vendredi 11 mai 2018

DES RÉFORMES QUI ONT LE GOÛT DE CHLOROFORME!

QUI VEUT LA PEAU DU SYSTÈME SOCIAL FRANÇAIS ?

QUI VEUT LA PEAU DES LOIS FONDAMENTALES DE LA RÉPUBLIQUE ?


Au commencement était la création de la dette.....
Ils ont délocalisé l’économie !
Ils ont cassé le Code du Travail !
Ils ont vendu les grandes industries !
Ils ont démantelé le territoire de la République !
Ils ont mené à la ruine DEUX MILLIONS d’agriculteurs !
Ils ont détérioré le système scolaire depuis l’École jusqu’à l’Université !
Ils veulent brader les barrages hydroélectriques et finir de détruire les secteurs stratégiques, comme l’Hôpital public, la Poste, la SNCF, l’EDF, garants de l’unicité de la France.
..
Demain, ils s’attaqueront à nouveau aux régimes des retraites, achèveront de démolir le système de la Sécurité Sociale, voire plus grave :
Le président actuel a la volonté de changer le système politique de notre pays, en réduisant le rôle du parlement, en liquidant deux principes issus de la Révolution :
-avec la fin de l’indivisibilité de la République
-avec la fin de l’égalité des citoyens devant la Loi


STOP !! ASSEZ !! Il faut l’arrêter avant que tout ne soit détruit !
Non seulement le peuple connaît son pouvoir, mais il sait aussi s’organiser pour reprendre en main l’économie de son pays. Après la dernière guerre, les forces républicaines se sont imposées, et ont remis la France sur les rails de la prospérité. Le potentiel en France est encore aujourd’hui immense : tous les républicains doivent se rassembler rapidement pour mettre fin à cette politique de destruction de notre pays, et redonner à l’État sa souveraineté et à son peuple sa démocratie.

RÉCIT - PRESQUE IMAGINNAIRE - D'ALIMATOU,

Récit imaginaire forcément en deçà des épreuves de la Vie

Faut-il encore qu’ils nous humilient ?

J’ai quitté mon Sénégal natal un peu contrainte par le destin. Depuis la disparition de Ansoumane, mon grand frère, le devenir de ma famille repose en partie sur mes épaules. Du haut de mes 21 ans, je suis réputée pour n’avoir pas froid aux yeux. Même si je n’ai guère quitté la côte qui m’a vue grandir, je suis prête à assumer la mission, non pas que j’aie le goût du risque, mais parce que je n’ai pas la crainte de l’adversité.
Rapidement toute la famille jusqu’aux cousins les plus éloignés, chacun a apporté sa contribution afin de financer le projet : traverser le nord-ouest du continent et se risquer au franchissement de la mer ; mettre son destin et celui des siens entre les mains des Éléments, de la Providence, de la miséricorde divine, diront certains. Comme dit Fatoumata, ma mère : « mieux vaut mourir debout que s’étioler assise ».
Il a fallu des jours, des semaines pour atteindre les côtes libyennes, de taxi-brousse en camion surchargé. Chaque heure passée dans la chaleur, chaque kilomètre parcouru dans la poussière, chaque cahot encaissé nous rapprochaient de la promesse, de la certitude d’un avenir heureux.
Trimballée, plusieurs fois détroussée, le trajet a viré à l’épreuve. Rares sont ceux, en ce monde, qui ne se sont donné que la peine de naître. Pour la plupart, la vie est un combat perpétuel. L’espoir d’atteindre l’autre rive de Mare Nostrum est un puissant cicatrisant.
Je me souviens encore du jour où j’ai gagné les côtes libyennes : c’était un matin, la mer était calme. Il m’a semblé voir les côtes italiennes, deviner Lampedusa. Était-ce illusion ? Était-ce songe éveillé ? En tout cas, c’était la promesse d’une renaissance, après tant de kilomètres, tant d’heures, tant de jours sans certitude, tant de péripéties que peuvent avoir à connaître une femme seule.
Ensuite, il y a eu l’attente, l’inaction de longs jours durant. Des jours à imaginer, à nous imaginer une existence simplement heureuse.
Puis le grand jour, disons plutôt le grand soir : derrière moi, derrière nous le plus éprouvant ; devant nous le plus risqué et le plus court du périple. Au delà, dans tous les cas, la fin de l’épreuve, le dénouement. De nuit, les passeurs nerveux me poussent, nous pressent dans l’embarcation d’un autre âge, surchargée et comme tendue vers l’autre rive.
Durant des heures, je me suis répété : « pourvu qu’il n’y ait pas d’avarie, pas de mouvement désordonné qui serait fatal à notre cercueil flottant. Parmi toutes ces personnes, parmi ces femmes, ces enfants, ces hommes, combien savent nager ? Combien vont paniquer ? J’ai grandi dans une famille de pêcheurs, et j’ai de l’endurance. Mais que deviendront mes compagnons d’infortune ? »
Je n’ignorais pas que cette mer, d’apparence tranquille, cette Mare Nostrum comme disaient les Romains, est un cimetière pour ceux qui ont tenté leur chance et qui ont échoué. Durant cette première nuit étoilée, le calme, le silence ont régné à peine troublés par le bruit continu du moteur qui n’a pas donné de signe de faiblesse. Chacun a dû prier à sa façon. Les dés étaient jetés. Durant cette traversée sans vrai sommeil, un paquebot de croisière a illuminé l’horizon lors de la seconde nuit : comme si deux mondes parallèles s’ignoraient dans une même étendue. D’un côté, assurément, la musique, la fête, la volupté et l’abondance. De l’autre, la tension, la fragilité, le silence et l’espoir.
J’ai toujours eu de la chance : la navigation s’est bien déroulée. Il a juste été nécessaire d’écoper en permanence, cela a eu le mérite de rompre le sentiment d’inaction.
Comment décrire la joie de toucher la côte rêvée ? Les yeux écarquillés ont vu comme l’aube pure d’un jour nouveau. Finis les passeurs. Finies les épreuves. Finie une vie de misère.
Ensuite tout est allé très vite : on s’est occupé de nous, on nous a remis sur pieds, nourris, vêtus. Je venais de gagner la liberté, le reste du voyage devrait être une formalité : enfin, c’est que j’ai cru naïvement. Ensuite j’ai voulu gagné le Pays des Droits de l’Homme et du Citoyen, car j’en maîtrise la langue. Enfin, c’est ce que je croyais.
Quelle erreur ! Quelle rancœur !
Je n’ai quasiment connu de ce pays que les centres de rétention, que les tracasseries administratives, que la police aux frontières. J’avais cru être arrivée à bon port. J’avais cru que nous étions tirés d’affaire. Peine perdue.
J’avais pris des risques pour un rêve d’avenir et je l’ai perdu, il n’est pas arrivé à son terme. À force de malveillance, de négligence, j’ai perdu l’enfant que je portais depuis mon départ.
Il ne suffit pas à l’Europe, ni aux autres pays du même acabit, de saccager nos ressources halieutiques.
Il ne leur suffit pas de piller nos richesses minières, pétrolières, forestières.
Il ne leur suffit pas d’accaparer nos propres terres.
Il ne leur suffit pas de détruire nos cultures vivrières.
Il ne leur suffit pas de poursuivre la colonisation par d’autres moyens.
Faut-il encore qu’ils nous humilient ? Faut-il encore qu’ils nous méprisent ? Faut-il encore qu’ils nous parquent tels des animaux ? Faut-il encore qu’ils nous pourchassent jusqu’à ce que nos rêves se brisent ? Faut-il encore qu’ils nous expulsent sans une once d’humanité ? Et n’avoir toujours aucun scrupule à nous spolier.
J’ai quitté mon Sénégal natal contrainte par le destin : la pirogue de mon père, Alassane, a été percutée, de nuit, par un bateau de pêche industrielle qui jetait ses filets, dans notre mer nourricière, en toute illégalité, qui a disparu aussitôt son crime accompli et qui a sûrement filé vers l’Europe avec ses cales bien pleines. Dans l’accident, mon grand frère a disparu, mon père a perdu un bras. Le devenir de ma famille repose donc en partie sur mes épaules.
En franchissant Mare Nostrum, cette mer qui devrait nous unir et non nous séparer, j’ai surtout connu de l’indifférence, du mépris, de l’hostilité aussi. Bien sûr, il est encore des humains sur cette terre. Il est encore des mains secourables. Il est encore des âmes solidaires.
C’est à eux que s’adresse ce texte semblable à une bouteille à la mer.
Alimatou, née pour vivre libre et digne.
Blog "Le Grand Soir"

jeudi 10 mai 2018

GUSTAVE COURBET: LE TALENT!

Une nouvelle fois, avec "L'ORIGINE DU MONDE", j'ai voulu  publier cette très célèbre peinture de Courbet, que je considère, comme évidemment beaucoup de novices tels que moi en matière d'"art", comme une œuvre d'une beauté magistrale. "L'origine du monde"! L'artiste aurait-il pu trouver légende mieux appropriée? "Couvrez ce sein que je ne saurais voir",  intime Tartuffe à Cassandre, dans la célèbre pièce de Molière. L'infâme bigot prétend que la féminité légèrement  dévoilée choque sa pruderie, excessivement "respectueuse" des règles de la bienséance. Tartuffe, le vrai faux cul,  nous  rappelle ces curés privés d'amour, dont la trop fréquente pédophilie défraie la chronique.  Par la faute de l'église. Des églises, car ailleurs, c'est évidemment pas mieux, souvent pire. Ici, l'image est consacrée exclusivement au corps de la femme, dans son immense beauté, sa sensualité, rien que de très humain. Ce cadeau de la nature,  appartient à l'homme. Destiné à être aimé, glorifié. 
Et de plus dessiné avec un tel talent....
Pour le plaisir de contempler et faire contempler ce tableau criant de beauté autant que de vérité, en rien vulgaire, et de comparer avec "l'art" d'aujourd'hui, je joins cette photo, prise sur les marches d'un festival: où est l'art, où est la beauté, lorsqu'elle se confond avec l'industrie du cul, dans ces défilés de gourgandines qui montrent à qui mieux mieux leurs intimités, seulement animées par le besoin de choquer, pourvu qu'elles paraissent, dans cette presse au seul service du scandale?
Et donc du fric facile!!
Certaines photos, telles celle-ci, qui circulent sur internet, font plus penser à un défilé de prostituées que d'actrices  de cinéma. La légende  pour attirer le chaland: " Décolletés, robes transparentes.....Truc Machine  embrase la Croisette"!  
Le cinéma su "festival" Cannois est devenu art au seul service de la vulgarité pornographique.





Et l'on apprend aujourd'hui qu'il y a eu à Cannes des plaintes pour agressions ou violences sexuelles....
Le pire, c'est que chacune ou chacun des femmes ou des "journaleux"fait mine de s'étonner....

LE RACISME, CETTE GANGRÈNE!!




10.mai.2018 // Les Crises

Le Bougnoule, sa signification étymologique, son évolution sémantique, sa portée symbolique, par René Naba

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Source : René Naba, 22-07-2002
En ces temps là, «la chair à canon» carburait à la gnôle. En guise de commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale (1914-1918).

Signification étymologique

Dans les ouvrages de référence de la société savante de l’élite française, le calvaire de leur dépersonnalisation et leur combat pour la restauration de leur identité et de leur dignité se résumeront à cette définition laconique: «Le bougnoule, nom masculin apparut en 1890, signifie noir en langue Wolof (dialecte du Sénégal). Donné familièrement par des blancs du Sénégal aux noirs autochtones, ce nom deviendra au XXme siècle une appellation injurieuse donnée par les Européens d’Afrique du Nord aux Nord-Africains. Synonyme de bicot et de raton». Avare de précision, la définition, sibylline, paraît quelque peu succincte. Masque-t-elle gêne, ignorance, indifférence ou volonté d’atténuation? L’expression était-elle vraiment familière? Serait-elle le fruit d’un paternalisme blanc de bon aloi envers de braves noirs «bons sauvages»? Qui sont donc ces Européens qui proféraient de telles appellations injurieuses? Des Suédois insultant des Phéniciens, les ancêtres des Carthaginois? De quelle planète étaient-ils les habitants? En quelle ère de notre Histoire? Qui sont donc ces Nord-africains à l’identité mal définie qui faisaient -qui font- l’objet d’une telle interpellation? Le dictionnaire (4) qui donnait la définition du Bougnoule date pourtant de 1979, une époque récente de l’histoire contemporaine. Il se gardait bien d’identifier les Maghrébins, 30 ans après l’indépendance de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie, une nouvelle fois englobés dans le même sac de leur ancienne dénomination coloniale.
Treize ans plus tard, en 1996, ce même dictionnaire, cédant sans doute à l’esprit du temps sous l’effet des revendications des mouvements associatifs et des succès remportés par les jeunes générations issues de l’immigration, en donnera une définition laconique en un style télégraphique qui masquait mal les connexions: «familier, péjoratif, injure raciste/ 2 maghrébins, arabes» sans qu’il soit précisé s’il s’agissait d’injures racistes proférées à l’encontre des Arabes et des Maghrébins ou des injures échangées entre eux par des Arabes et des Maghrébins.
(*)Voir l'article complet sur "Les Crises": Espace d'Autodéfense Intellectuelle
Note de Ma pomme:
La colonisation et le racisme ont conduit aux pires crimes : j'ai déjà écrit ce que j'en ai appris, dès mes premiers jours des 27 mois que j'ai passés en Algérie, quand j'entendais le récit par deux pieds noirs de choses que je n'avais jamais imaginé possibles: selon leurs dires, ils "jetaient des arabes, vivants, bien sûr, depuis les fenêtres du Gouvernement Général d'Alger."
Aujourd'hui, encore, les mêmes, ou leurs descendants, qui ont été à bonne école, continuent de proférer à l'encontre des arabes des injures, des insultes, indignes de gens qui se prennent pour des êtres humains intelligents. La phrase récurrente et ignoble que certains se plaisaient à répéter ? :" L'Arabe, c'est comme la mouche, il mange la m.... avec la bouche". A part çà, les pieds noirs colons n'étaient pas racistes. Et ce que moi j'ai retenu, d'autres l'ont reçu en héritage....culturel.
Le bon sens de la fraternité et de la Paix se fera hélas encore attendre longtemps....longtemps....

Publié par El Diablo

La dictature de la MINORITÉ [Par André Bellon, président de l'association « pour une Constituante »]
À l’occasion du premier anniversaire de l’élection d’Emmanuel Macron (ah, ce goût pour les commémorations stupides !), on entend se développer en boucle un refrain selon lequel le Président respecte le programme pour lequel il a été élu.
Il n’est pas inutile de rappeler que, si l’actuel titulaire de l’Elysée a bien été constitutionnellement élu, ce n’est pas son programme que les citoyens ont avalisé. Au premier tour, qui caractérise justement le soutien à un programme, Emmanuel Macron a obtenu à peine plus de 18% des inscrits. Le deuxième tour exprimait surtout le refus du Front national, non un appui à un projet et, même dans ce contexte, l’heureux élu n’a pas atteint 44% des inscrits. Prétendre qu’un tel résultat engageait un programme n’est qu’une triste plaisanterie.

Il revient à l’esprit, à l’occasion de ces déclarations, une thèse très à la mode dans les milieux philosophico politiques depuis des décennies. Tocqueville aidant, on nous met en garde quant à une présumée « dictature de la majorité ». Certes, la nécessité de contrepouvoirs ne fait aucun doute, et notre Constitution en manque cruellement, mais l’idée d’une « dictature de la majorité » est plus que douteuse. Imagine-t-on qu’une dictature de la minorité soit préférable ? Et n’est-ce pas le danger qui nous guette ? Car il n’est pas acceptable qu’un pouvoir aussi absolu que celui du Président de la République procède d’une légitimité électorale aussi faible.
La question des institutions est depuis longtemps au cœur de la crise politique et sociale. Elle devient encore plus dramatique lorsqu’un pouvoir aussi faible veut imposer des mesures fort minoritaires, renforcer le pouvoir présidentiel, aussi bien sur le territoire national en écrasant les collectivités locales que dans une vision européenne bien éloignée de la volonté du peuple.

Cette situation engendre des tentatives tout aussi minoritaires, certaines prônant la violence, d’autres contestant les principes mêmes de la souveraineté populaire, du citoyen et de son droit au vote, attaquant l’essence même du suffrage universel. Rien de malheureusement plus logique, ces tentatives condamnables trouvant naissance dans la forme de dictature engendrée par le système.

Une telle situation nous mène à des affrontements graves et des phénomènes de violence de plus en plus manifestes. La solution se trouve dans le retour aux principes fondamentaux de la démocratie, à partir des citoyens, dans les communes comme dans les quartiers. Ce travail permettra la redéfinition d’un contrat social, fondement nécessaire à l’équilibre national comme à la réaffirmation de saines relations internationales. Tel est le sens du processus menant à l’élection d’une Constituante en France qui, loin des solutions clefs en mains de tous les pouvoirs autoproclamés, est la seule solution pacifique, démocratique et rassembleuse aux défis du moment que nous traversons.

A.B.

SOURCE :