jeudi 2 avril 2020

J'AI BEAUCOUP AIMÉ.....

.....Sur le blog Réveil Communiste, un très intéressant article sur le socialisme, que je vous invite à découvrir. Et, en Post Scriptum, j'ai aussi apprécié la conclusion de Gilles Questiaux, dans une analyse qui devrait interpeller tous les "spécialistes" qui glosent sans savoir ni connaître ni chercher à comprendre, sur l'histoire récente de l'URSS, sur la Chine, sur Cuba...... Comme si la capitalisme pouvait être la panacée incontournable de l'Histoire de l'Humanité, alors que c'est lui,  le capitalisme le plus débridé, qui envoie la planète, et surtout les humains, ses habitants, par milliards,  dans le mur.
C'est ce P.S. que je vous livre. Court, concis, clair, mais qui ne manque ni d'attrait et de bon sens, ni  de rigueur intellectuelle. D'objectivité.

GQ, 2 septembre 2018, 2 avril 2020

PS, 17 février 2019

J'ai reçu l'objection que le bilan des États socialistes réellement existants n'a pas été "globalement positif", pour parler comme Georges Marchais, sur le plan écologique. Il faudrait remettre les choses à plat en procédant à des enquêtes objectives comme pour tout ce qui concerne la mauvaise réputation du socialisme dans les médias et la culture. Mais il est bien certain que l'écologie n'a pas été de leurs priorités, pas davantage d'ailleurs que de celles des sociétés capitalistes auxquelles elles se confrontaient.

Il faut se dire qu'un État prolétarien cherche à résoudre les problèmes objectifs qui se posent à lui dans l'ordre où ils se présentent, et jusqu'à présent leur problème principal a été de survivre dans l'environnement capitaliste hostile et agressif. Le bloc socialiste a su relever le défi en recréant à partir de presque rien une force militaire, une recherche scientifique et une industrie de base qui ont permis de vaincre l'envahisseur nazi et de tenir tête à l'impérialisme pendant deux générations. Peu de chose dans la tradition socialiste d'avant 1914 (sauf Marx, mais Marx n'a pas vraiment été lu ni compris avant 1917, en dehors de Russie), et pas grand chose non plus dans le passé russe ne préfigurait une telle capacité de création et de résistance collective. Je pense donc que confronté à la nécessité le socialisme pourra également faire des miracles dans la question écologique, et je crois même que c'est le seul système économique où les priorités écologiques véritables peuvent être établies. C'est d'ailleurs le sens de l'évolution actuelle du socialisme cubain, et sans préjuger du degré du caractère socialiste de la Chine en 2019, il faut reconnaitre que depuis une dizaine d'années la transition écologique y est prise bien davantage au sérieux qu'en Occident.

Le capitalisme "vert", quant à lui, déplace le problème vers les territoires des périphéries, et l'activisme écolo petit-bourgeois à courte vue et de mentalité "pas de ça chez moi" y contribue.

L'ironie sinistre de l'affaire, c'est que les territoires de l'ex-URSS sont beaucoup plus dégradés et pollués maintenant qu'aux temps de l'Union soviétique.

AU BAL DES MENTEURS: QUI? QUI?


mercredi 1 avril 2020



En Ehpad, la crainte d’une hécatombe

Publié le 31 mar 2020
Avec la crise sanitaire qui frappe la France, les Ehpad (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) se retrouvent dans une situation critique. Le personnel, confronté à la surmortalité des résidents, travaille dans la peur de contracter le virus et de le transmettre à leur famille et aux résidents.
Pénurie de masques et de matériels de protection, absence de dépistage, manque de gel hydroalcoolique… La crise sanitaire du Covid-19 a aggravé la situation dans les Ehpad, publics comme privés.
Certains ont déjà été durement touchés par le coronavirus, comme à Saint-Germain-en-Laye dans l’Ehpad du groupe Korian, où 16 personnes sont décédées sur un total de 84 résidents.

Le gouvernement redoute une hécatombe

Pourtant, cette crise était prévisible : depuis plus de deux ans, les travailleurs des Ehpad alertent sur les conséquences de l’austérité budgétaire mise en œuvre par les gouvernements successifs.
Dégradation de la prise en charge des résidents, souffrance des agents, multiplication des accidents du travail… Le constat a même été fait par le gouvernement, mais deux rapports et une mission flash sur l’état catastrophique des Ehpad et le manque de moyens alloués à la dépendance n’auront pas suffi. Il faut à nouveau une situation de crise sanitaire pour se rendre compte du sort réservé aux personnes âgées dans notre pays.
Depuis plusieurs jours, les établissements ont fermé leurs portes aux visiteurs extérieurs, certains résidents sont mis à l’isolement sans visite familiale. Certains Ehpad ont même décidé de se couper du monde.
En Charente, les 18 salariés de l’Ehpad de Mansle ont choisi de se confiner à l’intérieur de l’établissement pour éviter tout contact avec l’extérieur et protéger les résidents.
En effet, les salariés médicaux et paramédicaux restent les seules personnes qui entrent en établissement et qui peuvent donc transmettre le virus. Nombre d’entre eux sont renvoyés en confinement, à domicile, car ils ressentent les symptômes du Covid-19. Ils ne sont ni testés, ni diagnostiqués.
Pour éviter cette catastrophe qui s'annonce, nous exigeons du gouvernement qu’il mette en place immédiatement des moyens de protection, des effectifs, des traitements adaptés pour les résidents et les professionnels du secteur.
Il se doit d'approvisionner les professionnels en masques, gel, sur-blouses et de réaliser des dépistages systématiques.

USA: AU PAYS DE LA LIBERTÉ.....




.....Avec la pandémie, les ventes de bunkers s’envolent





Dessin de Ebert / Italie / Cartoon Movement
Outre-atlantique, la demande en bunkers et autres abris sécurisés n’a jamais été aussi forte, rapporte le Los Angeles Times. Et le catalogue des fabricants s’étoffe avec des versions de luxe et des solutions de confinement collectives.





Du désinfectant pour les mains ? Bien sûr. Des masques ? Parfait. Mais alors que le coronavirus se répand, les riches investissent dans des moyens de protection beaucoup plus extrêmes : les bunkers. Dans tout le pays, la demande et les ventes de bunkers et d’abris explosent.
La plupart sont équipés de systèmes spéciaux de purification de l’air qui, espèrent les acheteurs, se révéleront utiles pour tenir à l’écart un virus censé pourvoir survivre pendant plusieurs heures à l’air. Et, pour ceux qui redoutent un effondrement sociétal après la pandémie, rien ne vaut l’accès à une salle sécurisée avec l’équivalent d’une année de vivres pour avoir l’esprit tranquille.

La pandémie, argument marketing

Les bunkers n’ont rien de nouveau. Des dizaines de milliers d’Américains se sont construit des abris antiatomiques privés au plus fort des tensions liées à la guerre froide. Dans les régions balayées par les tornades, la demande d’abris, souterrains ou non, est constante. En règle générale, les prix s’échelonnent de 3 000 à 11 000 dollars.
Mais face au nouveau virus qui attise les angoisses, les fabricants produisent à la chaîne des espaces sécurisés dotés d’un confort réservé d’ordinaire aux demeures des plus riches. Gary Lynch, gérant de Rising S Bunkers, une entreprise texane, assure que son téléphone ne cesse de sonner.
Aussi impopulaire que soit le coronavirus, en matière de publicité, il est aussi vendeur qu’un tube des Backstreet Boys dans les années 1990, dit-il. Les gens en sont dingues.”
Une des premières personnes à l’avoir appelé a acheté un bunker le jour même. Peu après, un client du Japon a commandé un millier de systèmes de purification de l’air anti-NBC [nucléaire-bactériologique-chimique], faits sur mesure par sa société.
Comparables à ceux qui sont utilisés dans les hôpitaux, les systèmes anti-NBC classiques aspirent l’air et en éliminent les particules nocives, comme les bactéries ou la poussière des retombées nucléaires, fournissant un air purifié 
(Courrier international)
Macron-Jupiter affirme en Anjou  qu'il ne faut pas l'être . Il  parle  même de renationaliser les industries de santé. 
  
Maurice Ulrich  dans l'édito de l'Huma se permet de lui rappeler :

        *   qu'une note du ministère de la santé de 2019 se félicitait que la suppression de 4200 lits ait pu être compensée par des soins ambulatoires et des sorties rapides.
        *  que la même note chiffrait à 4000 le manque d'infirmiers et infirmières  et mettait en cause les salaires insuffisants, sans que rien ne bouge.
        *  Qu'au même moment un fantastique mouvement  associant professeurs, internes, infirmières, aides soignants, administratifs dénonçait  les 17 500 lits supprimés en six ans   (Hollande et Sarkozy ont   apporté leur contribution ) et l'état des Urgences. 
La réponse de l'exécutif ayant été loin des attentes.

Il ne faudra pas, lorsque la peur et la crise  auront passé que ce soit sans laisser de traces et qu'on revienne aux errements du libéralisme.  Car cela serait  terriblement   irresponsable.  

Nous nous chargerons de le rappeler à Jupiter.


(Blog PCF LITTORAL)