jeudi 13 janvier 2022

LETTRE AUX FRANÇAIS

Le temps de la justice sociale et du partage est venu.

C’est le sens de ma candidature à la présidence de la République.

Je ne suis pas venu vous dire que la vie est dure. Vous le savez. L’épidémie de Covid-19, la vie chère, les bas salaires, les petites pensions pèsent lourdement sur nos vies.

Et la jeunesse se cherche un avenir nouveau, respectant le vivant, préservant le climat, débarrassé de toutes formes d’exploitation et de domination.

Je vis à Saint-Amand-les-Eaux, je suis député du Nord, je connais cette réalité. Elle est mon quotidien.

Dans toute la France, dans nos villes comme dans nos villages, en métropole comme en Outre-Mer, partout les injustices croissent et la République recule parce que la finance, les trafics, la corruption, eux gagnent du terrain.

Ne laissons plus faire !

Il y a tant de richesses, d’énergie, de solidarité, de fraternité, d’hommes et de femmes qui s’engagent, de manière honnête et désintéressée, qui veulent être utiles et défendre l’intérêt général !

Il y en a tant aussi qui aspirent simplement à vivre dignement de leur travail et à être respectés.

C’est ce que je veux porter, moi aussi, pour la France, pour nous toutes et tous : redonner tout son sens au travail, aux services publics, à la santé, à l’éducation, à la culture, à la recherche, en mobilisant toutes les forces du pays autour d’un projet collectif, pour servir l’être humain et la planète et non plus pour enrichir une infime minorité de privilégiés.

C’est le sens du programme que nous vous proposons. Retrouvons la maîtrise de nos richesses, de nos moyens de production. Faisons tomber le mur de l’argent !

Ne laissons plus la finance occuper éternellement l’Élysée et le Parlement ! Allons-y !

Construisons ensemble cette République sociale, laïque, écologiste, féministe, démocratique que nous sommes si nombreux à vouloir bâtir.

Permettons à la France de retrouver son indépendance, de faire entendre sa voix dans le monde pour faire gagner la paix, la prospérité et l’amitié entre les peuples, en Europe et dans le monde.

Écrivons ensemble une nouvelle page de l’histoire de la République française en faisant vivre à nouveau une gauche sincère, honnête et à l’origine de tant de conquêtes sociales.

Relevons le défi des Jours heureux !

Fabien Roussel,
candidat à l'élection présidentielle

 

POUR LA GAUCHE SOCIO BOBO ÉCOLO, FABIEN ROUSSEL EST UN CRIMINEL?

Le crime de Fabien Roussel ? Avoir parlé de gastronomie française Par Natacha Polony

En ce mois de janvier, certains se désolent de voir la gauche réduite à la portion congrue dans un pays dont beaucoup diagnostiquent l’état de « droitisation » avancée. D’autres attendent que "Sainte Christiane", entre deux paraboles inspirées, descende de son Olympe pour la rédemption ultime. Et chacun de s’interroger : comment a-t-on pu en arriver là ? La faute aux médias qui « banalisent l’extrême droite » et « usent de son vocabulaire » ? La faute aux « populistes » qui manipulent des électeurs par conséquent manipulables ? Et puis surgit un épisode, tout juste une anecdote, et tout s’éclaire. Et l’on est pris d’une pensée émue pour Jean Jaurès, Léon Blum ou Jean Zay.

On avait déjà remarqué que Fabien Roussel, candidat communiste à l’élection présidentielle, faisait entendre une musique nouvelle. Déjà, il est candidat, quand son parti, depuis longtemps, avait renoncé à toute forme d’existence et s’était rangé derrière des Insoumis chez qui les transfuges du NPA ont pris le pas sur les grognards du Parti de gauche. Et le voilà qui déclare tout de go, en un week-end où Emmanuel Macron et Valérie Pécresse se sont lancés dans un concours de Kärcher : « Un bon vin, une bonne viande, un bon fromage : c’est la gastronomie française. Le meilleur moyen de la défendre, c’est de permettre aux Français d’y avoir accès ». Un esprit naïf considérera qu’il n’y a pas là matière à s’émouvoir et que la proposition n’est pas d’une audace ébouriffante. C’est oublier ce qu’est devenue la gauche.

Sandrine Rousseau tweete aussitôt : « Le couscous, plat préféré des Français ». D’autres se font plus explicites : « Faites avancer la gauche au lieu de faire des appels du pied à la droite identitaire ». En résumé, Fabien Roussel s’est rendu coupable non seulement de prôner des nourritures qui relèvent de l’exploitation criminelle des animaux, mais surtout de parler de « gastronomie française », et de tenter de la définir par des éléments qui ne fleurent pas bon le multiculturalisme. Il eût été davantage au goût de ces grands penseurs de la gauche de paraphraser l’Emmanuel Macron de 2017, qui visiblement les défrisait moins qu’un communiste à l’ancienne : « Il n’y a pas de gastronomie française, il y a une ­gastronomie en France et elle est diverse ».

Terrine de foie gras de Joël Robuchon

Misère de cette présidentielle

Ceux qui ont un certain âge se souviendront d’un temps où le Parti communiste français ne craignait pas de prononcer le mot « France » et appelait même les travailleurs à consommer français pour préserver leur emploi. Face à une mondialisation qui se mettait déjà en place, il était un des rares partis ­politiques à avoir compris que les conquêtes sociales du XIXème et du XXème siècle pouvaient être balayées par la libre circulation des hommes, des capitaux et des marchandises, qui permettaient aux multinationales de se fournir là où l’on pouvait encore exploiter les hommes et la terre.

La phrase de Fabien Roussel est impeccable, en ce qu’elle pointe la nouvelle forme que prend l’écrasement des prolétaires dans un monde régi par le capitalisme consumériste et le modèle du low cost : faire manger aux pauvres des produits infâmes et ultratransformés sous prétexte de les nourrir pour pas cher. Quand un virus s’attaque en priorité aux obèses, aux diabétiques, c’est-à-dire aux malades de la malbouffe, le problème devient plus prégnant encore.

Définir un modèle dans lequel une viande ou un fromage (ou un vin, crime contre l’hygiénisme, incitation à la débauche !) de qualité, fruits d’un savoir-faire respectueux des animaux et de l’environnement, sont accessibles à tout citoyen dans des quantités raisonnables, un modèle dans lequel tout citoyen, justement, a conscience des bienfaits non seulement nutritionnels mais aussi gustatifs, et donc spirituels, de ces mets plutôt que d’être dépendant de la publicité qui lui dicte ses envies de gras et de sucre, c’est un programme d’émancipation comme la gauche n’en offre plus depuis des lustres.

Alors, il y a ces mots : « gastronomie française ». Mon Dieu, on ose définir ce que serait la France ! Pour certains, à gauche, c’est déjà rouvrir Drancy. Tout ce qui préexiste et qu’on pourrait aspirer à perpétuer exclurait par essence ceux qui viennent d’ailleurs et doit donc être effacé. On ne sache pas que Jaurès ait eu une telle conception, ni que l’internationalisme implique l’uniformisation de l’humanité et l’effacement de toute appartenance. Mais, surtout, ces termes, « gastronomie française », nous rappellent qu’un tel patrimoine appartient au peuple. Un peuple qui se définit comme une communauté politique rassemblée par une histoire commune dont les nouveaux venus sont également dépositaires et qu’ils s’approprient. Le fameux « legs de souvenirs » de Renan.

Et ce peuple français a inventé une façon d’être au monde liée à la géographie de ce territoire. Rien là qui relève du génie de quelques-uns ou de la richesse étalée par des privilégiés. La gastronomie commence par l’œuf au plat, la soupe de poireaux et pommes de terre. Elle est accessible à tous. 

La gastronomie, c’est le produit qui a la gueule de l’endroit et qui donne du plaisir. Et ce devrait être la richesse des plus pauvres. Un communiste a su le dire, et certains veulent poursuivre l’enterrement de la gauche en abandonnant cela aussi à l’extrême droite. 

On comprend mieux la misère de cette présidentielle.

Natacha Polony
Sur le site de Marianne

Note de P.

La conclusion a été surlignée par Pedrito, écœuré depuis des mois, par cette misère de la présidentielle, où la pseudo gauche, - hormis l'engagement du candidat communiste, le seul à gauche à vouloir réellement changer les choses, c'est-à-dire lutter avec les forces populaires pour préparer l'avènement d'une société nouvelle, solidaire, débarrassée du carcan des banques et des milliardaires, véritables tenants de tous les pouvoirs qui manipulent les marionnettes politiciennes, - la pseudo gauche donc, ne se distingue que par les chamailleries de ses candidats seulement préoccupés par la visibilité de leur nombril et par leur rêve immodéré de destin national, chamailleries favorisées par des médias au seul service des maitres de la finance et de l'information.

N'est pas Mitterrand qui veut, et une expérience a suffi. Largement. Mélenchon devrait comprendre cela, sans parler de ceux qui croient encore en lui, qui persistent à se laisser berner par sa verve de tribun, qualité insuffisante qui ne peut cacher ses ambitions d'étouffer ce qui reste du Parti Communiste, à commencer par des - anciens - communistes qui ne peuvent plus prétendre s'en revendiquer sans se ridiculiser

Les médias, ces chiens de garde, au service des grands groupes milliardaires de presse, spécialistes des "manipulations" de citoyens de plus en plus fragilisés par la crise et les trahisons multiples des gouvernements dits de "gôche", - ne parlons pas de la droite, c'est dans ses gènes - et par voie de conséquence de moins en moins attirés par la chose publique, en premier lieu les élections,  devenues pour des citoyens de plus en plus nombreux des "pièges à c...."

 

 

mercredi 12 janvier 2022

Le Québec va taxer ceux qui refusent la vaccination

Montréal (AFP)
Centre de vaccination, Montréal, le 24 novembre 2021 - AFP

Ils sont un "fardeau" pour le système de santé: le Québec s'apprête à durcir les mesures contre ceux qui refusent le vaccin en mettant en place une nouvelle taxe uniquement pour les non-vaccinés.

Cette "contribution santé", le gouvernement de la province francophone du Canada durement frappée par la vague Omicron souhaite qu'elle représente un "montant significatif" qui est encore en discussion.

Selon le Premier ministre québécois François Legault, les 10% de Québécois qui n'ont reçu à ce jour aucune dose de vaccin ne doivent pas "nuire" aux 90% qui se sont fait vacciner.

"Ce n'est pas à l'ensemble des Québécois de payer", a-t-il martelé lors d'une conférence de presse parlant d'un "fardeau financier pour tous les Québécois".

Le Premier ministre québécois a expliqué que si les adultes non vaccinés ne représentent que 10% de la population, ils comptent pour 50% des personnes en soins intensifs, évoquant une situation "choquante".

Cette taxe ne concernerait pas les personnes ne pouvant pas être vaccinées pour des raisons médicales.

"Je comprends et je sens cette grogne à l'égard de la minorité non vaccinée qui vient, toutes proportions gardées, engorger nos hôpitaux", a-t-il ajouté.

Il y a quelques jours, le Québec avait déjà annoncé que certains commerces non-essentiels allaient être interdits aux non-vaccinés, à commencer par ses magasins vendant de l'alcool et du cannabis.

Dans de nombreux autres pays dans le monde, la pression sur les non-vaccinés se fait de plus en plus forte.

En France, le gouvernement veut instituer un pass vaccinal. Le président Emmanuel Macron a joué la provocation en déclarant: "Les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder".

Certains pays européens ont opté pour l'obligation vaccinale - comme l'Autriche ou l'Italie pour les plus de 50 ans - et Singapour ne prend plus en charge les frais médicaux des malades atteints du coronavirus ayant refusé de se faire vacciner.

Mais le Québec, qui a de nouveau mis en place des mesures très restrictives pour lutter contre la vague Omicron, est l'un des premiers endroits à envisager une taxation spécifique pour ceux qui refusent le vaccin.

- Hôpitaux saturés -

Pour tenter d'endiguer la nouvelle vague, le Québec a réinstauré depuis le 31 décembre de nombreuses restrictions, dont le couvre-feu dès 22H00 et l'interdiction des rassemblements privés.

La province, dont les hôpitaux souffrent d'un manque chronique de personnel et sont déjà saturés, veut maintenant spécifiquement cibler les non-vaccinés.

AFP

Centre de vaccination à Montréal, le 24 novembre 2021

Au total, 2.742 personnes atteintes du Covid sont hospitalisées au Québec, qui compte environ 8 millions d'habitants et quelque 255 personnes se trouvent en soins intensifs.

Mais la stratégie du gouvernement du Québec (dirigé par la Coalition Avenir Québec) est décriée par de nombreux partis d'opposition: Eric Duhaime, le chef du parti conservateur du Québec, a estimé sur Twitter mardi que le Premier ministre continuait "de trouver des outils et même une nouvelle taxe pour diviser les Québécois".

Le parti Québec solidaire déplore une mesure qui oublie "complètement" les personnes vulnérables et la cheffe du parti libéral du Québec, Dominique Anglade, favorable à l'obligation vaccinale, évoque une "diversion".

Au Canada, le gouvernement fédéral étudie la possibilité de priver d'indemnité chômage les Canadiens sans travail qui refusent de se faire vacciner.

 

Une innovation technologique  est souvent associée à l'entreprise qui en est l'auteur ou l' a popularisée. Le frigo  remplace l'armoire frigorifique dans le vocabulaire  et Frigidaire est pourtant  une société privée, donc une marque.

Kärcher est dans ce cas qui incarne le nettoyeur à haute pression.

Aussi lorsque Valérie Pécresse " estime à maintes reprises nécessaire de ressortir le Kärcher remisé à la cave pour nettoyer les quartiers"  le géant allemand des nettoyeurs appelle  les candidats à l'élection présidentielle française à ne plus utiliser  son nom dans le débat politique.  Il juge  avec raison  que cela "porte atteinte à sa marque et aux valeurs de l’entreprise".

Si  les propos de Pécresse  sont infâmants  pour l'entreprise, que dire pour  les valeurs de la République  dont son parti porte le nom !

 
Published by PCF Littoral

 

Janvier 2022 Blog de Roger Colombier

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Rappel, c'est le premier ministre, le socialiste Lionel Jospin, qui a fait voter par sa majorité godillots à l'Assemblée nationale la suppression du septennat présidentiel et son remplacement par le quinquennat.

De ce fait, l'élection présidentielle précède de quelques jours  celle des députés: une majorité absolue dans le camp du vainqueur pour gérer loyalement le capital, Sarkozy président, Hollande président et aujourd'hui Emmanuel Macron.

Autrefois, sous le septennat, l'élection intermédiaire des députés pouvait permettre l'élection d'une autre majorité. Certes, avec toujours un président de la République ne rendant compte à personne sous sous cette mauvaise Ve République.

Dès lors aujourd'hui, en notre démocratie(sic) et pour tous les sujets, cette capture d'écran:

Aujourd'hui, dimanche 9 janvier du quinquennat Macron

Pour l'éducation nationale, dont les personnels sont appelés à la grève le 13 janvier 2022:

Aujourd'hui, dimanche 9 janvier du quinquennat Macron

Et finalement:

Aujourd'hui, dimanche 9 janvier du quinquennat Macron

Pendant ce temps:

Aujourd'hui, dimanche 9 janvier du quinquennat Macron

NB: Aviez-vous remarqué que tous les élus de la nation n'étaient pas présents à l'Assemblée nationale qui adopta le pass vaccinal?

Parce que normalement, ils sont 577 pour légiférer à temps complet. Or, lors du vote, il y eut 214 voix en faveur du texte, contre 93 et 27 abstentions. Peut-être pour ces derniers des partisans du ni-ni cher à Yannick Jadot, candidat du tournesol à la présidentielle. Non?

Du coup, cette image pour résumer cette absence sur les travées du Palais Bourbon:

 

Aujourd'hui, dimanche 9 janvier du quinquennat Macron

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