LE DÉTAIL DE LA FERIA PROCHAINEMENT
lundi 5 mai 2014
samedi 3 mai 2014
UKRAINE: DANGEREUSE ESCALADE.
André Brajeski, militant de Borotba, tué par les néo-nazisby histoireetsociete |
2.05.2014
André Brajeski a été assassiné par les néo-nazis. Avec ses camarades de Borotba, il défendait le campement de tentes du Champ de Koulikovo. Avec eux, il s’est retranché dans la Maison des Syndicats sous la pression des forces d’extrême-droite, supérieures en nombre, qui ont attaqué et brûlé les chapiteaux. Ensuite, les ultras ont incendié la Maison des Syndicats avec des cocktails Molotov. Pendant l’incendie, André se trouvait à un des étages supérieurs. Il a dû sauter par la fenêtre pour échapper au feu. Arrivé au sol, il était encore vivant. Les brutes néo-nazies l’ont achevé à coups de pied et de bâtons…
André était un camarade convaincu, courageux et discipliné. Il travaillait comme informaticien, mais sa véritable vocation était son engagement politique. Communiste convaincu, il consacrait beaucoup de temps à la formation, il lisait les classiques du marxisme et les auteurs de gauche contemporains. A Odessa, tous les gens de gauche se souviennent de lui comme un garçon modeste, intelligent, qui ne manquait aucune occasion de s’engager dans les actions politiques, toujours au premier rang…
Quand les forces néo-nazies sont venues au pouvoir en Ukraine, André s’est inscrit dans la Milice populaire d’Odessa (droujine) pour défendre sa ville contre les bandes fascistes. Malheureusement, ce jour-là, le rapport des forces n’était pas en faveur des défenseurs d’Odessa…
André, ta mort ne restera pas in vengée. Les néo-nazis ne seront pas les maîtres de nos villes, de nos rues. Nous promettons de ne jamais t’oublier et de nous battre.
André était un camarade convaincu, courageux et discipliné. Il travaillait comme informaticien, mais sa véritable vocation était son engagement politique. Communiste convaincu, il consacrait beaucoup de temps à la formation, il lisait les classiques du marxisme et les auteurs de gauche contemporains. A Odessa, tous les gens de gauche se souviennent de lui comme un garçon modeste, intelligent, qui ne manquait aucune occasion de s’engager dans les actions politiques, toujours au premier rang…
Quand les forces néo-nazies sont venues au pouvoir en Ukraine, André s’est inscrit dans la Milice populaire d’Odessa (droujine) pour défendre sa ville contre les bandes fascistes. Malheureusement, ce jour-là, le rapport des forces n’était pas en faveur des défenseurs d’Odessa…
André, ta mort ne restera pas in vengée. Les néo-nazis ne seront pas les maîtres de nos villes, de nos rues. Nous promettons de ne jamais t’oublier et de nous battre.
Du Blog "histoire et société"
AIRE SUR L'ADOUR: NOVILLADA-CONCOURS DU 1° MAI
- 1° MAI A AIRE:
- DES NOVILLOS, MAIS PERSONNE EN FACE
(Compte-rendu de Michel d'ARTAGNAN)
1er mai: Temps couvert et frais avec averses. Environ 1000 personnes (soit 1/4 d'arène). 6 novillos de ganaderias françaises différentes bien présentés, armés astifinos et intéressants dans l'ensemble. Le dernier (le Malabat) fut le plus compliqué.
1er novillo de François André: Celui-ci fut bien présenté, armé astifino, veleto avec une jolie robe et une tête magnifique! Pour débuter, Curro de la Casa fut incapable de tirer une seule véronique. Il promena son novillo à reculons, les fesses en arrière avant que le tercio de varas ne sonne. L'animal fut relativement bien mis en suerte et reçut une pique avec bravoure puis un picotazo lors de la 2ème rencontre. Il fit illusion en début de faena avec des doblones pour conduire progressivement son novillo au centre du ruedo. Puis, par la suite, tout s'est délité! De la Casa fit passer son novillo sans jamais se croiser. Au bout de la deuxième série sur le pico, le président (encore un MELOMANE!) déclenche la musique. Avec la main gauche, ce ne fut pas mieux. Jamais placé, il enchaîne des naturelles à un mètre du novillo et se fait accrocher la muleta à deux reprises. En résumé, une faena très superficielle sans peser sur son adversaire. Aucun intérêt!! Il conclut d'une entière tombée et de 6 descabellos en écoutant un avis. Silence poli et novillo applaudi, à juste titre, à l'arrastre.
2ème novillo des Fils Gallon: L'animal sortit correctement présenté avec des armures plus commodes que le précédent mais une jolie tête. Le novillero Francisco de la Espada effectue une mauvaise mise en suerte et place son novillo à même pas deux mètres du piquero alors que nous sommes dans une novillada concours! Le novillo prend une pique avec un peu moins de bravoure que le 1er et un picotazo sur l'épaule et très en arrière. Quand à la faena, de la Espada réalise des derechazos sans jamais se croiser et, comme trop souvent, sur le pico. Là encore, les Armagnacs entament un pasodoble qui n'a aucune raison d'être dans de telles circonstances. A gauche, ce fut une catastrophe! Il n'a jamais avancé la jambe et s'est fait voir par le novillo avant que celui-ci ne lui inflige une premier avertissement sans qu'il n'y prête la moindre attention. De ce fait, le novillo prit le dessus et de la Espada fut complètement débordé. Au final, il n'y eut aucune transmission. Il paracheva son travail très inachevé par un pinchazo, une entière muy caïda et écouta un avis. Le public lui accorda quelques applaudissements injustifiés à mon goût.
3ème novillo de Blohorn en remplacement du Bonnet): Armures très commodes et cornes rentrées. Novillo assez bien présenté qui fut accueilli à puerta gayola par D. Soto. Ce novillo alla trois fois au cheval mais au final, il n'y eut qu'une seule pique. Lors de la deuxième rencontre, le piquero lui infligea un picotazo complètement sur le côté presque sur la patte! Quant à Daniel Soto qui effectuait son premier paseo en novillada piquée, ce fut le moins pire des trois. En effet, il a davantage dominé son novillo en tirant deux bonnes séries de naturelles templées en avançant la jambe. De même, il a donné des derechazos appliqués et sans "fioritures" mis à part un desplante vers la fin qui ne semblait pas tellement utile. Malheureusement, Daniel Soto connut une déroute aux aciers avec 2 pinchazos, 1/2 épée plate, 1 entière et 4 descabellos. 2 avis et applaudissements d'encouragement.
4ème novillo de Tardieu: Jolie robe, bien armé avec des cornes astifinos. Ce novillo brave alla deux fois au cheval mais ne prit qu'une pique bien placée. Il faut également signaler des banderilles plantées dans le berceau des cornes et non à cornes passées comme on le voit beaucoup trop souvent. D'ailleurs, le 3ème banderillero fut invité à saluer sous les applaudissements. Durant le troisième tiers, De la Casa effectua une belle entame mais sa travail fut très vite désordonnée, accrochée et "brouillonne". Il a tenté d'effectuer quelques naturelles en usant beaucoup de la voix mais ce novillero reste techniquement très limité. Sa faena s'avéra fort ennuyeuse et sans intérêt. Une entière plate d'effet rapide coucha son adversaire sous quelques applaudissements d'un public peu exigeant ou peu connaisseur.
5ème novillo (Astarac- Jean-Louis Darré): Belle tête mais cornes assez courtes. Ce novillo pousse au cheval avec bravoure et prend deux piques. La 3ème rencontre s'est soldée par un picotazo placé sur les reins. Après ce tercio, le novillo n'avait presque plus de moteur. C'est le problème du bétail de Darré. En revanche, De la Espada n'a rien arrangé. Il a littéralement étouffé son novillo et ne l'a jamais mis en valeur alors qu'on se trouvait dans le contexte d'une novillada concours! L'ensemble fut très fade et ennuyeux. Il conclut cet ensemble insipide par 2 pinchazos, 1 épée en arrière plate et caïda et 1 descabello. Silence.
6ème nivillo (Malabat): Novillo joli, bien armé avec un berceau large et des cornes astifinos. Il reçoit une pique mais le novillo ne se livre pas avec une réelle bravoure. Il sort tout seul du cheval. Le piquero a donné lors de la troisème rencontre un picotazo placé très en arrière et là encore sur les reins. Très vite, l'animal sème la "zizanie" et cela se transforme en une véritable "charlotade"!! Comme le novillo se montre compliqué avec une charge courte et sur la défensive, D. SOTO qui manque encore de métier (et c'est normal), rompt avec l'animal et le rend totalement intoréable en lui cassant la charge. Il fait la valise et va chercher rapidement l'épée. Une entière très en arrière et sur le côté déclenchent une hémorragie et permettent au novillero de se débarrasser du novillo. Applaudissements généreux.
Le prix au meilleur novillo a été déclaré désert.
P.S: En conclusion, une course très intéressante de par le comportement et la présentation sérieuse des novillos mais décevante en raison de l'attitude des novilleros qui se prennent déjà pour des figuras de la tauromachie alors qu'ils ont tout à apprendre. Il convient de relever également la présence au palco d'un président (dont on ne connaît pas le nom) pitoyable et ridicule, qui ordonne la musique n'importe quand alors que la faena ne présente aucun intérêt. A ce sujet, au cinquième novillo, un spectateur "abruti" a hurlé: "Mettez la musique pour l'encourager!". Bien sûr, pleutre et sans personnalité, le président déclenche la musique immédiatement. Où sommes-nous? Je me pose de plus en plus souvent cette question. Ce "cirque" notoire fait très mal à la corrida... Par ailleurs, j'ai constaté qu'il y avait beaucoup trop de monde au callejon. Certains comme par exemple M. Darrieumerlou le méritent car ce sont des gens sérieux. En revanche, le copain de mon copain, les Garzelli et toute cette "clique" que l'on voit partout et qui font des grandes "courbettes" pour avoir une accréditation (gratuite bien entendu!) n'ont aucune légitimité à être là. Ils doivent passer au guichet. Il faut croire que mettre 20 ou 30 euro à une place ruinerait leur budget. Quelle comédie! Enfin, l'appellation "Novillada concours" figurait uniquement sur le papier. Dans la pratique, les novilleros n'ont presque pas placé leur toro loin du picador pour voir s'il venait. Le président obéissait aux novilleros lorsqu'ils demandaient le changement de tercio. Comment voulez-vous qu'un novillo soit mis en valeur dans ces conditions?
mercredi 30 avril 2014
CORRIDA D'AIGNAN, AVEC SES VALDEFRESNO
PÂQUES À AIGNAN
(Chronique de Michel d'ARTAGNAN)
Temps
gris et couvert sans pluie. 2/3 d’arène et non ¾ comme la presse
le fait croire.
6
toros de Valdefresno correctement présentés, disparates et nobles
dans l’ensemble mais ne suscitant aucune émotion sur les tendidos.
Une douzaine de rencontres au cheval mais seulement 7 piques prises
sans réelle bravoure mis à part le 2ème.
David
Mora est venu tout simplement faire le paseo. Son premier toro
ressemblait davantage à un gros « patapouf » qu’à un
taureau de combat. Le torero ne s’est jamais croisé devant un
adversaire qui avançait tout doucement sans aucun vice ni coup de
tête et qui fléchissait en fin de série. Après une épée caïda
à la limite du bajonazo, David Mora écouta les applaudissements
d’un public bien généreux et peu connaisseur. A son second, un
peu moins faible que le précédent, il a enchaîné deux séries de
derechazos à un mètre du toro. Avant qu’il ne tente quelques
naturelles sans se croiser, le président ordonne la musique que le
public réclame à grands cris. On se demande bien pourquoi ? Il
faut croire que cela devient une mode. A l’heure actuelle, à
quelques exceptions près, les spectacles taurins ressemblent
davantage à des concerts de musique… Après une épée contraire
sans engagement, une oreille totalement injustifiée tombe du palco.
Que
dire du « local » Thomas Duffau ? Il fut tout
simplement surévalué face à un « bonbon » (deuxième
toro de l’après-midi) qui prit deux piques avec bravoure et qui
fut relativement bien mis en suerte par Duffau et bien piqué. En
revanche, devant un toro très noble qui ne présentait aucun vice et
qui répondait au moindre toque après avoir trouvé le sitio, Thomas
Duffau toréa sur le pico. Etant constamment de profil et jamais de
face, les séries se sont enchaînées sur les deux mains.
Personnellement, je n’ai pas ressenti beaucoup d’émotion. De
même, il se mit le public dans la poche en fin de faena avec des
passes en rond, des circulaires à 360 ° qu’il a répété
plusieurs fois pour faire croire qu’il dominait parfaitement son
toro. Comme on était à Aignan et que Thomas Duffau est le
« régional de l’étape », cela a fonctionné. Par
conséquent, en tuant d’un estoconazo d’effet immédiat, le
président accorda deux oreilles trop généreuses à mon sens. Une
seule suffisait amplement pour récompenser le coup d’épée. A son
second, il tenta de reproduire la même faena mais le toro s’est
révélé fade, sans transmission, ni bravoure. En résumé, une
« véritable chèvre » ayant un fond de noblesse… De
surcroît, allant timidement au cheval, le piquero infligea une pique
sur l’épaule qui eut des conséquences par la suite. En effet, là
encore sur le profil, Thomas Duffau a tiré des derechazos à un toro
qui répondait bien gentiment aux sites et qui s’agenouillait en
fin de passe sans essayer sur la main gauche. De ce fait, sa faena
fut d’un ennui total. Entière légèrement en
arrière mais d’effet assez rapide, Frank LANATI (pour ne pas le
citer) octroya une oreille alors que la pétition était
minoritaire !!
Quant
à Juan del Alamo, il affronta deux toros nobles (les 3ème
et 6ème)
qui allèrent deux fois au cheval mais qui ne prirent qu’une pique
à chaque fois. Ce fut le seul à s’être vraiment croisé et à
avoir dominé ses deux toros. Il a enchaîné des derechazos et des
naturelles (certaines de face au 6ème
toro) avec autorité qui ont permis d’ajouter un peu de piment à
une après-midi ordinaire et sans grand intérêt. De même, en fin
de faena, il a eu tendance à toréer un peu le public… C’est la
seule attitude que l’on peut lui reprocher. Malchanceux à l’épée,
Juan del Alamo s’est contenté d’effectuer une vuelta à chaque
fois.
NB :
Président trop aux ordres des toreros. D’ailleurs, Marcel
Garzelli, présent au callejon faisait des signes à Frank Lanati
(président de la course) pour influencer ses décisions. Jusqu’à
quand va durer cette comédie qui se joue depuis au moins trois ans
maintenant ? Jusqu’à quand va t-on mettre des gens
complètement incompétents et arrivistes au palco qui transforment
une course de taureaux en un véritable concert de musique ? Ces
« guignols » corrompus par les organisateurs et
l’ensemble du mundillo sont en train de tuer tout doucement la
fiesta brava. Elle disparaîtra toute seule si l’on continue ainsi.
La baisse de fréquentation générale n’est pas seulement causée
par la crise économique.
Il
faut également signaler la présence exagérée et totalement
injustifiée d’une cinquantaine de gendarmes et policiers (17 cars
de CRS) pour tempérer les quelques opposants (environ 15 personnes)
à la tauromachie qui brandissent des slogans complètement ridicules
et inintelligibles. Tout ceci est bien disproportionné. On donne
beaucoup trop d’importance à ces « allumés ». En
plus, cela coûte cher au contribuable…
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