mardi 20 décembre 2016

COUPABLE MAIS PAS CONDAMNÉE


Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Madame Lagarde, avocate dans un grand cabinet d'affaires US, est choisie comme ministre de l'Economie par Nicolas Sarkozy président de droite de la République. Jusque là, normal. Dans ce cadre, elle autorise une procédure arbitrale privée dans un conflit entre l'affairiste Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais. Pas de justice ordinaire comme tout un chacun petit citoyen de France. Normal là aussi, puisque c'est prévu par les hors-sol.
Et ledit machin chose privé, libre et non faussé comme il se doit, de refiler 400 millions d'euros publics, plus 45 millions autres euros publics pour préjudice moral, à Bernard Tapie. Toujours normal.
Et puis voilà-t-y pas que la justice ordinaire annule pour "fraude" la décision du tribunal privé. Bon, se dit-on chez les petites gens comme vous et moi, madame Lagarde, qui a autorisé cette fraude, va comparaître devant un tribunal normal. Non, madame Lagarde n'est pas un SDF pris en train faucher un morceau de pain parce qu'il avait faim, ce qui lui vaut une comparution immédiate devant la Justice et d'écoper de la taule ferme. Pour madame Lagarde, on a inventé la Cour de Justice de la République: 3 magistrats de la Cour de cassation, le gratin en matière judiciaire, plus 6 députés et 6 sénateurs. Il faut ce qu'il faut et c'est absolument normal que les gens biens soient jugés par d'autres gens du même métal. Et preuve du bon boulot de la CJR, elle a siégé 4 fois et jamais condamné à de la prison ferme.
Le citoyen Claude Marin, procureur général près de la Cour de Cassation, le gratin du gratin en matière de procureur de la République, lors du procès de madame Lagarde, a plaidé la relaxe pure et simple. Ben oui, un ministre, ça ne signe que des papelards entre 2 apéro dinatoires pris chez les hors-sol de France et d'ailleurs, pour que vive la France et que vive la 5ème République.
Finalement, la CJR, dans sa grande sagesse, a condamné madame Lagarde pour "négligence", pour n'avoir pas fait appel des 445 millions de fric public refilé à Bernard Tapie. Mais est-ce que madame Lagarde avait ses lunettes ce jour-là pour lire la sentence du tribunal privé? Qui le saura, la CJR n'a pas questionné madame Lagarde lors du procès. La CJR n'a pas non plus entendu Stéphane Richard, son ex-dirlo de cabinet, maintenant recasé pdg d'Orange, qui ne s'est pas présenté alors qu'il était cité comme témoin. Normal, il câblait peut-être un particulier avec de la fibre optique. Pub gratos.
Ce n'est pas toutefois bien, a dit la CJR à madame Lagarde, vous êtes déclarée coupable, mais en fin de compte dispensée de peine, parce que cela nuirait à sa "personnalité et à sa réputation internationale". Normal, madame Lagarde est la patronne du FMI, adoubée à ce poste par le capitalisme international et toujours en place sous François Hollande président. Avec le bon bilan de son quinquennat, ça aurait fait tâche que l'on condamne madame Lagarde à une quelconque peine. Non?
Bêta que je suis, j'ai omis de vous préciser que François Fillon était premier ministre de Sarkozy, quand madame Lagarde était ministre. Oui, lui, le candidat réactionnaire à la prochaine présidentielle!
Et aussi que Stéphane Richard, déjà cité, Claude Guéant, ex-secrétaire général de l'Elysée, Pierre Estrup du tribunal arbitral privé, Bernard Tapie et son avocat sont mis en examen pour détournement de fonds publics et escroquerie. L'enquête pénale a débuté depuis 2012. Ils n'ont pas été encore jugés. Pour quoi pas pour eux la CJR, ça va nettement plus vite. Et puis, être jugés sous les ors de la République, ça classe son bonhomme ou sa bonne-femme. Non?






L'Équilibre, Échelle, La Justice, La Loi

franceinfo

Affaire Tapie : Christine Lagarde est reconnue coupable de "négligences" mais

dispensée de peine


Note de Pedrito: 

Si négligemment tu glisses un fromage de chèvre à 1 euro dans ta poche parce que tu as faim, tu prends trois mois fermes.
Si négligemment alors que tu es payée et mandatée pour veiller aux finances publiques, tu laisses réussir une escroquerie de 400 millions d'euro pris dans la poche des contribuables par des escrocs en bande organisée, monsieur le juge te dira que ce n'est pas bien et te souhaitera un bon noël.(blog de canaille la rouge)

Pour un vol d'un kilo d'oranges, dans un supermarché: trois mois fermes
Pour quelques euros de tickets de réduction grattés par une caissière: la porte! 
Selon que vous serez puissant ou misérable.....la suite chez Jean de la Fontaine
Note : Pour signer la pétition exigeant un vrai procès,consulter

https://www.change.org/p/un-vrai-procès-pour-christine-lagarde?utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=signature_receipt&share_context=signature_receipt&recruiter=45747381

dimanche 18 décembre 2016

"JOURNALISTES", REVISTEROS, MÊME COMBAT....



 BAISSEZ VOTRE FROC, VOUS DEVIENDREZ FACILEMENT.....


JOURNALISTES..... ET REVISTEROS DES CALLEJONS

Vous serez journalistes.....Ou "revisteros"!

Revisteros: Vous savez? Ces gens qui écrivent sur le papier ou sur la toile pour les revues taurines inféodées au mundillo, le monde taurin seulement cupide pour la plupart, - éleveurs, empresas, jusqu'aux plus modestes organisateurs qui s'imaginent par leur présence visible  pouvoir jouer dans la cour des grands, ils finissent tous ou presque par se se prendre le melon, et depuis les callejons, organisent la claque et imposent leurs peñas "CHHHHHHHHHHUUUUUTTTTTTT",- car seul compte le fric généré par la pseudo corrida, ils ne tolèrent les uns et les autres aucune critique d'aucun aficionado opposé à la corrida cirque, cette "fiesta circo" dénoncée régulièrement et honnie par nos frères espagnols  aficionados a los toros .
Ceux qui vivent de la corrida, éleveurs, empresas, depuis des décennies, scient la branche sur laquelle ils sont assis, ils sont les acteurs  coupables et responsables de la dégénérescence de la fiesta brava, de là-haut ils comptent leur oseille mal acquise, à élever des demi-toros domestiqués, et laissent faire leurs basses oeuvres par les seconds, les sans grade, ainsi que la plupart des  photographes et "revisteros" autoproclamés ou adoubés par le système, communément qualifiés de "lameculos", ( du verbe "lamer"= lécher), squattent les callejons, en général le rôle de ces relais de la presse taurine sous contrôle consiste à passer la brosse à reluire dans le bon sens du poil, pour remercier les organisateurs, par leurs écrits élogieux, de les avoir autorisés à disposer d'une accréditation, ce sésame qui leur permet d'être vu de tout le monde, gratuitement, et donc de passer auprès des gogos assis sur les étagères pour quelqu'un d'indispensable au bon déroulement du spectacle.
Et les jeunes recrues du système font comme les anciens: au départ, on est conquis par leur audace, par leurs propos et leurs écrits  qui tranchent avec la soumission au système des "journalistes spécialistes" que l'on connaissait.
Et puis, comme leurs ainés, ils finissent par rentrer dans le rang: ils obéissent, se couchent, ils ne donneront plus jamais un coup de pied dans la fourmilière, pour faire bouger un système véreux, leur impertinence disparait. Définitivement. Ils la gardent juste contre ceux qui au début leur faisaient confiance. Et qui, eux, ne trahiront jamais leur indéfectible aficion.

jeudi 15 décembre 2016

L'HÉRITIER DES VAMPIRES

Les patrons de presse écrite, parce que patrons, fi de la concurrence, s'empressent de lui faire sa pub.
Pour lui ce sera d'autant plus gratuit que c'est payant pour le patronat : des propos comme ceux-là, coté MEDEF, c'est un investissement.
Chacun pourra noter le bain de jouvence d'une telle pensée qui ressemble bigrement à l'eau croupie stagnant dans la vase des bassins de l'Hotel du parc du maréchal de la charte du travail.
Macron ? il y a du Belin dans c't'homme.
Florilège paru dans 20 minutes du 12 décembre..
Pour Emmanuel Macron, les syndicats français font « trop de politique ». Invité dimanche sur TF1, le candidat à la présidentielle a jugé que les confédérations nationales n’avaient pas « un débat au plus près du terrain ».
« Je veux un dialogue social plus vivant, car en France on parle aujourd’hui beaucoup de dialogue social mais on a des syndicats qui au fond, font trop de politique » a affirmé l’ancien ministre de l’Economie. Et de poursuivre : « Parce que qui est fort au niveau du syndicalisme ? Les confédérations nationales qui bloquent, qui rentrent dans un débat politique comme on l’a vu sur la loi Travail et qui du coup n’ont pas un débat au plus près du terrain », d’après lui.
« Pourquoi je crois au modèle à l’allemande, à un dialogue social au niveau de l’entreprise et de la branche ? Parce que je veux qu’au plus près du terrain, on trouve les bons compromis », a souligné l’ancien secrétaire général adjoint de l’Élysée. Avec les réformes qu’il prône, « on aura beaucoup plus de Françaises et de Français qui désigneront leurs représentants pour défendre leurs propres intérêts », assure celui qui se présente comme le « candidat du travail ».
Ainsi donc il reviendrait à un banquier énarque aux propos  les plus réac sur le monde du travail, un illettré des relations sociales, un pur fruit de l'hydroponie politique et économique, croissant entre billes d'argile obligataires et laines de roche actionnaires de définir les missions du syndicalisme.
Ce type qui a rencontré Dieu le jour où il a vu le veau d'or de près en est evenu un intégriste radicalisé.
la pensée profonde et son humanisme
la pensée profonde et son humanisme
Il ne faut pas prendre ce genre de propos à la légère. le but est idéologique, pour tordre les repères et faire empreinte. Un peu comme en passant et repassant l'usager sur la meule à ronger les idées celui-ci est devenu un client dépossédé de son service public et donc "disqualifié pour le défendre".
Voila à quoi sert le Macron.
Voila pourquoi il est choyé, par tous. Entre ceux qu'il sert, ceux qui veulent s'en servir, ceux qui le veulent à leurs côtés. De Gattaz à Cambadélis en passant par LaValls et Bayrou c'est a qui lui fera du charme.
Cela éclaire bien les choix de la Solférinocratie.  Que le laniste des gladiateurs de la ludus Solferinus se batte pour avoir dans son staff celui qui se déclare non socialiste démontre l'espace politique où tous se situent  : à droite tous, à droite toute.

LES LOUPS SONT LACHÉS SUR ALEP

DÉFERLANTE DE PROPAGANDE MENSONGÈRE 
SUR ALEP 
Kadafi et la Lybie n'ont pas suffi: l'enfumage universel continue



pour voir la vidéo, cliquez ci-dessous


  http://yetiblog.org/index.php?category/Les-mots-des-autres

  La vidéo qui se passe de commentaire de la journaliste  canadienne 

Eva BARTLETT

 

 

 

 

 

lundi 12 décembre 2016

POUR NOUS, LE BOUT DU TUNNEL?


Je me décide enfin à vous répondre, à vous qui manifestez régulièrement de l’intérêt pour la santé de mon épouse. En nous écrivant, en nous téléphonant....Depuis des mois, que Gisèle a commencé son combat, jusqu’à ces jours derniers, où elle refait surface à la vitesse grand V, me manquait le gnac nécessaire pour prendre le clavier, je voulais pouvoir vous dire définitivement: « tout va ENFIN bien » !! Celles et ceux qui savent, par expérience, les épreuves où nous sommes passés, me comprendront. Je n’avais d’énergie suffisante que pour soutenir Gisèle.... et espérer. Aujourd’hui, nous voyons enfin le bout du tunnel.... Et puisque le chirurgien nous a déclaré il y a peu, que « dans 30% des cas, il n’y a pas de récidive », nous nous accrocherons à ce pronostic de l’espoir.
Mille mercis à vous toutes et tous, vos témoignages d’amitié, votre soutien, nous ont été une aide précieuse. Au point que maintenant, je suis en mesure d’évoquer pour vous, en quelques mots, mais avec confiance et espoirs revenus définitivement, le mal et la peur que, comme beaucoup, hélas, nous avons traversés.

C’est au lendemain de le notre voyage à Céret que les choses se sont précipitées. Au retour de feria, trois séances de chimio, espacée chacune de trois semaines, parfois quatre, le taux des globules blancs faisait du yoyo. Parenthèse de Parentis. Puis la chirurgie à Toulouse Oncopole, 14 jours, dont certains en quarantaine, puis retour à la maison, suivi de trois nouvelles chimios, avec les mêmes imprévus, douleurs, décalages des soins....Dans le hall de l’hôpital, une grande affiche, étalait son titre raccoleur, sensé nous rassurer :« Face à la maladie, vous n’êtes pas seul(e) » !! C’est vrai que le personnel fut formidable, dévoué, compétent, exemplaire. Et tout aussi salutaires furent les signes adressés par les amis proches ou lointains mais tout aussi attentionnés. « Il vous faudra du courage », m’avait prévenu B.B. Comme elle avait raison ! Cette épreuve aura pour nous été l’occasion de mesurer le courage et la force de Gisèle, mais aussi de croiser beaucoup de souffrances, certaines nous auront plus que d’autres encore fait prendre conscience combien nous pouvons être parfois désarmés devant le mal. L’occasion aussi de faire un bilan impromptu, nous comparer et mesurer nos propres maux face à ceux qui nous entourent, évaluer et peser les souffrances. Ils sont nombreux, de plus en plus nombreux, semble-t-il, ceux que cette saloperie atteint, alors qu’ils ne s’attendaient à rien. Ils se battent, ils luttent, contre ce putain de « mal moderne », mais aussi parfois, c’est tout aussi dur, contre l’indifférence des uns et la rustrerie des autres, qui vous oublient, ou vous tournent carrément le dos, alors que, il y a peu encore, je prenais part à leur propre deuil. Certains justement bardés de la foi dont ils se réclament, respectable chez les uns, mais qui ne peut cacher chez d’autres bedauds leur ignoble tartufferie.
Pour ceux qui le connaissent, j’en profite pour glisser quelques mots sur notre ami aficionado tarnais Pierre : lui aussi se bat avec courage, lui aussi aimerait parfois lire sur les blogs autre chose que la longueur des piques montées à l’endroit ou à l’envers.
A vous tous, les autres, qui ne nous ont pas totalement zappés, bien au contraire, nous ont soutenus, je parlerai bientôt de vive voix au téléphone, le courage revenu. En attendant, je vous adresse mon salut le plus affectueux
Pedrito
PS  Une pensée pour  Mario Tisné et ses enfants, dans l'épreuve injuste et cruelle qu'ils viennent de subir, à l'occasion du décès de Mme Tisné