mercredi 22 avril 2020

AH LA BELLE SOCIÉTÉ .....ET SON STOCK DE VIEUX À ÉLIMINER


Le 10 avril 2020


Macron n’aime pas les vieux.

Les vieux c’est trop coûteux. Alors Macron a voulu casser les retraites parce que le « stock de vieux » comme il l’a dit, est trop grand : 14 millions actuel et demain 17 millions. Çà fout en l’air sa « règle d’or » : pas plus de 14 % du PIB pour les vieux ! (Et si le PIB se contracte de - 6 %, les pensions aussi)
Augmenter la CSG, désindexer les retraites des prix, invention d’un
système de « points » sur 43 annuités de cotisations, Macron a tout
fait pour imposer ça contre des milliers de manifestations, de grèves et contre 70 % de l’opinion.

Et puis est arrivée la pandémie du coronavirus : le monde de Macron n’y était pas du tout préparé.
Macron avait un pognon de dingue mais pas de seringues, des lacrymos et FDO mais pas d’hostos, pas de lits, des boucliers mais pas de masques, ni respirateurs, il savait pister mais pas tester, il payait cher ses flics mais pas nos soignants. Il flattait les premiers de cordée du CAC 40, il est apparu que c’étaient les derniers de corvée, la France du smic qui s’est mise à faire tourner le pays. Et les  smicards, comme ils sont volontiers gilets jaunes et syndiqués, Macron s’est fait siffler partout, il a pris peur et retiré sa casse des retraites. Il a dit : « c’est pour apaiser ». Mais Macron a calculé que ça serait compensé si le « stock » de vieux baissait. On pouvait y parvenir dans les 7500 Ephad avec du Ritrovil.
Karine Lacombe l’a dit le 29 mars : « On ne met pas les personnes âgées en réanimation car ce serait inconfortable pour elles ». Le Ritrovil, c’est une « mort douce » sans masques, et sans lits d’hôpital, sans respirateurs, sans soignants, ça tombe bien. Pas pour les « vieux » en général, ils seront triés, mais pour les vieux pauvres…

Un sénateur US : “La vraie question est la suivante : allons-nous couler toute l’économie pour  sauver 2,5 % de la population qui,  en
règle générale, 1/ coûtent cher à la société et 2/ ne sont pas productifs ?” L’animateur radio Glenn Beck US a évoqué “la possibilité de sacrifier des vies pendant l’épidémie de coronavirus pour sauver les États-Unis et leur économie”. En France un journaliste, Jean Quatremer a dit à peu près pareil. 

Sur France 2, Elise Lucet rapporte qu’un médecin dénonce le fait « qu’on veut éliminer les personnes de 70 à 90 ans ».


C’est une autre façon de baisser les retraites…


On ne laissera pas faire : nationalisation de tous les EPHAD, 5 milliards tout de suite, un grand service public de la dépendance, financé par une branche spéciale de cotisations salariales et patronales de la Sécurité sociale !

Et tant pis pour le groupe « Korian » machine à cash leader du marché des Ehpad, mouroirs sans assez de personnel, sans amour, sans soins :ses actionnaires seront expropriés, çà sera compensé par des applaudissements publics le soir à 20 h.



Par Gérard Filoche ( Gérard Filoche, est un syndicaliste et homme politique français. Inspecteur du travail de profession, il a publié de nombreux ouvrages,notamment sur mai 68 et sur le droit du travail, et contribue à différents médias.)

mardi 21 avril 2020

MARÉCHAL, LES VOILÀ. LA BÊTE IMMONDE RÔDERA ENCORE LONGTEMPS

Vu d’Autriche.

Avec le confinement, les dénonciations se multiplient en France

Publié le

La police ne compte plus le nombre d’appels dénonçant des entorses au confinement. Des comportements qui s’expliquent par la peur d’être malade, mais qui restent contestables, estime Der Standard.
“Le téléphone de la police n’arrête pas de sonner”, constate Der Standard, car “les Français dénoncent leurs voisins”. C’est le cas de “monsieur Dupont” qui, “debout derrière ses rideaux, regarde les enfants jouer dans la rue, avant de composer le 17”, décrit le quotidien autrichien. Ou bien, parfois, dans une lettre qu’il laisse anonyme, “il se plaint de quelques riverains qui ne respectent pas le confinement”.
Si d’autres “informateurs sont plus subtils” que M. Dupont, les dénonciations, pourtant assez “taboues” en France, sont de plus en plus courantes pendant cette pandémie, poursuit le journal. Dans certaines zones de l’Est de la France, elles représentent même près de 70 % des appels d’urgence, explique un membre du syndicat de police Alternative :
On nous dit qu’une personne a promené son chien quatre ou cinq fois dans la même journée ; qu’une autre est allée faire des courses à plusieurs reprises ou encore que des jeunes ont fait du sport.”
Dans certains cas, inspirée par la volonté de nuire, la dénonciation confine à la délation. Sans compter les plaintes qui ciblent les personnels soignants : mi-avril, un couple a même été condamné à Bayonne parce qu’il envoyait des lettres à des voisines infirmières, les incitant à déménager.

La figure du corbeau

“La raison de ces comportements est, bien sûr, la crainte d’une infection par le Covid-19”, indique Der Standard. Et, dans la plupart des cas, “ceux qui s’autoproclament ‘gardiens de l’ordre public’ restent anonymes. Un peu comme la légendaire figure du ‘corbeau’, présent dans de nombreux films policiers français”.
Mais ces attitudes divisent. Si certaines municipalités sont allées jusqu’à les encourager – comme à Montgeron, dans l’Essonne, où la maire a invité les habitants à signaler les entorses aux mesures du confinement –, d’autres appellent au contraire “ouvertement à s’abstenir de dénoncer”.
C’est le cas dans le XXe arrondissement de Paris, rapporte le journal autrichien. Interrogée, la municipalité souligne ainsi : “Nous recevons une avalanche de dénonciations, d’appels téléphoniques, de mails, voire de photos. Mais il est tout simplement interdit de prendre en photo, depuis sa fenêtre, des parents qui se dégourdissent les jambes avec leurs enfants !” Surtout, rappellent les élus, “les numéros d’urgence, comme leur nom l’indique, doivent être réservés aux situations d’urgence”.

D'après l’ensemble des éléments disponibles, le nouveau type de coronavirus est d'origine animale, a assuré ce 21 avril l'Organisation mondiale de la santé (OMS), indiquant qu'il ne s'agit donc pas d'une manipulation de laboratoire.
Published by PCF Littoral - d

MÉFIANCE.

Le billet du Dr Christophe Prudhomme MÉDECIN AU SAMU 93

21 Avril 2020, 18:03pm
| Publié par BLOG-PCF-ARRAS
Le billet du Dr Christophe Prudhomme MÉDECIN AU SAMU 93

Méfiance

Le premier ministre et le ministre de la Santé ont voulu faire oeuvre de «pédagogie», dimanche soir.

Mais, une fois de plus, la stratégie proposée pour la levée du confinement est imposée par la pénurie des outils essentiels dont nous avons besoin pour gérer cette épidémie.
Nous le répétons et l’exemple de certains pays étrangers est là pour le confirmer: les masques et les tests nous ont manqué et continuent à nous manquer. En effet, pour détecter et confiner de manière stricte et sélective, il faut que chacun puisse être testé au moindre doute, et pas seulement en cas de symptômes, isolement sélectif veut dire absence de contact rapproché, y compris dans le milieu familial, et pour ceux qui vivent seuls, par exemple le portage des repas pour éviter les sorties.

Sur les masques, la multiplication des initiatives de bonne volonté pour bricoler des masques en tissu est une solution au rabais. Des masques de ce type, de fabrication artisanale, sans aucun contrôle de qualité, sont moins efficaces que des masques chirurgicaux.
Une fois de plus, ceux qui nous gouvernent ne nous ont pas présenté une stratégie validée par des données de santé publique, mais bien des mesures motivées par leur incapacité à nous fournir les moyens nécessaires à la reprise d’activité. Éviter de nouvelles contaminations doit rester la priorité, car notre système hospitalier est au bout du rouleau et ne pourra pas encaisser une deuxième vague.

Cela ne peut se faire en maintenant un confinement total de la population, dont l’efficacité est certaine, mais qui a été motivé, au début de l’épidémie, uniquement par notre incapacité à détecter les premières personnes contaminées, pour les isoler elles, et elles seules.

De fait, les explications confuses et incomplètes de MM. Philippe et Véran n’inspirent pas confiance. Or, celle-ci est absolument nécessaire pour que les citoyens puissent adopter un comportement adapté, réfléchi et librement consenti.

Les soignants le savent bien. Comment croire que le malade continuera à prendre des médicaments, qui ont tous des effets secondaires, s'il n’a pas reçu des explications convaincantes sur le rapport bénéfice-risque favorable?
Alors, Messieurs les ministres, arrêtez de nous mener en bateau, jouez cartes sur table, reconnaissez vos erreurs et vos limites. •

Réouverture des établissements scolaires : poser les enjeux de classe signifie dépasser la simple question du confinement

mardi 21 avril 2020 par Unité CGT
L’annonce de Macron, lundi 13 avril, de rouvrir les établissements scolaires à partir du 11 mai a révélé la volonté du patronat et du gouvernement d’accélérer la reprise de l’activité économique. En France, et selon l’OFCE, ce sont près de 300 000 ouvriers et ouvrières, et plus de 300 000 employés non qualifiés qui sont concernés par la garde d’enfants.
Il ne faut pas se laisser tromper par le discours pathétique de Macron : la vie, les loisirs, et la sécurité des travailleurs lui importent peu. Pour Macron et son monde, seul compte le marché, la lutte concurrentielle des monopoles, les profits. Ainsi va la société capitaliste.
Si l’Éducation nationale n’est pas vitale à la sécurité sanitaire, elle est par contre nécessaire pour un plus large redémarrage de l’économie. La situation exceptionnelle que nous vivons souligne par ailleurs l’importance des anciens CHSCT que Macron a détruit, d’abord en tant que ministre, puis en tant que président. Cette instance doit être rétablie et réunie afin de garantir à tous les travailleurs la sécurité au travail.
Soyons clair, le confinement réel n’a jamais eu lieu et n’aura jamais lieu !
Dans tous les secteurs économiques, dans toutes les entreprises, le maintien ou la reprise de l’activité économique s’est toujours réalisée en dépit du respect des consignes sanitaires. Si le confinement est social et politique, il n’est certainement pas économique.
Depuis le 17 mars, des millions de travailleurs, relevant de secteurs économiques pourtant non essentiels à la sécurité sanitaire de la population, ont ainsi été contraints par le patronat de continuer à produire.
Jusqu’à sa condamnation, Amazon n’avait par exemple jamais cessé les livraisons de produits non essentiels à la santé de la population. Soulignons d’ailleurs que dès le 20 mars, l’UIMM, la Cfdt-Métallurgie, FO-Métaux, le CFE-CGC-Métallurgie, avaient signé un accord afin de permettre à l’industrie métallurgique de « retrouver un niveau d’activité satisfaisant ».
Pourtant, la Directe Auvergne-Rhône-Alpes avait depuis le début dénoncé l’impossibilité pour les travailleurs et travailleuses de suivre les règles de distanciation sociale, ainsi que l’absence de produits désinfectants à leur disposition. De même, la Direccte Bourgogne-Franche-Comté avait pointé du doigt les nombreux défauts d’entretien des locaux et du matériel.
Les nombreuses luttes menées courageusement par les travailleurs et les travailleuses dans de nombreux secteurs d’activité, qu’Unité CGT a relayé, sont la preuve de la nécessité de poursuivre l’activité syndicale et d’intensifier la lutte, car si ce gouvernement ne mène pas la guerre au virus, il dirige bien ses coups contre les travailleurs et les travailleuses.

Le confinement sert de prétexte à la casse de nos libertés et de nos droits, et anesthésie notre capacité à les défendre

Macron ne mène pas la guerre au virus pour défendre la population. Par contre, il mène une véritable guerre sociale contre les travailleurs. Profitant de l’état d’urgence sanitaire, Macron et son gouvernement se sont ainsi empressés d’abattre par ordonnance nos conquis sociaux : remise en cause des 35h, des congés payés, des RTT, généralisation du travail le dimanche, suppression des cotisations patronales qui ouvre la voie au démantèlement de la Sécurité sociale
Le confinement a permis d’accélérer la mise en place de ces mesures anti-sociales car les travailleurs sont privés de leurs libertés démocratiques les plus fondamentales.

Toutes les mesures liberticides prises au nom du confinement – interdiction des rassemblements, atteinte à l’exercice du droit constitutionnel de grève, alors même que la production demeure ininterrompue – doivent nous interroger et nous inciter à l’action.

Qu’adviendra-t-il de nos droits et libertés après le confinement ? Rappelons-nous que c’est Macron qui a inscrit dans le droit ordinaire des mesures exceptionnelles liées à l’état d’urgence. Demain, au nom de notre propre « protection », nous empêchera-t-il de nous rassembler pour défendre nos droits ?
Alors que les éditocrates annoncent des lendemains qui chantent, c’est sous un état d’urgence sanitaire permanent qu’il faut s’attendre à vivre.

Le confinement nous a été imposé, il n’a fait l’objet d’aucune concertation avec les organisations syndicales. Aujourd’hui, seul l’exercice et la défense de nos droits doivent nous imposer la ligne de conduite à suivre. Notre seul juge doit être notre conscience politique.

Fixer les conditions de la reprise
Le seul objectif du gouvernement et du patronat est de nous priver de nos conquis sociaux et de nos libertés démocratiques. C’est donc à nous, travailleurs et travailleuses, qu’il appartient, par l’exercice et pour la défense de nos droits de sonner l’heure de la reprise. Personne d’autre, et certainement pas les voyous en col blanc au pouvoir, n’a le droit de décider à notre place.
Les travailleurs ont des représentants élus et légitimes, c’est donc bien l’avis des organisations syndicales qui doit conditionner la possibilité d’une éventuelle reprise ou du maintien d’une quelconque activité.
Il est évident que l’état actuel du service public hospitalier en particulier, et des secteurs de l’industrie pharmaceutique et médicale en générale, accentue les effets de la crise sanitaire. Il appartient à l’État de prendre toutes les mesures nécessaires à l’amélioration de la prise en charge des malades, en rouvrant des lits et des centres hospitaliers.
Il appartient à l’État de relancer dès maintenant la production industrielle des masques, du gel, et de tous les produits à même de limiter la propagation du virus. La CGT, à de nombreuses reprises, a rappelé « l’existence de capacités industrielles non utilisées ».
Les choix du patronat et du gouvernement sont des choix de classe. Soyons clairs, le gouvernement et le patronat ne seront pas capables de garantir notre sécurité et notre santé au travail. Nous devons refuser l’aseptisation de nos combats, de notre lutte, de nos vies.
À l’approche du 1er mai, il nous appartient de réfléchir aux modalités d’actions concrètes qui permettront de faire entendre la voix des travailleurs et travailleuses de ce pays.

 Il appartient à nos différentes structures syndicales de poser et défendre les enjeux de classe de la reprise et de la lutte.
Blog ANC