vendredi 9 octobre 2020

Soignants : une nouvelle sortie méprisante d‘Emmanuel Macron

vendredi 9 octobre 2020 par Stéphane Ortega Blog ANC

Les « fainéants », les « Gaulois réfractaires », « les gens qui ne sont rien », « traverser la rue » pour trouver un emploi… Emmanuel Macron est coutumier du fait. Dominer son auditoire ! Quoi qu’il en coûte, là aussi. Quitte à éroder encore le crédit qui lui reste. Cette fois-ci : devant des soignants à qui il a nié tout problème de moyens.

En déplacement à l’hôpital Rothschild, Emmanuel Macron a perdu une occasion de se taire. Devant des soignants qui l’interpellaient sur le manque de moyens supplémentaires dont ils disposent pour faire face à une deuxième vague épidémique, le président a répondu qu’il n’avait « pas envie de laisser tomber l’hôpital ». Avant de déraper.

« Là ce qu’il faut comprendre c’est que ce n’est pas qu’une question de moyens, c’est une question d’organisation » , a lâché le chef de l’État.

Soit le même discours que celui tenu il y a plus de deux ans, là aussi devant des hospitaliers l’alertant de la situation critique du système de soins. Et un déni durable. En 2019, face à une des plus importantes mobilisations hospitalières des 20 dernières années, Agnès Buzin n’a eu de cesse de nier tout problème de moyens. Et à la place d’expliquer que les maux de l’hôpital étaient dus à un problème d’organisation.

Mais depuis, la Covid-19 est passée par là.

Au mois de mars, le chef de l’État a loué le rôle essentiel des soignants, puis promis un plan d’urgence : le Ségur de la santé. Si ce dernier aura pour effet d’augmenter sensiblement la rémunération des soignants en 2021, pour ce qui est des deux principales revendications des hospitaliers, à savoir plus de lits et de personnels : rien !
Ou si peu.

« On ne va pas créer des postes et des lits parce que le covid arrive là, c’est impossible », a conclu Emmanuel Macron.

Et un terrible aveu. Celui d’un Ségur pour pas grand-chose. En tout cas qui ne répond pas aux besoins exprimés de longue date. Et par la même, le plus sûr moyen de se mettre durablement à dos toute une profession qui a payé un lourd tribu à la maladie. Sans pour autant avoir eu en retour une juste reconnaissance de l’État.

Et enfin, un mauvais signe donné à l’ensemble de la population sur la prise en charge de la pandémie par l’État.

 

UNE DATE DANS L'ANTIFASCISME EN EUROPE

Aujourd’hui, c’est la première fois dans l’Europe d’après guerre qu’un parti néofasciste, entré dans l’assemblée nationale d’un pays, est reconnu comme ORGANISATION CRIMINELLE par le tribunal.

Cette ORGANISATION CRIMINELLE s’appelle L’Aube Dorée et ce pays est la Grèce, dont la justice vient de prendre une décision historique pour l’antifascisme mondial. Et son peuple était là, physiquement et moralement, devant la cour d’appel. Félicitations au peuple grec et félicitations à nos camarades du KKE qui depuis des années mènent ce combat au nom de tous les peuples et de tous les communistes.

 

mercredi 7 octobre 2020

Une étude révèle que Trump est probablement le principal facteur de désinformation sur le COVID-19

La presse aux États-Unis ces jours-ci témoigne du degré profond de division que connaît ce pays, y compris face à la maladie de Trump. Michaël Moore et il n’est pas le seul met en doute ladite maladie. Il est vrai que cette étude a démontré que la plupart des “fake news” alimentant les théories du complot avaient pour origine la Maison blanche (note et traduction de Danielle Bleitrach)

Dans cet article: 1er octobre

Le président des États-Unis a été le facteur de désinformation le plus important sur COVID-19. Photo: Fichier.

Le président américain Donald Trump est probablement le plus grand facteur de désinformation sur le COVID-19, selon une étude de l’Université Cornell, financée en partie par la Fondation Bill et Melinda Gates.

Une équipe de la Cornell Alliance for Science a analysé quelque 38 millions d’articles publiés en anglais, entre le 1er janvier et le 26 mai 2020, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Inde, en Irlande, en Australie et en Nouvelle-Zélande, ainsi que dans d’autres pays d’Afrique et d’Asie.

De ce nombre, plus de 522 400 articles ont été identifiés comme comportant de fausses informations sur le coronavirus, un phénomène appelé l’infodémique de l’Organisation mondiale de la santé.

L’impact de ces articles sur les médias sociaux a également été estimé, avec plus de 36 millions d’interactions, les trois quarts sur Facebook.

Au total, onze catégories de fausses informations ont été identifiées, concernant des théories du complot – à savoir que le virus a été créé pour instaurer un nouvel ordre mondial; qu’il s’agit d’une arme biologique diffusée par un laboratoire chinois; que ce serait une maladie liée au magnat Bill Gates; que le virus a été créé pour réguler la population mondiale, entre autres – qu’il y aurait des remèdes miracles.

Ces derniers étaient de loin les plus populaires, avec 295 351 articles, et les commentaires de Trump étaient responsables d’une hausse significative dans cette catégorie, en particulier la possibilité d’une injection de désinfectant pour lutter contre la maladie, comme il l’a dit lors d’une conférence de presse le 24 avril.

De même, il y avait des pics semblables lors de la promotion de l’utilisation de l’hydroxychloroquine, un traitement dont l’efficacité n’a pas été prouvée.

« Par conséquent, nous avons conclu que le président des États-Unis était sans aucun doute le facteur de désinformation le plus important » sur COVID-19, ont déclaré les chercheurs.

« Si les gens reçoivent des informations trompeuses par le biais de rapports non précisés et non étayés sur la maladie, ils peuvent être moins susceptibles de suivre les recommandations officielles et propager davantage le virus », a déclaré Sarah Evanega, qui a dirigé l’étude.

« L’un des aspects les plus intéressants de la collecte de données a été la découverte de la quantité impressionnante de fausses informations directement liées aux déclarations d’un petit nombre d’individus », a déclaré Jordan Adams, co-auteur de la recherche et de l’analyste de données de Cision Insight.

 

mardi 6 octobre 2020


 l'opinion de Jean LEVY

La pression des autorités sur les réseaux des Frères musulmans en France s’accentue. Selon le Parisien, une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Bobigny pour «abus de confiance» et «recel d’abus de confiance» visant la gestion de l’Institut européen de sciences humaines (IESH), situé à Saint-Denis, l’un des fleurons de la mouvance frériste.

L’établissement privé, qui scolarise entre 1 500 et 2 000 élèves, propose des filières d’études théologiques et coraniques mais est surtout réputé pour son enseignement de la langue arabe. «Il est fréquenté aussi par des non-musulmans, attirés par l’excellence de la formation», remarque un avocat proche des milieux musulmans. Un système d’équivalence permet aux diplômés de l’IESH d’être admis en licence à l’université. L’offensive lancée contre l’Institut atteint notamment Ahmed Jaballah, le directeur pédagogique et doyen de l’établissement, connu au-delà de l’Hexagone. C’est l’une des figures les plus respectées et influentes de Musulmans de France, l’ex-UOIF, proche de la confrérie des Frères musulmans. Contacté par Libération, Jaballah n’a pas donné suite.

A l’automne, les locaux de l’IESH ont déjà fait l’objet d’un contrôle de sécurité inopiné. Dans la foulée, le préfet de Seine-Saint-Denis en a ordonné la fermeture fin novembre. En louant des salles, notamment dans un lycée privé musulman de Paris, l’IESH a pu continuer de fonctionner. Mais ses démêlés administratifs et judiciaires risquent de peser sur les projets de l’établissement. Ses locaux doivent être reconstruits, une opération de plusieurs millions d’euros. Des appels à dons ont été lancés et un fonds de dotation créé.

Selon une source proche du dossier, des discussions ont eu lieu avec la Qatar Foundation, un organisme qatari qui finance des projets musulmans dans le monde entier, par exemple la construction d’un centre islamique à Mulhouse (Haut-Rhin). «[Les discussions] ont tourné court car la contrepartie posée par la Qatar Foundation était de s’assurer la propriété du bâtiment», assure cette source. Selon le Parisien, les autorités s’interrogeraient sur «des transferts financiers récents entre les pays du Golfe, le Koweït et le Qatar, et l’IESH.»

«On tire sur une ambulance», regrette une source proche des milieux musulmans. Face à la montée en puissance de la galaxie salafiste, les cercles fréristes liés à Musulmans de France ont perdu du terrain. L’ex-UOIF n’a pas réussi à faire monter de nouvelles générations et la relève n’est pas là. L’essentiel de son influence réside dans le soft power, qui s’exerce notamment via des écoles confessionnelles dont une trentaine se situeraient dans l’orbite de Musulmans de France.

Une montée en puissance qui inquiète les autorités. Le 24 juillet, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a mis en cause les Frères musulmans, considérant que leur «réseau» était «aussi dangereux» que le salafisme.

Le point de vue de Jean LEVY

 

Emmanuel Macron, s'exprimant le 2 octobre sur le "séparatisme", s'est limité à des généralités sur la laïcité. Il a éludé les  menaces concrètes que font peser les réseaux étrangers que tissent le Qatar et l'Arabie saoudite en France dans les zones où séjourne une population issue de l'immigration d'origine musulmane. 

Là, il ne s'agit pas là de liberté de culte, mais d'ingérence directe d'organisations initiées au Proche-Orient, visant à répandre une propagande politique favorable à leurs intérêts et à l'expansion de leur puissance. Que des imams payés par ces états, puissent prêcher en France en faveur de thèses antinomiques à la loi laïque de 1905, n'est pas supportable.

Le président de la République n'a pas évoqué ce danger. Il est vrai que des relations étroites ont été tissées tout au long de ces dernières décennies par les prédécesseurs de Macron entre les états esclavagistes du Golfe et la France. Souvent pour des questions de ventes d'armes et de gros sous. Et Emmanuel Macron a poursuivi cette politique...

D'autre part, l'hôte de l'Elysée n'a pas non plus évoqué le communautarisme, c'est-à-dire la parcellisation de la République française en groupes séparés et concurrents, constitués au nom de leurs croyances. Il est vrai que communautarisme permet au pouvoir élyséen de diviser une population socialement et économiquement largement défavorisée, en matière d'emploi, d'éducation et d'intégration dans la République. Il faut dire que les gouvernements successifs ont trouvé dans cette situation un moyen efficace pour empêcher que cette population ne s'agrège dans le mouvement social et la lutte de classe contre leurs véritables adversaires  : l'oligarchie finacière qui a fait main basse sur notre pays. 

Au prix de tolérer des trafics qui compensent l'absence d'emplois et de moyens de subsistance. De même que le piège de la religion poussée à ses extrêmes se substitue à la réflexion politique et l'adhésion aux luttes communes du monde du travail.

Tout cela Emmanuel Macron le sait bien et en use comme ses prédécesseurs. De plus, de faux débats, dit "sociétaux", occupent la scène politique, mêlant arbitrairement croyances religieuses, racisme, délinquance...Ce qui volontairement évacue la question sociale.

Dommage que le PCF au nom de l'antiracisme tombe dans le panneau .

Jean LEVY

 

Norme vestimentaire scolaire, appel au viol, à qui faut-il demander un peu de tenue ?

Publié le 6 Octobre 2020

 

Circulaire, zèle administratif,

faute d'un cadre de l'EN 

caporalisme pédagogique

désespérant

et insuportable propos 

dans la boucle  

conduisent à cela 

 Norme vestimentaire scolaire, appel au viol, à qui faut-il demander un peu de tenue ?

Ce qui se passe au lycée des Portes d'Oisans démontre comment les factieux de l'ordre moral peuvent mettre le feu.

Passons (enfin juste pour ce qui suit mais pas sur le fond sur la réaction insupportable se voulant humoristique d'un ex cadre de l'EN qui devra rendre des comptes* pour ne venir que sur le fond. 

Voici l'article qui conduit à la rédaction de cette p@ge :

Une jeune fille, plus une ado mais une adulte exerçant ses droits de citoyenne qui veut se faire respecter, écrit à son proviseur pour lui demander pourquoi dans sa note aux élèves de "son" établissement seule une stigmatisation des tenues vestimentaires féminines est mentionnée. Ce n'est pas une question mineure tant elle porte le débat des violences faites au femme sous toutes leurs formes ; la ségrégation de genres est une des premières violences.

Que cet échange depuis le bureau du proviseur fuite pour se revenir et se répandre en appel au viol relève de la justice. 

La lecture de l'article vous montrera la "délicatesse" pédagogique et tout simplement inhumaine de ce proviseur, s'il avait osé avoir ce comportement -diffusion privé de correspondance et ses conséquences - vis à vis d'une des filles de l'auteur de ces lignes n'en aurait pas fini d'avoir des comptes à rendre au plan juridique et administratif.

A 17 ans, demander des explications à quelqu'un présenté comme étant référent de l'ordre républicain dans l'établissement est-il un crime ? 

Les injures la concernant circulant à partir d'une indélicatesse faisant faute grave de la part du proviseur sont -elles admissibles ? A l'évidence NON. La jeune femme a-t-elle eu raison d'alerter le rectorat ? A l'évidence oui.  Question subsidiaire : vu la nature des mails et leur violence cette jeune femme eut-été membre d'un conseil municipal des jeunes, elle aurait pu avancer l'esprit de l'article 40 du CdPP?

Ce qui est le plus choquant c'est le long silence des autorités. Une réponse sur le fond rendue impossible par la faute déontologique du directeur et, malgré la tension , le long  silence du rectorat enfin rompu pour soutenir l'élève, montre combien dans l'Isère la tenue républicaine de l'institution est pour le moins sujette à caution. D'autant qu'à lire l'article la jeune femme fait preuve d'une retenue et maîtrise certaine au regard de la violence morale subie. 

Qu'un proviseur joue les adjudants de semaine un peu comme à l'autre bout de la France ce préfet du Morbihan qui pour traquer la COVID interdit la circulation des instruments de musique n'est pas une nouveauté. 

Par contre ce qui est nouveau, c'est que ces comportements qui apparaissaient hors de consignes des tutelles politiques peuvent maintenant s'abriter sous un parapluie gouvernemental largement ouvert.

Le dérapage insupportable qui y fait suite n'aurait pu avoir lieu sans la campagne alimentée par le ministre lui même.

L'ordre moral, le pétainisme ambiant, le talon de fer, c'est tout cela.

Vu la gravité des situations, la violence des méthodes et propos, nous sommes en droit d'attendre avec impatience la réaction de la "communauté éducative", celle du corps enseignant (qui a exercé un droit de retrait ...non pour la violence des faits mais pour un feu de PQ faisant de la fumée), des associations de parents d'élèves et des élus municipaux. N'y a-t-il pas au moins un élu au conseil d'administration de cet établissement ? Les droits et la défense de ses concitoyens majeurs ou mineurs n'exigent-ils pas qu'ils prennent positions ?  

Une société incapable de dialoguer avec sa jeunesse est perdue. Si elle ne peut transmettre les valeurs qui construisent Démocratie République par l'écoute et le cheminement commun, si elle s'enkyste sur des valeurs rétrogrades semant désarroi et colères, tous les aventurismes peuvent alors s'ouvrir. La voilà la racine de ces "communautarismes" fabriqués de toute pièce par les détenteurs du pouvoir.

Là aussi une alternative progressistes est indispensable et urgente. 

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*Une fois de plus nous pourrons noter que si lorsqu'un petit crétin de 20 ans fauche un scooter ou arrache le sac à main d'une vieille dame son nom est immédiatement publiquement jeté en pâture, là, la bonne société sait préserver l'anonymat d'un des siens auteur de ce qui est factuellement un appel au viol et l'apologie d'un serial-killer.