Et
EZ a félicité EC pour sa première place. Et rien pour VP. Misogynie?
La fille de JM LP, elle, n'a félicité personne. Pourtant...
Sur les chaînes infos, ils ont soliloqué pour trouver des différences entre EC et VP. A
la fin, mon téléviseur s'est éteint de lui-même. J'avais dépassé les 4
heures programmées automatiquement pour ce faire. Je suis peut-être un
peu con de m'être endormi devant ces instants inoubliables d'infos
libres et non faussées.
Non?
Note de Pedrito
Soutiens des deux condamnés par la justice, pourtant souvent trop laxiste pour les citoyens épris d'une vraie justice, pour juger et condamner sérieusement les criminels en tout genre, EC et VP sont-ils vraiment bien inspirés de se poser en garants de la vraie démocratie?
Pour être pris au sérieux, ne vaudrait-il pas mieux qu'ils se montrent plus modérés dans leurs propos et leurs actes?
LA PHRASE DU JOUR
Devinette ....
...... trouvée dans le blog pcf littoral
"Il" était plus respectueux de la planète que des femmes.
De qui s'agit-il ?
Il s'git, bien sûr, de l'inénarrable, l'incomparable, l'imprésentable, l'abominable, l'infréquentable, ancien ministre donneur de leçons hors du commun écolo Hulot.
Zemmour et lui ont ceci de commun: leur immense respect de la femme objet.
Plus vert que lui, tu meurs.... Pour Zemmour, c'est plus vert de gris !!
Blog "Respublica"
Voir Debout les femmes !, de Gilles Perret et François Ruffin…
L'affiche du film
Pour une grande bouffée d’énergie et d’optimisme ! Avec sept films
documentaires sortis en salle depuis 2006, Gilles Perret nous a habitués
à des témoignages recueillis auprès de milieux très divers mais
toujours avec beaucoup d’empathie et pour illustrer un propos militant.
En collaboration avec François Ruffin, comme déjà pour Je veux du soleil ! auprès des Gilets jaunes, Debout les femmes ! s’attaque à la précarité des travailleurs des métiers dits du « lien » ou du soin, en l’occurrence des travailleuses(1).
Le fil conducteur du scénario est une mission parlementaire demandée
en 2018 par le député insoumis. Pour celle-ci, la commission des
Affaires économiques désigne comme corapporteur Bruno Bonnell, élu LREM.
Cette collaboration d’abord improbable entre les deux hommes est
décrite avec humour et s’approfondit à partir des constats communs et
des conclusions du rapport rendu en juin 2020.
L’enquête s’effectue principalement à Amiens, Abbeville et Dieppe,
auprès d’auxiliaires de vie sociale (AVS) et couvre les premiers mois du
confinement, dans des conditions de travail particulièrement
difficiles.
Parce que les tâches effectuées auprès des personnes âgées étaient
traditionnellement effectuées au sein des familles et qu’elles sont
salariées de structures privées ou publiques très variées, les AVS n’ont
pas de statut et de plus, isolées, elles ne sont pas en situation de
faire valoir de revendications. Les conditions de travail qu’elles
décrivent rappellent tout à fait celles du personnage féminin du film de
Ken Loach Sorry We Missed You : une course épuisante d’un
domicile à l’autre pour des interventions brèves, avec des horaires
morcelés tôt le matin puis de nouveau le soir… Une cinquantaine d’heures
par semaine pour 700 à 800 euros mensuels, avec pourtant des contrats
qui n’atteignent pas toujours le plein temps. On découvre des situations
peu connues (la fréquence des accidents du travail dus à la
manipulation de personnes peu mobiles, la gestion des fins de vie…) mais
chez la plupart un véritable attachement à un métier ancré dans
l’humain. Ce qui est en jeu, ce ne sont pas seulement les conditions
matérielles et financières de ce travail, c’est la reconnaissance de son
utilité sociale, et plus encore pour François Ruffin, la nécessité d’un
service public des métiers de ce secteur du lien.
Ce film que Gilles Perret revendique « féministe » s’achève par une
scène de fiction quasiment onirique filmée dans l’hémicycle du Conseil
économique, social et environnemental où des dizaines de protagonistes
du film occupent les sièges des députés et la tribune, alors que Ruffin
et Bonnell sont modestement travestis en huissiers à chaîne. Elles
scandent et chantent « Debout les femmes ! » en signe de leur
détermination à lutter(2).
Une lutte à ce jour inaboutie puisque, malgré certaines avancées
obtenues lors du vote du budget 2021 ou sectoriellement, les « augmentations vont dans le bon sens, mais ne règlent pas le problème majeur qu’est le temps partiel subi ». Et la proposition de loi « Reconnaissance des métiers du lien »
déposée en septembre 2020 par les deux députés semble en panne. Elle
incluait les assistants maternels et les animateurs périscolaires. Quant
à la loi Grand âge, à laquelle la situation des aides à domicile doit
se rattacher, plusieurs fois annoncée puis reportée, il n’y a aucune
certitude qu’elle soit présentée avant la fin du mandat.
Le « road-movie parlementaire » n’est donc pas achevé.
Au-delà d’un film plein d’émotion s’attachant à des catégories de
travailleuses dont la précarité a été mise en évidence par la crise
sanitaire, il reste malheureusement tant de secteurs où le terme de
« reconnaissance » n’est pas d’actualité, où la « dignité » et « l’amour
de ce qu’on fait » ne sont pas de mise ! Si les mesures sectorielles
dictées par l’indignation ne sont pas à négliger et l’organisation des
intéressé(e)s nécessaire, il faut espérer que leur cause fasse tache
d’huile dans l’univers en expansion des statuts précaires du capitalisme
actuel.
Les
agents d’entretien – à 80 % féminins – représentent 1,9 million de
personnes, les intervenants de l’aide à domicile près de 700 000 et les
accompagnantes d’enfants en situation de handicap (AESH) 70 000.
un clin d’oeil amical à ceux qui continuent à lire et à commenter ce
blog, malgré les blocages techniques que nous subissons, donc merci
cher lecteur affrontant l’adversité, dis-toi bien que déposer un texte
comme une bouteille à la mer relève des mêmes difficultés. MERCI à toi
en particulier Philippe 2, qui confirme que tous mes malheurs tiennent
au fait que je suis une charmante vieille dame…Dans le fond à lire vos
commentaires, il m’arrive de me dire que le socialisme auquel nous
aspirons est simplement un monde débarrassé des escrocs, des avides
cupides et des hypocrites.
Il est des gens qui n’attendent ni la gloire, ni la richesse, mais
simplement qu’on les laisse agir pour ce qu’ils estiment juste et dans
cette action si faire ce peut ne pas être la proie de l’égoisme, de
l’avidité minable et des complicités que la concurrence entre les
exploités, les pauvres génèrent… Est-ce que prétendre être différent est
un luxe ? si tel était le cas allons jusqu’au bout de ce luxe…
Après avoir subi tant de méchanceté, d’injustices et de délations de
mes ingrats contemporains, les pires n’étant pas toujours ceux que la
logique soupçonnerait,je pourrais comme vous pourtant m’exclamer :
Si, plein de respect pour nos conventions sociales, et ne
s’écartant jamais des digues qu’elles nous imposent, il arrive, malgrè
cela, que nous n’ayons rencontré que des ronces, quand les méchants ne
cueillaient que des roses, des gens privés d’un fond de vertus assez
constaté pour se mettre au-dessus de ces remarques ne calculeront-ils
pas alors qu’il vaut mieux s’abandonner au torrent que d’y résister? Ne
diront-ils pas que la vertu, quelque belle qu’elle soit, devient
pourtant le plus mauvais parti qu’on puisse prendre, quand elle se
trouve trop faible pour lutter contre le vice, et que dans un siècle
entièrement corrompu, le plus sûr est de faire comme les autres?
Mes lecteurs lettrés reconnaitront l’ouverture du roman de Donatien, marquis de sade : Justine ou les infortunes de la vertu…
Notre hypothèse est que nous somme comme l’époque où ce méchant
seigneur sévissait dans une période de transition historique,je dirais
même que nous, le happy few de ce blog, nous n’avons connu que
transition. Peut-être à cause de la bataille du rail et des espoirs de
la résistance avons-nous vécu sur un quai de gare en attendant l’Orient
express ou le transibérien, des wagons au luxe surrané et flanqué de
drapeaux rouges et affiches révolutionaires. Il y eut même Gagarine pour
nous saluer de l’espace… Nous eumes cette ridicule espérance si
chevillée au corps que nous avons considéré comme ue victoire cejour de
2021 où on a réussi à organiser une videoconférence sur le socialisme
dans les locaux du colonel Fabien … Je me demande ce que ce héros aurait
dit de voir les communistes mener une telle clandestinité héroïque pour
ne pas faire pleurer Pierre LAURENT et les siens…
peut-être les générations futures si elles ont connaissance de ce que
nous avons dû subir, nous qui nous sommes acharnés à croire que le
socialisme sous la direction éclairée d’un parti communiste était la
garantie d’un monde meilleur… devront s’interroger : pourquoi tant
d’obstination ? Alors que ceux qui l’ont inspirée ont disparu depuis
longtemps et que rien chez leurs successeurs ne mérite la moindre
estime… heureusement il y a Cuba, cette entreprise de salubrité
révolutionnaire publique…
Cette obstination que nous mettons parfois dans la plus grande des
solitudes, souvent en s’étant reconnus ceux qui sont prêts à FAIRE, de
Limoges où Marianne se débat à Marseille où katia, hamid, kamel
continuent et m’entraînent enfin avec l’aide de la fédération grâce aux
aixois, toujours à quelques uns en passant par Nicolas l’arlésien qui
m’écrit hier :
Bonsoir
Danielle,J’espère que tu vas bien.Je te donne quelques nouvelles
arlésiennes de la solidarité financière avec Cuba, dans le cadre de
l’initiative de la Fédération CGT des cheminots : – ci-dessous
l’invitation de la section d’Arles du PCF à son “Drôle de Noël”.
Possédant quelques ruches, j’ai proposé de mettre en vente des pots de
miel, avec une étiquette personnalisée aux couleurs du drapeau cubain ;
vente dont le produit permettra à la section d’effectuer un versement à
la Fédération CGT des cheminots. Cette vente est annoncée dans le
programme, “en solidarité avec le peuple Cubain”. – l’Union Locale
CGT d’Arles a lancé un appel à la solidarité financière auprès des
syndicats CGT de son territoire, a mis l’appel sur son site internet, et
effectuera elle-même un versement.La proposition de participer à
l’initiative des Cheminots CGT est accueillie chaque fois très
favorablement, et permet de lancer le débat.
Je te dis à bientôt, Nicolas.
Mais ici, nous nous débattons, et parfois il m’arrive de m’interroger
sur ce qui a fait la situation française, ces haines et envies
groupusculaires, des inerties, pourquoi est-ce que nous croyons encore
et être communiste quand pas un ne parait capable de sauver l’autre, de
prendre conscience de la réalité du monde et de la force de l’ennemi, ne
voit que l’art et la manière de faire le peau non pas à l’ennemi mais au
partenaire… Pourquoi ce ridicule de justine ou les infortunes de la vertu,
si ce n’est que les anticommunistes restent encore et toujours les
pires créatures qui se puissent imaginer et que tout ce que je reproche à
ceux qui usurpent le nom de communistes quel que soit l’endroit où ils
aient installé leur lit de roi fainéant c’est de leur ressembler.
je profite de la diffusion actuellement confidentielle de ce blog
pour dire en riant ce que m’inspire une lâcheté généralisée traversée
de quelques rares raies de lumière mais que voulez-vous je ne peux pas
être autre, quand le mépris m’envahit je préfère m’en libérer comme de
chaînes qui entravent… Je vous conseille d’en faire autant cela aide à
aimer vivre avec soi même et même avec les quelques autres…
danielle Bleitrach
Note de P. Chapeau à notre irremplaçable Danielle. Merci pour son incomparable et inusable leçon de vie, de courage, et les mots pèsent peu!
Une base militaire contrôlée par les États-Unis et un coup d’État :
un rappel de ce qui s’est passé au Honduras (et de ce qui arrive avec
Xiomara Castro) Lamanière dont les “médias” démocratiques et les
“élites” politiciennes se taisent sur ce qui se passe en Amérique
latine, les coups d’Etat, les tortures, dit assez ce que valent leur
droit de l’hommisme… Ce qui se passe partout y compris en Ukraine, et
les dictateurs, leurs trafics, la misère des populations rend méprisable
le silence y compris de la gôche. (noteettraduction de danielle
BLEITRACH pour histoireetsociete)
Le triomphe de l’épouse de l’ancien président Manuel Zelaya, évincé
en 2009, soulève une question pour les conseillers du département d’État
de Joe Biden : jusqu’où va aller son arrière-cour maintenant ?
Le triomphe d’une coaliton progressiste dirigée par Xiomara Castro dimanche,
douze ans après le coup d’État contre Manuel Zelaya, nous incite à
nous souvenir de certaines choses concernant le Honduras.
Le pays d’Amérique centrale n’a pas subi les guerres civiles de ses
voisins au siècle dernier parce que l’hégémonie américaine, en
particulier dans ses forces armées, a prévalu sur toute tentative
d’indépendance.
C’est pourquoi le coup d’État contre Zelaya en 2009 a été si
efficace, si bien executé , c’est pourquoi il n’y a pas eu de pression
internationale qui pourrait l’empêcher (rappelez-vous la manière dont
l’avion a été bloqué après son expulsion avec le président de
l’Assemblée générale de l’ONU de l’époque, Miguel d’Escoto, sur
l’aéroport de la capitale) et comment son retour à la politique a été
unanimement empêché institutionnellement.
C’est-à-dire que nous parlons d’un État idéologiquement de
droite qui n’a pas permis, ou ne permettra pas, de petits changements
tels que ceux que Zelaya a tentés pendant son administration.
À cette époque, les forces armées, ainsi que les groupes de pouvoir
représentés par le président du Congrès de l’époque, Roberto Micheletti,
ont mené un « coup de palais » sans un coup de feu, ils ont expulsé le
président légitime du pays, pour ensuite mettre en oeuvre tous les
obstacles pour empêcher sa participation politique.
Les démocrates du monde entier se
sont tus face à une situation hors de toute légalité. Aucun dirigeant
régional ou mondial n’a entrepris de destituer le président Juan Orlando
Hernández ou de l’interroger. Il n’a pas fait l’objet de sanctions,
bien au contraire.
La situation au Honduras, après le coup d’État et certaines élections
présidentielles, est celle d’une « démocratie », avec des groupes
paramilitaires qui ont assassiné des dirigeants (dont le cas le plus
célèbre a été celui de Berta Cáceres),la judiciarisation de la politique et la réélection arbitraire en 2017 sans légalité constitutionnelle.
Cependant, les démocrates du monde se sont tus face à une situation
hors de toute légalité. Aucun dirigeant régional ou mondial n’a
entrepris de destituer le président Juan Orlando Hernández ou de
l’interroger. Il n’a pas fait l’objet de sanctions, bien au contraire.
Juan Guaidó dans son moment de plus grand soutien l’a rencontré; le
département d’État américain ne l’a pas mis sur la liste noire, et il ne
met pas de prix sur sa tête.
En 2019, un tribunal américain a prononcé une condamnation contre Tony Hernández,le député et frère de l’actuel président, et dans sa décision ille liait au président pour avoir reçu des pots-de-vin du trafic de drogue.
Des représentants du bureau du procureur des États-Unis ont déclaré
que l’accusé « a conspiré avec son frère président du Honduras, provoqué
des actes de violence brutaux et canalisé l’argent de la drogue pour
des campagnes du Parti national en échange de promesses de protection
aux trafiquants de drogue ».
Juan Orlando Hernández, Président du Honduras, dans son discours à la COP26, Glasgow, 1er novembre 2021Andy Buchanan / Reuters
La présidence d’Hernandez est devenue imprésentable. La réalité du trafic de drogue était trop évidente.
L’élite hondurienne avait besoin de se réoxygéner,de prendre un bain de démocratie, et il était temps de permettre la participation de Xiomara Castro,
l’épouse de Zelaya, elle s’avère le vainqueur incontesté de dimanche,
pour faire face à ce qui a envahi l’État et la sphère politique.
Pour tenter de l’arrêter, le parti officiel, dans le style du trafic
de drogue colombien, a recréé, tout au long de sa campagne, le fantôme
du communisme représenté, selon eux, par la candidaet. Mais les calculs
de l’instance électorale hondurienne montrent que cette campagne n’a pas
été couronnée de succès, car selon les résultats préliminaires, la
candidate a pris 20 points d’avantage sur son concurrent du Parti
national au pouvoir, Nasry Asfura.
Nouvelles limites de la cour arrière des USA
L’Amérique centrale n’est plus une région politiquement stable, comme
elle l’avait été au cours des deux premières décennies de ce siècle, au
cours desquelles elle a vécu une « lune de miel » post-conflit.
La radicalisation de certains gouvernements, la proposition populiste
du président Nayib Bukeleau Salvador, ainsi que l’accusation judiciaire
de trafic de drogue contre l’actuel président hondurien par les
tribunaux américains, ont été dépassé par le problème de la migration,qui
est devenu une préoccupation majeure dans la politique américaine, Le
triomphe de Castro amène les conseillers du département d’État américain
à se demander : jusqu’où va dériver son arrière-cour maintenant ?
L’un des principaux aspects
fondamentaux de la situation du honduras est la base militaire de Soto
Cano, sous le contrôle de l’armée américaine et utilisé comme tête de
pont contre les insurrections dans la région.
Une fois les résultats confirmés, la tension se situera dans la
manière dont les partis traditionnels, l’institution réellement
existante et les médias de droite se comportent avant le nouveau
scénario politique qui est né ce dimanche, où une dirigeante
progressiste occupera la présidence présidentielle : sera-t-elle
empêchée de gouverner comme Pedro Castillo au Pérou ou aura-t-elle une
marge de manœuvre pour exercer le gouvernement et ramener
l’institutionnalité à son canal démocratique ?
La base militaire de Soto Cano, en discussion
L’un des principaux aspects fondamentaux est la base militaire de
Soto Cano, sous le contrôle de l’armée américaine et utilisé comme tête
de pont contre les insurrections dans la région.
Au cours de son mandat, Zelaya a essayé de transformer cette
base en un aéroport commercial et c’était la principale raison de la
discorde qui a réussi àl’éliminer ,ou du moins la stratégie du département d’État de Barack Obama pour le sacrifier.
Même après la décision des tribunaux de lier le président actuel et
son parti au trafic de drogue, de hauts responsables militaires
américains ont continué à « coopérer » avec les forces armées
honduriennes et à rencontrer publiquement des responsables
gouvernementaux, souvent à la base elle-même.
Manuel
Zelaya, ancien président du Honduras, lors d’une manifestation après la
condamnation du frère de Juan Orlando Hernández, Tegucigalpa, octobre
2019Jorge Cabrera / Reuters
Soto Cano a servi de théâtre aux opérations de contre-insurrection
américaines pour intervenir dans les processus dans le reste de
l’Amérique centrale depuis les années soixante-dix. Pour le gouvernement américain, c’est une question de principe de le maintenir.
Le jour du coup d’État contre Zelaya, lorsqu’il a été arrêté par des
groupes militaires, il a été emmené à cette base, où il y avait au moins
600 soldats américains, avant d’être expulsé de force du pays.
Voici quelques-unes des décisions que la présidente devra prendre lorsqu’elle assumera ses fonctions : cherchera-t-elle
le dialogue avec le gouvernement américain, pour lequel elle doit
permettre son contrôle sur la base militaire, ou osera-t-elle les
chasser de Soto Cano ?
Quoi qu’il en soit, les conflits politiques vont s’accroître dans ce
pays où les pouvoirs en place voient avec un mauvais visage le retour du
zelayisme, qu’il a violemment expulsé.
C’est l’Amérique centrale, le conflit continue.
Ociel Ali Lopez
Il est sociologue, analyste politique et professeur à
l’Université centrale du Venezuela. Il a remporté le prix municipal de
littérature 2015 avec son livre Dale más gasolina et le prix
Clacso/Asdi pour jeunes chercheurs en 2004. Collaborateur dans divers
médias en Europe, aux États-Unis et en Amérique latine.
Les déclarations et opinions exprimées dans cet article relèvent
de la seule responsabilité de leur auteur et ne représentent pas
nécessairement le point de vue de RT.