note de Pedrito :
A mon sens, ici, dans ce billet, Barquerito ne souligne pas suffisamment l’unique critère retenu par les cupides  - et stupides collectionneurs d'indulto: ils sont les alliés objectifs des anti, qui veulent la suppression totale de la corrida, et eux, qui suppriment la mise à mort sous le prétexte d'une insipide noblesse, ils travaillent donc à sa suppression partielle, c'est le début- noblesse insipide pour ne pas dire débile, dans la totalité des cas, observée chez ces animaux - peut on parler de toros sauvages, alors qu’ils ressemblent à des agneaux ?- indultés dans les arènes, et commandés, exigés, ne jamais l’oublier non plus, depuis les callejons, par les éleveurs eux-mêmes ou leurs sbires avec la complicité de la claque de ceux qui vivent du juteux trafic généré par la fiesta circo .
Mais sans doute a-t-il  abordé ce sujet dans d'autres articles?
Ce n'est pas le danseur de redondos en bas roses qui indulte un simili toro: le vrai toro gagne sa grâce par son exceptionnelle bravoure.
Ce qui ne peut être que très, très, très rare. 

P.S.: LES PROMESSES N'ENGAGENT QUE CEUX QUI NOUS ONT CRU

C'était en 2010: cette photo a été prise lors des manifestations contre la réforme des retraites de Sarkozy qui prévoyait l'allongement de la durée des cotisations et le report de l'âge légal de départ à la retraite de 60 ans à 62 ans.

Je sais, c'est pas mieux en face. Mais que d'espoirs anéantis.... Pourquoi? Pour qui? 

Alors camarades, toujours mobilisés ?