dimanche 6 septembre 2015

LAÏCITÉ: SEUL REMPART CONTRE L'INTOLÉRANCE



Retrouver, à gauche, les valeurs de la laïcité

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La laïcité a des objectifs ambitieux et indissociables : liberté de conscience, égalité des personnes indépendamment de toute considération de croyance, de sexe ou d’origine, construction d’un avenir commun dans un pays où l’accueil des différences se fait dans le respect des valeurs de la République. La laïcité est un instrument de cohésion sociale et un engagement contre toute forme de discrimination. Elle impose d’être plus clair que ne le sont les partis de gauche, ainsi que nombre d’intellectuels.
Refuser la discrimination n’implique pas de s’aligner sur le modèle anglo-saxon du droit à la différence, qui oppose les minorités et favorise le communautarisme. Certains dans notre pays (Indigènes de la République, Cran) voudraient pourtant le promouvoir. Pour ceux-ci, comme pour l’extrême gauche, l’ethnocentrisme parfois «racialiste», qui a servi d’idéologie à la domination coloniale, sert à la contestation de tout universalisme. Reconnaître les différentes cultures, ce n’est pas pour autant prôner un multiculturalisme porteur de survalorisation des apparences culturelles ou religieuses.
La liberté d’expression doit prévaloir, mais il est vital d’affirmer par la législation l’idéal universaliste de la laïcité face aux prétentions communautaristes des groupes de pression politico-religieux, qui souhaitent pour les uns (certains salafistes) abattre la République et pour les autres (l’UOIF) imposer une vision non laïque de l’organisation de la société. C’est le cas aussi de ceux qui veulent restreindre le débat citoyen (mariage pour tous, PMA, avortement, contraception, fin de vie). C’est aussi la position de Nicolas Sarkozy, pour qui seule la culture chrétienne est compatible avec la laïcité.
Ces rétrogrades, mais aussi tous les partisans d’une laïcité adjectivisée (ouverte, positive) veulent limiter la liberté d’expression au nom d’une prétendue tolérance envers les religions. La tolérance, c’est tout autre chose : des citoyens émancipés, qui se respectent en confrontant des idées opposées. Pour permettre, en toute sérénité, l’apprentissage citoyen par l’appropriation du savoir, et afin de préserver les élèves des pressions religieuses, il était nécessaire d’interdire les signes et tenues religieux ostensibles à l’Ecole. Certains jeunes élèves, influencés par les organisations les plus radicales, tentent de contourner la loi en portant des vêtements religieux qu’ils proclament comme culturels. Le ministère de l’Education nationale doit soutenir les chefs d’établissement avant que ce mouvement concerté prenne de l’ampleur.
A l’université, les pressions se font de plus en plus fortes empêchant certains enseignants d’assurer leurs cours. Il est urgent de pouvoir protéger leur enseignement des oukases religieux et communautaires. Les groupes religieux testent l’Etat en demandant des accommodements de plus en plus larges qu’il faut endiguer. La Cour de cassation, dans l’affaire Baby Loup, a estimé qu’une entreprise privée ou une association pouvait aussi restreindre «la liberté de ses salariés de manifester leurs convictions religieuses sur leur lieu de travail» si cela était justifié par «la nature du travail à accomplir» et si la mesure «était proportionnée au but recherché». Voilà, pour l’essentiel, les seules restrictions nécessaires : défendre la liberté de conscience ne doit pas se confondre avec l’interdiction de toute expression religieuse sur la voie publique. Vouloir, comme le Front national, réduire l’expression religieuse au domaine de la stricte intimité, confondre l’égalité avec l’uniformité, l’intégration avec l’assimilation, est contraire aux valeurs de la République. Cela n’empêche pas le combat idéologique contre les plus rétrogrades : le droit incontestable des femmes de porter le foulard sur la voie publique n’interdit pas d’affirmer que cette prescription sous-tend l’enfermement communautaire des femmes.
Pour les enfants égarés de la République, la religion est souvent l’affirmation d’une identité de substitution, fondée sur le ressentiment, le repli et parfois la radicalisation. L’enjeu est donc l’appropriation des valeurs de la République à l’Ecole. Pour cela, celle-ci doit couvrir tous les champs du savoir, du questionnement scientifique y compris l’histoire des faits religieux. L’école doit mieux prendre en compte les différents apports à notre mémoire nationale (immigration), traiter de la colonisation, évoquer les difficultés de l’intégration. Les enseignants doivent adapter leur pédagogie, car il est plus efficace de faire-valoir les apports scientifiques face aux «vérités» révélées en favorisant l’échange, la confrontation.
Mais nous ne pourrons faire vivre la promesse républicaine sans combattre toutes les fractures de la société, ethniques, culturelles et économiques. Car le discours sur la laïcité, sur l’école émancipatrice, sur l’égalité ne sera entendu, notamment par ceux influencés par la radicalisation religieuse ou par l’extrême droite, que si nous réussissons à réinvestir tous les territoires en déshérence où règnent la ghettoïsation, la relégation et un sentiment d’abandon. La gauche doit se retrouver sur ces valeurs communes : laïque, sociale, fraternelle et protectrice.


   
Par Philippe Guittet
Proviseur honoraire, ancien secrétaire général du syndicat national des personnels de direction de l’Education nationale (SNPDEN)


vendredi 4 septembre 2015

CITOYENS: LAÏQUES ET FRATERNELS.....

Nous citoyens, laïques et fraternels ?, par André Tosel

Publié par Pierre Hayat
Le philosophe André Tosel propose dans son dernier livre de repenser la laïcité « à la hauteur des défis de la mondialisation ». Le monde produit par le capitalisme globalisé et financiarisé met aujourd’hui à mal la trilogie républicaine française, en détruisant méthodiquement l’état social et national de droit qui s’est constitué au siècle dernier en Occident. La « contre révolution de la mondialisation capitaliste » qui ravage depuis trente ans les conditions de vie et de travail, engendre aujourd’hui un double fanatisme : le fanatisme du capitalisme financier et le fanatisme théologico-politique de l’intégrisme chrétien et de la violence islamiste. La « déprivatisation des religions », qui tend aujourd’hui à s’imposer, est la face inversée d’une « reprivatisation des services publics, de ces biens communs, résultats de luttes laïques de civilisation ». Ceci permet à Tosel d’observer que les communautarismes religieux sont paradoxalement entretenus par un État mis au service de la logique entreprenariale, et de souligner que « l’intériorité de la foi n’augmente pas en proportion de cette tentative des Églises d’intervenir dans la politique par le moyen de l’espace public »........

...C’est précisément dans un espace public aux enjeux directement politiques, que s’affirme aujourd’hui avec force la revendication d’une manifestation sociale des religions. La reconnaissance de ce droit est assurément un élément de la laïcité, dès lors que cette exigence de visibilité s’exerce dans le respect de la laïcité de l’État. Si l’on se place sur un plan socio-politique, et non plus seulement juridique, on conviendra volontiers avec Tosel qu’en certaines circonstances, les religions renforcent des résistances à des oppressions, des dominations et au « néo-darwinisme social » du capitalisme, de même que le rationalisme et l’athéisme ont souvent fortifié des mouvements émancipateurs. Mais il serait naïf d’ignorer que l’investissement de l’espace public par les groupements religieux au nom d’une « post-sécularité » ne serait jamais l’occasion de détournements au bénéfice de communautarismes exclusifs. Il serait en conséquence illusoire d’imaginer un espace public purement irénique et consensuel. On ne partage pas l’optimisme de Tosel lorsque celui-ci semble ne voir aucun problème à ce que les religions fassent valoir leur foi, dans les débats publics, sans avoir « obligation de recourir à une argumentation seulement discursive comme c’est le cas des non-croyants ». C’est ainsi que les instances religieuses exposeraient, sans dommage pour les débats démocratiques, leurs « jugement religieusement fondé » et feraient valoir leurs « ressources identitaires de sens », sans recourir au raisonnement. Tosel semble moins exigeant en matière de laïcité que Ricoeur et Habermas, pourtant peu suspects de « laïcité exclusive », lorsque ceux-ci attendent des croyants, comme des non croyants, un effort constant d’argumentation dans le débat public. Mais en dispensant les religions de l’obligation intellectuelle à s’exposer rationnellement dans l’espace public, on encourage les courants religieux obscurantistes et identitaires, au détriment notamment des courants religieux laïques. À force de se méfier d’un universalisme laïque tenté d’ « exclure le marqueur religieux », on ne se défie plus d’un espace public tenté d’exclure « les marqueurs » athée et agnostique. Un espace public qui tend à évincer « le marqueur » athée cesse d’être laïque, parce qu’il présume qu’une option spirituelle serait en elle-même contestable. Sous couvert de « post-sécularité » encore nommée « sécularisation de la sécularisation », on dé-sécularise l’espace public qui n’est plus alors qu’un espace d’inclusion inter-confessionnelle. On rend alors la laïcité impossible, ou on la coupe de sa base sociale pour la contraindre de se caricaturer en raison d’État ou en identitaire nationaliste.......

....En dépit de ses hésitations et de ses contradictions, l’ouvrage de Tosel contribue aux débats laïques et à la reconstruction permanente de la laïcité dans une perspective sociale et matérialiste. La souplesse dialectique de la laïcité autorise un ressourcement récurrent dans ses fondamentaux émancipateurs, parmi lesquels les droits de l’homme et la devise de la République française.
André TOSEL, Nous citoyens, laïques et fraternels ? Dans le labyrinthe du complexe économico-politicio-théologique.
Suivi de La laïcité au miroir de Spinoza, Kimé, 2015, 26 €.

Extraits tirés de ReSPUBLICA 

Le journal de gauche, républicain, laïque et social


jeudi 3 septembre 2015

ET UN INDULTO DE M...DE A INIESTA.: UN DE PLUS

     ESCÀNDOLOSO INSULTO EN INIESTA: OTRO MÀS!


El 26 de Agosto, un sitio taurino a publicado fotos de un lote de toros de los hermanos GALLON, de ARLES, elegido para una corrida  en INIESTA, cerca de VALENCIA: toros bien presentados, pitones, trapio, nada de decir. Olé los GALLON!
Hoy dia, circula en el mismo sitio, una video relativa al indulto de uno de los toros de la corrida, el numero 7, "Odalisco".

Este indulto es por el mismo un verdadero escàndalo.

La gracia de un toro, ya lo saben los aficionados, no puede justificarse que después de una seria suerte de picar, cuando el rese hace prueba de una bravura excepcional: varios encuentros al caballo son necesarios para juzgar en plena honradez y objectividad , de la realidad de su bravura.
Pues, ningun de los sitios taurinos que celebran este no evento hacen cualquiera allusión a la suerte de varas, acerca de esa lidia.

¡NINGUNO!
Y tambièn ninguno  ha visto ni denunciado el scandaloso afeitado del pobre "Odalisco", que lo hacia parecerse caido de una palmera, con sus cuernas como plàtanos! Mi amigo aficionado Jipito habla èl de impresionantes "berengenas" que paseaba el toro noblisimo y mutilado en el ruedo de Iniesta.
Como todos los indultos de mierda, este fué una mascarada, una patada en el culo de la fiesta brava, mejor una puntilla, que explica porqué los aficionados quitan los tendidos cada vez màs, y los pùblicos ignorantes que los reemplazan van a hartarse rapidamente de la fiesta circo condenada por la mayoria de los ciudadanos. En todos paises. No obstante la defendemos rudamente. Eso no saca nada a los méritos propios de los hermanos GALLON, una familia muy muy honorable, con gran ànimo, pero las trampas no se pueden ni olvidar ni perdonar, particularmente la de mutilar animales supuestos limpios y fieros, para agradar a las figuras y figuritas que solo buscan dinero sin tomar peligro, que se enfrenten al medio toro,  y placer a pùblicos sin afición ninguna, codiciosos solo de trofeos baratos.

Los gorrones que ocupan los callejones, en sus reseñas "oficiales" , hacen tomar vehigas para lintiernas a sus lectores aficionados. Puede ser que un dia futuro, acabaran de entender que cuando incensan con servilidad detestable sus pequeños amigos tramposos y trafiquantes, que se burlan unos y otros  de la fiesta integra, en cambio de una desgraciada accreditación ( invitación para lameculos) , hacen a la corrida los peores de los favores.

Faltara solo que se despierten, para ver, observar, reflexionar, y que sale de su boca otra cosa que un quiquiriqui ridiculo

Pobres ganaderos, que deben callar, para vender sus reses.....

¿Y los palcos, Cómplices de los tramposos? Fuera, todos!
    
                                INDULTO = INSULTE! 
UN DE PLUS A INIESTA(Espagne)

Le 26 AOÛT dernier, un site taurin publiait les photos du lot de toros des frères GALLON destiné à être lidié dans la plaza de INIESTA: lot bien présenté, cornes intactes. Bravo les GALLON!

Aujourd'hui circule sur le même site un résumé de la vidéo relative à l'indulto d'un de leurs toros, le numéro 7,  "Odalisco".
Cet indulto est déjà par lui même un véritable scandale.
La grâce d'un toro ne peut se justifier qu'après une épreuve sérieuse de la pique où l'animal doit faire preuve d'une bravoure exceptionnelle: plusieurs rencontres au fer sont donc nécessaires pour pouvoir juger en toute honnêteté, en toute objectivité, de la  réalité de cette bravoure.

Or, aucun des sites taurins qui célèbrent ce non évènement ne font la MOINDRE ALLUSION à cette épreuve.

AUCUN!!

Ni AUCUN d'eux n'a relevé le scandaleux recours à l'afeitado qui a fait que Odalisco semblait tout droit tombé d'un palmier, avec ses deux bananes arrondies en guise de cornes. Mon ami Jipito parle même de la ressemblance à des aubergines.

Comme tous les indultos, celui ci est une mascarade, un coup de pied au cul de la fiesta brava, ce qui explique une nouvelle fois pourquoi les aficionados abandonnent de plus en plus nombreux les étagères, et les gogos qui les remplacent se lasseront à leur tour un jour de cette fiesta circo. Ce qui n'enlève évidemment rien au mérite des GALLON, mais qui ne pourra jamais faire oublier la crapulerie de ceux qui mutilent des animaux pour plaire aux figuras et figuritas, dans leur quête de succès de pacotille, et les publics gogos quémandeurs de trophées de carton.

Mais ces parasites des callejons, qui font prendre aux lecteurs aficionados des vessies pour des lanternes, quand comprendront-ils qu'en encensant avec leur détestable servilité,  en échange d'une breloque "accréditation" accrochée à leur liquette, leurs petits amis trafiquants et tricheurs, ils rendent à la corrida le pire des services.

Sauront-ils un jour se réveiller, observer, réfléchir, et crier autre chose qu'un ridicule cocorico?

Pauvres éleveurs, condamnés à se taire, s'ils veulent vendre leurs animaux....
Quand aux présidents complices des magouilleurs, c'est-à-dire la plupart d'entre eux: Hors des palcos! Fuera!




VIVE PARENTIS


PIQÛRE DE RAPPEL, POUR CELLES ET CEUX QUI NE CONNAÎTRAIENT PAS LES ARÈNES DE  PARENTIS EN BORN



Heureusement pour eux, ils sont de moins en moins nombreux....





                                                         « César Rincon a un dauphin »

Cette édition 2015 aura été l’année de consécration pour tous les aficionados et plus particulièrement pour ceux de l’ADA avec la novillada de los Maños le dimanche matin.

Un moment rare, plein d’émotions ou un torero petit par la taille mais immense par la valeur s’est joué la vie en affrontant « Tostadino » un manso encasté aux cornes immenses …Une faena monumentale, extraordinaire de vérité qui a permis à Guillermo Valencia d’être le vainqueur incontestable de cette édition et la révélation novilleril de la temporada.

Notre association tient à le remercier et lui souhaiter la même carrière que son illustre prédécesseur l’immense figura Cesar Rincon.

Mais l’ADA ne saurait omettre d’associer à cet hommage le principal responsable de ce succès, le ganadero José Luis Marcuello dont les novillos encastés ont permis ce grand moment d’émotion et partage.

Enhorabuena a los dos !!

ADA PARENTIS

mercredi 2 septembre 2015

LETTRE OUVERTE A CHARLIE

Bonjour!
Ce jour de Janvier où des fous de leur dieu de merde -comme tous les dieux créés par les manipulateurs criminels qui nous environnent- ont perpétré leur crime ignoble, abominable, j'ai décidé de m'abonner à CHARLIE: Wolinski en particulier m'a fait rire et bander (mentalement, moralement, intellectuellement, comme on veut !! )  pendant les décennies où j'ai eu le bonheur de savourer ses dessins, vrais chefs d'oeuvre que chacun sait. WOLINSKI! Quel symbole!  J'ai d'abord pleuré, porté le deuil, écrit sur mon blog, plusieurs fois, publié vos écrits et dessins (certains), j'ai aussi évidemment reçu des reproches de certains  aficionados, au prétexte que CABU entre autres était contre les corridas. Je m'en foutais, guidé par ma seule préoccupation: exprimer ma solidarité à ceux qui ont les couilles de combattre l'obscurantisme criminel qui agite ce siècle, de plus en plus VIOLEMMENT et DANGEREUSEMENT.

Aujourd'hui, après plusieurs mois de lecture, où je lis et relis semaine après semaine les rubriques de luce lapin, traitant régulièrement les aficionados de tortionnaires, je n'arrive pas à me faire à l'idée que des citoyens sensés puissent croire que d'autres citoyens aussi sensés mais DIFFÉRENTS soient taxés de bourreaux sanguinaires, pour la raison unique, même si elle demeure pour vous incompréhensible, qu'ils se rendent aux arènes pour assister à des corridas.
Je ne viens pas à vous pour plaider, mais vous devez COMPRENDRE que leur passion est viscérale, HUMAINE, ne vous en déplaise, et RESPECTABLE, même si elle parait anachronique en ce siècle de lobbies animalistes, où les toutous sont souvent mieux nourris et mieux soignés médicalement que beaucoup d'enfants de quartiers pauvres ou "défavorisés", elle est même cruelle, certes, je vous le concède, mais toute forme de mort n'est-elle pas cruelle, celle des frelons qui agonisent au fond des bouteilles-piège, celle des faons ou des gnous dévorés par les ours ou les lions, celles des mésangeaux et rouge gorges dévorés par les trop nombreux chats domestiques ou sauvages, (abandonnés par des "amis des bêtes"), celle des agneaux attaqués par les rapaces? Etc...Etc...

Je ne voudrais pas que vous pensiez un millième de seconde que je souhaite vous convaincre de partager une chose, un mystère, pour vous, comme pour moi, d'ailleurs, que nos sensibilités si différentes rendent impossible. Je veux simplement vous dire qu'une culture taurine, terme pour vous inconcevable, car vous la faites démagogiquement rimer avec torture, ne peut surtout justifier les insultes, les quolibets, les violences, les gestes obscènes, que quelques érégies MANIPULÉES par des groupuscules fanatiques, nous inondent régulièrement aux abords de quelques arènes, exactement comme sont manipulés les assassins fondamentalistes "religieux" qui vous ont meurtris, assassinés, que vous continuez à dénoncer avec le courage qui vous est reconnu, et pour lequel vous avez la sympathie de millions de gens à travers le monde. Vous faites un immense honneur à la France.

Mais est-ce une raison pour injurier ou laisser insulter et agresser des gens qui n'ont pas de la mort, de la corrida,  la même approche, la même vision, que vous? Vous prétextez la violence, qui se répercuterait sur les enfants: c'est une aimable plaisanterie, et vous le savez parfaitement, car la violence est QUOTIDIENNE, PARTOUT, avec les guerres, les attentats, la pornographie, la pédophilie, les bagarres, les morts, tout cela visible sur les medias, la télé, et surtout avec internet, à portée des plus jeunes enfants, cette violence,  avec toujours l'alcool et le fric en filigramme, les coups de couteau, çà n'est pas dans les arènes, mais sur les stades de foot, ou dans les quartiers où règnent les dealers et leur saloperie, autrement plus dangereux que notre passion, les auteurs de ces crimes et forfaits ne vont pas dans les corridas, ils n'ont pas appris la violence sur les gradins, à 76 ans, je n'en ai pour ma part encore jamais été témoin.

Par contre, sur votre dernier numéro du 2 Septembre,( tiens, au fait, je n'ai pas reçu celui de la semaine dernière ), vous écrivez, je vous cite :
"Ce qu'on appelle l'époque, ce n'est rien d'autre que la MODE, les TENDANCES, les HUMEURS, c'est-à-dire RIEN, le néant, la superficialité d'être dans le coup, de SUIVRE DES SLOGANS CRÉÉS par les FUMISTES DU MARKETINK. La MODERNITÉ d'AUJOURD'HUI est le RINGARD de DEMAIN.....LES POLITIQUES DONT L'HORIZON NE VA PAS AU-DELA DES PROCHAINES ÉCHÉANCES ÉLECTORALES, NE JURENT QUE PAR LES ÉMOTIONS ET LES TENDANCES DU MOMENT...."

Avouez que cette tirade ne peut que parfaitement s'appliquer au sujet du jour, c'est-à-dire à ce que vous vous entêtez à dénigrer, à condamner, chaque semaine, et qui a pour nom la tauromachie. Je suis tombé dans le chaudron il y a plus de 70 ans.  Difficile de vous dire pourquoi et comment. Nul ne guérit de son enfance ....A 6 ans, quand la musique résonnait dans les arènes de mon village, ma mère ne me tenait plus, et elle me laissait partir vers ma passion naissante, après mille recommandations. Je courais aux arènes. Nous sommes comme cela des millions, certains sont aficionados actifs, d'autres sont simplement tolérants. Personnellement, je me bats pour une corrida intègre, sans truquage, sans tricherie. Difficile....Le fric, les mafias...Mais pourquoi, s'il vous plaît, quiconque pourrait s'arroger le droit de faire INTERDIRE ce qui lui déplaît?  Je veux simplement, une fois pour toutes, essayer de vous faire comprendre que je ne suis surtout pas, moi comme la plupart des gens que je côtoie dans la quête de ma passion pour la lidia, l'être anormal, sanguinaire, pétri de violence, assoiffé de sang et de tortures, que quelques dizaines HORS LA LOI fanatisés  viennent provoquer et injurier. La violence, c'est EUX!  Nous avons le DROIT d'assister à des spectacles taurins, nous sommes respectueux de la légalité, chose que ne sont pas les névrosés qui hurlent aux portes des arènes, et personne, non, PERSONNE, ne peut s'octroyer le droit de nous en empêcher.   

Des dizaines de milliers d'espèces animales sont condamnées à disparaître de la surface du globe. Grâce à nous, et  grâce à des ganaderos,  grâce surtout à quelques éleveurs de l'honneur,  les toros de combat, par la diversité de leurs encastes, de leurs origines, au prix du maintien des corridas, et seulement à ce prix, ne disparaîtront pas de la terre.

Pour ne plus lire des élucubrations insupportables, je mets fin à mon abonnement à CHARLIE
Désolé!

Pierre CAUMONT "Pedrito"