jeudi 23 décembre 2021

APPEL UNITAIRE - PRISE DE PAROLE PLURIELLE - Pour la langue française, contre le tout-globish aliénant de l'euro-mondialisation capitaliste, amplifions la résistance linguistique!

APPEL UNITAIRE - PRISE DE PAROLE PLURIELLE - Pour la langue française, contre le tout-globish aliénant de l'euro-mondialisation capitaliste, amplifions la résistance linguistique!

15 JANVIER 2022, 400° anniversaire de la naissance de Jean-Baptiste Poquelin, dit MOLIERE

 

Accompagnant et enracinant sur le plan "culturel" les contre-réformes sociales et institutionnelles dictées par l'euro-mondialisation capitaliste, les oligarchies capitalistes hexagonales et euro-atlantiques promeuvent le tout-globish.

En tous domaines, enseignes, pubs, sciences, chanson, cinéma, "com" des grandes entreprises et de certains services publics indignes (Poste...), et pire encore désormais, à l'école publique de la Maternelle jusqu'à l'Université (où un diplôme d'anglais est devenu exigible pour s'inscrire en licence, ce qui fait de cette langue, à l'exclusion de toute autre LV, une langue officielle bis), l'anglo-américain des affaires évince la "langue de la République" (art. II de la Constitution "la langue de la République est le français"). A l'arrière-plan de cette substitution jamais soumise au débat, la volonté d'imposer un "grand marché transatlantique" du consumérisme (cf le "Black Friday") et de l'emploi qui, non seulement rendrait "inemployables" nombre de citoyens non anglophones, mais qui soumettrait chaque emploi  à une concurrence mondiale débridée dopant le moins-disant salarial et favorisant de manière systémique les "English Mother Tongue" (anglais langue maternelle).

Sur le plan idéologique, cette politique d'arrachage et de substitution linguistiques impulsée par l'Empire US, relayée par l'UE (dont les institutions passent l'une après l'autre au tout-anglais en plein Brexit!), exigée par l'OTAN, voire par les chefs d'Etat français successifs* comporte aussi de lourdes conséquences: car le "globish" n'est pas une "langue" neutre; à l'encontre de la langue française qui porte notre histoire et celle de la Francophonie internationale dans leur diversité et leurs contradictions, c'est un code structuré par l'idéologie "managériale" de l'entreprise capitaliste.

Sur le plan politique, on ne peut dissocier le tout-anglais de la destruction en cours, au nom de la "construction" euro-atlantique, des acquis sociaux et démocratiques issus des luttes pour la République sociale, souveraine, démocratique, laïque et fraternelle. 

Enfin, comment ne pas voir qu'il n'est pas moins grave pour l'avenir de l'humanité de laisser détruire, au nom du tout-anglais devenant peu à peu "la langue des affaires et de l'entreprise" (selon le mot du Baron Sellières, ex-patron du MEDEF), la diversité des langues d'Europe et du monde (l'italien en Italie, l'allemand en RFA, etc.) qu'il est grave de laisser détruire la biodiversité indispensable aux équilibres écologiques? Comme le disait l'écrivain italien Umberto Eco, "la langue de l'Europe, c'est la traduction".

C'est pourquoi la résistance linguistique au TOUT-anglais, est inséparable de nos autres résistances pour le progrès social, la paix, les libertés démocratiques et la souveraineté des peuples.

 

Sous Nicolas Sarkozy, la ministre de l'enseignement supérieur Valérie Pécresse a qualifié le français (compris à des degrés divers par près de 900 millions de personnes dans le monde...) de "langue en déclin" et a voulu "briser le tabou des cours en anglais à l'Université". Sous François Hollande, la secrétaire d'Etat Geneviève Fioraso a permis la mise en place de milliers de cours en anglais (dispensés souvent par des profs francophones à des étudiants francophones!). Quant à Emmanuel Macron, il ne cesse d'organiser des "évènements" en anglais à Paris même ("Choose France", "One Planet Summit", etc.). 

 

PRISE DE PAROLE PLURIELLE DEVANT LA FONTAINE MOLIERE, RUE RICHELIEU, PARIS, LE 15 JANVIER A 15 H 

 

 CO.U.R.R.I.E.L. - Association "Constituante" - Jeunes pour la Renaissance Communiste en France - Mouvement pour le Socialisme du 21ème siècle - Parti de la Démondialisation - Pôle de Renaissance Communiste en France 

 Note de Pedrito

Enfin ! Une autre très très très bonne nouvelle ! Ras le bol du tout-globish qui étouffe les cultures dont en premier lieu au-delà de l'économie mondiale NOTRE parler ! Nos parlers ! Pour nous, latins, l'Espagnol, l'Italien, le Portugais, et tant d'autres parlers voisins sont si agréables, si beaux, si familiers! Impossible d'ouvrir un texte sans être obligé de se munir d'un dico franco-rosbeaf. A bas l'euro-mondialisation anglophone, vive la PAIX hors de tout impérialisme.

Édité par Reynaldo Henquen
2021-12-18 10:40:25

      

Paris, 18 décembre (RHC) Les gouvernements français et cubain ont renforcé leurs liens cette semaine dans le cadre de la sixième Commission économique et commerciale bilatérale, forum qui a laissé des instruments de coopération évalués à plus de 30 millions d’euros.

Le ministre cubain du Commerce extérieur et de l’Investissement étranger, Rodrigo Malmierca, a dirigé la délégation de la nation caribéenne, avec un programme intense dans la capitale française, qui a inclus des rencontres avec les autorités et les entrepreneurs.

Avec la Commission chargée du suivi de la mise en œuvre de l’agenda économique Paris-La Havane signé en février 2016, s’est tenue la réunion du Comité d’orientation stratégique, qui gère et coordonne le Fonds de contre-valeur établi dans le cadre de l’accord bilatéral de structuration de la dette, un mécanisme doté de 217 millions d’euros.

Malmierca a qualifié de fructueuse la visite, au cours de laquelle les parties ont passé en revue la collaboration et les affaires, en ratifiant le statut de la France d’un des 10 premiers partenaires commerciaux de la plus grande des Antilles.

Des perspectives encourageantes s’ouvrent, non seulement par la continuité du soutien de l’Agence française de développement (AFD) aux projets que nous mettons en œuvre, aussi pour la nouveauté des conditions créées pour l’ouverture d’une nouvelle ligne de crédit à moyen et long terme de 150 millions d’euros, a-t-il expliqué.

Selon le fonctionnaire, Cuba entend consacrer cette nouvelle approche financière au développement des sources d’énergie renouvelables, dans le cadre de l’objectif d’actualiser la matrice énergétique, fortement dépendante des combustibles fossiles.

La France a également souligné les résultats des réunions bilatérales, qui, souligne le ministère des Affaires Étrangères "illustrent la densité de la coopération franco-cubaine en 2021, malgré les conséquences économiques et inhumaines de la crise sanitaire".

Sur son compte Twitter, le ministre délégué français pour le commerce extérieur et l’attraction économique, Franck Riester, a également souligné les contacts avec Malmierca et l’avancement des liens, en particulier de la ligne de crédit de 150 millions d’euros et de son importance pour les exportations française.

La sixième Commission économique et commerciale bilatérale et la réunion du Comité d’orientation stratégique ont permis la signature de deux notifications d’approbation des financements du Fonds de contre-valeur dans les secteurs de l’agriculture et des ressources en eau de l’île, deux conventions du fonds pour la santé lui-même et deux autres avec l’AFD en matière agricole.

Au cours de son séjour à Paris, Malmierca et la délégation qui l’a accompagné se sont entretenus avec plus d’une vingtaine d’hommes et de femmes d’affaires, dont les participants à une réunion du Conseil d’entreprise France-Cuba, organisée par le Mouvement des entreprises de France (Medef) International.

Le titulaire a fait le point sur les possibilités et les défis de l’investissement étranger dans l’île et a abordé l’impact économique du blocus imposé par les États-Unis à la nation antillaise et sa portée extraterritoriale.

Entre avril 2019 et décembre 2020, nous estimons à 9 milliards de dollars les dommages causés par le blocus économique, commercial et financier états-unien, qui a dépassé des limites imaginables –a-t-il expliqué dans le forum auquel a pris part l’ambassadeur cubain dans cette capitale, Otto Vaillant.

Le directeur général de Medef International, Philippe Gautier, a lui aussi reconnu l’obstacle que représente pour les entrepreneurs français le blocus de Washington, renforcé par 243 mesures par l’administration de Donald Trump, dont une cinquantaine dictées en pleine pandémie de Covid-19 et toutes maintenues par l’actuel président américain, Joseph Biden.

Malmierca a effectué ici une visite au siège de l’Unesco, où il a été reçu par sa directrice générale, Audrey Azoulay, lors d’une rencontre qui a réaffirmé la volonté de La Havane et de l’entité multilatérale de continuer à travailler ensemble.

 

Source Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/nacionales/280222-les-accords-entre-la-france-et-cuba-encouragent-la-cooperation-economique

 

LA PHRASE DU JOUR

.....si le capitalisme est de plus en plus contesté (nocif pour la paix, l’homme et la nature), force est de constater que, sans un projet de société qui soit en réelle rupture avec ce système, toutes mobilisations s’inscrivant dans un processus de contestation et de rejet du pouvoir sont vouées à l’échec....


Fabienne LEFEBVRE

article du 22 déc. 2021 blog "faire vivre le PCF"

mercredi 22 décembre 2021


Blog de   

DE PRÉSIDENT, MAIS CELUI D'ENSEIGNANT 


Édité par Reynaldo Henquen
2021-07-26 18:36:42

 

 

Lima, 26 juillet (RHC) Le président élu du Pérou, Pedro Castillo, a annoncé qu’il demandera au Congrès que les salaires des ministres et des Congressistes baissent de moitié, selon sa déclaration à l’Assemblée Nationale 2021 de son parti, Pérou Libre, ont informé des médias locaux.

“Nous allons proposer au sein du Congrès que les salaires des ministres et des Congressistes soient réduits de 50% », a déclaré le politicien. Nous allons renoncer au salaire présidentiel et nous allons conduire le destin de la nation avec le salaire d’enseignant » a-t-il ajouté.

Mardi dernier les autorités électorales péruviennes ont confirmé finalement la victoire du candidat de la gauche et l’on proclamé président du Pérou, après une attente tendue de plus d’un mois, qui a maintenu le pays sur le point d’une nouvelle crise politique depuis le second tour des élections du 6 juin.  

Le Jury National Électoral (JNE) a proclamé gagnant le binôme présidentiel de Pérou Libre, formé par Pedro Castillo en tant que président et Dina Boluarte en tant que première vice-présidente.

Les élections ont eu lieu au milieu d’une polarisation politique intense, suite à une période convulse marquée par la démission du chef d’État Pedro Pablo Kuczynski ; la destitution de son successeur, Martín Vizcarra ; la courte période présidentielle de Manuel Merino - qui a quitté le poste sous la pression des protestations populaires- et l’actuelle gestion de Francisco Sagasti, qui devra faire la passation à Castillo.

Le nouveau Congrès formé le 27 juillet, est marqué par un haut niveau de fragmentation. Quelques experts parlent de la possibilité que l’extrême droite puisse avancer des mesures telle qu’une révocatoire ou une accusation constitutionnelle, un vote de censure ou un autre type de mécanisme pour affaiblir l’Exécutif, ce qui signifierait le défi d’obtenir un soutien populaire pour écarter ces possibilités.  

Source Russia Today

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/265100-castillo-ne-recevra-pas-le-salaire-du-president-du-perou-mais-denseignant

 

Note de Pedrito 

Si au moins cette modestie, cette humilité, d'un président élu d'Amérique du Sud, par ces temps de crise planétaire, si de tels gestes pouvaient servir d'exemple aux chefs d'états qui règnent orgueilleusement et dilapident " en même temps " les fonds publics à des fins démagogiques, avec une insupportable arrogance....Avec le fric public, on peut battre la campagne présidentielle et se montrer généreux. Comme notre chef suprême qui promettait de mettre fin aux coutumes politiciennes exécrables du passé, mais qui mène un train de vie plus princier que républicain aux frais du citoyen, contribuant à l'asphyxie de notre économie bien malade, en prétendant - quel culot  ! - que le niveau de vie des Français augmente. Dernier exemple de la folie des grandeurs qui habite notre petit Jupiter: un avion spécial pour porter depuis PARIS, 2500 repas de Noël aux militaires Français au Mali. 

Ces judicieuses dépenses qui pèseront un peu plus sur le budget de la FRANCE, sur ses généreux contribuables, en gâteries et en carburant, en énormes frais divers, c'est bon pour notre  économie, bien sûr, puisqu'on ne compte pas, là-haut, les fins de  mois ne sont surtout pas difficiles, un président des riches peut tout se permettre, mais c'est surtout bon pour  l'environnement, pour l'écologie.

C'est bon pour la planète

Ah! Bon! La planète est malade? Mais à quoi servent donc le ministre de l'"écologie" et le ministère, sinon à pomper dans la caisse tout en fermant les yeux, pour ne pas déplaire au patron qui devait tout changer?

 

Publié par El Diablo

CHILI : le candidat de la gauche, Gabriel Boric, remporte l’élection présidentielle - Le jeune député de 35 ans a battu, avec 56 % des voix, le candidat d’extrême droite, José Antonio Kast,

 

Le 21 décembre 2021

Rien ne nous empêchera de nous réjouir infiniment de son accession au pouvoir. On se réjouit encore plus de la mobilisation militante, surtout celle du parti communiste, qui a modifié la participation populaire entre les deux tours. Espérons qu'elle se maintiendra car elle seule peut transformer les promesses en réalités. Faire du berceau de l'ultra libéralisme un pays interdit à l'ultra libéralisme se heurtera à un mur. On voit bien comment, au Pérou, Pedro Castillo est empêché de gouverner.

Par ailleurs, au Chili comme ailleurs, des dirigeants de gauche sincères conservent des œillères. Lors d'un débat avec Daniel Jadue, Gabriel Boric déclarait soutenir, non le gouvernement de Cuba mais les "Cubains qui manifestaient dans la rue". On n'a pas vu de manifestation d'opposants à Cuba, et Yunior Garcia qui les convoquait, a été exfiltre en Espagne par ses protecteurs. Revenu à un anonymat bien subventionné, il y coule sûrement des jours heureux. Cela devrait, espérons-le, aider le nouveau président du Chili à modifier son jugement et en tous cas à se méfier des propos rabâchés et idées toutes faites.

Qu'on le veuille ou non, la position concernant Cuba, est un marqueur en Amérique latine et ailleurs. Même si cela n'empêche pas le débat et les divergences sur le parti unique et les libertés.

Ceci dit, après les réjouissances légitimes, le court état de grâce de la victoire électorale, on va entrer dans la vraie épreuve du feu. L'enjeu chilien, quelles réformes et jusqu'où, est d'importance pour tout le continent. L 'exercice du gouvernement va rapidement obliger le nouvel hôte de La Moneda à reconnaître et s'appuyer, ou non, sur les larges avenues qui ont précipité et fêté sa victoire avec tant d'espoir. On se réjouit donc comme tout le monde, on se dit bien sûr que chaque chose en son temps, que tout va se jouer maintenant. Cependant, il s'y mêle aussi le souvenir de toutes les fois, où en Amérique latine et ailleurs, le même espoir a été déçu ou transformé en eau tiède. Il suffit de regarder la situation au Salvador après deux présidences du Front Farabundo Marti, celle du Brésil après deux présidences du PT. Les réformes sociales sont vite remises en cause quand on ne s'attaque pas au pouvoir de l'argent, sans réforme des structures de l'état. Et on finit par se dire que les intermèdes de gauche mollassonne au pouvoir semblent constituer des sortes de respiration au capitalisme pour mieux resserrer ensuite son emprise sur l'économie, le pouvoir, les cerveaux.

En effet, au Chili comme ailleurs, quand la gauche au gouvernement s'accommode, temporise, ménage la chèvre et le chou, elle crée une désillusion très difficile à effacer. On espère que le peuple chilien saura s'éviter cette épreuve mais la question lui est posée.

Maïté Pinero

Journaliste