lundi 9 août 2021

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Pandémie en outre-mer: déshabiller Pierre pour habiller Jacques

Olivier Véran, ex-député socialiste et toutefois médecin hospitalier, adoubé ministre dit des Solidarités et de la Santé au sein de la Macronie, fait un appel au peuple des soignants pour partir dare-dare en outre-mer française, vu que la contamination par le coronavirus y atteint des sommets.

Comme si gouverner n'était pas prévoir, le palais de l'Elysée semble s'apercevoir de la casse de la santé publique en outre-mer. Et donc, il déshabille la santé publique de la métropole pour boucher les trous béants en outre-mer. Dans le même temps, il devrait virer de l'hôpital public les personnels qui ne seraient pas vaccinés. Les commis du capital en France nous prendraient-ils pour des çons?

En tout cas, le 1er août, invité par LCI, le médecin Hervé Boissin, qui court également sur d'autres plateaux d'infos libres et non faussées, professait ex catedra à propos du faible taux de vaccination dans la France d'outre-mer: « c’est culturel, y’a d’autres sources d’information, je ne vais pas revenir sur les vaudous mais ça existe toujours dans ces territoires » et « beaucoup de problèmes viennent de la culture et le rhum ne guérit pas tout ».

"Mais qu'est-c'que t'as Doudou, dis donc". Air bien connu.

 


 

Photo : Affiches.
 
Le romancier Mario Vargas Llosa a déclaré dans les pages du quotidien espagnol El País que Cuba était une « dictature militaire » et que, pour parvenir à cette conclusion, il avait eu des informations en lisant les « chroniques des correspondants ». On peut ne pas partager son opinion, mais il faut d’abord comprendre que pour un écrivain de fiction, comme il en est un, et parmi les meilleurs, la vérité, ce n'est pas le plus important ; et c'est précisément la vérité qui a fait défaut dans les reportages sur Cuba publiés par les grands médias.

La presse, qui réclame à Cuba la pluralité depuis des décennies, a une nouvelle fois construit un récit dans lequel toute voix qui s'identifie à la Révolution cubaine est exclue. Et cette fois, elle est allée encore plus loin. Aussi bien le New York Times que CNN se sont appropriés des images de révolutionnaires dans les rues de La Havane et les ont fait passer pour des manifestations antigouvernementales. Ils ne peuvent rien faire d’autre, car pour parler de « manifestations pacifiques », il faut des symboles, comme les drapeaux cubains et celui du 26 juillet que portaient les révolutionnaires sur des photos que la presse corporatiste a attribuées le plus souvent à la contre-révolution, et aussi des idées, comme celles exprimées sur les pancartes que Fox News s’est empressée d'effacer lors de l'interview du sénateur étasunien Ted Cruz.

Il est curieux que les manifestants que ces médias présentent comme des personnes tourmentées uniquement par les coupures d'électricité et d'eau, lesquelles tourmentent également tous ceux qui sont descendus dans la rue pour défendre la Révolution, ne l'aient pas exprimé sur des pancartes ou par des slogans. Scander « liberté » – le mot qui, selon Frances Stonor Saunders, auteure du livre Qui mène la danse – La CIA et la guerre froide culturelle, est en tête de presque tous les projets de propagande de Washington – ou reprendre en chœur des couplets de chansons fabriquées à Miami dans le feu du chantage et de l'extorsion, à un moment où la COVID-19 a laissé de nombreux musiciens sans revenus faute de concerts, n'est pas exactement un symptôme de spontanéité. « Spontanéité » dont a fait preuve le conseiller pour l'Amérique latine au Conseil national de sécurité des États-Unis, Juan Gonzalez, lorsqu’il a déclaré à un youtuber trumpiste qu'ils allaient « continuer à soutenir ces artistes, ces journalistes » qu'il appelle indépendants, dans un oxymore que la littérature devrait recueillir pour l'anthologie universelle du cynisme.

Quant à Joe Biden, il pourrait rivaliser avec M. Gonzalez pour le même genre de déclaration. Après la mise en lumière de l’usage fait par son gouvernement des plateformes telles que Twitter et Facebook visant à inciter à la violence à Cuba, Biden a déclaré à CNN que « la désinformation sur les réseaux sociaux peut tuer des gens ». Or, s’agissant de la question de Cuba, le président démocrate est le plus fidèle des partisans de Donald Trump, non seulement pour avoir maintenu en place les 243 mesures avec lesquelles ce dernier s’était chargé de colmater toutes les brèches par lesquelles l'économie cubaine pouvait échapper à la guerre économique, mais aussi pour ses alliances avec le secteur le plus trumpiste du sud de la Floride.

C'est ce même Biden qui avait fait campagne en critiquant sans merci la politique de Trump, y compris celle suivie contre Cuba, et avait préconisé d'emprisonner les manifestants qui avaient envahi le Capitole à Washington le 6 janvier dernier, ainsi que leur instigateur qui l'avait précédé dans ses fonctions, mais il approuve le fait que les trumpistes cubains appellent à prendre le Capitole de La Havane sur les réseaux numériques.

On sait désormais qu'il n'y a eu aucune spontanéité à San Antonio de los Baños, que des personnes depuis Miami, dont les noms et prénoms ont été publiés, ont incité et encouragé à la manifestation. Depuis des mois, on a mis un prix au vandalisme et chaque acte délictueux est côté sur les réseaux numériques, par exemple pour caillasser une vitrine ou incendier une voiture de police, même si malheureusement les médias auprès desquels Vargas Llosa «  s’informe », et une grande partie du monde, continuent à ne parler que de « protestations spontanées » et de « manifestants pacifiques » à Cuba. Pas un mot pour les professeurs d'université blessés par les «  pacifiques », ni pour les mères, les médecins et les infirmières terrifiés par les jets de pierres contre l'hôpital pédiatrique de Cardenas, ni pour les femmes de l'ambassade de Cuba à Paris dont la vie et celle de leurs enfants ont été mises en danger lorsque les instigateurs « pacifiques » du 11 juillet, poussés par la frustration, ont attaqué avec des cocktails Molotov le siège diplomatique de Cuba en France.

Après avoir échoué à imposer la terreur à Cuba, comme dans les années 1970, ils tentent à nouveau « la guerre sur les routes du monde », menée par des personnages de triste mémoire au service de la CIA, dont la sinistre besogne a coûté la vie à de nombreux Cubains et étrangers.

Ceux qui prédisaient depuis des décennies que, comme en URSS, le socialisme cubain allait tomber sans que les révolutionnaires ne le défendent ont été contredits par les faits et, faisant mine d'oublier leurs prédictions, ils accusent le président cubain d’être responsable de la violence, afin de dissimuler sous des analyses la défaite de leurs vieilles aspiration. Ils passent sous silence Roger Waters, une légende de la musique mondiale, lorsqu'il défend Cuba, et amplifient ceux qui, sans avoir plus de stature artistique que Waters, corroborent ce que dit Biden. Quelle importance accordent-ils à l'art, à la liberté d'expression ? Qui est maintenant le « larbin docile de la pensée officielle », Waters ou Vargas Llosa ?

L'agression impériale contre Cuba est plus forte que jamais. Démocrates et républicains, tous pro-Trump font front commun lorsqu'il s'agit d'écraser Cuba. Le blocus renforcé et la violence induite fournissent la matière première pour que des journaleux qui émargent en dollars nous présentent la réalité telle que l'empire le leur demande comme si c’était leurs propres idées. Quoi qu’il en soit, ce que nous ferons ici sera toujours déterminant, en rassemblant tous les patriotes et toutes les personnes honnêtes, à Cuba et dans le monde.

Comme le 5 août 1994, le 11 juillet doit être un tournant pour ceux d'entre nous qui défendent la Révolution cubaine. Il ne suffit pas de la défendre un jour contre les complots impérialistes ; la défendre, c'est aussi faire face chaque jour à nos manques de sensibilité, nos dogmatismes et nos médiocrités. C'est au moment le plus difficile de la période spéciale que Raul a parcouru le pays pour analyser de manière critique la façon dont les principaux cadres de chaque province faisaient face à ces circonstances défavorables et avec un énergique «  Oui, c’est possible » avec la direction ferme et intelligente de Fidel, il a contribué de manière décisive à l'unité du pays pour aller de l'avant.

Les ennemis tentent de séparer le peuple et le gouvernement, le peuple et le Parti, car ils savent que l'unité est notre ressource la plus précieuse. Une unité qui n’inclut ni les annexionnistes, ni les vendus ni les corrompus ; une unité qui est érodée par des pratiques négatives qui ne peuvent pas représenter la Révolution. Les bulles de confort sont aliénantes sur les réseaux numériques, mais aussi dans les processus de direction. Ce n'est pas en nous entourant de ceux qui ne disent que ce qu'ils pensent que le chef veut entendre que nous pourrons conduire la transformation révolutionnaire de la réalité.

Celui qui promet et ne tient pas ses promesses ; celui qui, loin de l'exemple personnel, a appelé depuis ses fonctions à une participation active sur les réseaux sociaux et qui aujourd'hui – désormais sans cette responsabilité – garde le silence sur son profil dans des moments de définition, ou pire, flirte avec ceux qui nous condamnent, fait autant de dégâts que plusieurs plans subversifs réunis. L'exclusion de la critique honnête et frontale au profit de l'opportuniste qui, loin de servir le peuple et la Révolution, ne veut que se perpétuer dans ses fonctions, est un virus qui a pour vaccin l'intégrité des candidats face à l'adulation.

Nous vivons une guerre symbolique. La dignité du cri du boxeur Julio César La Cruz à Tokyo, nous a rappelé que nous n'avons pas toujours estimé le symbolique à sa juste valeur, alors que les productions à caractère épique ou ludique destinées à nos plus jeunes compatriotes sont devenues de plus en plus rares, et que nous savons, grâce à Fidel, que l'approche désidéologisante, économiciste et à courte vue de la culture et du sport ne doit pas prévaloir parmi nous.

Ne pas communiquer efficacement sur les nouvelles circonstances de la lutte idéologique à l'époque d'Internet, le traitement bureaucratique de revendications légitimes telles que celle ne pas se résigner à la file d'attente comme méthode de distribution, la démobilisation qui ne considère pas le peuple comme le protagoniste central de la confrontation avec l'impérialisme, la sous-estimation du coût de ne pas se préparer culturellement à l'échelle de toute la société au scénario numérique, la dévalorisation des méthodes fidélistes de reconnexion avec les secteurs sociaux vulnérables, la vision technocratique des solutions, ne sont pas des pratiques révolutionnaires et doivent être écartées de notre pratique politique.

Au nom de cette unité, le Premier secrétaire de notre Parti a appelé à défendre la paix pour tous et toutes, à l'instar des vaccins, des écoles et des hôpitaux qui, depuis plus de 60 ans à Cuba, ne posent jamais à personne la question de l’affiliation politique. Nous défendons la paix, même pour ceux qui sont descendus dans la rue pour la mettre en pièce, parce que les bombes qui tomberaient ici, si nous nous divisions, feraient plaisir à ceux qui les exigent contre nous confortablement installés à 90 miles de distance, des bombes cependant qui n'auraient ni noms ni prénoms, et ne demanderaient pas si vous êtes révolutionnaire ou non.

C'est le peuple cubain qui a payé avec des milliers de vies le droit de décider de son avenir en paix, c’est pour la justice que les jeunes gens de la Génération du Centenaire ont attaqué la caserne Moncada et qu'ils sont arrivés jusqu'à aujourd’hui en la protégeant, et nous devons être à leur hauteur, avec tous les Cubains qui veulent une Cuba libérée du joug yankee, quoi que fassent et quoi que disent les impérialistes, qu'ils s’appellent Joe Biden ou Donald Trump.

source : http://fr.granma.cu/cuba/2021-08-04/un-partisan-de-trump-nomme-joe-biden-et-la-bataille-de-cuba

 

 CONTRE LE PASS SANITAIRE: COMPLOTISME, OBSCURANTISME, MAIS PAS UNIQUEMENT

Note de Pedrito.

 Très pertinente, cette contribution citoyenne de X. relevée sur un site ami. Une analyse  combien lucide qui devrait faire s'interroger ceux qui manifestent et n'ont aucun problème de soins et de survie, ou qui pensent que la situation politique, humaine,  des pays et des peuples qui luttent pour mieux vivre sur la planète, est  figée pour l'éternité. 

Les paragraphes en noir sont surlignés par Pedrito

 L’opposition au pass sanitaire relève de l’obscurantisme et du complotisme, c’est vrai mais pas uniquement.
Cette opposition dépasse le cadre de l’extrême-droite. Elle repose aussi sur le rêve de “liberté” d’une partie de la petite-bourgeoisie, qu’on retrouve aussi bien chez les Insoumis.

Le paradoxe est que cette “liberté” a été vendue comme la caractéristique exclusive du capitalisme et du libéralisme, opposée au totalitarisme du socialisme et au régime des dictateurs de divers pays.
L’épreuve de la pandémie remet en question la notion de liberté individuelle. Il apparaît que le salut collectif – et donc individuel aussi – dépend d’une discipline collective.
Mais comme c’est dur à avaler !

Discipline collective que le gouvernement de la bourgeoisie a rejetée à plusieurs reprises, pour des raisons idéologiques, économiques ou purement électoralistes, répondant par exemple aux récriminations de certains boutiquiers contre les mesures de température dans leur magasin.
On a vu aussi le port du masque discrédité, les tests réduits à la convenance personnelle, le contrôle électronique sur mobile limité à sa plus simple expression, etc.
Évidemment – et Laurent ne me contredira pas sur cela pour l’avoir lui-même justement dénoncé – l’absence de contrôle collectif dans l’intérêt du peuple est à l’origine de l’échec des confinements successifs et de la reprise des infections à chaque déconfinement, avec à la clé la généralisation des foyers infectieux dès les premiers mois.

D’un samedi à l’autre, les manifestants sont passés de 100 000 à 200 000, puis à 480 000 selon France-Police aujourd’hui. C’est une réaction au sens médical, comme une éruption cutanée sur un vaccin justement, mais pas au sens étroitement « historique » puisque la Réaction s’opposait aux principes libéraux issus de la Révolution française : bon nombre de manifestants crient « liberté » et brandissent des drapeaux tricolores.
Ce ne sont pas tous des néo fascistes pour autant. Ils ne sont pas réactionnaires par rapport aux traditions bourgeoises libérales, ils le sont par rapport à la transformation inévitable de notre société, par rapport à la nécessité d’adapter les institutions, l’idéologie, les principes fondateurs de la société et la propriété des moyens de production au caractère social de la production, au caractère social de l’écologie, au caractère social de la protection sanitaire.

Comme la peste noire médiévale avait ébranlé le féodalisme, ou comme les grandes guerres l’ont fait avec le capitalisme, la pandémie met à l’épreuve la société bourgeoise libérale impérialiste jusque dans ses principes fondateurs.

 

dimanche 8 août 2021

8 août 2021

"Macron est un condottiere mandaté par des commanditaires pour détricoter et privatiser tout ce qui est collectif et solidaire en France. Et sa récompense ne sera pas d’être réélu ou de prendre place dans le paysage politique français, sa récompense sera d’aller siéger dans tous les conseils d’administration des sociétés qu’il aura privatisées pour ses commanditaires.

Voilà pourquoi il se moque de tous ces scandales à répétition le concernant et concernant son gouvernement.

Voilà pourquoi nous avons un gouvernement “de crise” composé sans vergogne à moitié de millionnaires, voilà pourquoi il garde un Président de l’Assemblée mis en examen, pourquoi sa ministre de la justice peut dire en rigolant qu’elle a juste oublié de déclarer trois appartements au fisc.

Voilà pourquoi il met sans honte un voyou à la tête de la police et autorise à cette police des comportements de voyous. Voilà surtout pourquoi il ne cède et ne cèdera devant aucune grève. Parce qu’il s’en fout. Il se fout de vous, il se fout du pays, il se fout de la misère et de la pauvreté, il se fout des éborgnés et des amputés par sa police. Il s’en fout.

Et il partira en laissant un pays épuisé et exsangue, trop sonné pour se défendre contre le plus violent des systèmes de finance ultralibérale qu’on puisse imaginer. "

 Ce point de vue  n'est pas partagé par le blog et nous allons expliquer pourquoi

 Le premier paragraphe nous convient parfaitement, et nous avons ici à plusieurs reprises  montré qu'il est un efficace serviteur du capitalisme rentier.

 Mais la suite dédouane implicitement  la gestion socio-libérale de Hollande qui aurait été "trahi" par Macron et laisse supposer que Macron brûle ses vaisseaux. Pour nous c'est une grave sous- estimation  du rôle de l'état au stade actuel du capitalisme.  L'état a deux fonctions et Manoukian n'en voit qu'une : la fonction de répartition. Dans ce domaine nous sommes entièrement d'accord avec lui. le capitalisme financier souhaite réduire ce rôle de répartition à rien et conserver le plus de richesse produite possible. Cela concerne la santé, l'école, le droit du travail et toutes les façons de répartir la richesse de façon un peu moins inégalitaire.

 Mais l'Etat aune autre fonction, régalienne. Il fait des lois sur mesure pour les multinationales , assume la confection des normes et règlementations qui ont le même but,  crée ou ne crée pas  la monnaie nécessaire , et quand il en crée réserve cette création (par l'emprunt) aux besoins du capital.  Police et défense sont aussi de son ressort.

Penser que Macron" se fout" de la direction de l'état est naïf. Il sait parfaitement que dans de " mauvaises mains" cet état pourrait taxer le capital ,  relancer la consommation en prenant le risque de l'inflation ennemi mortel de la rente, consolider les services publics en refusant au capital les cadeaux fiscaux dont il a besoin.

 C'est pourquoi le rassemblement est bien autre chose qu'une lutte contre Macron pour mettre un autre Hollande à la place qui fera la même chose. Le capital va s'arcbouter car il sait ce qu'il risque. Et le capital a choisi Macron car il a des qualités supérieures  à celles de Hollande. Sa carrière a été soigneusement tracée, le capital ne va pas l'abandonner aussi facilement que le croit Manoukian.

Henri Ausseil Blog pcf littoral
 

 


La manif pour tous des antivaccins, un bide clownesque et pourtant inquiétant…


On croyait avoir touché le fond de l’obscurantisme hystérique mais les petits regroupements de ce samedi ont montré la marginalisation de ceux qui sont réellement hostiles, leur tentative infructueuse pour fédérer toutes les inquiétudes et colères légitimes de la population. Et ce malgré la publicité médiatique qui leur est accordée sans commune mesure avec leur représentativité. Cela fait partie du lancement de la campagne électorale de Macron qui tente de surfer sur ces excès et sur la ruée des Français vers la vaccination pour mieux faire oublier l’essentiel, l’état de la santé publique, les nouvelles attaques contre les droit sociaux, la soumission aux diktats des trusts pharmaceutiques, en s’opposant à ce qui est de l’ordre de la nécessité : la vaccination de toute la population….

Des opérations purement électoralistes tentant de laisser croire à une vague protestataire conciliant les foules de la manif pour tous, l’indignation des gilets jaunes, et les rassemblements bobos des débats type France insoumise et nuits de la République, notre dame des Landes, soignants syndicalistes en colère et résistant aux soins la figure que l’on a monté de toute pièce avec obstination, le tout masquant mal les ambitions trivialement électoraliste y compris de Philipot…. chacun tentant de racler les fonds de tiroirs de la colère supposée populaire…

Avec la publicité accordée par les médias, l’intervention en boucle sur BMTV et partout, c’est un bide parce que la propagande insistait sur le fait que cela ratissait large, de Bompard de la France insoumise à l’extrême droite alors qu’ on ne retrouvait même pas tout le public des gilets jaunes de la manif pour tous et de la France insoumise. Alors la logique de l’opération devait être beaucoup plus considérable surtout quand on la compare aux quatre millions qui sont allés se faire vacciner et que Macron espère bien récupérer, Quatre millions face à cent dix mille, l’union entre jacqou et son seigneur revenus du Moyen Age et qui a perdu en route le trois quart des troupes … c’est exactement ce qu’il faut à Macron pour les présidentielles… Ces ganaches d’extrême droite avaient besoin d’apparaitre comme les canalisateurs de la révolte populaire autant que du conservatisme le plus rance et la France insoumise s’est prêtée au jeu…

Une France insoumise qui accentue sa dérive… dans ce domaine comme dans bien d’autres. On peut que se féliciter que le PCF ait repris son autonomie par rapport à ce mouvement dont même le chef semble avoir perdu le contrôle entre indigènes de la République et manif pour tous… Sans mesurer qu’il est des additions qui ne conduisent qu’à des soustractions, les troupes désertent… Une autonomie du PCF, axée sur des propositions, une position ferme sur la question des vaccins mais sans la moindre complaisance avec les incuries gouvernementales dans le domaine de la santé et les projets de démantèlement qu’il poursuit. Cette autonomie n’a pas d’ennemi à gauche et aucun communiste ne peut se réjouir de voir une partie de celle-ci entraînée dans cet opportunisme sans perspective réelle. Heureusement que le PCF a commencé à faire entendre une voix originale…

C’est pourquoi il faut que ce qu’il reste de gauche, manipulée dans ces délires, se rende compte de ce qu’ils cautionnent… je voudrais les mettre en garde contre cette canalisation de la violence vers ces exutoires : des faits sont intervenus ce week-end, la destruction d’un centre de vaccination et pire encore un incendie volontaire d’une tour squattée dans une citée marseillaise… On affole de peur et de rumeur pour mieux nous guider vers le pire…

Cela pourrait être simplement lié aux mobilisations pour la campagne présidentielle avec ses aspects outranciers tant du pouvoir que de ses opposants privilégiés, un cirque avec ses clowns, mais il y a un contexte beaucoup plus préoccupant celui des politiques capitalistes face à leur propre crise, toujours plus exercer une pression sur les couches populaires et moyennes pour maintenir des profits financiers, parasitaires, développer un bellicisme concurrentiel, entretenir des campagnes de haine xénophobe… Tout cela se heurte à des résistances, à un scepticisme généralisé dans les institutions, alors dévoyer ce scepticisme en rumeurs réactionnaires est une méthode… Mais celle-ci dit également la manière dont le Capital est à la recherche d’un pouvoir capable de tenir le peuple….

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Note de Pedrito, anti "libéral" notoire

Chaque jour, à chaque heure, du matin au soir, sur les chaines en boucle et sur les chaines généralistes, des pseudo journalistes font monter la pression en annonçant longtemps à l'avance pour les promouvoir ces rassemblements du samedi des anti vaccins, c'est-à-dire en incitant les citoyens à se joindre aux manifestants manipulés, c'est notoirement reconnu, par la droite extrême!!!!! 

A-t-on déjà constaté une seule fois un tel empressement des médias pour faire la claque en faveur des  syndicats défenseurs des droits des salariés et inciter ainsi les citoyens  à se joindre aux rassemblements et manifestations destinés à défendre les conquêtes sociales?????

Ce libéralisme égoïste est un véritable retour  à la jungle, cette société voulue par le capitalisme, ses complices conscients ou non, autant que par le fn