Comme
pour celles d’Irak, d’Afghanistan, de Libye ou de Syrie, ou encore du
Kosovo, les médias occidentaux sont pratiquement "intégrés" dans
l’effort de guerre de l’OTAN, et construisent une histoire qui permet
d’obtenir un soutien populaire à la guerre "inévitable".
Ces
derniers jours, c’était le cas de la "centrale nucléaire bombardée",
info reprise par tous avant que des experts finissent par dire que les
russes ne pouvaient évidemment pas bombarder une centrale nucléaire dont
ils seraient parmi les premières victimes, et que le département d’état
US lui-même diffuse une note à ses ambassades demandant de « ne
pas partager le tweet publié vendredi par la mission diplomatique
américaine à Kiev, dans lequel celle-ci accusait la Russie d’avoir
commis un prétendu "crime de guerre" à la centrale nucléaire ukrainienne
de Zaporijia ».
« Poutine est fou »
est ainsi un des axes de bataille médiatique qui a de l’effet, beaucoup
de discussions portent sur ce que pourrait décider un "dictateur fou".
Pourrait-il nous balancer une bombe nucléaire ?
Un
des arguments est de ridiculiser l’objectif déclaré de Poutine de
"dénazifier" l’Ukraine. L’extrême-droite nazie ne serait pas un problème
en Ukraine, alors même qu’en Russie...
Il
y a pourtant largement de quoi vérifier la réalité de la place des
mouvements néo-nazis en Ukraine notamment depuis 2014. Les communistes
Vénissians sont bien placés pour en parler. Nous avions invités en 2015
des communistes ukrainiens et russes, et les "mères d’Odessa" dont les
enfants avaient été victimes de l’incendie de la maison des syndicats
par des groupes d’extrême-droite.
Depuis, il y a eu un film bien documenté, des articles qui commentent des évènements liant le pouvoir ukrainien à ces groupes...
La librairie des Tropiques à Paris qui avait été une des étapes en France des mères d’Odessa a organisé depuis desdébats riches sur la situation politique russeet la relation des communsites russes avec Poutine.
Largement de quoi se faire une idée de la place réelle des nazis en Ukraine et dela position des communistes russeset ukrainiens sur l’urgence de faire reculer cette bête immonde.
Pour
nous, cela ne justifie pas la décision de guerre de Poutine, mais cela
fait de la bataille contre ces mouvements néo-nazis une étape
indispensable de la paix. On ne peut faire reculer la guerre sans faire
reculer ceux qui la veulent, ces "bataillons" néo-nazis intégrés dans
l’armée ukrainienne.
Voici
donc quelques liens et vidéos... Et les communistes en tirent une
conclusion. Il est hors de question de manifester pour la paix avec ceux
qui serrent la main des néo-nazis d’Ukraine. Attention si vous voyez un
drapeau noir et rouge avec un trident... Ca veut dire qu’ils sont
là....
En finir d'avec Poutine ? Une urgence. Mais comment ?
Canaille le Rouge n'est pas l'auteur des textes en italique qui suivent. Il sont l'oeuvre d'un sien ami et camarade.
Comme ils tapent juste, autant vous les faire partager.
Merci à toi Segundo que la
proximité des vignes de ton Medoc mâtinée d'un humanisme militant
internationaliste conduit à tenir ces propos :
" Nous sommes nombreux à penser que le problème principal de la Russie aujourd'hui s'appelle Poutine.
Certes.
Mais par qui le remplacer ?
Certains
rêvent à voix haute d'une révolution de palais qui le remplacerait par
un oligarque plus conciliant avec l'occident, même s'il n'est pas plus
conciliant avec les droits humains et la démocratie (on a bien
l'habitude de "faire avec", ailleurs...)
Un oligarque style Navalny par exemple, (lui ou un autre...)
Mais
cette solution arrangerait (peut-être, même pas sûr) le problème de
l'occident avec la Russie, mais pas le problème de la Russie avec
elle-même. Et donc elle n'arrangerait pas grand chose.
Parce
que quoi qu'il y en ait à qui cela donne des boutons rien que d'y
penser, la réalité russe, c'est que l'opposition la plus forte à
Poutine, ça reste le Parti Communiste de la fédération de Russie.
Un parti communiste qui n'est pas vraiment sur la ligne Roussel, et c'est un euphémisme de le dire.
Alors, non, cela ne réglerait pas forcément le problème de l'occident avec la Russie.
Mais
il faudra bien que nous finissions par accepter un jour ou l'autre
qu'en Russie comme partout, comme en Iran, à Cuba, au Mali ou en Arabie
Saoudite, ce soient les peuples qui décident EUX-MÊMES de qui ils
veulent ou qui ils "acceptent" comme dirigeants, dans les conditions qui
sont celles de leur pays, de leur histoire, de leur culture et des
rapports de forces idéologiques contradictoires qui les traversent -
comme chez nous -, accepter qu'ils choisissent eux-mêmes le rythme
auquel ils veulent ou peuvent renforcer leur démocratie et le type de
démocratie qui leur convient, accepter leurs choix que ceux-ci nous
plaisent ou pas.
Accepter que ce ne soit pas nous qui décidions à la place des autres quels sont les dirigeants qui seraient acceptables ou pas.
Arrêter
de donner des leçons aux autres sur les choix de leurs responsables
politiques, nous qui sommes si mauvais pour choisir les nôtres.
Nous
qui pensons toujours que les problèmes que nous avons avec tel ou tel
pays viennent d'eux et jamais de nous, jamais de notre morgue et du
mépris avec lequel nous les regardons." (Segundo Cimbron mars 2022)
Ce décoiffe ? tant mieux .
On entend de partout des
politologues du café du commerce nous expliquer comment et pourquoi le
monde dit libre (lire occident OTANien) a mandat de délivrer la Russie
de son autocrate. Cela dans un pays où le centre du débat politique
officiel et médiatique est maintenu en lévitation autour de forces qui
trouvent financement dans la Russie de Poutine pour les uns défendent la
politique d'agression du Napoléon de la Moscova pour d'autre.
Des forces politiques qui
appellent à travers toutes les droites dont ses extrêmes à restreindre
les libertés civiles qui n'ont pas encore été encagées, la protection
sociale qui n'a pas encore été laminée, où le droit de manifester est
mis en nasse.
Des forces politique
qui profitent de crise créée par l'agression de l'Ukraine pour dire
(tous) qu'ils vont aggraver les choses au plus grand bénéfice du
capital.
Le MEDEF et la CGPME peuvent remercier Poutine et ses alliés.
Un pays ou derrière des propos
de solidarité suinte ici et là - infâme purin raciste - des appels à un
tri sélectifs des réfugiés où le critère est la longitude
d'origine, taux de mélanine et la structure et couleur de la chevelure.
Parce qu'en France, en mars
2022, les oligarques d'ici détenteurs de 90% des média entretiennent un
débat qui passionne plus du tiers de l'électorat : avec qui à l'Elysée
pour museler le peuple ?
Celui en place -il ne s'en tire
pas mal. Par qui le remplacer sinon ? Savoir si la candidate d'un parti
cofondé par des fascistes et collabos ou ancien SS trouvant prébande
dans la Russie de Poutine est mieux à même de rassembler les racistes
fascistes d'ici que le pantin défendant Poutine, ce Louis Ferdinand
Bolzemmounaro dont les troupes se recrutent parmi les Wagner en herbe
de notre territoire, mis en selle par d'un oligarque français.
Mais les JT nous gavent d'une
logorrhée qui met à l'index Tolstoï, Prokoviev et Dostoïevski jusqu'à
ressortir de la nuit le nazi raciste antisémite Lifar à opposer au
Bolchoï.
En rappelant - je reprend encore un coup de gueule de Segundo - que :
"Lorsqu'en
2003 les USA ont envahi l’Irak - faisant 500.000 morts - quelqu’un se
souvient il si Georges Gershwin avait été enlevé du répertoire des
orchestres nationaux, Jack London et Ernest Hemingway des rayons des
bibliothèques, et si les chefs d’orchestres états-uniens avaient été
sommés de « s’expliquer » sur cette violation du droit international
avant de pouvoir jouer en France ?
Je n’en ai pas souvenir…
De même, il me semble bien qu'il y avait des athlètes US aux jeux olympiques d'Athènes qui ont suivi en 2004...
Et,
vous voulez que je vous dise ? Je trouve cela normal : Ni Gershwin, ni
Hemingway, ni Gatlin ne sont responsables des crimes de la famille
Bush."( Segundo Cimbron mars 2022)
Cela
devrait conduire nos experts à plus de retenue dans leur sermon et
regarder la fange qui ternit bout de leurs botines et escarpins avant de
regarder l'horizon du coté soleil levant.
Oui Le maitre du Kremlin est un homme dangereux. Mais
décider à la place des Russes pour le remplacer entretient les racines
de conflits. De plus, le faire à partir de la piètre valeur de nos
références en matière de démocratie serait pire qu'un cadeau empoisonné.
Encore un fois comme pour la Paix, pas d'autre piste féconde que d'en
appeler à l'intervention des peuples.
Une
expression avec le témoignage émouvant de Tugan Sokhiev, le chef
d’orchestre russe du Bolshoi et de l’orchestre national de Toulouse
sommé par le maire de Toulouse (au nom de quoi ?) de prendre position
sur la guerre en Ukraine !
Extrait d'un commentaire sur France Info :
" Bon,
est ce que l'on pourrait se fendre d'un communiqué rappelant que les
citoyens russes n'y sont absolument pour rien , pas plus que la culture
russe dont je n'ai absolument pas envie de me passer?
Si
c'est notre Prince bien aimé qui le leur dit peut être que les braves
gens comprendront qu'ils peuvent lire Tolstoï et manger des pirojki tout
en étant contre la guerre en Ukraine?
Véridique :
un concours félin a banni les chats sibériens
Une université Italienne a banni Dostoïevski (puis a fait marche arrière)
Un parlementaire anglais à appelé à déporter tous les russes d’Angleterre
Çà se multiplie et on a donné le feu vert en bannissant des athlètes handicapés, en parlant de confisquer des œuvres d'art etc.
Est
ce que quelqu’un en qui les masses sujettes à la pensée binaire ont
confiance (France Info, le petit Prince , Apolline de malherbe...) peut
prendre la peine de tout réexpliquer depuis le début afin d'éviter de
nous retrouver dans une situation pour laquelle il faudra s'excuser dans
les livres d'histoire pour les 80 prochaines années? "
Encore un témoignage d’un des plus diffusés des quotidiens canadiens
(1) sur la manière dont “l’occident” non seulement couvre la réalité du
nazisme en Ukraine mais l’utilise. Il ne faut pas oublier que beaucoup
de collaborateurs ukrainiens du nazisme se sont réfugiés au Canada où
ils forment aujourd’hui une communauté très active et influente
politiquement. Sans approuver l’intervention russe en Ukraine faut-il
duper le peuple français qui se croit informé et qui se gausse des
autres peuples considérés comme abrutis par la propagande d’un
gouvernement non “démocratique” alors que toutes les preuves (2)
s’accumulent devant la nature du régime installé à Kiev ? On ne peut pas
faire la paix quand toutes les forces politiques françaises développent
une vision à sens unique et fausse qui est simplement destinée à
justifier la guerre contre la Russie jusqu’à l’absurdité. (note de
Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Encore faudrait-il qu’Ottawa surveille qui l’armée canadienne forme et entraîne en Ukraine.
L’Université George Washington de la capitale américaine a publié une étude troublante sur
la présence du groupe d’extrême droite «Centuria» à l’Académie
militaire nationale ukrainienne (NAA) Hetman Petro Sahaidachny. Selon
l’étude, des membres de Centuria se sont vantés sur les réseaux sociaux d’avoir
reçu une formation des Forces armées canadiennes et d’autres armées
occidentales. Des conseillers militaires canadiens sont affectés à plein
temps à l’académie qui possède d’ailleurs une « salle de classe Delta »
de haute technologie parrainée par le Canada.
Centuria s’est donné pour mission de faire de l’armée ukrainienne un
instrument de défense de l’« identité culturelle et ethnique » des
peuples européens. Ça ne correspond pas exactement au multiculturalisme
trudeauiste. Le groupe affirme que ses membres servent comme officiers
dans plusieurs unités de l’armée ukrainienne.
En avril 2020, Centuria a fait sur internet l’éloge de la division SS ukrainienne « 14e Waffen
Grenadier » de la Seconde Guerre mondiale, présentant l’unité nazie
comme « le symbole qui fait peur aux ennemis de l’Ukraine ». Parmi les
figures nazies vénérées par Centuria, l’officier SS belge Léon Degrelle,
décrit comme un «vrai Européen».
Le ministère ukrainien de la Défense a déclaré qu’il ne contrôlait
pas les postulants à son académie militaire pour leurs opinions ou leurs
appartenances politiques. Pas plus que le Canada, les États-Unis, le
Royaume-Uni ou la France, qui prêtent assistance à l’Ukraine pour former
les futurs officiers de ses forces armées.
Dans une déclaration à CTV News lors de la publication de l’étude de
l’Université George Washington, les Forces armées canadiennes se sont
dites « très préoccupées » par ces révélations. La sécurité militaire
canadienne n’avait rien vu, rien su. Vraiment?
Centuria a des liens étroits avec le mouvement ukrainien d’extrême
droite Azov, dont l’aile militaire appelée «Bataillon Azov» opère comme
détachement d’opérations spéciales de la Garde nationale ukrainienne.
IMAGE TIRÉE DE WIKIPÉDIA COMMONS Le logo du bataillon Azov, semblable à une croix gammée
Un porte-parole de la défense nationale s’est senti obligé de préciser au Citizen que
« le Canada n’a pas fourni et ne fournira pas de soutien à Azov et aux
entités affiliées ». Ah bon! Quelles vérifications ont été faites?
Azov est aussi un mouvement politique néofasciste en pleine
croissance. Ses membres s’attaquent régulièrement à des manifestations
antifascistes, des personnalités et des médias adverses, à l’instar de
milices américaines comme les Proud Boys et les Oath Keepers. La fragile
démocratie ukrainienne serait-elle aussi menacée par l’extrême droite
que la démocratie américaine?
Le Congrès américain a interdit en 2018 toute aide budgétaire « pour
fournir des armes, une formation ou une autre assistance au bataillon
Azov » et a maintenu cette disposition dans le projet de loi budgétaire
de 2021. Les législateurs américains ont demandé à plusieurs reprises au
Département d’État de désigner Azov comme organisation terroriste. Le
Canada de Justin Trudeau devrait en faire autant. OK, OK, vous allez me
dire que ce n’est pas le moment, présentement.
Un rapport de 2016 du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme détaille
les accusations de torture et d’autres crimes portées contre Azov à
l’occasion de la révolution de Maïdan et des troubles entourant
l’annexion de la Crimée par la Russie. Une violation du droit
international n’en justifie pas une autre.
Si l’Ukraine sombre dans une guerre de partisans après une invasion
russe dans les semaines qui viennent, comme c’est à prévoir, il faut
s’attendre à ce que les milices néonazies ukrainiennes s’adonnent de
nouveau à des exactions comme en 2014. Même celles dont les officiers
auront reçu une formation de nos forces armées.
(1) Le Journal de Montréal ou JDM est un quotidien tabloïd matinal
québécois publié à Montréal par Québecor Média. Il est notamment reconnu
pour contenir des sujets à saveur sensationnaliste de la part de ses
chroniqueurs vedettes, mais aussi pour les reportages fouillés de son
équipe d’enquête, depuis 2013. C’est le quotidien francophone le plus
diffusé en Amérique. Son principal concurrent est La Presse. Le Journal
est particulièrement reconnu pour ses nombreux chroniqueurs et
éditorialistes, majoritairement nationalistes et de droite, comme le
sociologue Mathieu Bock-Côté, le journaliste Richard Martineau, Lise
Ravary et Joseph Facal
(2) Mensonges russes, la réhabilitation du nazisme ukrainien ? Kiev a
endoctriné son pays et normalisé les crimes contre l’Humanité. Bien que
la majorité des ukrainiens ne soient sans doute pas des nazis, le
régime de Kiev reste fidèle et rend hommage aux « glorieux » assassins
de 1940-1945. Hors de question de défiler aux côtés du drapeau d’un
régime qui a blanchi Stepan Bandera, leader de la Collaboration
ukrainienne avec les nazis pendant la 2ème guerre mondiale, et
responsable de la mort de dizaines de milliers de juifs, communistes,
tziganes et homosexuels.