lundi 4 juin 2018

CES MACRON'S BOYS QUI NOUS ENFUMENT ET NOUS SAIGNENT








«Prise illégale d’intérêts», «trafic d’influence» : le bras droit de Macron visé par une plainte© Benoit Tessier Source: Reuters
Alexis Kohler, secrétaire général de l'Elysée
RT en français
L’association de lutte contre la corruption et la fraude fiscale Anticor a adressé au Parquet national financier une plainte contre l'actuel secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler. L'affaire concerne notamment ses liens avec l'armateur MSC.
L'association Anticor a déposé le 1er juin 2018 une plainte contre Alexis Kohler, secrétaire général de la présidence de la République, pour «prise illégale d’intérêts» et «trafic d’influence».
Décrit comme le bras droit d'Emmanuel Macron par Le Monde, Alexis Kohler est notamment mis en cause pour ses relations étroites avec l’armateur MSC (Mediterranean Shipping Company), société avec laquelle l'Etat français a mené de nombreuses négociations pendant que le haut fonctionnaire occupait des postes clés au ministère de l’Economie.
La plainte d'Anticor survient quelques semaines après des révélations du site Mediapart qui mettent en valeur l'évolution professionnelle d'Alexis Kohler entre ses fonctions au service du gouvernement en 2016 et sa promotion par la suite en tant que directeur financier de la société italienne MSC.
Détails à suivre...



À 44 ans, cet Alsacien accède à un poste de tour de contrôle, occupé par d'autres fidèles lieutenants avant lui, comme Dominique de Villepin sous Jacques Chirac, ou Claude Guéant sous Nicolas Sarkozy.
« C'est le seul » qu'Emmanuel Macron « écoute vraiment », assure un proche du nouveau président, qui juge son aîné de cinq ans « plus intelligent que lui ».
Favori pour ce poste, Alexis Kohler succède à Jean-Pierre Jouyet, dernier secrétaire général de l'ère Hollande, qui avait été un des artisans de l'essor de l'ancien secrétaire général adjoint du palais présidentiel, Emmanuel Macron.
Alexis Kohler « est un haut fonctionnaire d'une très grande qualité, d'une extraordinaire précision quand on lui confie un dossier. Il a beaucoup de sang-froid », loue un de ses anciens patrons, le commissaire européen Pierre Moscovici.
« Il a une grande connaissance à la fois de l'administration et de l'entreprise. Il est agréable, pondéré, courtois, c'est un homme dont les relations humaines avec les autres sont faciles. Il est vraiment l'homme de la situation, il saura impulser du dynamisme », ajoute l'ancien ministre de François Hollande.
Comme beaucoup d'autres membres du premier cercle du nouveau chef de l'État, le haut fonctionnaire, aux cheveux poivre et sel et aux fines lunettes, a un CV surchargé: Sciences Po, DEA de droit public, Essec, ENA... À la sortie de la promotion Averroès de l'ENA en 2000, où il est le camarade des futures ministres Fleur Pellerin et Audrey Azoulay, il entre à Bercy au Trésor, avant de se spécialiser dans l'endettement international (Club de Paris, FMI, BIRD...), puis à la très puissante Agence des participations de l'État (APE).

 

Un "Macron boy"

Avec le retour de la gauche au pouvoir, il intègre en 2012 à Bercy le cabinet de Pierre Moscovici, comme directeur adjoint. Écarté sous la brève ère Montebourg, il voit lui échapper le poste de directeur du Trésor, pour lequel « il était bien placé », selon un haut responsable de Bercy à l'époque.
Ce poste à l'Élysée, « c'est une belle revanche », juge le même, qui note toutefois qu'Alexis Kohler devra « élargir son expertise au régalien, au-delà des questions économiques et juridiques ». Après l'éviction du héraut du « made in France »,Alexis Kohler était revenu à Bercy avec une promotion: directeur de cabinet du ministre de l'Économie Emmanuel Macron, qu'il avait côtoyé lorsqu'il était conseiller à l'Élysée.
Lieutenant durant le marathon de la loi Macron et sur l'épineux dossier de PSA, Alexis Kohler est en première ligne au moment du lancement d'En Marche! en avril 2016.
Mais contrairement à beaucoup d'autres membres du premier cercle, il a dû suivre une large partie de la campagne de loin, même s'il a exercé un rôle de conseiller à distance.
Car lorsque Emmanuel Macron démissionne en août 2016 de son poste de ministre de l'Économie pour se consacrer à son aventure présidentielle, le directeur de cabinet part à Genève, comme directeur financier au siège de l'armateur italo-suisse MSC*, un des géants du secteur.
Ce quadra marié et père de trois enfants, décrit comme discret, reste toutefois en contact régulier avec son ex-patron. Un autre « Macron boy » de Bercy, Ismaël Émélien, atterrit avec lui à l'Élysée, comme conseiller spécial, à 30 ans seulement.
*Basé en Suisse, à Genève, MSC a été créé en 1970, par Gianluigi Aponte, un Italien de Sorrento, près de Naples. Selon le site meretmarine.com, le groupe emploie 60 000 personnes dans le monde, dont 700 à Genève, où il est basé « pour des raisons fiscales », selon Frédérick Auvray, journaliste à l’hebdomadaire le marin.
La Suisse est connue pour son système d’imposition attractif pour les sociétés.

Depuis toujours, la famille italienne, qui tient les rênes, cultive la discrétion. Non-coté en bourse, le groupe ne publie jamais ses résultats.
(Il est rappelé plus haut qu'Alexis Kohler en était jusqu'à sa promotion à l'Elysée, le directeur financier...)
(*) Le titre est de ma pomme

PAS DANGEREUX, LE GLYPHOSATE?


« Utopique » interdiction du glyphosate : La France aurait-elle besoin du secours des agronomes cubains ?

Le 29 mai, dans le cadre du projet de loi sur l’Agriculture du ministre Stéphane Travers, après des jours interminables de débats et de votes à répétition sur les amendements, un vote se fait à la sauvette. Sciemment décalé par le président de l’Assemblée Nationale à un moment où l’absentéisme culmine, comme en témoigne le député François Ruffin, le Parlement rejette à la surprise générale l’amendement demandant l’interdiction du glyphosate, par une majorité de 63 députés sur 85 votants. Il faut être « réaliste », « tant qu’on n’a pas une alternative pour nos paysans »...
La maffia européenne des pesticides en tout cas se frotte les mains : il y a quelques mois les sauveurs de la Nature, sous la bannière de notre Nicolas Rhone-Poulenc Hulot, furent déjà incapables d’imposer à Bruxelles l’interdiction, même à terme, de cette star incontestée des pesticides ; le glyphosate, mieux connu sous le nom de Round Up...
La dernière « promesse » du candidat Macron était donc, ô surprise, une entourloupe de plus... quelque soit le périmètre dans lequel nous pourrions sortir l’agriculture d’un tel poison pour le sol et pour tous ceux qui y travaillent... pendant que le clown Hulot démontre, sur ce dossier comme sur tous les autres, l’incapacité consubstantielle à l’écologie pro-européenne, à surmonter les graves désordres que le capitalisme inflige à la planète et aux peuples. « Europe Ecologie Les Verts »... Tout un programme !
Il est sans doute plus facile de lancer des « campagnes de sensibilisation » sur les 10 fruits et légumes (assaisonnés au Round Up donc), que d’assumer les pétitions de millions d’européens, sans doute un peu naïfs, mais soucieux d’en finir avec ce scandale agro-alimentaire.
C’est vrai que le patronat français, via ses ministères, n’en est pas à son coup d’essai dans ce domaine : Bien avant le scandale Lactalis et tant d’autres, les békés français des colonies antillaises n’avaient par exemple pas hésité à envoyer en chimio des milliers de cultivateurs de bananes et habitants locaux en poursuivant le commerce du pesticide chlordécone bien après (1993) que celui-ci soit interdit par tous les autres pays, USA compris (1977) ! Des sols empoisonnés pour les 5 prochains siècles, des centaines de nouveaux cancers de la prostate chaque année en Martinique et en Guadeloupe...
Le glyphosate, pas dangereux ? Il faudrait demander aux dockers qui déchargent depuis des années des tonnes de soja OGM « RR » (Round Up Resistant). Après des années à respirer ces poussières, on vient juste de les inviter à mettre des masques filtrants... après combien de cancer de la prostate ?
Ce soja est imprégné de l’herbicide, pour lequel il est programmé à résister, et nourrit des millions de vaches européennes, elles-mêmes destinées à produire du lait qui, faute d’abreuver d’hypothétiques consommateurs chinois, finira dans les fossés normands. Utopie productiviste ?
Les derniers « doutes » sur les risques sanitaires liés au glyphosate tenaient à des conclusions de laboratoire notoirement truquées sous la pression du géant Monsanto, selon les récents « Monsanto papers ». Serons-nous bientôt cyniquement invités par le Ministère de la Santé à faire « de grosses épluchures » quand nous mangerons des fruits et légumes, comme jadis les guadeloupéens et les martiniquais cultivant leurs jardins pollués au chlordécone étaient invités à le faire, comme en témoigne Elie Domota, dirigeant syndicaliste du LKP ?
Le même jour, l’annonce d’une fusion entre 2 monstres de l’agrobusiness US-UE
Mais ne soyons pas complotistes... C’est un pur hasard si le sacre du RoundUp par notre DHR Macron et ses « n+1 » français, européens, américains survient précisément le jour où l’administration US donne son feu vert, faisant suite à celui de Bruxelles, à la grande fusion germano-américaine des empires Bayer et Monsanto : Évènement peu médiatisé mais d’incidence planétaire, qui inquiète les vrais « écologistes », c’est-à-dire les syndicats paysans de l’internationale Via Campesina par exemple. Ensemble, Bayer et Monsanto posséderont dans quelques mois plus de 61% du marché mondial des semences et pesticides, et finiront d’écraser, avec les dégâts sociaux et environnementaux désormais bien connus, les travailleurs de la terre qui n’ont pas eu la présence d’esprit de naître près de Bruxelles ou Washington. Pour les autres, ceux de nos pays, l’avenir n’est pas moins sombre avec la spirale de l’endettement qui les pousse à s’endetter pour d’absurdes promesses d’ouvertures de marché chinois par exemple...
Le dopage des sols, c’est comme le dopage des sportifs de haut niveau : Seule l’interdiction formelle et s’appliquant à tous peut fonctionner. En attendant, « réduire l’incitation » à l’achat du glyphosate (seule indication vaguement « écolobobo » du projet de loi) ne sera qu’effet d’annonce : On n’achète pas des tonnes de RoundUp au supermarché du coin après avoir regardé les pubs à la télé... Et que dire des petits îlots d’agriculture « bio » dans cet océan de glyphosate en France ou ailleurs en Europe, ces exploitations qui déploient tant d’efforts sans parvenir à annuler les taux de pesticides retrouvés sur leurs productions... tout en augmentant bien sûr leurs prix (et les marges qu’y font à leur tour les grandes surfaces !)...
Alors, le véritable « bio » serait-il réellement incompatible avec le capitalisme ? Quelle découverte ! C’est vrai que dans ce monde invraisemblable que domine l’agro-business, un « petit village » tient encore tête à l’impérialisme...
Triomphe de l’agroécologie cubaine ou gesticulations euroécologistes ?
C’est souvent dans les pires conditions que les travailleurs et les peuples révolutionnaires démontrent ce dont ils sont positivement capables. N’est-ce pas sous les ruines de la France d’après guerre, en 1946, que la CGT et le ministre communiste Ambroise Croizat jettent les bases de la sécurité sociale : celle qui précisément « nous coûte si cher » aujourd’hui à entendre le MEDEF, et serait pour notre pays, l’un des plus riches du monde, un fardeau à réformer d’urgence ? N’est-ce pas après une guerre civile désastreuse, des famines et les bombes d’une Europe liguée contre eux, que les soviétiques ont érigé une puissance que même la barbarie nazie n’a pas réussi à réduire ?
C’est sans doute sous cet angle qu’il faut comprendre le leadership cubain en matière d’agroécologie : Cuba interdit tous les pesticides en 2006, après une période de mise en pratique tous azimut des théories agroécologiques existantes (le « bio » sérieux, pas celui des tomates « hors sol » sans goût de nos supermarchés), sous embargo et sans le partenaire historique qu’était l’URSS jusqu’en 1990.
Ce n’est pas une position dogmatique : les cubains utilisent encore des pesticides comme dernier recours quand tous les autres ont été tenté (1000 tonnes par an aujourd’hui contre 90 000 tonnes avant 1990). Ce n’est pas non plus une nécessité subie : malgré l’embargo US, Cuba pourrait aujourd’hui importer des pesticides du Venezuela ou de la Chine, mais il ne le fait pas, et préfère poursuivre son expérience agroécologique... en exportant même ses agronomes dans d’autres pays de l’hémisphère sud, pour aider les paysans à échapper à l’esclavage des Bayer-Monsanto !
Les résultats sont simples : leur production agricole dépasse désormais celle d’avant 1990 (agriculture intensive), avec une agriculture nationale totalement bio, et, chose importante, tellement diversifiée, émancipée des « monocultures néocoloniales », qu’elle permet au peuple d’atteindre 75% d’autosuffisance alimentaire : un record dans les pays du sud !
On l’aura compris, la formule magique qui permet de tels résultats, salués depuis des années par l’ONU ou la WWF, c’est tout ce dont nos prétendus « écolo », si démocrates et supérieurs aux autres, sont le plus hostiles : La souveraineté nationale et le socialisme. Avec ces deux axes inséparables, on se doit de respecter la seule ressource qui peut nourrir durablement son peuple : la terre.
Et pour la respecter, il faut investir dans une voie qui est effectivement volontariste et « couteuse », en investissement scolaire par exemple, pour instruire les paysans et former des agrobiologistes en masse, et que seul autorise le système socialiste possédant la terre, libre des grands propriétaires terriens et autres colons. Le sol est la première des richesses nationales, et doit à ce titre être protégé des agressions chimiques, puisque c’est notoirement la vie du sol (celle que tue le glyphosate) qui stimule sa fertilité durable à moindre frais. Avec les pesticides, le sol donne beaucoup à court terme, et plus rien à long terme, épuisé par l’érosion.
Les cubains, qui ne sont pas « écologistes », ont accompli par une nécessité historique liée à la nature de leur système encerclé par le capitalisme, forcés de résister de façon durable et efficace aux pressions de l’impérialisme vorace, ont accompli chez eux des merveilles d’agroécologie que nos « verts » veulent à tout prix cacher du grand public.
C’est pourtant l’occasion de montrer qu’il est possible, sous l’égide des syndicats paysans cubains et de l’internationale Via Campesina, de leur savoir faire réputé, de passer à un autre modèle agricole respectant le producteur comme le consommateur, sur le plan financier comme sur le plan sanitaire. Sous le capitalisme, toute velléité écologiste est obligatoirement abattue ou détournée et ridiculisée... Sous le socialisme, c’est le cours même de la nécessaire résistance à l’impérialisme qui implique une écologie réelle... sans jamais avoir eu recours à « l’écologie politique » !
Guillaume SUING Blog le Grand Soir

dimanche 3 juin 2018

UN SAGE ET CUBA : JOSÉ MUJICA.....


Cuba est un incommensurable exemple de solidarité, affirme José Mujica

Par Juan Carlos Diaz Guerrero

Montevideo, 28 mai (Prensa Latina) L'ancien président de l'Uruguay, José Mujica, a qualifiée d' "incommensurable" la solidarité dont a fait preuve Cuba dans ses missions internationales de santé pendant ces dernières 25 années, dans 164 pays de tous les continents.

Pour la plus grande ile des Antilles, " cet effort  de solidarité a atteint d'incroyables proportions", a hier déclaré à Prensa Latina José Mujica, qui est maintenant sénateur du FronteAmplio (FL), lors d'une cérémonie de  commémoration à la première brigade médicale qui partit pour l'Algérie en 1963.

Pour un pays de cette petite taille, un effort économique d'une telle ampleur ne peut s'expliquer que "par une volonté politique solidaire", a-t-il souligné.

L'ancien président de l'Uruguay estime que ce geste de solidarité  envers le reste du monde, en général, et certains pays en particulier, a été  une aventure fondée sur la générosité. "Mais le monde est égoïste, c'est la raison pour laquelle nous avons tant de problèmes".

D'après lui, le monde ne mesure pas ce qu'a signifié "cet effort pour les cubains" et ce que l'humanité serait capable d'accomplir si d'autres pays, avec les moyens qui sont à leur disposition, avaient la volonté politique dont a fait preuve Cuba".

Mujica demande de "toujours garde ce fait présent à l'esprit".ll estime que "des problèmes tels que la pauvreté dans les pays sub-sahéliens et le manque d'eau "ne sont pas uniquement africains mais concernent l'humanité entière".

La partie riche de l'humanité s'enferme dans son propre égoïsme et "fait semblant de ne rien voir", ajoute-t-il.

Raison pour laquelle l'attitude de Cuba est à la fois "un acte de solidarité incommensurable" et comme "une accusation quand on pense ce que la solidarité du monde riche pourrait accomplir mais ne le fait pas".

Questionné sur l'injustice de la répartition des richesses qui prévaut de dans le monde de nos jours, le sénateur de la FA a rappelé qu'en Amérique Latine un peu moins de 300 personnes détiennent un patrimoine égal à celui de 300 millions d'habitants.

Mais le pire n'est pas là, insiste-t-il, leur patrimoine crée un revenu de 22 à 33 pour cent par an, ce qui rend les riches de plus en plus riches, et l'inégalité finit par devenir un dérèglement monstrueux du système.

"Si vous avez deux enfants de six et sept ans, offrez un jouet à l'un et rien à l'autre et, ensuite, venez me racontrer le résultat" demande-t-il. En notre fort intérieur, nous avons tous un sentiment d'égalité que,

"les coups de la vienous font peu à peu dissimuler, mais il reste toujours  présent en nous-mêmes", assure-t-il.

Pour cet ancien gouvernant, qui est pour tous un modèle de  modestie en raison de sa manière de vivre et d'agir,  "cet excès dans la concentration de richesse finit toujours par se transformer indirectement en concentration du pouvoir politique".

La manière de voir le monde, de voir les décisions, me rappelle le vieil adage selon lequel " le paysage dépend de la couleur des verres que l'on porte". Celui qui a accumulé de grandes richesses considère que  ce qui est bon pour lui est bon pour tous et cette attitudes n'est pas politiquement justifiable", estime-t-il.

Quant à la présence médicale cubaine en Uruguay, qui comporte actuellement 26 professionnels, techniciens, travailleurs de services, en plus des orthoprothésistes, Mujica la juge "extrêmement positive".

J'ai connu plusieurs médecins cubains et l'une de leurs caractéristiques, que l'on retrouve d'ailleurs chez les médecins paraguayens formés à Cuba, est qu'ils sont prêts à aller dans n'importe quel village, dans n'importe quel lieu à l'intérieur des terres, alors que les médecins formés ici ont beaucoup de mal à le faire; pour ces derniers, il semble que "les gens qui habitent si loin n'ont pas le droit de tomber malades", ironise-t-il.

Ces médecins, dont il fait l'éloge, ont a la fois les connaissances scientifiques et considèrent la médecine comme acte de  politique sociale et de véritable militantisme. "C'est pour cela que nous devons être reconnaissants à Cuba".

Lors de mes dernières entretiens avec Fidel,  "nous avons souvent abordé ce sujet et il en est sorti l'idée de collaborer dans tous les domaines;  par exemple, faire venir des techniciens de l'industrie laitière, car "dans un pays tropical, l'élevage est différent, bienque certaines règles soient valables pour tous les pays".

L'ancien mandataire se sent "le devoir venir en aide envers tous les gens que nous pouvons aider" et de leur transmettre un peu de cette connaissance, allégeant ainsi l'énorme effort fourni par Cuba lorsqu''il forme des médecins et les envoie, entre autres,  remplir la Mission Miracle".

Il a rappelé que le Parlement uruguayen a voté -"et même à l'unanimité, la droite y compris, si mes souvenirs sont bons" - une donation parce que "nous étions tous conscients de l'extraordinaire dette que nous avions envers Cuba".

La solidarité, explique-t-il, ne signifie pas que je dois être payé au comptant pour mes efforts, mais que "si, un jour, je me trouve dans cette même situation de besoin, quelqu'un agira envers moi de manière identique".

La solidarité est un inter-échange non seulement de choses et d'actions, c'est également, et de manière bien plus profonde, un inter-échange de sentiments et d'affects, affirme-t-il.

Dans de nombreux cas, c'est bien plus que donner son surplus à autrui. Cuba en est un exemple: " Malgré toutes ses difficultés économiques, Cuba a continué à pratiquer la solidarité et, agissant de la sorte, a fourni un effort colossal et nous a donné  un incommensurable exemple".

SIONISME, ANTISÉMITISME......

Sionisme, antisémitisme et annexion colonialiste de la Palestine

Publié le 3 Juin 2018

Pour aider à y voir clair
au milieu
d'un enchevêtrement de confusion
Sionisme, antisémitisme et annexion colonialiste de la Palestine
Dans la dernière livraison de" Parlons clair" édité par "le collectif-communiste-polex", parmi une série d'articles tous plus intéressants les uns que les autres, Canaille le Rouge a relevé un papier aussi simple que bien argumenté, aussi incontestable que non simpliste, qui remet dans l'ordre et les phases historiques, les racines du conflit au moyen-orient et celle d'une doctrine, le sionisme, créée pour résister aux persécutions anti-juives mais pour cela répondant aux attentes des persécuteurs dans un monde marqué par le colonialisme français et britannique. 
Outre le lien pour aller sur le site, voici cet article.

QUI SONT LES RACISTES ET LES ANTISEMITES ? :
UNE DÉCLARATION DU COLLECTIF COMMUNISTE POLEX ( FRANCE ) RÉUNI LE 25 MAI 2018

 
publié le : 29 mai 2018
Pas de jour sans qu'un journaliste, un "expert" ou un politicien ne vienne déverser sa haine à nos médias en expliquant aux citoyens français que toute critique des dirigeants de l'État d'Israël ou du Sionisme est une forme inacceptable d'antisémitisme. Alors que Sionisme et extrême-droite xénophobe ont toujours fait bon ménage, comme vient encore de le démontrer le député FN Gilbert Collard, en approuvant à la télévision l'installation de l'Ambassade US à Jérusalem en disant :""Apres tout, c'est leur capitale ( celle des juifs et d'Israel ) depuis 3000 ans!" Une contre-vérité typiquement sioniste!
Cette escroquerie politicienne n'a que trop duré, et mérite qu'on lui réplique en rappelant un peu l'histoire.
La doctrine sioniste est née dans les milieux juifs d'Europe centrale et orientale de la fin du XIXème siècle, ou les persécutions antisémites étaient courantes. Même dans la République française ou les Juifs étaient devenus des citoyens comme les autres grace à la Révolution de 1789, "l'Affaire Dreyfus " (1894) a provoqué un déferlement de haine contre les Français de religion juive, dans les milieux royalistes et conservateurs, lecteurs des auteurs antisémites Drumont en 1900, et Maurras en 1930.
Le Sionisme exprimait des 1900 le désir, fort compréhensible, des Juifs de fuir les persécutions qu'ils subissaient en Europe, il exista même un certain temps des groupes sionistes d'inspiration Socialiste. Mais, dès le début du XXème siècle, avec Théodore Herzl, le mouvement sioniste est devenu une doctrine coloniale, parrainée par Chamberlain, le chef de l'Empire colonial britannique, le plus puissant du Monde. En 1897, le Congrès de l'organisation sioniste réuni à Bâle en Suisse, adopté un programme visant à " établir pour le peuple juif une patrie en Palestine ", en le justifiant par la promesse mythique faite par Dieu au " peuple élu" selon la Bible. Sauf que la Palestine faisant alors partie de l'Empire Turc, il n'était qu'une utopie. C'est pourquoi Herzl a demandé des 1903 à Chamberlain le soutien de l'Empire britannique pour créer ce" foyer juif ". Le premier projet offert par Chamberlain au sionisme était d'installer les colons juifs européens en Afrique de l'Est britannique, en Ouganda et au Kenya, projet accepte par la majorité des délégués au congrès sioniste de 1903. Il s'agissait bien d'un projet colonial, qui, sous le drapeau du Royaume Uni, aurait amené l'implantation en Afrique de colons agriculteurs juifs venus d'Europe EN EXPULSANT LES ÉLEVEURS AFRICAINS QUI VIVAIENT SUR CES HAUTS-PLATEAUX. Malgré quelques études faites sur place, le projet ne sera pas réalisé avant la Guerre de 1914-18, qui changea la donne.
A l'issue du conflit mondial, l'Empire Turc, allié de l'Allemagne, fait partie des vaincus, et les pays arabes du Moyen orient sont découpés en petits États contrôles par les vainqueurs : Syrie et Liban par la France, Irak et Palestine par le Royaume Uni. Ce qui permettra un nouveau projet sioniste de " foyer juif " en Palestine sous domination britannique, peuplée jusqu'alors majoritairement de musulmans Arabes, avec quelques minorités chrétiennes ou juives. Dès la décennie 1930, les autorités coloniales britanniques acceptèrent des colons juifs venus d'Europe en Palestine, dans les villes et les villages, et en achetant les terres, afin de ne pas trop mécontenter les Palestiniens.
Le Nazisme, les Fascismes, farouchement antisémites autant qu'anticommunistes (les idéologues hitlériens dénonçaient le" Judéo-bolchevisme") et la Guerre de 1939/45 vont évidemment tout changer. Encore faut-il savoir que les déportations des Juifs européens durant la Deuxième Guerre mondiale n'empêchèrent pas de nouveaux projets coloniaux de voir le jour comme "solution au problème juif ". Ainsi celui oublié conçu par quelques dirigeants du régime de Vichy en 1942, plus antisémites encore que leurs protecteurs Nazis, qui consistait à envoyer les Juifs à Madagascar, cette Ile alors française. Un" foyer juif " qui n'aurait pu se faire évidemment que grâce à l'expulsion de paysans malgaches. Heureusement, ce succédané pétainiste du projet sioniste ne sera pas réalisé, car Madagascar a été libéré par les Alliés en 1943.
SHOAH ET NAQBA
Evidemment, c'est la déportation et l'extermination des Juifs européens par les Nazis, avec la complicité de leurs alliés Vichystes en France, Oustachis en Croatie, Croix fléchées de Hongrie, SS baltes ou ukrainiens, etc., qui bouleversèrent les données du problème. Six millions de Juifs massacrés pour la seule raison de leur religion, ou de leur " race " supposée, un crime imprescriptible que les contemporains ont baptisé du nom hébreu " Shoah ". Ce drame explique l'afflux dans les années d'après-guerre de millions d'émigrants européens en Palestine, au point d'y dépasser progressivement les autochtones palestiniens. Jusqu'au jour où les organisations sionistes y furent assez puissantes et armées pour imposer la partition de la Palestine, et la proclamation de l'État d'Israël, malgré les populations arabes, musulmanes ou chrétiennes, expulsées de leurs villages ou leurs quartiers, ou soumises à la loi d'Israël. Ces événements de 1948 sont toujours connus des Palestiniens sous le nom arabe de " naqba "( la catastrophe ). En 1948, la création de l'État sioniste a été (naïvement ?) approuvée par la quasi-unanimité des pays de l'ONU, traumatisés par la découverte de la Shoah. Mais un regard historique sérieux ne peut accepter l'argument utilisé depuis par les sionistes d'Israël ou d'ailleurs :
Aucun crime, si abject soit-il, ne peut en justifier un autre, contre un peuple palestinien qui n'en fut en rien responsable. D'autant qu'aucune des promesses faites à l'ONU lors de la partition de 1948 n'ont été tenues par l'État d'Israël !
SOLIDARITE AVEC LA PALESTINE
Depuis 1948, l'État colonial d'Israël s'est approprié par des guerres successives des terres et villages de Palestine, Cisjordanie et Gaza, de Jérusalem et du Golan syrien, dont les habitants et leurs descendants sont encore en 2018 réduits par millions à l'État de réfugiés en d'autres pays, et de sujets occupés en Israël. Sous la direction de gouvernants racistes comme celui de Netanyahou, l'État israélien actuel multiplie ses colonies de peuplement en Palestine occupée, et Gaza est devenu un immense camp de prisonniers encerclé et asphyxié. Cela justifie amplement la lutte des Palestiniens, niés dans leur existence nationale.
Depuis mars 2018, des foules palestiniennes manifestent chaque vendredi le long de la frontière de la bande de Gaza, des jeunes, des femmes et des vieillards palestiniens sans autres armes que de vieux pneus à brûler. L'armée israélienne a tiré sur eux à balles réelles, faisant en mars et avril plus de 30 morts et des centaines de blessés. Et le 14 mai, elle a tué 59 Palestiniens, et en a blessé plus de 2000 ! Pendant ce massacre, Netanyahou fêtait l'installation de l'Ambassade des USA à Jérusalem, en présence des représentants de son suzerain Trump, et se déshonorait en qualifiant le 15 mai de " son jour de gloire "!
Jamais depuis les crimes de l'Apartheid en Afrique du Sud il y a 30 ans, il n'y eut pareille tuerie pour l'exemple. A l'époque, pour des crimes de cette nature, le gouvernement raciste de Pretoria fut mis au ban des Nations partout dans le monde.
Un Gouvernement français digne de ce nom devrait prononcer la même condamnation sans appel des dirigeants israéliens, pour crimes racistes coloniaux, et l'interruption des relations diplomatiques et économiques habituelles, tant que dureront ces massacres abjects, et l'implantation de nouvelles colonies. Au lieu de cela, Macron et ses ministres se contentent de condamner " la violence", et de laisser les militants français qui boycottent les produits israéliens dans les grandes surfaces être traînés au tribunal pour " antisémitisme ". Il obéit ce faisant aux demandes du CRIF sioniste, qui a l'audace de prétendre représenter l'ensemble des citoyens français d'ascendance juive, dont la majorité ne sont ni pratiquants, ni sionistes !
  • Exigeons des autorités françaises l'annulation de la "saison culturelle France -Israël"!
  • Boycottons les produits israéliens importés en France ( actions BDS ) !
  • Soyons solidaires du peuple palestinien en lutte, et des citoyens israéliens opposés aux exactions coloniales !
  • Racisme et Antisémitisme sont aussi abjects l'un que l'autre !
  • Le Sionisme, idéologie coloniale, n'est pas le contraire du racisme, mais son corollaire !