Aux Etats-Unis, 55% des femmes âgées de 18 à 54 ans préféreraient
vivre dans un pays socialiste plutôt que capitaliste. Voilà ce que
révèle le sondage Harris réalisé pour "Axios HBO". Une enquête qui tombe
à quelques jours de l'ouverture des primaires démocrates - article et
traduction Nico Maury
Alors que les électeurs et électrices des primaires démocrates se
préparent à se rendre aux urnes à partir de février, un sondage publié
dimanche montre qu'une majorité d'étasuniennes en âge de voter, entre 18
et 54 ans, préférerait vivre sous un système économique qui ressemble
davantage aux pays socialistes plutôt que dans un pays capitaliste.
Le sondage Harris réalisé pour «Axios HBO» en juin 2019 montrait
que le socialisme avait gagné en popularité au cours des dernières
années .
Quatre citoyens américains sur 10 et 55% des femmes affirment
aspirer à vivre dans une nation socialiste plutôt que capitaliste. Le
taux de femmes américaines soutenant le socialisme est passé de 40% à
55%.
Les sondées recherchent un système politique où les soins de santé
sont universels, l'éducation est sans frais de scolarité et où le
salaire est décent pour une journée de travail décente. Pour ces
sondé.e.s, "le capitalisme a échoué au cours des dernières décennies.
Il a créé une économie qui est profondément injuste".
Ce sondage est très clairement en faveur des positions défendues
par Bernie Sanders. Il est le seul candidat a se revendiquer du
socialisme là où les autres proposent des réformes plus ou moins fortes
du système capitaliste. Ni Warren, Biden où Pete Buttigieg n'apportent
de réponse à la crise sociale et économique que traverse les Etats-Unis.
Mais les Français, longtemps privés du choix de vote communiste, contraints depuis de très nombreuses années, de confier leurs suffrages aux politiciens véreux drapés de leurs habits de la "gôche bobo" exclusivement préoccupés de dépecer les restes du Parti Communiste: que pensent-ils de ces sondages dont rien ne filtre ni ne passe dans notre presse française "libre" aux mains des milliardaires et de leurs chiens de garde, et des traitres responsables, Robert Hue en tête, de la quasi disparition du PC ?
Hier, samedi 18 janvier, le journal de France 2 de 20 h traitait de 12 sujets :
1.
Sept de ces sujets étaient des sujets d'actualité : "Emmanuel Macron :
une soirée au théâtre perturbée" - "Opérations coup de poing : une
nouvelle forme de revendication ?" - "Grève à la RATP : le bout du
tunnel ?" - "Gilets jaunes : une fin de manifestation mouvementée" -
"Éducation : les premières épreuves du nouveau bac reportées" -
"Incendies en Australie : quels facteurs déclenchent les incendies en
série ?" - "En Californie, la ville de Paradise, théâtre d'un incendie
dévastateur, se prépare à l'été."
2.Les
cinq autres sujets étaient des sujets "anecdotiques" ou "tendance", du
type de ceux qui font l'ordinaire des journaux télévisés de Jean-Pierre
Pernaut sur TF1. Je cite les trois premiers, car c'est sur aux deux
autres que je consacrerai mes observations : "Tendance : louer ses
meubles, une solution commode" - "Fabriqué en France" : des produits
plébiscités ?" - "Musique : ils reprennent leurs groupes favoris."
3.
Les deux sujets restants avaient pour titres : "Meghan et Harry : ils
renoncent à leurs titres royaux" et "Grand format : Saint-Pétersbourg,
dans le tourbillon des bals russes".
Remarque 1.
Aucun des sujets possibles de politique étrangère : guerre civile en
Libye, manifestations au Liban, tensions Iran - États-Unis (et toutes
relations extérieures de l'Iran), Brexit, etc., n'a été traité, alors
que c'est plutôt le cas dans le journal du soir, contrairement à celui
de 13 h. Et je n'évoque même pas les sujets structurels, qui peuvent à
tout moment fournir de solides sujets : l'Amérique latine (et, au sein
de celle-ci, le Chili et le Venezuela, la Corée du Nord, Hong Kong,
l'Irak...)
Remarque 2.
A cet égard, les deux sujets ayant pour siège des pays étrangers
(l'Australie et la Californie) sont moins à ranger sous la rubrique de
la "Politique étrangère" que sous celle des "catastrophes", vieille,
très vieille rubrique remontant aux gazettes d'Ancien Régime, friandes
du spectaculaire, de l'inhabituel, de l'effrayant et de l'horrible. [Et à
susciter chez les téléspectateurs la peu charitable pensée du "Suave mari magno..."].
Remarque 3. Ces
deux sujets ("Meghan et Harry" et "Les bals de Saint-Pétersbourg")
témoignent d'une fascination - à tous égards déplacée - pour l'Ancien
Régime. Qui est, en effet, ce prince "Harry" (qui s'appelle en fait
Henry, comme huit rois d'Angleterre) ? C'est le second fils de Charles,
prince de Galles, actuel héritier de la couronne. Le prince Henry, dans
le protocole, est le sixième dans l'ordre de succession au trône, après
son frère aîné William et les trois enfants de celui-ci : autant dire
qu'il ne s'appellera jamais Henri IX. Or, la reine, sa grand-mère,
n'ayant déjà aucun pouvoir, il n'est donc, pour filer la métaphore, que
la sixième roue du carrosse (et même pas la roue de secours)... Et le
fait que le journal télévisé ne le nomme familièrement que par son
diminutif, témoigne de son statut effectif aux yeux des médias : celui
d'une espèce de vedette, d'un Beckham... sans ballon. Mais, dans les 1
mn 39 s du reportage, on entend deux fois "monarchie", une fois "prince", deux fois "altesse royale", quatre fois "reine", une fois "duc et duchesse", une fois "titre royal" et une fois "famille royale".
Même
si c'est pour parler d'une dissension dans la famille royale, il n'en
reste pas moins que le journal parle de cette famille. Et qu'en en
parlant, il met l'information au même niveau que les luttes sociales qui
agitent la France. Et que ce que retient l'oreille, tout autant que le
fond de l'affaire, c'est la suite de ces noms protocolaires, qui
appellent la révérence. Or, cette litanie de titres, complaisamment
énumérés, tranche de façon assez déplaisante avec la façon plutôt
péjorative, voire hostile, dont - quelques minutes plus tôt - ont été
présentés les grèves, les grévistes et leurs actions.
Remarque 4.
Le reportage sur les bals de Saint-Pétersbourg dure 4 mn 22 s. C'est un
temps considérable pour un sujet de journal télévisé : par exemple le
reportage sur les opérations coup de poing dure 2 mn 08 s, sur la
perturbation des épreuves du bac, 1 mn 52 s, et même sur la fin des
grèves (qui, in petto, réjouit Laurent Delahousse...) seulement 1
mn 08 s. Le reportage a duré largement plus de deux fois plus de temps
que le plus long des sujets consacré aux luttes sociales [au cours
desquels, on le notera, pas une seule fois n'ont été présentés, ni même
évoqués, les arguments des opposants à la réforme des retraites...].
Remarque 5.
Le reportage sur les bals à Saint-Pétersbourg s'ouvre par une vue
aérienne du palais impérial et sur une musique de valse. Et cette vue,
ainsi que cette musique, ne sont pas fortuites : elles sont là pour
susciter, à moins de trois semaines du Nouvel an, un rappel tout frais
avec le concert du même nom à Vienne, au cours duquel se produisent des
danseurs qui valsent. Et où on ne manque pas de présenter des vues
aériennes de la capitale autrichienne, avec ses palais de la Hofburg, de
Schönbrunn ou du Belvédère. Et le rappel indirect de cette monarchie
renforce l'impression de "retour béni" à l'Ancien Régime, lorsqu'il y
avait encore, dans les grands pays européens (en Allemagne, en Russie,
en Autriche-Hongrie), les successeurs des monarques qui terrassèrent la
France de l'Empire (c'est-à-dire aussi, et surtout, celle de la
Révolution), et qui, en 1848-1849, écrasèrent les Révolutions
d'Allemagne, d'Autriche, de Hongrie, de Bohême et d'Italie.
Remarque 6. De même que dans le reportage sur la famille d'Angleterre, on entend ici des mots-repères, des mots-fétiches : "Romanov", "tsar", "tradition retrouvée", "impérial", "marbres" [dont le journaliste signale, admiratif, qu'il y en a dix-sept sortes qui ornent les murs de la salle de bal], "princesse", "débutante", "privilégiés", "authentiques nobles pétersbourgeois" [prononcé avec le même tremblé dans la voix que l'expression "or 24 carats"], "une ville qui vibre de nouveau", etc.
Les
74 ans de l'époque soviétique passent à la trappe, sauf pour rappeler,
incidemment, que ces bals étaient "passés de monde" [sic !] à cette
époque - comme si ladite période soviétique ne s'était traduite que par
une transformation vestimentaire ou capillaire, à l'instar des pantalons
"pattes d'eph" ou des coiffures "choucroute"... On ne
rappelle même plus que la ville, durant sept décennies, s'est appelée
Leningrad et a soutenu un des plus longs et plus meurtriers sièges de
l'Histoire.
Remarque 7.
Une impression désagréable est donnée par l'allure des filles, souvent
très jeunes, petites, à peine pubères (celle qui est donnée en exemple a
13 ans), allure qui rappelle fâcheusement les concours de "mini miss"
des États-Unis, où les mères affublent leurs enfants de tenues
d'adultes, y compris (comble de la vulgarité) des strings, pour des
fillettes de moins de 10 ans. On pressent, on discerne ici le même
esprit que dans les "rallyes" ou les "bals des débutantes", lorsque les
parents de l'hyper-bourgeoisie cherchent à habituer leurs rejetons -
garçons ou filles - à fréquenter la meilleure société, à y nouer le
maximum de relations et à s'y marier. Et donc à renforcer, par ces liens
croisés, la cohésion des classes dominantes.
Remarque 8.
Ce qui m'a le plus atterré est une réflexion de la jeune fille : "La
vraie chose qui me stresse, c'est la fatigue, parce que le bal dure cinq
heures". A ce moment, je me suis remémoré le refus d'Emmanuel Macron
d'associer la notion de "pénibilité" à celle de "travail",
parce que, selon lui, cela impliquerait que le travail est une douleur -
ce qu'à ses yeux, il n'est pas... Ce que seront sans doute ravis
d'apprendre les salariés exposés à des postures pénibles, au port de
charges lourdes, aux vibrations mécaniques et aux produits chimiques, et
qui devront endurer cela jusqu'à 64 ans, ce qui est autrement fatigant
que cinq heures de bal pour une adolescente de 13 ans.
Elle est loin, la ville de la Révolution d'Octobre...
Je vous saurais gré de vos remarques, compléments, rectifications et critiques.
Les 7...Milliardaires ; qui sont ceux qui ruinent la France ?
Publié le 20 Janvier 2020
Classement Forbes 2019
concernant le parasitisme
en France
Ce que dit l'enquete Oxfam qui vient d'être rendue publique :
La
France ne fait pas exception à cette tendance générale avec 41
milliardaires, quatre fois plus qu'après la crise financière de 2008.
Qui sont-ils ? Plus de la moitié ont hérité de leur fortune et seulement
cinq sont des femmes. Quant à leur richesse cumulée, 329,9 milliards de
dollars, c'est cinq fois plus qu'après 2008. La France "maintient
un statu quo mortifère alors qu'elle est traversée par la révolte des
gilets jaunes et par la plus longue grève générale de la Ve République", selon elle.
En 2019, on compte 400 000 pauvres de plus dans l'Hexagone selon l'INSEE. "Malgré
les attentes de justice fiscale, les plus pauvres restent les grands
perdants des mesures budgétaires depuis le début du quinquennat : ce
sont les seuls à ne pas avoir vu, depuis trois ans, leur pouvoir d'achat
augmenter significativement",
déplore Oxfam. Intitulé "Celles qui comptent", le rapport rappelle que
les premières victimes des inégalités sont les femmes : "22 hommes les plus fortunés possèdent plus de richesses que l'ensemble de la population féminine d'Afrique."
Des
inégalités que la réforme des retraites française, qui sera présentée
le 24 janvier en conseil des ministres, risque encore d'accentuer. Oxfam
alerte : en allongeant la durée de travail pour toucher une retraite à
taux plein ou en imposant une décote pour carrière incomplète, le
gouvernement prend le risque de renforcer les inégalités. Selon l'INSEE,
les femmes perçoivent en moyenne une pension de droit direct (hors
pension de reversion) inférieure de 42% à celle des hommes en 2017. La
prise en compte de l'ensemble de la carrière, au lieu des 25 meilleures
années, va pénaliser les carrières hachées, des petits boulots ou des
périodes de chômage de longue durée. En particulier pour les femmes nées
en 1956, une femme sur deux a eu plus de 20% d'années incomplètes au
moment de liquider sa pension, contre 6% pour les hommes.
Parmi
les propositions de l'ONG : s'assurer que le système de retraites
corrige les inégalités, en supprimant les systèmes de décote pour les
carrières incomplètes. En revenant à un calcul de la pension basé sur
les meilleures années, pour prendre en compte la réalité de l'emploi des
femmes, notamment les carrières hachées ; et en renforçant la
cotisation de solidarité prélevée sur les hauts revenus afin de tenir
compte de leur espérance de vie plus longue.
Mais
après cela, Monsieur le N°3 de la liste, propriétaire du Point (sans
"g") lancera ses dogues pour dire que ce sont les grévistes et la CGT. Un jour , il faudra bien que munis de nos G on lui fasse bouffer ces ramettes avec "T"
Rédigé par Canaille le Rouge
dimanche 19 janvier 2020
Pourquoi Macron ne cède pas
Macron
ne cède rien. Il agit en montrant qu’il n’est pas là pour faire une
carrière politique. Comme s’il se foutait de ce qu’on pense ou dit de
lui, et de son avenir politique. Comme s’il se foutait de sa cote de
popularité. Pour être réélu ? Il fait comme si cela ne lui était pas un
souci.
Macron
agit comme un général mandaté par ses parrains de la finance pour
détricoter et privatiser tout ce qui est collectif et solidaire en
France. Et sa récompense ne sera peut-être pas d’être réélu ou de
prendre place dans le paysage politique français, mais d’aller siéger
dans de multiples conseils d’administration et notamment ceux des
sociétés qu’il aura privatisées pour ses commanditaires. Il a agi en
deux temps : en pourrissant l’État français de l’intérieur sous un
Hollande bien acquis au même projet, et en prenant appui sur ce
pourrissement pour mener à bien son pillage en règle de l’État. Voilà
pourquoi il se moque de tous ces scandales à répétition le concernant et
concernant son gouvernement. Il agit comme s’il était « en mission ».
Voilà pourquoi nous avons un gouvernement « de crise » composé sans
vergogne à moitié de millionnaires, voilà pourquoi il garde un Président
de l’Assemblée mis en examen, ou des ministres liés à des lobbys, comme
Wargon, Buzyn, et Delevoye « expert » pour la formation des cadres des
Assurances ; et pourquoi sa ministre de la justice peut dire en rigolant
qu’elle a juste oublié de déclarer trois appartements au fisc. Voilà
pourquoi il met sans honte un voyou à la tête de la police et autorise à
cette police des comportements de voyous.
Voilà surtout pourquoi il ne cède devant aucune grève. Parce qu’il s’en fout. Il
se fout de vous, il se fout du pays, il se fout de la misère et de la
pauvreté, il se fout des éborgnés et des amputés par sa police. Il s’en
fout. Il détricotera tout jusqu’à la dernière maille sans écouter
personne hors ses amis des 1% les plus riches, sans état d’âme. Il n’a
pas besoin de penser trop à son avenir : il est bien assuré de ce
côté-là.
Et
il terminera en laissant un pays épuisé et exsangue, trop sonné pour se
défendre contre le plus violent des systèmes de finance néolibérale
qu’on puisse imaginer.
Voilà
pourquoi il ne cède pas, et voilà pourquoi la seule façon de le faire
céder est de nous montrer plus obstinés, plus jusqu’au-boutistes, plus
tenaces. Le seul mouvement qui l’ait jamais ébranlé, c’est celui des
Gilets Jaunes, parce qu’il l’a désarçonné, politiquement et sur le
terrain, là où il ne s’y attendait pas. Il faut ouvrir un intense débat
politique, un immense RIC, pendant des mois pour affirmer des buts
communs pour la masse des gens qui se réclament des principes de
solidarité et d’égalité.
Il
a déjà entrepris la privatisation des hôpitaux, de la SNCF, des gares,
des aéroports, des barrages, de la Sécu. Il s’attaque à celle des
routes, des universités, de la culture, de la justice. Cet homme ne veut
plus de services publics qui appartiennent à tous et sont au service de
tous. Il ne veut qu’un État minimum (armée, police, pouvoir
judiciaire…) et nous savons tous qu’un tel État s’appelle une dictature.
Robert
Joumard, Pierre Cours-Salies, Jean-Luc Picard-Bachelerie, Margaret
Méchin, Jean-Michel Cosso, Jeanne Parreau, Fred Licciardi, Jean-Yves
Sage, Christian Delarue, Guillaume Ageorges et Monique Demare, de la
Commission démocratie d’ATTAC
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Ce texte est très fortement mais librement inspiré d’un texte de Ian Manook.
PARENTIS: DOS DESAFIOS TAURINOS EN LA FERIA 2020: CEBADA GAGO/ ALBASERRADA y SANTACOLOMA/ SANTACOLOMA.
Chaque année, à pareille époque, c'est un plaisir éternellement renouvelé, de recevoir les voeux de l'ADA PARENTIS EN BORN.
ADA: ASSOCIATION DE DÉFENSE DES AFICIONADOS
Pas besoin d'aller dans une "grande" plaza pour y voir les canons de la tauromachie authentique scrupuleusement respectés dans toute leur pureté, leur vérité ......En toda ley. Ici, la plaza est grande, non par sa capacité d'accueil, mais par l'immense qualité de son aficion.
Pour faire bref, dans cette arène, depuis des lustres, on promeut et défend becs et ongles la corrida intègre.
Pour cette raison je m'empresse, à la réception de la carte annuelle de voeux de l'équipe du président Serge Villetorte et de la présentation des cartels, de publier cette affiche 2020, qui devrait combler comme toujours les aficionados les plus exigeants.
Aficionados en recherche d'authenticité, qui ne connaissez pas encore PARENTIS EN BORN, retenez ces dates et ces arènes mythiques: SAMEDI 8 et DIMANCHE 9 AOÛT 2020.