vendredi 3 décembre 2021

RELENTS DE DÉMO-CRASSIE

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Le parti de Sarkozy-Fillon (avec ou sans bracelet électronique?) a voté pour sa primaire et ça donne ça pour les deux finalistes
Le parti de Sarkozy-Fillon (avec ou sans bracelet électronique?) a voté pour sa primaire et ça donne ça pour les deux finalistes

Et EZ a félicité EC pour sa première place. Et rien pour VP.  Misogynie? La fille de JM LP, elle, n'a félicité personne. Pourtant...

Sur les chaînes infos, ils ont soliloqué pour trouver des différences entre EC et VP. A la fin, mon téléviseur s'est éteint de lui-même. J'avais dépassé les 4 heures programmées automatiquement pour ce faire. Je suis peut-être un peu con de m'être endormi devant ces instants inoubliables d'infos libres et non faussées. 

Non?

Note de Pedrito

Soutiens des deux condamnés par la justice, pourtant souvent trop laxiste pour les citoyens épris d'une vraie justice, pour juger et condamner sérieusement les criminels en tout genre, EC et VP sont-ils vraiment bien inspirés de se poser en garants de la vraie démocratie

Pour être pris au sérieux, ne vaudrait-il pas mieux qu'ils se montrent plus modérés dans leurs propos et leurs actes? 

 LA PHRASE DU JOUR

 

 Devinette ....

...... trouvée dans le blog  pcf littoral

 

 

"Il" était plus respectueux de la planète que des femmes. 

De qui s'agit-il ?

Il s'git, bien sûr,  de l'inénarrable, l'incomparable, l'imprésentable, l'abominable, l'infréquentable, ancien ministre donneur de leçons hors du commun écolo Hulot.

Zemmour et lui ont ceci de commun: leur immense respect de la femme objet.

Plus vert que lui, tu meurs.... Pour Zemmour, c'est plus vert de gris !!

 

 

Blog "Respublica"

Voir Debout les femmes !, de Gilles Perret et François Ruffin…

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L'affiche du film

Pour une grande bouffée d’énergie et d’optimisme ! Avec sept films documentaires sortis en salle depuis 2006, Gilles Perret nous a habitués à des témoignages recueillis auprès de milieux très divers mais toujours avec beaucoup d’empathie et pour illustrer un propos militant. En collaboration avec François Ruffin, comme déjà pour Je veux du soleil ! auprès des Gilets jaunes, Debout les femmes ! s’attaque à la précarité des travailleurs des métiers dits du « lien » ou du soin, en l’occurrence des travailleuses(1).

Le fil conducteur du scénario est une mission parlementaire demandée en 2018 par le député insoumis. Pour celle-ci, la commission des Affaires économiques désigne comme corapporteur Bruno Bonnell, élu LREM. Cette collaboration d’abord improbable entre les deux hommes est décrite avec humour et s’approfondit à partir des constats communs et des conclusions du rapport rendu en juin 2020. L’enquête s’effectue principalement à Amiens, Abbeville et Dieppe, auprès d’auxiliaires de vie sociale (AVS) et couvre les premiers mois du confinement, dans des conditions de travail particulièrement difficiles.

Parce que les tâches effectuées auprès des personnes âgées étaient traditionnellement effectuées au sein des familles et qu’elles sont salariées de structures privées ou publiques très variées, les AVS n’ont pas de statut et de plus, isolées, elles ne sont pas en situation de faire valoir de revendications. Les conditions de travail qu’elles décrivent rappellent tout à fait celles du personnage féminin du film de Ken Loach Sorry We Missed You : une course épuisante d’un domicile à l’autre pour des interventions brèves, avec des horaires morcelés tôt le matin puis de nouveau le soir… Une cinquantaine d’heures par semaine pour 700 à 800 euros mensuels, avec pourtant des contrats qui n’atteignent pas toujours le plein temps. On découvre des situations peu connues (la fréquence des accidents du travail dus à la manipulation de personnes peu mobiles, la gestion des fins de vie…) mais chez la plupart un véritable attachement à un métier ancré dans l’humain. Ce qui est en jeu, ce ne sont pas seulement les conditions matérielles et financières de ce travail, c’est la reconnaissance de son utilité sociale, et plus encore pour François Ruffin, la nécessité d’un service public des métiers de ce secteur du lien.

Ce film que Gilles Perret revendique « féministe » s’achève par une scène de fiction quasiment onirique filmée dans l’hémicycle du Conseil économique, social et environnemental où des dizaines de protagonistes du film occupent les sièges des députés et la tribune, alors que Ruffin et Bonnell sont modestement travestis en huissiers à chaîne. Elles scandent et chantent « Debout les femmes ! » en signe de leur détermination à lutter(2). Une lutte à ce jour inaboutie puisque, malgré certaines avancées obtenues lors du vote du budget 2021 ou sectoriellement, les « augmentations vont dans le bon sens, mais ne règlent pas le problème majeur qu’est le temps partiel subi ». Et la proposition de loi « Reconnaissance des métiers du lien » déposée en septembre 2020 par les deux députés semble en panne. Elle incluait les assistants maternels et les animateurs périscolaires.
Quant à la loi Grand âge, à laquelle la situation des aides à domicile doit se rattacher, plusieurs fois annoncée puis reportée, il n’y a aucune certitude qu’elle soit présentée avant la fin du mandat.

Le « road-movie parlementaire » n’est donc pas achevé. Au-delà d’un film plein d’émotion s’attachant à des catégories de travailleuses dont la précarité a été mise en évidence par la crise sanitaire, il reste malheureusement tant de secteurs où le terme de « reconnaissance » n’est pas d’actualité, où la « dignité » et « l’amour de ce qu’on fait » ne sont pas de mise ! Si les mesures sectorielles dictées par l’indignation ne sont pas à négliger et l’organisation des intéressé(e)s nécessaire, il faut espérer que leur cause fasse tache d’huile dans l’univers en expansion des statuts précaires du capitalisme actuel.

Notes de bas de page

Notes de bas de page
1 Les agents d’entretien – à 80 % féminins – représentent 1,9 million de personnes, les intervenants de l’aide à domicile près de 700 000 et les accompagnantes d’enfants en situation de handicap (AESH) 70 000.
2A l’heure où ce texte est écrit, les AESH sont en grève.

 

jeudi 2 décembre 2021

 

Le socialisme ? un monde débarrassé des escrocs, des avides cupides et des hypocrites..

un clin d’oeil amical à ceux qui continuent à lire et à commenter ce blog, malgré les blocages techniques que nous subissons, donc merci cher lecteur affrontant l’adversité, dis-toi bien que déposer un texte comme une bouteille à la mer relève des mêmes difficultés. MERCI à toi en particulier Philippe 2, qui confirme que tous mes malheurs tiennent au fait que je suis une charmante vieille dame…Dans le fond à lire vos commentaires, il m’arrive de me dire que le socialisme auquel nous aspirons est simplement un monde débarrassé des escrocs, des avides cupides et des hypocrites.

Il est des gens qui n’attendent ni la gloire, ni la richesse, mais simplement qu’on les laisse agir pour ce qu’ils estiment juste et dans cette action si faire ce peut ne pas être la proie de l’égoisme, de l’avidité minable et des complicités que la concurrence entre les exploités, les pauvres génèrent… Est-ce que prétendre être différent est un luxe ? si tel était le cas allons jusqu’au bout de ce luxe…

Après avoir subi tant de méchanceté, d’injustices et de délations de mes ingrats contemporains, les pires n’étant pas toujours ceux que la logique soupçonnerait,je pourrais comme vous pourtant m’exclamer :

Si, plein de respect pour nos conventions sociales, et ne s’écartant jamais des digues qu’elles nous imposent, il arrive, malgrè cela, que nous n’ayons rencontré que des ronces, quand les méchants ne cueillaient que des roses, des gens privés d’un fond de vertus assez constaté pour se mettre au-dessus de ces remarques ne calculeront-ils pas alors qu’il vaut mieux s’abandonner au torrent que d’y résister? Ne diront-ils pas que la vertu, quelque belle qu’elle soit, devient pourtant le plus mauvais parti qu’on puisse prendre, quand elle se trouve trop faible pour lutter contre le vice, et que dans un siècle entièrement corrompu, le plus sûr est de faire comme les autres?

Mes lecteurs lettrés reconnaitront l’ouverture du roman de Donatien, marquis de sade : Justine ou les infortunes de la vertu… Notre hypothèse est que nous somme comme l’époque où ce méchant seigneur sévissait dans une période de transition historique,je dirais même que nous, le happy few de ce blog, nous n’avons connu que transition. Peut-être à cause de la bataille du rail et des espoirs de la résistance avons-nous vécu sur un quai de gare en attendant l’Orient express ou le transibérien, des wagons au luxe surrané et flanqué de drapeaux rouges et affiches révolutionaires. Il y eut même Gagarine pour nous saluer de l’espace… Nous eumes cette ridicule espérance si chevillée au corps que nous avons considéré comme ue victoire cejour de 2021 où on a réussi à organiser une videoconférence sur le socialisme dans les locaux du colonel Fabien … Je me demande ce que ce héros aurait dit de voir les communistes mener une telle clandestinité héroïque pour ne pas faire pleurer Pierre LAURENT et les siens…

peut-être les générations futures si elles ont connaissance de ce que nous avons dû subir, nous qui nous sommes acharnés à croire que le socialisme sous la direction éclairée d’un parti communiste était la garantie d’un monde meilleur… devront s’interroger : pourquoi tant d’obstination ? Alors que ceux qui l’ont inspirée ont disparu depuis longtemps et que rien chez leurs successeurs ne mérite la moindre estime… heureusement il y a Cuba, cette entreprise de salubrité révolutionnaire publique…

Cette obstination que nous mettons parfois dans la plus grande des solitudes, souvent en s’étant reconnus ceux qui sont prêts à FAIRE, de Limoges où Marianne se débat à Marseille où katia, hamid, kamel continuent et m’entraînent enfin avec l’aide de la fédération grâce aux aixois, toujours à quelques uns en passant par Nicolas l’arlésien qui m’écrit hier :

Bonsoir Danielle,J’espère que tu vas bien.Je te donne quelques nouvelles arlésiennes de la solidarité financière avec Cuba, dans le cadre de l’initiative de la Fédération CGT des cheminots :
 – ci-dessous l’invitation de la section d’Arles du PCF à son “Drôle de Noël”. Possédant quelques ruches, j’ai proposé de mettre en vente des pots de miel, avec une étiquette personnalisée aux couleurs du drapeau cubain ; vente dont le produit permettra à la section d’effectuer un versement à la Fédération CGT des cheminots. Cette vente est annoncée dans le programme, “en solidarité avec le peuple Cubain”.
 – l’Union Locale CGT d’Arles a lancé un appel à la solidarité financière auprès des syndicats CGT de son territoire, a mis l’appel sur son site internet, et effectuera elle-même un versement.La proposition de participer à l’initiative des Cheminots CGT est accueillie chaque fois très favorablement, et permet de lancer le débat.
Je te dis à bientôt,
Nicolas.

Mais ici, nous nous débattons, et parfois il m’arrive de m’interroger sur ce qui a fait la situation française, ces haines et envies groupusculaires, des inerties, pourquoi est-ce que nous croyons encore et être communiste quand pas un ne parait capable de sauver l’autre, de prendre conscience de la réalité du monde et de la force de l’ennemi, ne voit que l’art et la manière de faire le peau non pas à l’ennemi mais au partenaire… Pourquoi ce ridicule de justine ou les infortunes de la vertu, si ce n’est que les anticommunistes restent encore et toujours les pires créatures qui se puissent imaginer et que tout ce que je reproche à ceux qui usurpent le nom de communistes quel que soit l’endroit où ils aient installé leur lit de roi fainéant c’est de leur ressembler.

je profite de la diffusion actuellement confidentielle de ce blog pour dire en riant ce que m’inspire une lâcheté généralisée traversée de quelques rares raies de lumière mais que voulez-vous je ne peux pas être autre, quand le mépris m’envahit je préfère m’en libérer comme de chaînes qui entravent… Je vous conseille d’en faire autant cela aide à aimer vivre avec soi même et même avec les quelques autres…

danielle Bleitrach

 

Note de P.    Chapeau à notre irremplaçable Danielle. Merci pour son incomparable et inusable leçon de vie, de courage, et les mots pèsent peu!

Honduras,le retour de bâton …

Une base militaire contrôlée par les États-Unis et un coup d’État : un rappel de ce qui s’est passé au Honduras (et de ce qui arrive avec Xiomara Castro) Lamanière dont les “médias” démocratiques et les “élites” politiciennes se taisent sur ce qui se passe en Amérique latine, les coups d’Etat, les tortures, dit assez ce que valent leur droit de l’hommisme… Ce qui se passe partout y compris en Ukraine, et les dictateurs, leurs trafics, la misère des populations rend méprisable le silence y compris de la gôche. (noteettraduction de danielle BLEITRACH pour histoireetsociete)

Publié:1 déc 2021 11:48 GMTOciel Ali Lopez

Le triomphe de l’épouse de l’ancien président Manuel Zelaya, évincé en 2009, soulève une question pour les conseillers du département d’État de Joe Biden : jusqu’où va aller son arrière-cour maintenant ?

Une base militaire contrôlée par les États-Unis et un coup d’État : un rappel de ce qui s’est passé au Honduras (et de ce qui s’en vient avec Xiomara Castro)
Xiomara Castro, vainqueur virtuel des élections présidentielles honduriennesYoseph Amaya / Reuters

Le triomphe d’une coaliton progressiste dirigée par Xiomara Castro dimanche, douze ans après le coup d’État contre Manuel Zelaya, nous incite à nous souvenir de certaines choses concernant le Honduras.

Le pays d’Amérique centrale n’a pas subi les guerres civiles de ses voisins au siècle dernier parce que l’hégémonie américaine, en particulier dans ses forces armées, a prévalu sur toute tentative d’indépendance.

C’est pourquoi le coup d’État contre Zelaya en 2009 a été si efficace, si bien executé , c’est pourquoi il n’y a pas eu de pression internationale qui pourrait l’empêcher (rappelez-vous la manière dont l’avion a été bloqué après son expulsion avec le président de l’Assemblée générale de l’ONU de l’époque, Miguel d’Escoto, sur l’aéroport de la capitale) et comment son retour à la politique a été unanimement empêché institutionnellement.

C’est-à-dire que nous parlons d’un État idéologiquement de droite qui n’a pas permis, ou ne permettra pas, de petits changements tels que ceux que Zelaya a tentés pendant son administration.

À cette époque, les forces armées, ainsi que les groupes de pouvoir représentés par le président du Congrès de l’époque, Roberto Micheletti, ont mené un « coup de palais » sans un coup de feu, ils ont expulsé le président légitime du pays, pour ensuite mettre en oeuvre tous les obstacles pour empêcher sa participation politique.

Les démocrates du monde entier se sont tus face à une situation hors de toute légalité. Aucun dirigeant régional ou mondial n’a entrepris de destituer le président Juan Orlando Hernández ou de l’interroger. Il n’a pas fait l’objet de sanctions, bien au contraire.

La situation au Honduras, après le coup d’État et certaines élections présidentielles, est celle d’une « démocratie », avec des groupes paramilitaires qui ont assassiné des dirigeants (dont le cas le plus célèbre a été celui de Berta Cáceres),la judiciarisation de la politique et la réélection arbitraire en 2017 sans légalité constitutionnelle.

Cependant, les démocrates du monde se sont tus face à une situation hors de toute légalité. Aucun dirigeant régional ou mondial n’a entrepris de destituer le président Juan Orlando Hernández ou de l’interroger. Il n’a pas fait l’objet de sanctions, bien au contraire. Juan Guaidó dans son moment de plus grand soutien l’a rencontré; le département d’État américain ne l’a pas mis sur la liste noire, et il ne met pas de prix sur sa tête.

En 2019, un tribunal américain a prononcé une condamnation contre Tony Hernández,le député et frère de l’actuel président, et dans sa décision ille  liait au président pour avoir reçu des pots-de-vin du trafic de drogue.

Des représentants du bureau du procureur des États-Unis ont déclaré que l’accusé « a conspiré avec son frère président du Honduras, provoqué des actes de violence brutaux et canalisé l’argent de la drogue pour des campagnes du Parti national en échange de promesses de protection aux trafiquants de drogue ».

Juan Orlando Hernández, Président du Honduras, dans son discours à la COP26, Glasgow, 1er novembre 2021Andy Buchanan / Reuters

La présidence d’Hernandez est devenue imprésentable. La réalité du trafic de drogue était trop évidente.

L’élite hondurienne avait besoin de se réoxygéner,de prendre un bain de démocratie, et il était temps de permettre la participation de Xiomara Castro, l’épouse de Zelaya, elle s’avère le vainqueur incontesté de dimanche, pour faire face à ce qui a envahi l’État et la sphère politique.

Pour tenter de l’arrêter, le parti officiel, dans le style du trafic de drogue colombien, a recréé, tout au long de sa campagne, le fantôme du communisme représenté, selon eux, par la candidaet. Mais les calculs de l’instance électorale hondurienne montrent que cette campagne n’a pas été couronnée de succès, car selon les résultats préliminaires, la candidate a pris 20 points d’avantage sur son concurrent du Parti national au pouvoir, Nasry Asfura.

Nouvelles limites de la cour arrière des USA

L’Amérique centrale n’est plus une région politiquement stable, comme elle l’avait été au cours des deux premières décennies de ce siècle, au cours desquelles elle a vécu une « lune de miel » post-conflit.

La radicalisation de certains gouvernements, la proposition populiste du président Nayib Bukeleau Salvador, ainsi que l’accusation judiciaire de trafic de drogue contre l’actuel président hondurien par les tribunaux américains, ont été dépassé par le problème de la migration,qui est devenu une préoccupation majeure dans la politique américaine, Le triomphe de Castro amène les conseillers du département d’État américain à se demander : jusqu’où va dériver son arrière-cour maintenant ?

L’un des principaux aspects fondamentaux de la situation du honduras est la base militaire de Soto Cano, sous le contrôle de l’armée américaine et utilisé comme tête de pont contre les insurrections dans la région.

Une fois les résultats confirmés, la tension se situera dans la manière dont les partis traditionnels, l’institution réellement existante et les médias de droite se comportent avant le nouveau scénario politique qui est né ce dimanche, où une dirigeante progressiste occupera la présidence présidentielle : sera-t-elle empêchée de gouverner comme Pedro Castillo au Pérou ou aura-t-elle une marge de manœuvre pour exercer le gouvernement et ramener l’institutionnalité à son canal démocratique ?

La base militaire de Soto Cano, en discussion

L’un des principaux aspects fondamentaux est la base militaire de Soto Cano, sous le contrôle de l’armée américaine et utilisé comme tête de pont contre les insurrections dans la région.

Au cours de son mandat, Zelaya a essayé de transformer cette base en un aéroport commercial et c’était la principale raison de la discorde qui a réussi àl’éliminer ,ou du moins la stratégie du département d’État de Barack Obama pour le sacrifier.

Même après la décision des tribunaux de lier le président actuel et son parti au trafic de drogue, de hauts responsables militaires américains ont continué à « coopérer » avec les forces armées honduriennes et à rencontrer publiquement des responsables gouvernementaux, souvent à la base elle-même.

Manuel Zelaya, ancien président du Honduras, lors d’une manifestation après la condamnation du frère de Juan Orlando Hernández, Tegucigalpa, octobre 2019Jorge Cabrera / Reuters

Soto Cano a servi de théâtre aux opérations de contre-insurrection américaines pour intervenir dans les processus dans le reste de l’Amérique centrale depuis les années soixante-dix. Pour le gouvernement américain, c’est une question de principe de le maintenir.

Le jour du coup d’État contre Zelaya, lorsqu’il a été arrêté par des groupes militaires, il a été emmené à cette base, où il y avait au moins 600 soldats américains, avant d’être expulsé de force du pays.

Voici quelques-unes des décisions que la présidente devra prendre lorsqu’elle assumera ses fonctions : cherchera-t-elle le dialogue avec le gouvernement américain, pour lequel elle doit permettre son contrôle sur la base militaire, ou osera-t-elle les chasser de Soto Cano ?

Quoi qu’il en soit, les conflits politiques vont s’accroître dans ce pays où les pouvoirs en place voient avec un mauvais visage le retour du zelayisme, qu’il a violemment expulsé.

C’est l’Amérique centrale, le conflit continue.

Ociel Ali Lopez

Il est sociologue, analyste politique et professeur à l’Université centrale du Venezuela. Il a remporté le prix municipal de littérature 2015 avec son livre Dale más gasolina et le prix Clacso/Asdi pour jeunes chercheurs en 2004. Collaborateur dans divers médias en Europe, aux États-Unis et en Amérique latine.

Les déclarations et opinions exprimées dans cet article relèvent de la seule responsabilité de leur auteur et ne représentent pas nécessairement le point de vue de RT.