mardi 3 août 2021

L'Elysée et la Françafrique : de Foccart à Macron

Macron au Burkina-Faso - La Franceafrique toujours vivante. - Unité  Communiste

Burkina Faso : l’exercice qui n’est qu’absurdité auquel se livre la Françafrique à l’échelle du Sahel.

Si le gouvernement américain cherchait à anéantir le Burkina Faso, il ne pourrait guère faire mieux. Mais ce pays d’Afrique de l’Ouest, déjà très appauvri et enclavé, est tout bonnement emblématique de l’exercice qui n’est qu’absurdité auquel se livre la Françafrique à l’échelle du Sahel.

Source : AntiWar – Danny Sjursen
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Voici comment cela se passe : dans les années qui ont suivi les attentats du 11 septembre, il n’y avait dans cette région aucune menace militante islamiste à proprement parler. Néanmoins, en raison de sa peur hallucinatoire, de sa cartographie mentale racialisée et de ses réflexes néo-impériaux néo-conservateurs, l’administration Bush a imaginé puis provoqué non seulement une véritable rébellion djihadiste, mais aussi une implosion intercommunautaire dans tout le Sahel. Et parce que le Burkina Faso a longtemps été considéré comme l’un des pays les plus stables d’Afrique de l’Ouest – actuellement son conflit est le plus chaud de tous – cette nation torturée constitue un cas d’étude instructif en matière d’incompétence et d’indécence.

Le concept même du Commandement Afrique du Pentagone (AFRICOM) était plus bizarre que ce dont la plupart des gens se souviennent probablement. Au moment de sa création en 2007, l’armée américaine était plus qu’embourbée – croyez-moi – et n’arrivait pas à s‘extirper du sac de papier irakien que les Bush avaient mis sur leur propre tête. De plus, les talibans étaient de retour à la maison, en Afghanistan et prêts à entraîner Obama, le successeur du bon vieux George W dans un autre bourbier.

L’Afrique, en particulier l’Afrique de l’Ouest, n’avait pratiquement pas de militants islamistes à proprement parler. En fait, c’est le Burkina Faso qui en avait le moins. Fin 2013, un rapport du département d’État notait qu’« aucun incident terroriste n’a été enregistré au Burkina Faso, qui n’est pas une source de recrutement pour les organisations extrémistes violentes pas plus qu’un foyer d’extrémistes religieux radicaux.» Et pourtant, comme si le Pentagone ne perdait pas assez de guerres inutiles et sans espoir, il a ouvert une nouvelle franchise proconsulaire pour le continent.

En effet, selon la cartographie cérébrale de Bush, racialisée et colonialiste digne du 19ème siècle, il voulait que l’épée militaire américaine post-11 septembre soit « prête à frapper en un instant dans n’importe quel coin sombre du monde ». L’AFRICOM a alors été chargé d‘une charte paradoxale, celle de prévenir la guerre dans des endroits « où aucun conflit violent n’a encore émergé, où les crises doivent être anticipées.»

De toute évidence, ces gens là n’ont jamais entendu parler de l‘expression « la violence engendre la violence », ce qui est particulièrement étrange s’agissant de chrétiens évangéliques tellement zélés, puisque les origines de cet aphorisme remontent à Matthieu 26:52 – « ‘Rengaine ton glaive’, lui dit Jésus, car tous ceux qui prennent le glaive périront par le glaive’ ».

Quelques dizaines d’années plus tard, c’est le Sahel africain dans sa totalité qui est une véritable jungle, zone de combat libre, dans laquelle se mêlent carnage djihadiste, carnage d’État et carnage communautaire. Voici la version abrégée de comment et pourquoi tout cela s’est déroulé dans le cadre de la candidature burkinabée à la plus sanglante des sauvageries sahéliennes – en soulignant le rôle immense de l’accélérateur franco-américain qui a vraiment mis le feu aux poudres.

La flamme principale a été allumée en 2009, lorsque le Burkina Faso a rejoint le Partenariat transsaharien de lutte contre le terrorisme (TSCTP) – une caisse noire mixte réunissant l’État et le Pentagone, mais à dominante militaire, pour former, conseiller et équiper les forces de sécurité régionales locales afin de contrer un terrorisme infime, voire inexistant. Le problème majeur était d’ordre philosophique : l’Amérique imposait, et les élites politiques burkinabées appliquaient de leur plein gré, une formule de lutte contre le terrorisme qui ne tenait pas compte de la manne longtemps négligée des conflits de cette nation, et qui, en fait, l’enflammait.

En distribuant des dizaines de millions de dollars en billets verts à des politiciens burkinabés ayant une propension avérée à la corruption, ainsi que des armes et des formations aux forces de sécurité de l’État ayant un penchant historique pour les coups d’État et la répression civile avant tout, Washington a pratiquement garanti que la réponse du gouvernement à la menace (initialement inexistante) serait à la fois surmilitarisée et excessive. C’est comme si Washington avait donné un marteau aux élites dirigeantes burkinabées, en leur disant de garder un œil sur les clous des djihadistes, et que s’ils en trouvaient, nous leur enverrions d’autres marteaux – est-il vraiment surprenant alors, qu’ils se soient empressés de s’en prendre aux musulmans déjà détestés et souvent marginalisés dans leur pays.

Cela a alors provoqué un retour de flamme contre-productif dans tout le spectre de la « tempête parfaite » de volatilité et de griefs qui sous-tend et contredit l’illusion du Burkina Faso en tant qu’exemple de « stabilité » au Sahel et qui est si mal compris – au moins par les politiciens américains. Après le 11 septembre, ces derniers, les experts et le Pentagone ont essayé de replacer – et de faire rentrer – chaque conflit étranger dans le cadre de leur sympathique modèle État-démocratie versus terrorisme islamiste. Et, malgré les masses de recherches et d’experts universitaires qui démontrent le contraire, les décideurs américains ont en quelque sorte décidé que la meilleure façon de combattre la terreur était la terreur d’État – alors qu’il a été prouvé à maintes reprises que la force ne fait que jeter de l’huile sur le feu.

Prenons quelques statistiques – une sorte de bulletin de notes de l’aide à la sécurité. Depuis 2009, Washington a dépensé plus de 69 millions de dollars au profit des forces de sécurité du Burkina Faso et, en fait, le nombre de Burkinabés (plus de 13 000) formés par des soldats et des sous-traitants américains est plus élevé que celui de tout autre État sahélien. Alors, qu’est-ce que les contribuables américains ont obtenu pour leur argent ? Quel a été le résultat de ce lourd investissement, me demanderez-vous ?

En fait, moins que nada, à moins que vous ne comptabilisiez une flopée de dépouilles burkinabés, pour la plupart gens innocents. Les chiffres relatifs aux attaques signaléesaux décès et aux personnes déplacées ont l’année dernière atteint des sommets – et rien qu’entre 2018 et 2019, les décès liés au conflit ont été multipliés par plus de sept. De plus, ces 11 années de formation américaine – y compris des cours sur les « droits humains » – n’ont pas servi à grand-chose pour les forces de sécurité burkinabées, puisque celles-ci et les milices ethniques (récemment armées) soutenues par le gouvernement ont elles-mêmes tué la moitié des civils qui ont péri depuis le début du conflit.

 

 

En outre, il se trouve que l’officier militaire qui a brièvement pris le pouvoir lors d’un coup d’État en 2014 a luimême participé à deux séminaires de formation à la lutte contre le terrorisme financés par les États-Unis. Tout cela est parfaitement normal – puisque pas moins de huit officiers militaires africains formés par les Américains sont devenus des putschistes depuis que l’AFRICOM a commencé ses activités (un fiasco).

Plus délirant encore, les élites militaires et politiques burkinabées se vantent littéralement de toutes ces exécutions extrajudiciaires. Simon Compaoré, président du Mouvement du peuple pour le progrès, parti au pouvoir, et ancien ministre de l’intérieur, a déclaré lors d’une interview : « Nous ne le crions pas sur les toits, mais c’est ce que nous faisons. Si les djihadistes tuent cinq à dix soldats, le moral de l’armée va considérablement se dégrader. Nous devons nous assurer qu‘ils ne perdent pas complètement le moralSi nous découvrons qu’il y a des espions, nous devons les neutraliser immédiatement.»

Ce qui soulève la question suivante : à quoi bon avoir dans nos textes les lois Leahy – qui interdisent de financer et d’aider les forces de sécurité étrangères accusées de manière crédible de violations flagrantes des droits humains – si les statuts sont ignorés dès qu’ils dérangentEn dépit des problèmes critiques de gouvernance et de corruption du Burkina Faso, ainsi que des rapports crédibles de violations sanglantes des droits humains par les forces de sécurité, Washington continue encore aujourd’hui d’envoyer des millions de dollars d’assistance sécuritaire à Ouagadougou. C’est un cas classique de ce qu’on appelle « jeter de l’argent par les fenêtres ».

Voilà, telle est la dure vérité que sur ma vie, je suis absolument incapable de visualiser depuis mon appartement américain climatisé : si le nombre de victimes du conflit reste sur la même voie, quelque 600 civils burkinabés supplémentaires seront massacrés d’ici Noël. Naturellement, le gouvernement américain n’a pas vraiment demandé à « Nous le Peuple » [We, the People sont les premiers mots du préambule de la Constitution des États-Unis d’Amérique,NdT] avant de contribuer à créer puis à catalyser le conflit, et peu d’Américains savent ou se soucient de savoir où se trouve le Burkina Faso sur une foutue carte. Mais devant le tribunal éthique de la complicité criminelle, l’ignorance et l’apathie ne sont pas une défense quand on aide et qu’on encourage le meurtre de masse. Cette obscénité est commise en notre nom – le sang burkinabé est sur nos mains.

Danny Sjursen est un officier de l’armée américaine en retraite, directeur du Eisenhower Media Network (EMN), chargé de recherche au Center for International Policy (CIP), collaborateur d’Antiwar.com et co-animateur du podcast « Fortress on a Hill ». Ses travaux sont parus dans le NY Times, le LA Times, The Nation, The Hill, Salon, The American Conservative et Mother Jones, entre autres publications. Il a effectué des missions de combat en Irak et en Afghanistan et a enseigné l’histoire à West Point. Il est l’auteur de trois livres, Ghostriders of Baghdad : Soldiers, Civilians, and the Myth of the SurgePatriotic Dissent : America in the Age of Endless War, et plus récemment A True History of the United StatesVous pouvez le suivre sur Twitter @SkepticalVet.

Source : AntiWar – Danny Sjursen – 17-06-2021
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

 



Les 500 plus grandes fortunes de France en 2021 - Challenges

 

Le magazine Challenge's, la revue des super-riches, célèbre la situation des milliardaires - l'explosion gigantesque de leur capital -  sans se soucier de la stupeur que celle-ci pourrait créer dans la population.

L'analyse de Challenge's conforte et valide les analyses de Karl Marx et les théories marxistes contemporaines sur l'évolution du capital, de plus en plus concentré, financiarisé et mondialisé, et des crises de plus en plus profondes que cette évolution génère dans les sociétés capitalistes, appelées par convenance "libérales" par les tenants de la grande bourgeoisie.

C'est ainsi que Challenge's publie triomphalement - et avec une jubilation allant jusqu'à la provocation à l'égard des couches laborieuses et moyennes - les chiffres de l'enrichissement considérable et continue d'une minorité infime de la population.

Mais celle-ci seule lit  Challenge's, et les médias de masse qui appartiennent à la sphère privilégiée n'en souffle nul mot...On comprend pourquoi.

Citons donc pour nos lecteurs les constatations du magazine des super-riches.

C'est ainsi que dans son numéro du 8 juillet, Challenge's note avec délectation :

"La barre des 1000 milliards d'euros se rapproche pour les plus gros patrimoines français, qui sortent de la crise sanitaires plus forts que jamais. Notamment dans l'industrie du luxe. La Tech aussi a fait des étincelles".

Et de chiffrer le bond en avant de la fortune des 500 premières fortunes de France à 30% sur un an...

Et sans la moindre gêne le périodique reconnaît :

"Avec un constat dérangeant : après 18mois de pandémie, alors que le pays sort d'un choc économique majeur qui a fait reculer de 8% son PIB".

Le constat de "Challenge's" précise qu'à l'intérieur des 500 les plus riches :

"Aujourd'hui, la fortune des 10 Français les plus riches est supérieure de presque 100 milliards celle des 490 autres grandes fortunes françaises."

Et d'ajouter :

"Bernard Arnault numéro 1 de notre classement (et actionnaire de Challenge's) symbolise cet écart : son patrimoine a progressé de 50 milliards en un an, pour atteindre 157 milliards".

On ne peut mieux démontrer la concentration du capital dans de moins en moins de mains.

Et quand on connaît la proximité du président de la République avec Bernard Arnault et ses congénères, on comprend le sens de la politique économique et sociale du locataire de l'Elysée. Et aussi ses craintes d'une explosion populaire générée par cette situation.

L'écoute attentive des commentaires inquiets de ses chiens de garde de l'information conforte l'idée d'un pouvoir conscient du danger, contraint de surseoir avant les élections présidentielles, à la réforme des retraites, confirmant ainsi l'opinion du patron des patrons, Geoffroy Roux de Bézieux, qui ne veut pas ajouter un mouvement social "avec des grèves", à la mobilisation populaire contre le pass sanitaire. Il situe cette réforme "en septembre 2022, avec le capital politique de l'élection", fort de la certitude que Macron (ou un autre Macron) sera élu en avril prochain.

A ce propos, on peut s'interrogersur le sens d'une phrase de l'éditorial du Monde, daté des 1er et 2 août 2021 :

"Depuis un an et demi, l'épidémie dicte l'agenda et soumet les acteurs politiques à sa loi. Difficile d'imaginer que la France élira un nouveau président de la République dans moins de neuf mois,tant le débat politique est anesthésié par les rebondissements de la crise sanitaire."

Pourtant, dans Paris Match, daté du 24 au 30 juin 2021, sous le titre Geofroy Roux de Bézieux La crise a des vertus !, le président du Medef  note avec satisfaction que "la violence politique s'arrête,  pour le moment, à la porte des entreprises, et c'est tant mieux !".

Et de se réjouir également de l'esprit, qui selon lui préside dans celles-ci : "Dans les entreprises, il n'est plus question de syndicats ni de patronat mais d'un collectif qui essaie de trouver comment on s'en sort et comment on redémarre". 

On ne peut mieux caractériser l'esprit patronal de collaboration de classe...
Qu'en pense la direction confédérale de la CGT, qui, aujourd'hui, ne propose qu'une pétition nationale à l'exploitation sans borne des salariés ?

Jean LEVY 

 Blog " çà n'empêche pas Nicolas".....que la commune......

L'ORGANISATION DES ETATS AMERICAINS (OEA) : UNE FAILLITE MORALE

Blog de Le 01/08/2021


Édité par Reynaldo Henquen
2021-07-30 16:45:33

      

Par : Guillermo Alvarado

 

Les vives critiques émises par le président du Mexique, Andrés Manuel López Obrador, et son secrétaire aux Relations Extérieures, Marcelo Ebrard, contre la néfaste Organisation des États Américains, OEA, doivent avoir contrarié énormément les autorités à Washington.

Il y a quelques jours, López Obrador s’est prononcé pour un nouvel ordre international sur le continent, où les relations de l’Amérique latine et des Caraïbes avec les États-Unis ne seraient régies par l’OEA, organisme qu’il a qualifié de laquais.

La proposition, dit AMLO, comme on le connaît par ses initiales, est de construire quelque chose qui soit plus "attaché à notre histoire, notre réalité et nos identités".

Cette semaine, le ministre mexicain des Affaires Étrangères a assuré que "le moment est venu de nous demander de quel type d’organisation nous avons besoin dans les Amériques pour assurer la coexistence des pays d’Amérique latine, des Caraïbes et des Etats-Unis dans le nouveau contexte géopolitique du monde".

Dans des déclarations à la journaliste Blanche Petrich du quotidien La Jornada, Ebrard a déclaré que l’OEA est en faillite morale, mais aussi politique et a insisté sur la nécessité de créer quelque chose de nouveau.

Il a ajouté que le président López Obrador avait tout à fait raison de proposer un autre type d’organisation, qui dépasserait les ingérences traditionnelles de celle-ci et partirait de relations moins asymétriques et d’un traitement plus respectueux des nations de la région.

Dans le contexte de la pandémie de covid-19, alors que l’Amérique latine et les Caraïbes paient un lourd tribut et font face à de grandes difficultés, Ebrard a indiqué que l’OEA ne s’est jamais prononcée à ce sujet, n’a pas demandé si quelqu’un avait du mal à se procurer des vaccins, et ne s’est pas inquiétée le moins du monde.

La crise sanitaire n’est pas seulement une question technique, relevant de la compétence exclusive de l’Organisation panaméricaine de la santé, a-t-il dit, mais il s’agit fondamentalement d’un thème politique central, auquel cette entité est jusqu’à présent  étrangère.

"C’est pourquoi nous sommes maintenant nombreux à nous poser la question à quoi cela sert?" a-t-il déclaré.

Il s’est également référé à la politique agressive des États-Unis à l’encontre de Cuba et a rejeté l’application de sanctions telles que le blocus économique, commercial et financier, qui s’est avéré historiquement être une erreur, sont éthiquement contestables et finissent par causer beaucoup de souffrances.

De cette manière, le Mexique s’est placé à la tête d’un vaste mouvement visant à rechercher un consensus régional qui permette de faire face aux difficultés avec sa propre voix et un sentiment d’identité, comme ce fut le rêve de Bolivar et Marti.

source : https://www.radiohc.cu/fr/especiales/comentarios/265611-oea-faillite-morale

 

 


A L’OEA, les Etats-Unis ont subi un échec cuisant dans la condamnation de Cuba

la plupart des pays qui composent l’Organisation des États américains (OEA) ont refusé de tenir une session permanente convoquée pour discuter de la « situation » sur l’île. Description d’un camouflet infligé aux USA au sein de l’organisation instrument de leur domination en Amérique latine. En effet le scénario était prévu, premièrement profiter de la situation difficile de Cuba pour provoquer des troubles, lancer une campagne sur la répression et justifier une intervention “humanitaire” pour un changement violent de régime, le tout avec la caution de l’OEA comme cela s’est vu maintes et maintes fois. Ce scénario a été déjoué d’abord par le peuple cubain ensuite par le fermeté de la majorité des chefs d’Etat d’Amérique latine.

Pourtant les Etats-Unis et ses vassaux ne renoncent pas, l’OEA étant ce qu’elle est tandis que les Etats réfractaires à cette domination poursuivent leur contestation dans d’autres réunions comme le groupe de Puebla. Washington Abdala, président du conseil permanent de l’OEA, a demandé au secrétariat des affaires juridiques de l’organisation un rapport « concernant la situation de Cuba par rapport à l’OEA », qui sera partagé avec les délégations lorsqu’il sera disponible. « Ne pas savoir ce qui se passe à Cuba ne signifie pas que les événements dramatiques ne se poursuivent pas. La réalité, malheureusement, suit son cours, ne se cache pas derrière des papiers, des déclarations ou des dilations », a-t-il tenté de défendre après le camouflet infligé.

Cuba n’a pas participé à l’OEA depuis 1962.

L’administration de Joe Biden a récemment annoncé l’imposition de nouvelles sanctions contre les responsables cubains pour des « abus présumés contre des manifestants » lors de manifestations qui ont eu lieu dans certains endroits de l’île le 11 juillet dernier et obtenir une condamnation de l’OEA était dans la logique de ce déni de vérité.

Pour sa part, Cuba a accusé les États-Unis de mentir en ne faisant référence qu’à des manifestants pacifiques, sans reconnaître que des « actes de violence » ont été enregistrés lors des mobilisations, et a assuré que Washington « n’a absolument aucune autorité morale » pour demander la libération des personnes arrêtées lors des manifestations.

« Toutes les garanties juridiques et procédurales pour les détenus sont respectées à Cuba », a précisé le ministre des affaires étrangères.

  • Il est vrai que le seul endroit où l’on enferme sans jugement pour mieux torturer est Gantanamo.
  • Il est vrai que le socialisme à Cuba est tellement approuvé par ses habitants que les USA ont choisi là encore un moyen criminel et illégal de torturer les civils en imposant un blocus qui est comme un siège au Moyen-Age destiné à faire céder les citoyens, c’est ce qu’a dénoncé le président mexicain Obrador.
  • Il est vrai que tandis que les Etats-Unis prétendent faire condamner Cuba où une journée de manifestations violentes n’ont connu qu’un mort et ont suscité l’indignation et la mobilisation de la population cubaine, les mêmes Etats-Unis feignent d”ignorer les centaines de morts en Colombie et la répression sauvage qui s’abat sur un peuple qui manifeste pour sa survie et ses droits.
  • Il est vrai que, comme l’a dénoncé le président argentin, Fernandez, l’OEA n’est rien d’autres qu’une sorte d’escouade de gendarmerie pour contraindre les gouvernements populaires à aller dans le sens que veulent les capitalistes, en vertu de quoi a-t-il ajouté l’Amérique latine a « l’obligation morale » et le « devoir éthique » de se soulever face aux blocus économiques qui pèsent sur Cuba et le Venezuela.
    « Les blocus devraient faire honte à ceux qui les promeuvent et, en Amérique latine, deux blocus sont maintenus au milieu de la pandémie, privant les peuples non seulement de nourriture, mais aussi non seulement d’intrants pour que l’industrie produise, mais aussi d’intrants médicaux, de respirateurs et de l’élémentaire pour faire face à la pandémie ; humanitairement, nous ne pouvons pas nous taire », a-t-il déclaré.

C’est dans ce contexte de protestation de la majorité des chefs d’Etat de l’OEA que cette organisation a refusé de condamner la répression à Cuba.