lundi 23 mai 2016

ANA BELÉN MONTÉS : FEMME D'EXCEPTION


MA RÉPONSE AU PRÉSIDENT OBAMA, MAISON BLANCHE.
Vous nous sollicitez ce 16 mai 2016 pour vous présenter une femme d’exception pour le sommet des femmes qui aura lieu le 14 juin prochain.
Une telle femme croupit dans une prison texane depuis déjà 15 ans bientôt, elle a pour nom Ana Belén Montés.
Ana Belén Montés est de la trempe de l’Antigone de Sophocle qui, bravant l'interdiction émise par le roi de Thèbes d'accomplir les rites funéraires pour son frère Polynice, va à la mort parce qu'elle nourrit l'intime conviction qu'en s'opposant à la loi d'un état elle sert un droit humain inaliénable et l'intérêt supérieur de cet état.
Comme bien des héros qui ont été bannis et à qui l’histoire a donné raison, Ana Belén Montés a anticipé sur les futures relations entre les Etats-Unis et Cuba, futures relations amorcées par la récente reconnaissance de ce que cette Île était un État tout comme les États-Unis en sont un. Voici donc fait le pas minime obligé. Emprisonnée depuis quinze ans pour “espionnage au profit de Cuba”, elle n’a pas agi dans le but de nuire au peuple des États-Unis, mais bien pour protéger le peuple cubain d’attaques agressives fomentées par les États-Unis.
Le 22 mars 2016 le Président Obama a déclaré lors de sa venue à La Havane: 
"Je suis venu ici pour enterrer les dernières séquelles de la Guerre froide dans les Amériques. Je suis ici venu ici pour tendre la main de l’amitié au peuple cubain”.
Ces paroles vont dans le sens de celles prononcées quatorze ans plus tôt par Ana Belén Montés dans son plaidoyer lors du procès :
« (…) Votre honneur, je suis devant vous aujourd'hui pour une activité à laquelle je me suis livrée parce que j'ai obéi à ma conscience plutôt qu'à la loi. Je crois que la politique de notre gouvernement vis-à-vis de Cuba est cruelle et injuste, profondément agressive, et je me suis sentie moralement dans l'obligation d'aider l'île à se défendre contre nos efforts de lui imposer nos valeurs et notre système politique. Nous avons fait preuve d'intolérance et de mépris à l'égard de Cuba depuis plus de 40 ans. Nous n'avons jamais respecté le droit pour Cuba de choisir sa propre voie vers ses propres idéaux d'égalité et de justice. (…).Mon plus grand désir est de voir des relations amicales s'établir entre les États-Unis et Cuba. J'espère que mon cas contribuera d'une certaine manière à encourager notre gouvernement à abandonner sa politique hostile envers Cuba et à collaborer avec la Havane dans un esprit de tolérance, de respect mutuel, de compréhension. (...) »
Antigone atteste de son engagement en allant à la mort. Ana Belén Montes atteste du sien en assumant courageusement et au long terme l’isolement lui étant imposé, cet "affront à notre humanité commune" selon les propres mots du Président Obama pour commanditer le rapport sur l’isolement jugé par lui-même "excessif" dans le système carcéral étasunien. Mais ce rapport n’a hélas rien changé notamment pour Ana Belén Montes, car il est nombre d’autres prisonniers en situation plus ou moins similaire et internationalement connus et reconnus. 
Ana Belén Montés étasunienne d’origine portoricaine est une citoyenne du Monde qui mérite d’être à la place d’honneur au sommet des femmes. Elle est présentement le symbole même des Amériques. La libérer et lui rendre cet hommage attesteraient du réel engagement  des États-Unis à l'égard de la Cuba. Ce serait en outre lui rendre justice en reconnaissance du Pays Monde auquel elle aspire.
Pedrito

Note de Pedrito:
Comme pour le premier anniversaire du rétablissement des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et Cuba, nous vous demandons d’envoyer le premier juin un petit mot au président Obama pour lui demander la libération d’Ana. Deux lignes suffisent, vous l’envoyez à l’adresse : info@mail.whitehouse.gov

Pour que nous puissions mesurer l’impact de cette action, ce serait bien de mettre en CCI kakine.roussie@orange.frDe notre côté, nous allons envoyer la lettre jointe ci-dessus par mail et aussi par courrier postal.


Une nouvelle action pour Ana belén Montés

dimanche 22 mai 2016

SEBASTIAN CASTILLO: MALETILLA D' AUJOURD'HUI....

QUI POURRA LUI DONNER UNE CHANCE?

C’était début janvier, au Carnaval du Toro, de Ciudad Rodrigo, nous avons découvert un novillero Sud Américain. Valeur, pureté des gestes, détermination, présence, ont immédiatement emballé les tendidos. Aussitôt, Javier entreprit de connaître qui était ce garçon, d’où il venait.. Tous deux nous sommes ensuite allés à sa rencontre. Voici son histoire, telle que le garçon nous l’a contée.

Sébastian CASTILLO est Vénézuélien, il a 28 ans, cela fait 9 ans qu’il est arrivé en Espagne. Mais faute de papiers, il est resté caché pendant 5 ans. Et a vécu des années d’incertitude, depuis lors il n’a jamais pû retourner dans son pays. Mais, précise-t-il, il est venu en Espagne pour devenir torero, et il a appris à toréer ici, en Espagne, parce que chez lui, à SAN CRISTOBAL, personne n’a voulu l’aider à se faire connaître.
Il précise : "Mon père est Péruvien, ma mère du Vénézuéla. A 17 ans, comme je voulais toréer, je suis allé rejoindre mon père au Pérou, où il vit avec une autre femme. J’ai toréé au Pérou, puis en Colombie, mais pas de manière satisfaisante ni convaincante.
L’école taurine, là bas, est rare, et se pratique avec des moruchos, des élevages sans aucun renom, inconnus, et cela ne me convenait pas. Ce fut pourtant mes premiers pas dans ce monde taurin. Je suis donc retourné dans mon pays pour tenter d’amasser quelques sous, et partir pour l’Espagne, terre de toreros.
Et je suis arrivé en Espagne. Avec 50 euros en poche et sans connaître personne... J’étais seul et totalement perdu. Il me fallait survivre, sans un haricot pour repas. Pendant 15 jours, je pris comme travail tout ce qui s’offrait à moi, car j’étais clandestin, sans papiers. Il me fallait en obtenir. Pour vivre dans la légalité. Au Pérou et en Équateur, il n’y avait aucun problème de ce type. Mais en Espagne, ce n’est plus du tout pareil. Je devenais fou, et pourtant je voulais avant tout rester ici. A Caracas, j’avais travaillé nuit et jour pour pouvoir payer le billet du voyage, je gagnais 150 euros par mois, et il m’en fallait 2.000 (!!) Rendez-vous compte du pari fou que je devais gagner ! Mon rêve devait aboutir....La faim m’importait peu, ni dormir dans les rues, seul comptait pour moi de réunir la somme nécessaire pour traverser l’Atlantique»

Pour moi, les mots de Sébastian résonnent durement. Ce qu'il a dû endurer....Il continue : « Les 50 euros n’ont pas pesé longtemps dans la poche. Comme je ne savais pas où dormir, dès mon arrivée, j’ai cherché un hôtel, dès le premier soir, pour me reposer. Je ne pensais plus trop au toreo, en ces moments, il me fallait avant tout vivre au jour le jour... Et là, il m’est arrivé une chose incroyable. Un homme me demanda de lui indiquer une rue où se trouvait une discothèque, et comme justement je l’avais repérée, dans le quartier, j’ai accompagné cet homme jusqu’à la discothèque. En marchant, il me demanda ce que je faisais, je lui répondis que je cherchais du travail, et lui racontai mon histoire. Il m’invita à boire une bière, et je lui répondis que j’avais seulement besoin de trouver un endroit pour manger et dormir. Que je voulais seulement trouver du travail. Il me raconta alors qu’il était militaire à El Berron , province de Gijon, dans les Asturies, mais militaire Colombien, avec la double nationalité. Ce qui me surprit beaucoup, parce qu’au Vénézuéla, il est impossible d’être militaire, pour qui n’est pas né au pays. Il m’offrit alors de partager son appartement, sachant que je traversais des moments difficiles, comme lui même en avait connus. Et il ajouta : «  Aujourd’hui tu as un toit, la corrida et le travail c'est à toi de les chercher. Ici, dans les Asturies, il y a peu d ‘émigrés, tu pourras trouver plus facilement du boulot »
« Que pensez-vous de cette histoire, ajouta Sébastian ? Rendez-vous compte : rencontrer quelqu’un qui t’offre tout, alors que tu ne le connaissais même pas. (Rires) Il m’est passé mille choses dans la tête, après tant de revers, de privations... En repartant dans les Asturies, - le soldat partait ensuite vers Marbella - il m’a laissé les clés de son appartement.... »
La suite, on résume.... « La Guardia Civil m’a arrêté parce que je circulais à pied sur l’autoroute, j’ai marché 60 km, j’ai voyagé en train sans billet, j’avais faim et j’étais exténué, j’ai travaillé dans une cidrerie, - il est plus difficile de verser du cidre que d’avaler un parapluie ouvert-, j’ai enfin obtenu des papiers au bout de cinq ans, mais pendant que j’étais sans papiers, on me payait 500 euros, sans que je puisse revendiquer quoique ce soit, alors que mes copains touchaient 1500 euros pour le même boulot. Au Vénézuéla, 100 euros que je pouvais gagner étaient pour ma mère, qui se sacrifiait pour nous. Jamais je ne la remercierai assez. Ici, j’ai commencé à économiser pour m’acheter un costume de torero à un novillero qui se retirait des ruedos : 1800 euros ! Puis petit à petit, tout le nécessaire pour toréer. Les papiers m’ont également coûté beaucoup. Je fus à Madrid, quand j’ai régularisé mes papiers, puis à Séville, j’ai toréé en habit dans les capeas, là où un banderillero m’a remarqué. J’ai rencontré Julian Simon et Luis Miguel Amado, nous sommes aujourd’hui amis. On m’offrit de toréer devant des Santa Coloma, j’ai coupé quatre oreilles. J’ai évidemment menti sur mon bagage, sur mon expérience. Et ensuite j’ai envoyé le fruit de ce succès au Vénézuéla.
C’est ainsi que commença ma carrière : à la Iglesuela, une novillada sans picador, en 2012, puis j’ai toréé trois fois, 4 fois en 2013, rien en 2014, 3 novilladas en 2015. Dix fois donc en sans piquée pour débuter en piquée. »
Sebastian parle de sa vie, de ses sacrifices, de ses privations, avec sang froid, détermination, sans rancoeur ni tristesse. Il tient à réaliser son rêve, il ne continue sa lutte que pour y parvenir: devenir torero! Quand il s’en fut à Séville, sans voiture, sans rien, ses économies s’étaient envolées. Il se rendait en auto-stop dans les tentaderos, il lui fallait marcher parfois de 1H à 7H du matin, Aurore Algarra peut en témoigner, dit-il, il dormait à même le sol, et il lui fallait parfois aller à 100 km de là pour participer au tentadero suivant. C’était dur, dit-il , mais ces épreuves lui ont beaucoup appris. Jusqu’en avril 2013, où il rencontre Chinito, matador Français, et son épouse, artiste Canadienne, passionnée de tauromachie. Qui décide de l’aider. Tous deux m’ouvrent la porte de leur maison. Aujourd’hui, Sebastian vit à Séville, avec quelques amis Anglais à eux. Ils lui ont offert de toréer et tuer un toro de cinq ans de Fermin Bohorquez....
« Le toro de Santa Coloma, continue-t-il, je savais qu’il me permettrait de manger, j’ai voulu me livrer à fond, avec lui. Aussi, j’aime le toreo de verdad, m’engager sans tricher, avancer la jambe...J’ai parfois peur qu’un toro brise ma mère..... Je voudrais perdre la vie dans une grande arène, mais....je préfère parfois renoncer, parce que je si je me livre, c’est à fond. Donc, je reste tranquille, je mesure le danger. On dit parfois que je suis fou de toréer. Je voudrais qu’on me juge, qu’on voit ce dont je suis capable. Roca Rey est connu grâce à Campuzano, vivement que quelqu’un comme lui m’aide comme il aide Roca Rey.
Et pour finir : "Je voudrais qu’on me donne une chance. MA chance. Je ne suis pas venu en Espagne en touriste, mais pour faire mon trou dans ce dur métier. J’ai envie de triompher. Je n’ai dans l’immédiat qu’une capea de prévue à Colmenar de Oreja en Avril et rien d’autre. Mon téléphone me suit partout, j’attends une opportunité qui se présentera..... »

Voilà l’histoire résumée de Sébastian CASTILLO, telle qu’il l’a contée. Tant d’abnégation, de ténacité, de courage, mériterait bien un autre « miracle », comme celui de sa rencontre avec ce militaire Vénézuélien qui lui a offert le toit, lorsqu’il dormait dans la rue.
Un maletilla des temps modernes.... 
Suerte torero, en souhaitant qu’un organisateur Espagnol ou Français à la recherche d’un novillero avide de toréer "y con cojones" fasse sonner ton téléphone...

jeudi 19 mai 2016

MA FERIA VICOISE: LA CONCOURS DE DIMANCHE

Casi lleno.... Mais selon la formule claironnée à 11H au micro des arènes, paseillo annoncé avec un bon quart d’heure de retard, « vu l’affluence à la taquilla ». Quart d’heure gascon, certes, mais détestable habitude et lacune imbuvable dans l’organisation du CTV, pour le public qui est à l’heure, parce qu’il a su prendre,lui, comme toujours, ses dispositions. Ailleurs, l’heure, c’est l’heure ! Les retardataires sont priés d’attendre au pied de l’escalier la fin de la lidia en cours, jusqu’à l’arrastre. Ici, on s'arrange.....
Il y avait pour ouvrir les débats un « QUINTAS RESINES », dont la lidia se cantonna en tout et pour tout à l’épreuve de la pique, malgré les tentatives d’ENCABO à tirer quelques muletazos désespérés; le « QUINTAS » s’était comporté en vrai toro contre la cavalerie, mais ce fut tout, et le torero dut se résoudre à châtier pour tenter de cadrer et de tuer le retors. Pinchazos et bajonazo : à oublier, animal et bipède l’un et l’autre aussi décevants.
Puis c’est au tour de Javier CORTÈS de se mesurer à « Salta Cancela », le càrdeno oscuro de « Los MAÑOS », bien dans le type SANTA COLOMA des éleveurs de SARAGOSSE ». Grand moment dans la tradition Vicoise. L’animal va aller quatre fois au cheval, l’ultime charge accourue depuis l’opposé du cercle, pour une pique de tienta, mais une dernière charge aussi glorieuse que les trois premières, toutes magnifiques d’allant et de bravoure, l’ultime provoque l’ovation du public debout et déclenche la musique (!!!) Avant cela, le bicho avait poussé la monture de REHABI pendant de longues minutes, sans vouloir se séparer du peto, malgré les tentatives de quite du peon de brega et du matador. Puis deux paires de banderilles de Marco LEAL dans le berceau, et salut mérité du torero de plata. Tous les ingrédients d’une matinée qui restera gravée sur les rétines.
La suite sera plus banale, le toro se décompose assez vite, malgré quelques gestes méritoires, le torero ne parviendra pas à reprendre le dessus sur un animal qui avait beaucoup donné pour ce premier tiers d’anthologie. Recherche de querencia aux tablas, bajonazo, une oreille que la vilaine épée aurait dû nous épargner. Mais Amestoy, accroché à son palco vicois, n’a pour ce « détail » – l’épée de verdad donnée en toda ley- aucune préoccupation autre que celle de ses semblables : présider, distribuer, durer....
Vuelta au toro, vuelta de CORTÈS, rien à dire, mais vuelta du piquero, qui à mon sens est excessive, mais là encore chacun comble ses désirs, et ce ne sont pas les emplumées de parade qui feront respecter des règlements dont tout le monde festayre se fout.
A la suite de çà, le HOYO DE LA GITANA en fit voir de toutes les couleurs au piquero BERTOLI, qui se fit culbuter à la quatrième embestida. A ce seigneur toro il fallait opposer un combattant du même acabit. Las, le froid DUFAU le fit passer de loin, de très loin, pico à outrance, et le public pourtant acquis au local du jour, n’eut que des regrets à se mettre sous la dent. Malaise, même parmi ses fans les plus inconditionnels. 
 
Le colorado MARTINEZ PEDRÉS HERMANOS prit lui aussi ses quatre rations de fer sans trop rechigner. Mais ENCABO ne sut pas non plus profiter de sa noblesse et se hisser à sa hauteur. Ni figura, ni torero macho, on se demande aujourd’hui quel créneau offrir à ENCABO pour poursuivre une carrière bien compromise.
Déception avec le « FLOR DE JARA » : peu ou pas de qualités, hormis ses trois charges contre la cavalerie. Et séquence de destoreo de CORTÈS, qui ne voulut pas l’affronter dans les règles, pico à volonté, passes de profil, avant une demi épée.
Pour conclure, un « PEDRAZA DE YELTES » qui eût mieux mérité que d'être opposé au torero Landais. Qui nous servit sa faenita sans relief, le poignet rude, sans effet sur un adversaire qui le domina de bout en bout, et l’envoya même au tapis : éternel problème des garçons qui font des passes de profil et parviennent finalement, malgré toutes les précautions, à s’envoyer le toro dessus en se découvrant ….
Matinée de bout en bout intéressante, parfois passionnante : 2H45 de spectacle. Et surtout un toro MAÑO qui fit se soulever la plaza entière.
Il n’en fallait pas plus pour qu’un incorrigible ennemi de la fiesta brava, «  OUI ! OUI ! INDULTER EST UNE ERREUR, UN CRIME, LA CORRIDA EST SUFFISAMMENT DÉCRIÉE POUR LA RAMENER A UN SPECTACLE BANAL, DÉPOUILLÉ DE SA SIGNIFICATION NATURELLE : LE COMBAT A MORT  D’UN FAUVE », pour que le chroniqueur de toro bravo, un de ces prétendus aficionados qui ne peuvent se guérir de cette ridicule et dangereuse maladie de l’indultite, écrive sur son blog : « On tenait là assurément un vrai toro d'indulto"!
Mais que ces types nous emm......., .à ne savoir rêver que d'indulto, sans cet acte suprême qui est le fondement même de la corrida. La corrida sans la mise à mort est la fin programmée de la corrida. C'est accéder aux exigences des animalistes : c'est se coucher devant les interdits qu'ils nous préparent.
Comme disent nos amis Espagnols, en parlant de toutes les magouilles et les trampas  qui préparent la mort inexorable de la FIESTA BRAVA:  ASCO!

mardi 17 mai 2016

L'IMMENSE NELSON MANDELA : 27 ANS DE BAGNE GRÂCE A LA CIA

Histoire du mouvement social et communiste

L'homme qui était agent de la CIA à Durban en 1962 a précisé son rôle. Une révélation qui devrait attiser les pressions pour que l'agence ouvre enfin ses archives


C'est bien la CIA qui a déclenché l'arrestation de Nelson Mandela
La CIA n’a jamais officiellement admis avoir contribué à l’arrestation de Nelson Mandela, sur une route non loin de Durban, le 5 août 1962, un épisode qui a conduit le militant anti-apartheid à passer vingt-sept années de sa vie en prison. Une interview posthume de son agent à Durban, Don Rickard, révélée par le "Sunday Times", vient confirmer ce que l’on soupçonnait déjà. Rickard reconnaît avoir lui-même donné aux autorités le tuyau qui a permis l’arrestation de Mandela, qui se faisait alors passer pour le chauffeur éthiopien d'un blanc, sous le nom de "David Motsamayi".

"J’ai découvert quand il venait [à Durban] et comment il venait... C’est à partir de là que j’ai été impliqué et que Mandela a été attrapé", a confié Rickard au metteur en scène John Irvin, dans le cadre de la préparation d’un film, "Mandela's gun" qui revient sur la vie du militant, lorsqu'il était encore un guerillero armé. Rickard est mort peu après avoir livré ces confidences au réalisateur britannique, relayées par le "Sunday Times".

C'est bien la CIA qui a déclenché l'arrestation de Nelson Mandela
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160516.OBS0575/c-est-bien-la-cia-qui-a-declenche-l-arrestation-de-nelson-mandela.html?xtref=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2F#https://www.facebook.com/

lundi 16 mai 2016

LAS NOTICIAS DE DENIS Y LA "TALAVANTINA"


Chers amis de l'aficion,
Il ne se passe pas de jour où l’un(e) ou l’autre de mes ami(e)s aficionado(a)s ne me demande comment trouver un lien donnant: soit le résumé de la veille puisque Canal Toros ne le donne plus en accès libre, soit la possibilité de regarder en direct la corrida du jour.

En particulier, beaucoup ont raté la belle prestation à deux oreilles de Roca Rey lors de sa confirmation d’alternative aux côtés de Castella et Talavante.
Donc autant vous donner tout d’un coup. En ce qui concerne les pages de pub surgissantes et/ou les messages indiquant que vous devez sur certains sites désactiver votre bloqueur de publicité, vous demanderez la manipe à vos bons copains informaticiens dans l’âme, mais il y a des sites que je vous donne ici où vous pourrez garder votre AdBlockPlus (ou autre) sans être importuné par quoi que ce soit.
Pour le moment (mais je ne regarde à peine 10% des toros en les choisissant, ce ratio augmentera significativement pendant la semaine torista à venir, elle promet) deux gestes : une nouvelle passe** à une main de Talavante hier dimanche et l’épée hallucinante d’engagement de Roca Rey à son second samedi.

Pour le résumé de cette fameuse corrida et les autres résumés, vous aurez tout sur NTR Toros via Facebook ici
Pour les corridas en direct, quelques pistes
www.SANISIDRO.link y www.LASVENTAS.link
OTRAS OPCIONES: www.teletoro.link , www.teletoro.red , www.teletoro.website y www.teletoro.com
La corrida inicia a las 19:00H (España), Repite al finalizar el directo.
Il y a aussi www.corrida.tv mais attention aux pubs
http://www.vercanalestv.com/ver-canal-plus-toros-en-directo-y-online-las-24h-ferias-taurinas/
http://hispaniatv.tv/ver-canal-plus-toros-en-directo-online-gratis-24h-por-internet/

Je pense qu’avec tout cela vous trouverez votre bonheur.

A noter que
 
Culturaficion, bien absent depuis des lustres, semble actuellement reprendre un peu du poil de la bête puisqu’ils postent sur leur page FB quasi quotidiennement pendant cette San Isidro. Il faut dire que la plupart des sites taurins présentent depuis longtemps un vide sidéral que ce soit Terres Taurines, à l’arrêt depuis un an passé, la Bronca Clandestina bel et bien morte, ayant suivi en cela le pourtant bien intéressant blog de Zanzi « algo de memoria », itou pour le blog citoyen où PC semble lassé des antis, son blog passé coté politique et délaissant les toros malgré quelques soubresauts, quant à l’Echo du Callejon, il y a belle lurette qu’il est enterré et mis en pertes et profits.
Il ne reste plus grand chose en français à part l’élitiste Campos y Ruedos vivant en circuit fermé et des endroits illisibles (là je parle pour moi) comme le blog de la FSTR où l’unique intervenant CHF vomit en boucle ce qu’il appelle des analyses dont l’audience pourrait être confinée dans une cabine téléphonique, la même qui accueille d’ailleurs les pouvoirs pour certaines assemblées générales d’organismes qui se disent représentants de l’aficion, voire le Toros 2000 de Beuglot avec ses insupportables guillemets et ses espagnolades perpétuelles dans les comptes rendus de corridas auxquelles il n’assiste pas.
 
D’autres sites résistent : lo tore roge à Béziers, toreo y arte (en français, blog de Arneodau), et les blogs de Vidal et de Hermé, le Ruedo Newton par à-coups, etc…
Il reste alors les sites espagnols, sachant que Mundotoro est financé par Domecq. 
Un site indépendant et bien documenté:
http://www.purezayemocion.com.
Voilà
Suerte para todos.
DG


** La passe de Talavante : en fin de série à la cape, il recule en tenant la cape de la main droite, le rouge vers le toro donc jaune vers lui, mais le toro au lieu de charger Talavante sur sa droite, change et le charge à gauche. Talavante dans le temps se passe la cape dans sa main gauche et effectue sans aucun arret une sorte de revolera de la main gauche avec le haut de la cape jaune vers le haut en enroulant doucement la passe, le maestro la terminant en s'enroulant lui même autour de son axe. Je n'avais jamais vu cette passe qui m'a semblé totalement improvisée sur l'heure. On pourrait l'appeler une "Talavantina" ou "passe du jupon" en référence au robes portées avec un jupon à l'intérieur, on ne voit dans cette passe que le jupon qui s'enroule autour du maestro alors que le toro sort de la passe comme dans une passe de poitrine en pointant....le nez en l'air !.