mercredi 21 octobre 2020

Source : Le Nouvel Obs, 15/01/1998

Le Nouvel Observateur : L’ancien directeur de la CIA Robert Gates l’affirme dans ses Mémoires : les services secrets américains ont commencé à aider les moudjahidine Afghans six mois avant l’intervention soviétique. A l’époque, vous étiez le conseiller du président Carter pour les affaires de sécurité. Vous avez donc joué un rôle clé dans cette affaire ? Vous confirmez ?

Zbigniew Brzezinski : Oui. Selon la version officielle de l’histoire, l’aide de la CIA aux moudjahidine a débuté courant 1980, c’est-à-dire après que l’armée soviétique eut envahi l’Afghanistan, le 24 décembre 1979.

Mais la réalité gardée secrète est tout autre : c’est en effet le 3 juillet 1979 que le président Carter a signé la première directive sur l’assistance clandestine aux opposants du régime prosoviétique de Kaboul. Et ce jour-là j’ai écrit une note au président dans laquelle je lui expliquais qu’à mon avis cette aide allait entraîner une intervention militaire des Soviétiques.

Le Nouvel Observateur : Malgré ce risque vous étiez partisan de cette « covert action » (opération clandestine). Mais peut-être même souhaitiez-vous cette entrée en guerre des Soviétiques et cherchiez-vous à la provoquer ?

Zbigniew Brzezinski : Ce n’est pas tout à-fait cela. Nous n’avons pas poussé les Russes à intervenir, mais nous avons sciemment augmenté la probabilité qu’ils le fassent.

Le Nouvel Observateur : Lorsque les Soviétiques ont justifié leur intervention en affirmant qu’ils entendaient lutter contre une ingérence secrète des Etats-Unis en Afghanistan, personne ne les a crus. Pourtant il y avait un fond de vérité. Vous ne regrettez rien aujourd’hui ?

Zbigniew Brzezinski : Regretter quoi ? Cette opération secrète était une excellente idée. Elle a eu pour effet d’attirer les Russes dans le piège Afghan et vous voulez que je le regrette ? Le jour où les Soviétiques ont officiellement franchi la frontière, j’ai écrit au président Carter, en substance : « Nous avons maintenant l’occasion de donner à l’URSS sa guerre du Vietnam. » De fait, Moscou a dû mener pendant presque dix ans une guerre insupportable pour le régime, un conflit qui a entraîné la démoralisation et finalement l’éclatement de l’empire soviétique.

Le Nouvel Observateur : Vous ne regrettez pas non plus d’avoir favorisé l’intégrisme islamiste, d’avoir donné des armes, des conseils à de futurs terroristes ?

Zbigniew Brzezinski : Qu’est-ce qui est le plus important au regard de l’histoire du monde ? Les talibans ou la chute de l’empire soviétique ?Quelques excités islamistes où la libération de l’Europe centrale et la fin de la guerre froide ?

Le Nouvel Observateur : Quelques excités ? Mais on le dit et on le répète : le fondamentalisme islamique représente aujourd’hui une menace mondiale.

Zbigniew Brzezinski : Sottises. Il faudrait, dit-on, que l’Occident ait une politique globale à l’égard de l’islamisme. C’est stupide : il n’y a pas d’islamisme global. Regardons l’islam de manière rationnelle et non démagogique ou émotionnelle. C’est la première religion du monde avec 1,5 milliard de fidèles. Mais qu’y a-t-il de commun entre l’Arabie Saoudite fondamentaliste, le Maroc modéré, le Pakistan militariste, l’Egypte pro-occidentale ou l’Asie centrale sécularisée ? Rien de plus que ce qui unit les pays de la chrétienté.

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LA LEÇON TCHÉTCHÈNE

La leçon tchétchène... 

de Jean-Pierre Garnier  

En 2017 Macron accueille Poutine à Versailles pour lui enseigner "nos valeurs"

,

C’est quand même incroyable de découvrir que la très réactionnaire et antirusse Pologne prend bien garde de ne pas donner asile à un soutien des "combattants tchétchènes", mais que la France les accueille en toute connaissance de cause... 10 ans après les terribles attentats tchétchènes de Moscou. Il faudrait chercher qui est intervenu pour faire annuler la première décision négative du directeur général de l’OFPRA !

Décapitations : les bonnes têtes et les mauvaises.


Jean-Pierre Garnier

« Al Nosra fait du bon boulot », opinait Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères sous le règne (misérable) de François Hollande. En Syrie, les djihadistes décapitaient alors à tour de bras et exhibaient les têtes coupées de militaires et civils syriens à la solde de l’odieux « régime de Bachar » qui « ne mérite pas d’être sur terre », décrétait le même Fabius. Aucune image des exploits de ces « rebelles modérés » dans nos médias.

Idem, deux décennies plus tôt, quand d’autres « combattants de la liberté » islamistes, à la demande du Premier ministre bosniaque Aliya Itzebegovich et cornaqués par Oussama Ben Laden, faisaient la même chose en Bosnie aux dépens de soldats et civils serbes pour aider, au profit de « l’Occident » impérialiste, au démembrement de la Yougoslavie de l’infâme « Hitler des Balkans », Slobodan Milosevich. Une partie de ces héros de la « croisade démocratique » pour un « changement de régime » sera ensuite transférée en Tchétchénie ou en Syrie pour se livrer aux mêmes atrocités en vue du même objectif avec, encore, l’appui de « l’Occident ».

Mais voilà que des illuminés inspirés aussi par Allah se sont mis à semer la mort d’une manière aussi peu civilisée sur les terres de ce même « Occident », notamment dans notre « patrie des droits de l’homme ».

Le dernier en date, d’origine tchétchène, faisait partie d’une famille de réfugiés soi-disant politiques établie en France depuis pas mal de temps (2008). Mais il était né à Moscou. Il n’en fallut pas plus pour nos médias "mainstream" pour insister sur sa nationalité russe. Encore un coup de Poutine ? Indirectement. Le père du tueur avait activement soutenu des terroristes tchétchènes alors que Poutine s’était promis en 1999 d’aller « les buter jusque dans les chiottes ». D’où l’exil forcé de la famille, accueillie en France en 2009, bien qu’elle aurait du être fichée S à en juger par l’avis de la Cour nationale du droit d’asile, mais rejeté par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (voir fichier joint).

Futé, cependant, le secrétaire de presse de l’ambassade de Russie à Paris a immédiatement riposté sitôt connue l’identité de l’auteur de la décapitation : « L’individu habitait en France depuis 12 ans à titre officiel ». Et l’insolent d’ajouter : « Il importe plus de savoir où la personne s’est radicalisée et a emprunté la voie du terrorisme, condamné par la Russie dans toutes ses manifestations, que son lieu de naissance ». Mais, qu’il se rassure : Macron, qui s’est précipité à Conflans-Saint-Honorine sitôt le meurtre connu pour condamner « l’obscurantisme et la violence », a solennellement promis à propos des coupeurs de têtes potentiels : « ils ne passeront pas ! ». Ira t-il jusqu’à les buter dans les chiottes ?

Jean-Pierre Garnier
Sur le site de la Librairie des Tropiques

Le fichier joint en PDF concerne le droit d’asile finalement accepté de Monsieur Anzorof qui avait soutenu des terroristes tchétchènes

 


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Les Chinois mangent tous à leur faim,,,Ce n'est plus le cas chez nous !

La reprise économique s’accélère en Chine

 

 L’activité chinoise retrouve son niveau d’avant le Covid-19. l La deuxième puissance économique mondiale enregistre une croissance de 4,9 % de son PIB au troisième trimestre

 

 

La croissance chinoise ces derniers trimestres

4ème T  2019      + 6%

1er     T  2020     -   6,8%

2ème  T 2020      + 3,2%

3 ème T 2020      + 4,9%

L’activité chinoise retrouve son niveau d’avant le Covid-19. l La deuxième puissance économique mondiale enregistre une croissance de 4,9 % de son PIB au troisième trimestre.* 

 

Et ce sont Les Echos qui en font l'annonce...

Et en France,

selon l"INSEE:

 

Au deuxième trimestre 2020, le PIB se contracte de 13,8 %

Au deuxième trimestre 2020, le produit intérieur brut (PIB) en volume baisse fortement : –13,8 %, après –5,9 % au premier trimestre 2020. Il est ainsi 19,0 % plus bas qu’au deuxième trimestre 2019. 

Ça n'empêche pas Nicolas                           Ça n'empêche pas Nicolas

 

Si le fait que la Chine fait mieux, beaucoup mieux que la France c'était une question de système politique ?

Basé sur le taux de profit pour une classe dominante  et un gouvernement à son service dans notre pays - où la pauvreté est devenue un phénomène de masse - alors qu'en Chine, le pouvoir politique, détenu par le Parti Communiste, vise à satisfaire les besoins sociaux et culturels de la population, après avoir éliminé la pauvreté pour plus de 600 millions de Chinois...

Le socialisme, décrié par le capitalisme,  est peut-être la solution, non ?

Tag(s) : #Chine France
 
Note de Pedrito.
 
Donc , ce n'est pas comme chez nous, où la situation s'aggrave dans de nombreux domaines: de plus en plus pauvres, mais par contre de plus en plus de milliardaires.
D'accord, c'est la Chine, et c'est le Socialisme à la Chinoise, avec aussi ses riches, et ses classes moyennes nouvelles, plus opulentes que les plus pauvres, sinon plus aisées que d'autres, nous dit-on çà et là: mais pourra-t-on encore longtemps nier les résultats de cette nouvelle puissance économique mondiale, sans doute la première, aux dires d'économistes de plus en plus nombreux, et de son système socialiste, qui a éradiqué ces dernières années la pauvreté et la faim chez 600 millions de Chinois, comparés à ceux du  déclin américain annoncé et confirmé, où la faim et la pauvreté avancent à pas de géant? 
Et pourquoi pas enfin le Socialisme à la Française, ce socialisme qui prouve sa supériorité évidente dans de très nombreux domaines, dont l'éducation, la santé, la recherche.... dans d'autres pays que la Chine: Viet-Nam, Cuba, etc....?   
Je sais, il manque chez nous un vrai, un puissant Parti communiste, presque dissous ces dernières décennies dans la lutte des places, les tendances, les groupuscules, les magouilles dans beaucoup de fédérations....Tout cela à la mode social-démocrate. Mais qui sait si le réveil ne viendra pas bientôt?
Un autre parti, celui-là, ne se trompe pas d'amis mais nous trompera toujours, à nous, Français, sous ses oripeaux "patriotiques". La délégation du RN ex FN  qui se rend ces jours-ci aux USA pour soutenir le milliardaire de droite extrême TRUMP, les délégués donc, de madame Le Pen, ce parti qui se prétend populaire, ni de droite ni de gauche( !! ),  eux ni leur parti ne pourront plus longtemps encore cacher leur vrai camp, ni faire oublier qui sont leurs amis: les très riches! 
Comment avec de tels soutiens au dangereux clown de là-bas prétendre ici défendre le sort des humbles, des travailleurs, des classes populaires? Et se présenter à une élection pour prétendre remettre ce monde d'injustices, de misères, de violences, à l'endroit?
Ce sera difficile, comme le fut mon combat depuis plus de cinquante ans, mais la vérité finira-t-elle bientôt par triompher....

 

mardi 20 octobre 2020

Vous n’avez rien compris !

Aucun gouvernement occidental n’a livré des armes aux terroristes en Syrie, le New York Times n’a jamais révélé l’opération Timber Sycamore, Fabius n’a jamais dit que le Front Al-Nosra faisait du "bon boulot", Lafarge n’a jamais collaboré avec Daech, Hilary Clinton n’a jamais écrit qu’elle voulait renverser Assad pour la sécurité d’Israël, l’OTAN n’a jamais créé le Kosovo avec des trafiquants d’organes, l’OTAN ne s’est jamais alliée aux islamistes pour éliminer Kadhafi, il n’y avait pas de djihadistes en Tchétchénie et ils n’ont commis aucun attentat, la France n’a accueilli aucun réfugié islamiste tchétchène, Al-Qaida est apparue par génération spontanée et cette organisation n’a jamais coopéré avec la CIA, Washington n’a jamais aidé les djihadistes en Afghanistan avant l’intervention soviétique, Brzesinski n’a jamais prôné la déstabilisation de la Russie par sa "ceinture verte", il n’a jamais dit aux combattants islamistes qu’ils étaient des "Freedom Fighters", la presse anglo-étasunienne n’a jamais fait l’éloge de Ben Laden, les Talibans n’ont jamais été reçus à Washington, Al-Baghdadi n’a jamais fondé Daech dans une prison des États-Unis, la "coalition" n’a jamais laissé Daech reprendre Palmyre, le Congrès mondial ouïghour n’est pas financé par Washington, il n’y a jamais eu de terroristes au Xinjiang, et les Ouïghours d’Idlib sont des touristes.

URL de cet article 36583
 
Note de Pedrito: 
C'est vrai que nous n'avons rien compris, nous nous souvenons de rien, les médias pourtant bien intentionnés nous distillent- nous  abreuvent, nous enfument,-  chaque jour avec leur professionnalisme sans tache ces infos dont nous refusons de nous souvenir avec une aussi évidente  mauvaise volonté que l'acharnement de ces chiens de garde de la "Liberté et de la Démocratie" à nous ouvrir les yeux  à leur manière servile, évidemment.
Ah! Imaginez un peu, si Daech était né en Union Soviétique, ce qu'auraient clamé ces vertueux de l'information. La CIA, ils ne connaissent pas.....Mais le KGB, au service de cet affreux socialisme, des partageux.....Ils oublient même de rappeler de temps en temps, - ce serait quand même utile pour les jeunes générations - que "l'Afghanistan a été libéré du joug soviétique" selon leur propagande au service du monde capitaliste,  grâce aux libérateurs du monde: les USA !
Comme en Libye, comme en Afghanistan, et dans beaucoup d'autres pays où la machine de guerre de l'OTAN étasunien et de l'Occident a fait ses preuves de "pacification" avec le succès que l'on sait, puisque l'obscurantisme y sévit plus que jamais, la "Paix" règne à coup de massacres, surtout pour le roi dollar ....
Mais jusqu'à quand ? 
Et les chiens de garde y sont un peu pour quelque chose.

 

Le socialisme comme espoir face à l’assaut impérial

A la veille d’un congrès du PCF où ce parti joue son va-tout, il ne peut pas évacuer ce qui est la seule perspective d’issue à la crise, le socialisme. Celui-ci, je le crois, sera “à la française”, à partir de notre histoire, des défis auxquels nous sommes confrontés. Mais il y a aussi de multiples expériences que l’on ne peut négliger, parmi elles celles d’Amérique latine qui ont apporté une possible reconstruction de la gauche seulement autour du socialisme, de la souveraineté des peuples et de la satisfaction des besoins populaires. Mais aussi la stagnation de ce modèle et les contre-révolutions dont il est l’objet. La célébration du forum de Sao Paulo peut dire encore autre chose puisque c’est dans la nuit de la défaite de la chute de l’URSS, des vagues de dictature sur l’Amérique du sud, qu’a ressurgi ce mouvement de résistance qui a débouché sur le mouvement “bolivarien” (note et traduction de Danielle Bleitrach)

Mobilisé à partir de plates-formes virtuelles à l’occasion du 50e anniversaire du triomphe de l’Unité populaire au Chili, qui a porté Salvador Allende à la présidence du pays, le Forum de Sao Paulo a rappelé l’événement

Auteur: Nuria Barbosa León internet@granma.cu

Auteur: Dilbert Reyes Rodríguez dilbert@granma.cu

16 octobre 2020 01:10:28

Mobilisé à partir de plates-formes virtuelles à l’occasion du 50e anniversaire du triomphe de l’Unité populaire au Chili, qui a catapulté Salvador Allende à la présidence du pays, le Forum de Sao Paulo a rappelé l’événement, afin de se souvenir combien l’unité des forces progressistes peut accomplir, les aspirations socialistes, mais aussi les dangers qu’elle affronte comme aujourd’hui, l’assaut incessant du capitalisme sur toute alternative qui défend les droits des peuples.

S’exprimant lors de la conférence, le Président de la République de Cuba, Miguel Díaz-Canel Bermúdez, a appelé au socialisme comme mécanisme d’espoir pour les peuples, principal héritage du représentant chilien, dont les leçons doivent être révisées pour faire face au système néolibéral sur le continent.

« C”est un devoir et une occasion de s’arrêter, même pendant quelques minutes et à distance, sur ce que ce gouvernement voulait dire, ce que signifiait l’unité du peuple, ce que signifiait l’articulation des forces de gauche autour d’un idéal socialiste, et de quelles manières et par quelles méthodes l’impérialisme use pour le briser, imposant par le sang et le feu un modèle économique qui exclut la majorité et l’opprime, même dans ses périodes dites démocratiques », a-t-il dit.

A ces réflexions de la journée, convoquées par le Forum de Sao Paulo, se sont joints d’autres dirigeants latino-américains, tels les anciens présidents du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva (par lecture d’une lettre à l’événement) et Dilma Rousseff, qui a déclaré que cet événement signifiait l’unité des classes populaires dans la recherche de l’égalité au sein d’un projet social appelé socialisme, inscrit sur le continent avec la Révolution cubaine d’abord, puis avec la victoire d’Allende.

Cette thèse a également été défendue par le président nicaraguayen Daniel Ortega, qui a souligné que, lorsque le gouvernement chilien a été renversé en 1973, une période de résistance sociale est née dans la poursuite de la démocratie, a-t-il dit, et il a illustré comment avec les blocus cruels subis par les peuples du Venezuela, de Cuba et du Nicaragua, l’empire a cherché à ruiner la force de cet exemple.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a reconnu que l’héritage d’Allende nous avait fait comprendre comment assumer le mandat populaire dans la conduite des masses sociales vers un triomphe électoral, et a déclaré que c’était justement le Forum de Sao Paulo qui avait exalté l’éphéméride, puisque, aujourd’hui, « cette forme d’intégration progressive et de gauche est l’espoir antinéoliberal des peuples ».