vendredi 21 février 2014

MANOUCHIAN! VINGT TROIS RÉSISTANTS GRÂCE A QUI NOUS VIVONS LIBRES!


SOUVENONS-NOUS : IL Y A 70 ANS, le 21 février 1944 , 23 résistants du groupe Manouchian tombaient pour la France [image: groupe-manouchian.jpg] [image: memoire-manouchian.jpg] [image: derniere-lettre-de-manouchian.jpg] * Le Groupe Manouchian* *Ces étrangers et nos frères pourtant


      Le Groupe Manouchian
Ces étrangers et nos frères pourtant

lundi 17 février 2014

LA PHRASE DU JOUR, DE DON CELESTINO CUADRI.


Je connais des gens capables de perdre de l’argent en fréquentant des arènes où très souvent il ne se passe rien. . Notre langage taurin fait accomplir ceci : des personnes parcourent des milliers de kilomètres pour découvrir les élevages, apprenant ainsi à mieux connaître leurs cartes génétiques sans être eux-mêmes éleveurs, ils ont choisi de tenter de comprendre le pourquoi des choses, en étudiant une science que notre langue seule leur permet de comprendre, comme un venin qui court dans leurs veines. Ce langage tourne autour d’un totem, qui n’est autre pour nous qu’un animal, fort de sa puissance, un symbole qui ne peut pour nous éveiller aucune quelconque pitié, un animal qui est seulement ceci : un toro.

Don Fernando CUADRI
Source : El Chofre.com

samedi 15 février 2014

"BELLAS ARTES" Y VERGÜENZA....


Durant l'hiver, après ses prestigieux exploits taurins de la temporada, face aux redoutables fauves - entendez par là gatitos -petits chats- et borregos -agneaux  invalides- qu'il a affrontés dans les ruedos, comme l'atteste cette photo prise à MEXICO, juli le roublard remet çà, il soigne son carnet mondain comme savent le faire les pipoles, il organise chez lui, à MADRID, des coktails qui font parler de lui, pour que les organisateurs de la fiesta-circo ne l'oublient pas dans leurs calendriers des "grandes" ferias où se presseront les VIP et tous les publics  friqués avides de se montrer, et d'agiter des mouchoirs, à défaut d'apprécier la lidia de toros intègres. Mais pourquoi se gênerait-il,puisque les Casas de ce monde lui permettent tout et même le pire, en le programmant à coups de milliers d'euros, comme un héros incontournable, alors qu'il n'est que le roi des margoulins et des tricheurs? 
Voici ci-dessous  la carte d'invitation qui circule sur le net. 

Si le coeur vous en dit, il est encore temps, pour le 26 Février...
Prévoir un habit adéquat. Surtout ne pas poser de question qui pourrait fâcher. Chez les ganaduros milliardaires, toute honte bue, on lisse son image en préparant la caisse: et qu'importe l'avenir de la FIESTA BRAVA!



 

vendredi 14 février 2014

JUAN PEDRO, DOMECQ, ET COMPAGNIE: LE FRIC, RIEN QUE LE FRIC!


La plupart des matadors qui occupent – ou ont occupé – un rang important dans l’escalafon, se sont découverts une passion commune: l’élevage de toros.
Leur rêve à tous, aujourd’hui : à chacun sa finca, à chacun son fer, entrer dans la cour des grands! Rien que de très normal....
Mais pas élever n’importe quels toros : curieusement, ils choisissent tous ou presque des animaux du même encaste, d’origine Domecq, ils ont laissé de côté les encastes dits « minoritaires », ceux qui peuvent apporter à la corrida le piquant et l’imprévu qu’en attendent les aficionados, pour leur préférer, presque tous , les produits doméquisés, que la génétique, les croisements, la nourriture, au seul service de l’affairisme et de la cupidité des hommes, ont transformé en collaborateurs décastés et noblissimes, le plus souvent scandaleusement invalides, pour remplir les arènes de spectateurs gogos qui se pâment devant les toreros, sans accorder la moindre importance à la puissance et à la fiereza disparues des vrais toros de combat, les seuls fauves dignes de justifier le sens profond de la CORRIDA DE TOROS, sans lesquels les spectacles tournent à la parodie, à la « fiesta circo », à mauvais traitements à des animaux sans défenses.
Ainsi disparaissent les ganaderias de l'honneur, - on a tous en mémoire entre autres celle des Coquillas de Mariano CIFUENTES-  pour laisser place au seul négoce de la honte de bovidés, faibles, mutilés, impropres à la lidia.
Le « toro » que veulent ces pseudos aficionados n’est qu’un symbole, une image, quatre pattes, des cornes, mais pas trop, du trapio, sans plus, peu importe, de la graisse, il leur faut juste un faire valoir, aucune importance s’il s’affale au moindre picotazo, si sa langue touche terre au moindre muletazo, s’il s’agenouille sans pouvoir se relever seul, comme un bovidé qui se couche pour une sieste à l’ombre des arbres du campo.... Pourvu que le maestroooo le fasse défiler cent fois et coupe deux oreilles ! Ou mieux : qu’il indulte le petit animal dont la « bravoure » aura consisté à boire le leurre pendant une faena aussi insipide qu ‘interminable.
Des DOMECQ ! Ces ombres de toros pour la « corrida » d’aujourd’hui, c'est ce que nous mijotent les nouveaux commerçants ganaderos, après qu'ils aient raccroché leur traje de luces.
Voici quelques exemples de ces toreros qui se consacrent exclusivement à l’élevage du mono encaste Domecq, cause principale de la disparition des élevages variés et réputés pour leur caste, qu’ils refusent d’affronter eux-mêmes, pour s’enrichir avec le moins de risques possibles, et s’ensuit, parallèlement à leur lucre personnel, la désertion inéluctable des arènes et dont nous sommes témoins

Dans sa finca « Los Almorchones », (BADAJOZ ), Antonio FERRERA élève quoi ? Du Juan Pedro DOMECQ !

Dans sa finca « Los Prados », (ALBACETE), Qu’élève Dàmaso GONZÀLEZ CARRASCO ? Du DOMECQ !

Dans sa finca de LEDESMA (SALAMANCA), Domingo LOPEZ CHÀVEZ élève des DOMECQ !

Dans la sienne, « Cetrina », à NAVAS DE SAN JUAN, Enrique PONCE ne déroge pas : avec du DOMECQ DIEZ. !

ESPARTACO, à « Majavieja », et à « Cerrojorras », (CONSTANTINA), s’adonne aux JPD y DIEZ !

RUIZ MIGUEL, le gladiateur adulé des Vicois, dans sa finca « El Algarrobo » (ALGECIRAS) et à CADIZ, « Los Barrios », possède des produits Manuel ALVAREZ GÒMEZ, origine DOMECQ !

Chez Roberto DOMINGUEZ , à « Valdeterrazo de Marqués » (BADAJOZ), on trouve du Daniel RUIZ YAGÜE, et du JANDILLA (JPD) !

Chez Paco CAMINO , à Talayula ( CACERES), on trouve une branche des Marqués de DOMECQ
à côté des Santa Coloma de BUENDIA !

A BADAJOZ, TALAVANTE possède des JPD et des CUVILLO, ce que Javier SALAMANCA traduit par : TALAVANTE – DOMECQ, via GUATELES Y CUVILLO !!

A AVILA, dans sa propriété «  Los Tomillares », César JIMENEZ élève du Santa Coloma et du DOMECQ !

A JAEN, à « El Toconal », c’est du MATILLA DOMECQ qu’élève EL FANDI !

A « El Freixo », (BADAJOZ ), le JULI ne pouvait que posséder des DOMECQ !

Fran RIVERA , à « Buenvecino » ( BADAJOZ), a choisi des NUÑEZ (origine JPD, donc très recherchés par les « figuras ») !

Jesulin de UBRIQUE , « Dehesa Ambiciones », (CADIZ), ne déroge pas à la règle de ce petit monde : DOMECQ !

Pour Jimenez FORTÈS, « La Fiscala », ( MALAGA), c’est également des NUÑEZ, JPD et TORESTRELLA.

Édifiant, non ?
(Source: "El Toro de CENICIENTOS"  - Javier SALAMANCA-)

La "lista negra 2014" de ganaderias publiée par l'association "EL TORO DE MADRID" sera publiée ici sous peu.

mercredi 12 février 2014

FAUT-IL VOTER AVEC LES COCUS MONÉTAIRES EN LEUR LAISSER CROIRE QUE NOUS GOBONS LEUR "CONFIANCE DES MARCHÉS"?

Emmanuel Todd: « L'euro, un veau d'or français »
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Vue de Washington ou de Tokyo, la zone euro est le trou noir de l'économie mondiale. Il faut en sortir. Aux élections européennes, l'abstention sera la seule arme contre le FN et les européistes.
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Marianne : A quel moment s'est formée votre conviction selon laquelle nous devions sortir de l'euro ?

Emmanuel Todd : J'ai commencé par dire qu'il ne fallait pas y entrer. Quand débute le débat sur Maastricht en 1992, je suis en train d'étudier la divergence des sociétés industrielles sur l'immigration - France, Allemagne, Grande-Bretagne -, où je mesure des taux de mariages mixtes très différents. Je n'imagine pas ces nations dans une monnaie unique, je vote non. Le oui l'emporte. Je m'intéresse alors à la façon dont l'euro dysfonctionne, et, bon citoyen, je milite pour un protectionnisme européen capable de sauver cette monnaie mal pensée. Dans Après l'Empire (2002), j'ai de grands projets d'unité franco-allemande, j'écris que la France devrait partager avec l'Allemagne son siège au Conseil de sécurité. Enfin, vers 2009, influencé par la lecture d'économistes mainstream comme Xavier Timbeau et Patrick Artus, j'admets que l'Allemagne est sur une trajectoire nationaliste et utilise l'euro pour détruire ses partenaires. Nous devons sortir de ce rapport monétaire sadomasochiste avec l'Allemagne.

 
Même les économistes qui souhaitent la sortie de l'euro évoquent un recul provisoire du niveau de vie et une grosse déstabilisation... Pensez-vous que les peuples soient prêts à accepter cela, même transitoirement ?

E.T. : Jusqu'ici les peuples étaient tenus par la peur, celle de perdre leurs économies, notamment. Beaucoup de gens s'imaginaient jusqu'à il y a très peu de temps qu'ils avaient plus à perdre qu'à gagner à un choc chirurgical monétaire. Mais les choses changent car le niveau de vie a commencé à baisser. Il y a un élément magique dans la monnaie. Les gouvernants français, intellectuellement, ne sont pas au niveau. Ils n'ont pas lu Knapp, indispensable auteur allemand d'une Théorie étatique de la monnaie (1905), que Keynes avait fait traduire. Nos benêts d'énarques n'ont jamais envisagé les conséquences concrètes du transfert de souveraineté monétaire en Allemagne. Une sortie de l'euro provoquerait certes une désorganisation temporaire mais, surtout, des effets économiques bénéfiques et rapides, avec en prime une révolution sociale, le nettoyage d'élites mal formées, vieillissantes, archaïques, quelque chose de comparable à ce qui s'est passé en 1945.

 
Pourquoi le débat sur la sortie de l'euro prend-il aussi peu chez les politiques, notamment au PS ou au Front de gauche ?

E.T. : L'euro ne marchera jamais. Il n'y a guère qu'en France qu'on ne s'en rend pas compte. Les non-débats hexagonaux sont fastidieux, les dirigeants français sont fades (Hollande, Moscovici, Fabius, Mélenchon, Juppé, Bayrou, etc.), et je me suis remis à voyager. Vu de Washington, de Tokyo ou de Berne, la zone euro est le trou noir de l'économie mondiale, l'un des deux grands facteurs dépressifs planétaires, l'autre étant l'excédent commercial chinois. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Japon font des politiques de relance monétaire et regardent d'un air navré l'euro, cette construction archaïque, qui interdit toute relance monétaire à la France. La Suisse, quant à elle, achète à n'importe quel taux des bons du Trésor français libellés en euros pour empêcher la hausse du franc Suisse. Eh oui, c'est cela que nos dirigeants appellent «la confiance des marchés» ! Quels cons ! De véritables cocus monétaires !

 
L'échec de l'euro a déjà des effets géopolitiques. Pas seulement l'effondrement de l'influence française à l'intérieur et à l'extérieur de la zone, mais aussi une perte d'influence de l'Europe entière. La Russie se sent assez forte pour tenter de reprendre le contrôle de l'Ukraine parce que l'Europe, ravagée par l'austérité germanophile, n'exerce plus une force d'attraction suffisante.

 
Mais alors, je vous repose la question : pourquoi cette paralysie de la classe politique française sur la question ?

 
E.T. : Je relis Astérix en ce moment. C'est excellent pour comprendre l'attachement à l'euro des élites françaises. Il s'agit tout simplement d'un provincialisme de petit village gaulois. Des Gaulois qui auraient choisi de se soumettre aux Goths ! [Rires]

 
Le discours sur l'euro se teinte désormais bizarrement d'une nuance franchouillarde. Ce qui m'a frappé, et choqué, je dois le dire, dans la conférence de presse du vice-chancelier Hollande, c'est son appel inattendu et incongru au patriotisme français. Il a du reste associé ce patriotisme à la nécessaire collaboration avec l'Allemagne. Question pour jeu télévisé : qui a déjà fait ça dans l'histoire ? Pourtant, la conférence de Hollande m'a rempli d'espoir. Bon, on voyait qu'il se sentait bien, heureux de son nouveau statut de sex-symbol, mais j'ai senti une tension, du pathos, quand il s'en est pris aux «extrémistes» qui veulent la fin de l'euro. Pour comprendre cette émotion, il faut voir la nature religieuse de l'euro, veau d'or, monnaie sacrificielle. L'ébranlement d'une croyance religieuse s'accompagne toujours d'une résistance intérieure qui engendre des fondamentalismes de transition : jansénisme, islamisme, intégrisme monétaire hollandiste. Je sens chez Hollande un ébranlement dans les couches profondes, préconscientes. Son inconscient sait, et il a peur. Peur de perdre sa foi, peur peut-être d'être un jour accusé de non-assistance à nation en danger. Le concept d'immunité semblait aussi le passionner.

 
En matière d'ultime argument, les partisans du TCE s'étaient appuyés, lors du référendum de 2005, sur la nécessaire sauvegarde de la paix entre les peuples européens. Aujourd'hui, on voit la haine monter partout, notamment entre la Grèce et l'Allemagne...

 
E.T. : Durant un symposium sur le libre-échange à Kyoto, écoutant un économiste japonais, j'ai admis la simplicité de ce qui nous arrivait. Celui-ci voyait l'étalon-or et la fixité des changes comme la condition d'une compétition maximale entre nations. On nous vend l'euro comme un espace de protection contre la mondialisation. Mais la monnaie unique, en interdisant, comme l'étalon-or, la dévaluation, définit une zone d'affrontement maximal, une guerre économique. Sortir de l'euro, c'est la paix. Cessons cette guerre ridicule avec l'Allemagne.

 
Vous avez récemment commencé à appeler à l'abstention aux prochaines européennes. Quel est votre pronostic pour ces élections ?

 
E.T. : Le verrouillage de la question monétaire par les oligarchies partisanes crée un sentiment d'impuissance. Le Front national, dont la fonction est en fait de sécuriser le système, souille toutes les solutions économiques raisonnables. Mais les élections européennes nous offrent un puissant moyen d'action. L'idéologie européiste a mis en place une institution bidon, le Parlement européen, feuille de vigne du pouvoir réel. Le Parlement se prétend incarnation de la démocratie au moment même où la machine européenne devient la domination implacable des petites nations du Sud par les nations plus puissantes situées au Nord. Les députés européens ne servent à rien, même s'ils sont eux-mêmes très motivés pour être élus : une mandature de cinq ans à ne rien faire, rémunérée 10 000 € par mois (impôts déduits, primes intégrées) leur permettra d'acheter un appartement ou une maison de campagne. Les citoyens français peuvent refuser d'entrer dans ce jeu dégradant. S'abstenir, ce sera voter à la fois contre les partis européistes et contre le FN. Au-dessus d'un certain niveau, le taux d'abstention vaudra référendum. Le ridicule tuera l'idéologie.
 Propos recueillis par Aude Lancelin