jeudi 21 octobre 2021


Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

apture d'écran mais peut-être pas à l'Hôtel Mantignon


Et pour le reste, alors qu'il devait parler du pouvoir d'achat, pas le sien, mais celui du peuple de France: une usine à gaz pour nous enfumer:

On ne saurait incriminer le soutien de Jean Castex à son ancien patron à l'Elysée, Nicolas Sarkozy. Ils étaient tous deux du même parti de droite et le reconnu coupable était aussi le président des riches et du patronat. Tout comme l'est d'ailleurs Emmanuel Macron. Comme quoi à droite, rien de nouveau. Sauf à s'ingérer carrément dans les délibérations des magistrats jugeant "au nom du peuple français" et à ignorer carrément la séparation des pouvoirs dans la Constitution de la 5e République.

En revanche, concernant l'augmentation des carburants, circulez il n'y a rien à voir! Sur la hausse de l'alimentation, le premier chambellan de Manu 1er n'a rien remarqué non plus, ses yeux rivés sur les 1 800 suppressions de lits à l'hôpital en plein covid. Car peut-être n'est-ce pas suffisant...

Rien sur l'augmentation exponentielle du tarif du gaz depuis le début de l'année: + 57% tout de même! Quant à l'électricité, une "petite" augmentation de 4% aux calendes grecques, pardon au 1er février 2022. Et qu'on ne parle pas à Jean Castex d'une quelconque augmentation des salaires, des minima sociaux et des retraites! Néanmoins, la contre réforme de l'assurance chômage est en place dès ce 1er octobre.

Mais bien le bonjour à l'ancien président de la République reconnu coupable de financement illégal  de sa campagne présidentielle de 2022.

Pour autant:

Jean Castex, hier, au 20h de Tf1: salut affectueux à Nicolas Sarkozy reconnu coupable du financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012

COMAGUER : USQUE NON DESCENDET ? POURQUOI EST-IL TOMBÉ .....  

....SI BAS ?

Après le camouflet des sous-marins australiens certains ont, dans la précipitation, annoncé un refroidissement des relations franco-étasuniennes. Il n’en fut rien et un simple appel de « Uncle Jo » * à sa suffisance élyséenne apaisa la tempête à peine levée dans le verre d’eau du Quai d’Orsay.

Mais ce que confirme l’article qui suit c’est que le Chef Des Armées fait tout ce qu’il peut pour prendre sa place dans la grande offensive politico-médiatique lancée par Washington contre la Chine. Envoyer un navire espion marauder en Mer de Chine au moment où la Maison Blanche met en place une provocation en envoyant des forces spéciales à Taïwan c’est participer, avec les petits moyens disponibles, à cette provocation.

En effet malgré l’affirmation que cette action fait partie de la « stratégie Pacifique décidée par le président de la République » (cf. article ci-après) la « zone maritime de la France » pour vaste qu’elle soit ne s’étend pas jusqu’aux côtes chinoises ni jusqu’aux côtes coréennes.

La Chine a très bien compris la manœuvre qui viole l’engagement pris par des Etats-Unis en 1972 de respecter sa souveraineté sur l’ile et le président chinois a clairement énoncé qu’elle ne laisserait pas se développer l’occupation militaire de Taïwan par l’armée étasunienne, occupation dont les forces spéciales sans uniforme ne sont que le premier échelon.

En s’alignant sur la Maison Blanche, l’Élysée commandé par un indéfectible Young American Leader aura sa part dans l’échec de l’opération.

·       (Référence ironique au titre donné par Churchill à Staline son allié de l’époque avant qu’il ne lui déclarât la guerre froide)

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Le navire d’écoute électronique « Dupuy de Lôme » en mer de Chine

(Le Marin 14/10/2021)

Le navire-espion de la direction du renseignement militaire (DRM) Dupuy de Lôme opère actuellement en mer de Chine, a dévoilé la ministre des Armées Florence Parly, répondant à une question d’un député de la commission de la défense.

Le bâtiment d’expérimentation et de mesures (BEM), dont les capteurs électromagnétiques permettent de dresser l’ordre de bataille électronique depuis la mer (c’est à dire établir le nombre et le positionnement des radars dans la zone), avait été aperçu il y a quelques jours en escale au Japon, après un passage cet été à Guam.

Cette nouvelle expédition du Dupuy de Lôme en mer de Chine s’inscrit dans une stratégie d’occupation de la zone maritime par la France qui, régulièrement, envoie des navires et des aéronefs sur place, en application de la stratégie Pacifique décidée par le président de la République. C’est ce qu’avait expliqué il y a quelques mois le contre-amiral Jean-Mathieu Rey, commandant interarmées de la zone Asie-Pacifique (Alpaci).

Lors d’une présentation de l’état-major des armées le 11 octobre, des moyens plus modernes ont été annoncés, notamment les patrouilleurs ultramarins, mais aussi des avions de surveillance Falcon 50M, en provenance de Lann-Bihoué, à partir de 2023, afin de remplacer les cinq Gardian plus anciens. Ces appareils participent régulièrement à des missions en mer de Corée afin de faire respecter l’embargo sur la Corée du Nord.

Jean-Marc TANGUY

 

UN VRAI HÉROS.


UN VRAI HÉROS : C’est l’archéologue syrien Dr. Khaled al-Asaad

Pour ne pas oublier les vrais héros de ce monde: 18 août 2015.

A genoux, il attend sa décapitation.

C’est l’archéologue syrien Dr. Khaled al-Asaad, chef des fouilles de Palmyre. Khaled al-Asaad a refusé de révéler l’emplacement des trésors et des antiquités de Tadmur (l’actuelle Palmyre) qu’il avait cachés avant l’arrivée de l’État islamique. Al-Asaad a été décapité sur la place devant le musée où il a travaillé pendant plus de 50 ans. Son corps mutilé a ensuite été pendu à un feu de circulation. Khaled al-Asaad était le principal gardien des antiquités de Palmyre et, en juillet 2015, il a été capturé par des combattants de l’État islamique. Malgré de nombreuses tortures, il n’a pas révélé l’emplacement des trésors du musée et a été exécuté sur la place centrale de Palmyre. Lorsqu’il est devenu clair que les combattants allaient capturer Palmyre, les scientifiques dirigés par Al Asaad ont tout fait pour cacher les antiquités uniques et inestimables de Palmyre. C’est lui qui a joué un rôle de premier plan dans le salut de centaines d’artefacts, en les transportant de Palmyre vers un endroit sûr. Khaled al-Asaad parlait cinq langues en plus de six anciennes langues idiomatiques, dont certaines sont aujourd’hui éteintes. Plusieurs pays européens lui ont offert la résidence et la citoyenneté, mais il a refusé de quitter la Syrie. Il s’est battu jusqu’à la mort pour sauver le patrimoine de l’humanité.

 

Note   de Pedrito.

Un vrai héros, un vrai de vrai, de  ceux que les "journalistes" qui nous rabattent quotidiennement les oreilles avec forces balivernes et autres enfumages, chiens de garde au service des prétendus grands de ce monde devraient montrer en exemple aux citoyens en quête de vraies valeurs.

mardi 5 octobre 2021


La mort du truqueur

mardi 5 octobre 2021 par Charles Hoareau ( Blog ANC)

Un homme est mort.
Cela n’est pas en soi un motif de réjouissance mais de là à lui rendre hommage…
Que cet hommage vienne de gens comme Macron, Seguela, Sarkozy ou Hidalgo, cela n’a rien de surprenant puisqu’il a toujours été de leur clan. Celui de l’argent et du pouvoir, du grand patronat insolent et méprisant, au point qu’il a toujours pu compter sur le soutien sans faille de son camp même quand il a été pris la main dans le sac de magouilles les plus sordides.
Mais qu’il se trouve des gens qui se réclament du camp des travailleurs pour rendre hommage au truqueur à l’égo surdimensionné qu’il était, cela laisse pantois.

En ce qui me concerne, je n’avais pas que des divergences avec ce bateleur qui jouait avec la vie des travailleurs comme d’autres jouent au tiercé et ce sans aucun respect de rien. Capable de dire avec aplomb le contraire de ce qu’il avait dit la veille.

Bien sûr je pense à celles et ceux de Manufrance, de la Vie Claire, de Terraillon, d’Adidas et tant d’autres qui ont fait les frais dans leur chair des mensonges et des tripatouillages de l’illusionniste que le pouvoir mitterrandien encourageait dans ses œuvres.

Je pense aussi particulièrement aux 105 du chantier naval de La Ciotat qui attendaient le 1er septembre 1989 que le patron qui s’était engagé à les embaucher pour construire des bateaux de plaisance vienne le faire. Il n’est jamais venu et sera d’ailleurs condamné aux prud’hommes pour cela.

On saura plus tard que les bateaux qu’il avait soi-disant en commande étaient ceux qui étaient déjà commandés au chantier de Villeneuve La Garenne : déshabiller Pierre pour (mal) habiller Paul il savait faire.

Seule la lutte et le sens de la solidarité des métallos fera échouer la manœuvre.
Mais il y aura pire.

On apprendra plus tard par une lettre officielle de Jean-Pierre Jouyet, chef de cabinet du ministre de l’Industrie d’alors, Roger Fauroux, que le truqueur voulait en fait récupérer l’ensemble des équipements du chantier dont la revente, au seul prix de la ferraille, aurait rapporté des millions de francs…

Et ça dans une ville aux 4000 chômeurs qui avait connu, dans l’année qui a suivi la fermeture, 50 suicides et 500 familles éclatées…
Mon deuil est pour ceux-là.

Pour finir quant à ceux qui confondent arrivisme sans scrupules et tous azimuts et engagement tenace pour de grandes causes humaines, qui assimilent son entrée dans le sport à une passion digne de Pierre de Coubertin, le marseillais que je suis dira seulement ceci.
Il a été avec son homologue d’alors du club de foot de Bordeaux, celui qui a contribué à polluer non seulement le football, mais à sa suite l’ensemble du sport français. Le polluer par l’argent, revendiquant son droit d’acheter et de revendre des hommes pour en faire ses esclaves dorés.

A ce titre s’il fut « un président de club de foot remarquable » c’est pour son affairisme sans scrupules et son sens du truquage qui lui valut une de ses condamnations…

Lui et ceux qui se sont engagés sur ses pas ont donné raison à Alfredo Di Stefano qui disait : "Le vrai football s’est arrêté le jour où le premier coiffeur a mis les pieds dans un vestiaire."

Est bien malade une société qui rend hommage aux licencieurs, truqueurs et truands en col blanc qui ne méritent même pas qu’on les cite nommément.

 

Crise ouverte ! ALGÉRIE-FRANCE:

ALGÉRIE-FRANCE: le plus difficile actuellement pour ces dirigeants arrogants est de mesurer les limites de leur puissance et à quel point la “logique des blocs” qui peuvent poursuivre des politiques néo-coloniales sont aujourd’hui remises en cause. C’est malheureusement une mentalité dangereuse et aliénante qui s’est répandue dans la population de leurs pays et qui se traduit par la destruction de toute vie démocratique y compris sur le mode électoral. Le danger de cette situation est un embrasement généralisé (note de Danielle Bleitrach pour histoire et société)

Alger a protesté samedi 2 octobre contre une “ingérence inadmissible dans ses affaires intérieures”, rappelé son ambassadeur à Paris “pour consultations” et interdit dimanche 3 octobre le survol de son territoire aux avions militaires français. L’objet de ce courroux algérien, selon le quotidien Liberté : des propos tenus par le président français Emmanuel Macron jeudi 30 septembre.

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Alger a exprimé hier son rejet “catégorique de l’ingérence inadmissible dans ses affaires intérieures” à la suite des propos tenus jeudi par le président Emmanuel Macron sur l’Algérie. Le gouvernement algérien a, dans ce sillage, rappelé son ambassadeur à Paris “pour consultations”.

C’est une sortie médiatique pour le moins inattendue à laquelle s’est livré jeudi le président français, Emmanuel Macron, qui a tenu des propos tellement graves sur l’Algérie qu’ils n’ont pas laissé indifférent le gouvernement algérien. Ce dernier a, dans la journée d’hier, rappelé “pour consultations” l’ambassadeur à Paris, Mohamed-Antar Daoud. S’exprimant devant une assistance composée de jeunes petits-enfants de pieds-noirs, de harkis, de juifs et même d’anciens membres du FLN, mais également d’un journaliste du quotidien Le Monde qui a fait un récit de cette rencontre, Emmanuel Macron a qualifié le pouvoir algérien de “système politique fatigué” qui “est fragilisé par le Hirak”. Le président français, qui s’est montré loquace à l’occasion, n’a pas mis de gants pour affirmer que “le système politico-militaire algérien s’est construit sur la rente mémorielle”.

En réponse à un jeune Algérien qui lui a fait savoir que contrairement à ses assertions sur la haine que développeraient les Algériens envers la France, Emmanuel Macron s’en est pris au système politique algérien qu’il dit distinguer du reste de la société algérienne. “Je ne parle pas de la société algérienne dans ses profondeurs, mais du système politico-militaire qui s’est construit sur (…) (la) rente mémorielle. On voit que le système algérien est fatigué, le Hirak l’a fragilisé”, a-t-il indiqué.

Dans la foulée, le chef de l’État français a également abordé ses relations, jusque-là excellentes, avec le chef de l’État algérien. “J’ai un bon dialogue avec le président Tebboune, mais je vois qu’il est pris dans un système qui est très dur”, a-t-il lâché. Une déclaration qui tranche radicalement avec les expressions de soutien mutuel que les deux présidents s’échangeaient jusque-là. “Je vous le dis franchement : je ferai tout ce qui est en mon possible pour aider le président Tebboune dans cette période de transition. Il est courageux”, disait le président français, il y a une année de cela dans le magazine Jeune Afrique. 

Toujours à propos du système politique algérien, Emmanuel Macron précise qu’à travers les restrictions sur les attributions de visas, ce sont les “dirigeants” qui sont ciblés. “On va s’attacher à ce que les étudiants et le monde économique puissent le garder. On va plutôt ennuyer les gens qui sont dans le milieu dirigeant, qui avaient l’habitude de demander des visas facilement”, a-t-il asséné. Un moyen de pression pour dire à ces “dirigeants” que “si vous ne coopérez pas pour éloigner des gens qui sont en situation irrégulière et dangereux, on ne va pas vous faciliter la vie”, a-t-il ajouté.

Les déclarations pour le moins tonitruantes du chef de l’État français ne concernent pas que sa perception du système politique algérien. Même au sujet des questions mémorielles, Emmanuel Macron a employé un ton inhabituel. Il a mis en cause une “histoire officielle” selon lui “totalement réécrit[e] qui ne s’appuie pas sur des vérités”, mais sur “un discours qui, il faut bien le dire, repose sur une haine de la France”, rapporte le journaliste du Monde. “La nation algérienne post­-1962 s’est construite sur une rente mémorielle”, estime-t-il.

Le président français ne s’arrête pas là puisque, dans la foulée de sa diatribe, il va jusqu’à poser la question de la nation algérienne au risque de s’attirer les foudres de ce côté-ci de la Méditerranée. “La construction de l’Algérie comme nation est un phénomène à regarder. Est-ce qu’il y avait une nation algérienne avant la colonisation française ? Ça, c’est la question”, interroge le chef de l’État. S’il ne répond pas à sa question, il ne cache pas son agacement face à ce qu’il voit comme un traitement de deux poids deux mesures par rapport à “de précédentes colonisations”. Pour lui, les Algériens occultent la présence turque en Algérie et renvoie cela à la propagande turque. “(…) Je suis fasciné de voir la capacité qu’a la Turquie à faire totalement oublier le rôle qu’elle a joué en Algérie et la domination qu’elle a exercée. Et d’expliquer qu’on est les seuls colonisateurs, c’est génial.

Les Algériens y croient”, a-t-il encore indiqué. Les déclarations d’Emmanuel Macron interviennent en pleine période de pré-campagne électorale en France. Des sujets comme l’histoire de la colonisation et l’immigration se sont imposés ces derniers jours, comme des thèmes phare, avec notamment la montée de l’extrême droite. Des débats qui risquent, en revanche, d’envenimer davantage les relations, déjà tumultueuses, entre l’Algérie et la France.   


Ali Boukhlef