mardi 16 février 2016

L'HÉROÏQUE COMBAT DES KURDES IRAKIENS


Les guérilleros kurdes du PKK. Crédits : PKK/Flickr

Mercredi 3 février, les Nations unies ont annoncé une « pause » dans les négociations de Genève sur la Syrie et reporté la reprise des débats au jeudi 25 février. La Turquie est parvenue à ce que les représentants kurdes, mêmes modérés, ne soient pas invités à y participer, ce que le ministère russe des affaires étrangères a qualifié de « lourd préjudice » pour le dialogue politique.


Les Unités de protection du peuple (kurde : Yekîneyên Parastina Gel, abrégé YPG) forment la branche armée du Parti de l'union démocratique kurde syrien (PYD). Crédits : Kurdishstruggle/Flickr

Les Unités de protection du peuple forment la branche armée du Parti de l’union démocratique kurde syrien (PYD). Crédits : Kurdishstruggle/Flickr

En haut, guérilleros - et guérilleras - Kurdes du PKK en lutte armée contre l'Etat fasciste Islamique . Ici, ni voile, ni burka, seulement les armes, le courage, et le sourire, de ces combattantes de la liberté face à l'oppresseur sanguinaire

Cinq ans après la chute de Kadhafi, la Libye terre de conquête de l’Etat Islamique



Publié le 15-02-2016 à 16h14

Profitant du vide politique et sécuritaire depuis la chute de Mouammar Kadhafi, l’Etat islamique s’est installé en Libye et a pris le contrôle total de quelques bouts de territoires.


Cinq ans après le début de la révolution libyenne, le 17 février 2011, et de l’intervention occidentale qui a conduit à la mort de Mouammar Kadhafi, la Libye a sombré chaque jour un peu plus dans le chaos. Dimanche 14 février, un petit vent d’espoir a soufflé : un gouvernement d’union nationale, souhaitée par la communauté internationale, a enfin été formé, bien que déjà critiqué. Une maigre avancée face à l’ampleur des dégâts :
  • Deux autorités se disputaient, jusqu’alors, le pouvoir depuis la prise de Tripoli par des milices en partie islamistes à l’été 2014 : un gouvernement reconnu par la communauté internationale, installé dans l’est, à Tobrouk, près de la frontière égyptienne. Modéré, il compte le soutien des milices de Zintan, un bastion de la révolution, et celui du général Khalifa Haftar. Il a également l’appui de l’Egypte et des Emirats arabes unies.
  • L’autre gouvernement est basé à Tripoli, et est dominé par les islamistes proche des Frères musulmans. Il est soutenu par les milices de Misrata, autre ville martyre de la révolution. Il peut compter sur l’appui de la Turquie et du Qatar. L’accord conclu restait encore incertain lundi, tant le nouveau gouvernement annoncé et la manière dont il a été organisé ne fait pas tout à fait l’unanimité.
  • Profitant du chaos politique et sécuritaire, l’Etat islamique (EI) a conforté ses positions dans le pays, notamment à Syrte et ses alentours, ville natale du Mouammar Kadhafi, totalement contrôlée par l’EI depuis près d’un an. Pour les djihadistes, la Libye est le terrain idéal pour développer leur terrible dessein de califat : l’Etat est désintégré, le pays abrite les plus grandes réserves de pétrole du continent et la contrebande y est facile. Et l’anarchie politique qui y règne n’arrange pas les choses. Selon des responsables de l’administration américaine, l’EI compterait 5.000 combattants dans le pays.
Note de Pedrito
Avec la liberté américaine telle qu'elle règne aujourd'hui en Afghanistan depuis sa libération par les troupes US, après la liberté et la paix qui règnent en Libye suite à l'assassinat de Kadafi par l'occident libérateur, nos gouvernants finiront-ils par comprendre que la Paix ne se gagne pas uniquement avec des armes les plus sophistiquées et les plus meurtrières aux mains de petits chefaillons va-t-en guerre. On croit rêver, par exemple, ou plutôt cauchemarder, lorsqu'on apprend que le Turc Erdogan, qui massacre les Kurdes qui se battent contre l' EI, se fait fort d'envahir la Russie (!!!!) en 7 jours. La Russie qui protège l'EUROPE de l'invasion fasciste islamiste!! Jusqu'où ira-t-on, dans la folie guerrière, des égos, du pouvoir, et de l'alignement aveugle sur l'hégémonie du gendarme US du monde?

mercredi 10 février 2016

UN EX-PRÉSIDENT, A L'OPPOSÉ DES SANGSUES QUI NOUS ENTOURENT

LA CHRONIQUE DE PIERRE MARTIAL

Uruguay: Pepe Mujica, l'ex-Président de la République volontairement le plus pauvre au monde.

6 Février 2016

“La maison du Président? C'est là-bas, tout au fond du chemin de terre! Vous voyez? C'est la petite baraque au toit en zinc vert avec les poules devant!".

Au fin fond de cette banlieue pauvre de Montevideo, au Paso de la Arena, tout le monde connait José Mujica, affectueusement surnommé, à plus de 80 ans, “Pépé Mujica“.

D'abord parce qu"il vit depuis plus de 20 ans dans cette modeste fermette de 45 m2 avec sa femme Lucia et sa chienne handicapée, à trois pattes, Manuela.

Ensuite, parce qu'il a été Président de la République d'Uruguay de 2010 à 2015! Et qu'il n'a jamais cessé de vivre dans cette baraque, même quand il était le chef de la nation!

Pépé Mujica, né d'une famille de paysans pauvres, a toujours voulu rester au milieu des plus défavorisés et, s'il s'est engagé et a milité depuis son plus jeune âge, c'est justement pour défendre les plus pauvres et les opprimés!

Alors pas question de les abandonner, même quand il était Président, pour les ors de la République et le Palais présidentiel, trop luxueux à son goût!

Prisonnier-otage de la dictature militaire pendant 10 ans dont 2 ans au fond d'un puits

© D.R
© D.R
C'est à l'âge de 15 ans, en 1950, que le jeune José, orphelin de père à 6 ans, commence à s'engager contre la misère et l'injustice.

Dans les années 60, face à la montée des groupes paramilitaires qui veulent faire la loi et prendre le pouvoir dans son pays avec force agressions, enlèvements et assassinats, José Mujica est un des fondateurs, avec Raoul Sendic, du groupe emblématique des Tupamaros. Sortes de “Robin des Bois” uruguayens, les Tupamaros s'étaient donné pour mission de protéger le peuple et de contenir la montée des paramilitaires.

En 1973, alors que la dictature militaire fait rage, il est fait “prisonnier-otage” par la junte et est emprisonné dans des conditions insoutenables.

Torturé chaque jour, mis à l'isolement total, il sera ainsi détenu pendant plus de 10 ans, dont 2 ans au fond d'un puits. Il en sortira en 1985, à demi-fou.

Une folie et une expérience terrifiante dont il fera, paradoxalement, sa plus grande force.

"C'est étrange, se confie-t-il aujourd'hui, mais l'homme apprend parfois plus des moments difficiles que des moments de bonheur. Ces années noires ont été horribles et pourtant, elles m'ont apporté beaucoup“

Un silence, puis: “Par exemple, je ne sais plus haïr. Vous connaissez le luxe de ne pas haïr?”

Elu Président, il fait redistribuer les 90% de son salaire à des organisations caritatives

© D.R
Dès sa sortie de prison, l'ex-Tuparamo reprend le combat, un combat plus pacifique cette fois mais toujours aussi inlassable et sans concession.

En 1994, il devient député. En 1999, il est élu sénateur et est réélu aux mêmes fonctions en 2004. Tout en continuant de travailler comme agriculteur.

En 2010, consécration d'une vie au service de son peuple, il est élu Président de la République.

Fini donc la fermette et le dur travail d'agriculture? Et bienvenue au confort présidentiel, aux voitures de fonction, au luxueux Palais présidentiel et aux très confortables émoluments de la République?

Pas du tout! En aucun cas! Ce serait bien mal connaitre Pépé Mujica!

Dès le lendemain de son élection, il fait connaitre - au grand dam du Protocole-, qu'il est hors de question pour lui d'habiter au Palais présidentiel. Trop riche pour lui! Il restera dans sa baraque, point barre! Mais il rassure son monde: la demeure présidentielle continuera à servir, il s'y engage. En 2012 par exemple, lors de la terrible vague de froid qui s'abattit sur le pays, il la fait inscrire comme refuge pour les sans-abris!

Secundo, il refuse toutes voitures de fonction qu'on veut lui imposer. Sa Coccinelle, bleue achetée en 1987, lui suffit amplement, affirme-t-il.

Et tertio, il décide de faire redistribuer les 90% de son salaire mensuel de Président à des associations caritatives, se déclarant bien loti de conserver les 10% restant, soit l'équivalent de 900 euros, montant du salaire moyen en Uruguay.

L'apologie, non de la pauvreté, mais celle du partage et de la sobriété

C'est le 1 mars 2015 que Pepe Mujica a mis fin à ses fonctions présidentielles. Non pas qu'il en avait assez! A 80 ans, il est encore en pleine forme! Rien ne vaut l'amour de sa famille, de ses amis et de ses chiens pour vous conserver un homme! Mais la Constitution de l'Uruguay n'autorise qu'un seul mandat présidentiel de 5 ans.

Pépé Mujica est donc retourné, serein et bonhomme, à sa fermette, à ses fleurs et à son jardin, au fin fond de sa banlieue et aux côtés de ses amis.

Quand on lui demande ce que cela lui fait d'être l'ex-Président le plus pauvre au monde, il hausse les épaules. “Beaucoup de personnes sont pauvres, très pauvres, de par le monde. Moi, je ne suis pas pauvre, j'ai juste décidé de vivre de manière austère pour être plus proches de ceux qui le sont. Je ne fais pas l'apologie de la pauvreté, mais seulement le choix du partage et de la sobriété“.

Est-il satisfait de ce qu'il a fait, de l'exemple qu'il a pu donner? Il lève les yeux au ciel.
“J'ai fait ce que j'ai pu... J'ai dédié une grande partie de ma vie à essayer d'améliorer la condition sociale du monde dans lequel je suis né. J'ai eu quelques déconvenues, de nombreuses blessures, quelques années de prison.... Enfin, la routine pour quelqu'un qui veut changer le monde...“

Ses projets?
“Continuer à vivre le plus longtemps possible! C'est un miracle que je sois encore en vie après tout ce que j'ai vécu! Et puis lire aussi, lire beaucoup! J'ai passé plus de 10 ans dans un cachot dont 7 sans pouvoir lire. J'ai du retard à rattraper!“

Je te souhaite encore de longues années de vie et de lecture, Pépé Mujica, et je te serre avec émotion contre moi.

Tu es pour moi, - pour nous toutes et tous -, beaucoup plus qu'un exemple...
Tu es un espoir!

Bien à toutes et à tous

Pierre MARTIAL

Note: 
Le titre seul est de Pedrito.
Beaucoup de nos politiciens professionnels donneurs de leçon , qui vivent grassement des considérables largesses de la République, devraient trouver là matière à inspiration, eux qui prêchent et macronnent sans vergogne  pour faire suer les plus pauvres. La dernière en date, hormis le sinistre ministre qui jurait qu'il n'avait jamais eu de compte planqué en Suisse, et qui va sûrement faire durer la comédie avant de s'en tirer plus blanc que blanc, ne pas oublier, entre autres magouilleurs et margoulins, la député du PS, condamnée pour détournements, son parti lui a juste demandé, après sa condamnation, de ne plus figurer dans le groupe PS....
"Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette...."
Chapeau, señor Presidente. Avec un Hollande tel que toi, je serais prêt à m'engager.... 

Paris la mécréante ( la descreida)


Paris babylon04022016
 Le blog de Jean Trito
4 février 2016 at 22:31
Publié dans argenteuil, caricature, comique, dessin, dessin d'humour, islam, Paris

"Paris, esa Babilonia del descreimiento, donde el hombre cayó tan bajo que se puso al igual de la mujer"
Nota de Pedrito: La honte !  Quelle tristesse! ¡ Que vergüenza ! ¡ Que pena ! 

mardi 9 février 2016

PÂQUES À AIGNAN: CORRIDA D' ALBASERRADAS

 AIGNAN : LES TOROS DU MARQUES DE ALBASERRADA
POUR LA CORRIDA DE PÂQUES.

Ce n'est pas si courant: des toros du marquis d' Albaserrada dans une modeste placita, telle Aignan, cela mérite d'être souligné et encouragé. Les aficionados d'ailleurs ne s'y trompent pas, nombreux sont ceux qui ont réservé cette date, dès qu'ils eurent connaissance du "cartel toros", et les organisateurs ont mis les petits plats dans les grands, en choisissant pour affronter ce fer de légende une terna qui devrait satisfaire les plus exigents.




Ce jour de Pâques, devrait affluer de toute la planète taurine torista la foule des grands jours pour garnir les tendidos Aignanais. En effet, çà n'est pas tous les jours que l'on peut voir combattre les reses du marquis, dont s'occupe avec passion Fabrice Torrito, le mayoral "exilé" depuis son Gard natal à la finca de "La Mirandilla", - Gerena, province de Séville - avec, face à eux, Sanchez Vara, Alberto Lamelas, et Cesar Valencia, trois matadors qui ne doivent leurs succès qu'à affronter des toros de respect, non des perritoros pour vedettes protégées et trop bien payées. Et cela me changera un peu, personnellement, de quelques tardes ennuyeuses, comme j'en ai connues ici et ailleurs.

Un ami m'a susurré que Aignan recevrait ce jour de Pâques la visite d'un aficionado prestigieux, un señor aficionado nîmois de 92 ans connu pour ses qualités, sa fidélité à la Fiesta Brava, et son intégrité, de la planète taurine entière. Souhaitons que, si cela s'avérait exact, les organisateurs de"Aignan y Toros", même si Chacha ne court pas après les honneurs, lui adressent le salut amical et respectueux qu'il mérite.