samedi 29 avril 2023

7112 - Globe terrestre politique - diam. 32 cm - Non lumineux

La Russie à la présidence du Conseil de sécurité  de l'ONU, la plus puissante organisation internationale,  ruine tous les efforts des Etats, qui se réclament de l'Occident - les Etats-Unis en tête, mais aussi l'Union européenne - d'isoler Moscou du reste du monde.

Et pourtant, Washington, et l'OTAN, menant la dance, sous prétexte de l'intervention russe en Ukraine, ont imposé des trains de sanctions économiques, politiques et diplomatiques,  avec l'objectif de mettre à genoux la Russie et de ruiner son économie. Le plan occidental préparait à termes son éclatement en plusieurs pays, de manière à exploiter plus facilement leurs richesses au profit des multinationales yankees. 

Pour couronner leur coup, Washington et les Occidentaux ont délivrer contre le Président russe un mandat de leur "tribunal international", traité en bandit de grand chemin , déclaré "wanted" comme dans les westerns.

C'est vrai, qu'en matière de dépècement des Etats, ils  avaient déjà , il y a vingt-cinq ans mené la guerre, sous drapeau de l'OTAN, dans les Balkans, pour réduire à néant la Yougoslavie et découper celle-ci en républiques rivales sans aval des Nations Unies.

Mais cette fois, face à la Russie, le plan impérialiste a échoué.

Moscou a révisé ses liens commerciaux occidentaux en les réorientant vers d'autres continents, la Chine , le Proche et le Moyen-Orient, l'Afrique et  l'Amérique latine.  Avec des contrats en monnaie locale se passant du dollar, au grand dam de l'oncle Sam.

Et cerise sur le gâteau, c'est le ministre de Poutine qui préside le Conseil de Sécurité, à faire hurler Washington et ses obligés occidentaux.

"Le Monde" est de la dance : le quotidien enrage et titre le 4 avril : 

La présidence russe du Conseil de sécurité de l’ONU,

une « gifle » pour l’Ukraine

"la Russie a officiellement pris les rênes du Conseil de sécurité, lundi 3 avril. La voir assurer cette présidence tournante (...) est une absurdité de trop pour certains (...)  du fait, notamment, du travail de sape des institutions onusiennes par Moscou.

C’est aussi donner à la Russie un porte-voix symboliquement plus important, alors que le Kremlin vient de présenter officiellement sa nouvelle doctrine de politique étrangère, aux charges virulentes contre l’Occident. 

Il faut que Wall Street, la Maison Blanche, le Pentagone et la CIA  (et leur billet vert)  se fassent une raison. S'ils ont encore des laquais en Europe, si ceux-ci peuvent encore baver sur la Chine et la Russie, le rapport de forces est en train de basculer dans le monde entier. La coopération entre Etats gagne du terrain en Asie où Chine, Russie et Inde - trois milliards d'habitants -  coopèrent à égalité, au Proche-Orient et Moyen-Orient, les liens se reconstituent entre Arabie saoudite et Iran, sous l'égide de Pékin, les BRICS ouvrent leurs portes à l'Algérie, au Mexique pour constituer un nouveau pôle économique, c'est le monde dollarisé qui est en train d'éclater.

Une bonne nouvelle en faveur de la paix et de la coopération internationale.

Tant pis pour les marchands de canons.

JEAN LEVY

 

vendredi 28 avril 2023

A bas la réforme des retraites ! Macron dehors !

samedi 15 avril 2023, par Jacques COTTA

Durant plusieurs jours, le Conseil Constitutionnel a été présenté comme le recours ultime permettant de mettre en échec la loi retraite de Macron. Journalistes et éditorialistes y sont allés de leur couplet, entretenant un semblant de « suspens » pour faire de l’audimat. Certains responsables syndicaux ont également préféré faire du Conseil constitutionnel un organe « neutre » et qualifier ses membres de « sages » plutôt que d’appeler à la grève générale pour mettre en échec la loi rejetée par l’immense majorité du peuple français.

Vendredi 14 avril au soir, il est apparu pour qui en doutait que le Conseil constitutionnel, institution de la Ve république, ne se prononçait pas du simple point de vue du droit sur la constitutionnalité de la loi, mais rendait des avis politiques, et ne pouvait en conséquence rendre qu’un avis positif sur l’essentiel de la loi d’Emmanuel Macron sur les retraites.

Pouvait-il en être autrement ?

La composition du conseil donne une première réponse.

Laurent Fabius est à sa tête. L’ancien ministre socialiste est un des plus grands « privatiseurs » des quarante dernières années. Les retraites il connait. Enfin, il connait surtout la sienne. Sa longue carrière politique qui avant le conseil constitutionnel lui a permis de fréquenter le conseil d’État, l’Assemblée nationale comme député, plusieurs ministères, lui a permis d’obtenir une retraite mensuelle de 27 808 euros. Les à-côtés —bureau, chauffeur privé à vie, secrétaire particulier et garde du corps jusqu’en 2029 sont évidemment aux frais de la République, évidemment.

Alain Juppé, le candidat malheureux à la présidence de la république, ancien ministre RPR, ancien député, est battu sur le fil avec une retraite dont le montant s’élève à 27 741 euros par mois. L’ancien maire de Bordeaux est un des précurseurs de toutes les lois attaquant le droit à la retraite des Français, avec notamment celle portant son nom et mise en échec en 1995.

Et sept autres, tous macroniens, nommés là soit par Macron lui-même, soit les présidents de l’Assemblée nationale ou du Sénat, liés sinon par des convictions bien ancrées, du moins par la « reconnaissance du ventre »…

L’histoire des décisions du Conseil Constitutionnel parle d’elle-même

La dernière période, marquée spécialement par la crise du Covid, donne une mesure assez précise des choix opérés par cette institution sur demande de l’État.

Il a approuvé, par exemple, toutes sortes de lois liberticides telles :

 Les confinements
 Les couvre-feux
 La vaccination des enfants
 L’état d’urgence
 Le pass sanitaire
 Le Pass vaccinal

Les membres du conseil, comme l’institution elle-même, sont au service du capital et les décisions qu’ils prennent sont sans surprise. Les quelques articles retoqués dans la loi retraite ne servent qu’à donner le change.

Personne n’est en réalité dupe

Emmanuel Macron s’est mis dans une situation impossible. A la crise sociale viennent maintenant s’adjoindre une crise démocratique et politique qui confinent à la crise de régime.

Les plus optimistes dans l’entourage du chef de l’État ne cachent pas leur inquiétude. Quatre an à tenir encore, quatre ans, c’est long ! La promulgation de la loi dans la nuit du 14, en catimini, donne un aperçu de la peur qui envahit l’exécutif.

En déplacement dans une grande surface pour « la jouer » décontractée, Elisabeth Borne est accueillie par des clients qui expriment bruyamment leur rejet de la réforme, du 49-3, de Macron et du gouvernement. La 1re ministre rit jaune…

Au même moment, à Notre dame en travaux qu’il est venu visiter, Emmanuel Macron mobilise des centaines de CRS pour évacuer le parvis et s’assurer d’un déplacement sans perturbation apparente, ce qui n’empêche pas le fameux « on est là, on est là, même si Macron ne veut pas » de résonner alentours. Évidemment Macron fait mine de rien, encore marqué par son épisode agité aux Pays-Bas où il comptait bien vivre un répit paisible.

Ministres et députés sont dès lors terrorisés à l’idée de croiser le peuple français. Et les forces de l’ordre mobilisées pour assurer leur protection sont exaspérées de voir de nouvelles charges venir se surajouter à un quotidien déjà bien occupé.

Alors que sa décision était présentée comme susceptible de calmer la situation, de « tourner la page », le Conseil constitutionnel a en réalité jeté un nouveau bidon d’Essence sur le feu. L’exaspération est d’autant plus à son comble qu’il a en même temps qu’il validait la réforme, décidé de rejeter le RIP demandé par plus de 250 députés.

En toute logique, tout ce qui est attaché à la Macronie, et plus généralement à la Ve république, veut interdire au peuple de prendre la parole, notamment dans un processus référendaire.

Un référendum, mais après tout, pourquoi donc demander l’autorisation ?

Quel que soit son nom, RIP, ou RIC, le peuple doit pouvoir dire par millions qu’il refuse cette loi et le pouvoir qui veut la lui imposer avec les méthodes que l’on connait.

En conséquence, il revient aux organisations ouvrières et démocratiques, aux syndicats, aux partis, aux associations, aux groupes, réseaux, blogs de prendre l’initiative en mobilisant sur les marchés, dans les usines, dans les entreprises, dans les communes, dans les quartiers, partout, pour que des millions puissent s’exprimer en signant un texte clair qui affirme le rejet de la réforme des retraites que Macron veut imposer et en lui infligeant de fait un terrible camouflet.

Jacques Cotta
Le 15 avril 2023

 

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L’adhésion aux BRICS explose : 19 pays font leur demande avant le sommet annuel

jeudi 27 avril 2023 par Laurent Duboust+Business News

À l’approche du sommet annuel des BRICS, 19 pays soumettent des demandes d’adhésion, mettant en lumière le changement de pouvoir économique à l’échelle mondiale.

L’alliance des BRICS, composée du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud, a reçu un nombre sans précédent de 19 demandes d’adhésion de pays souhaitant rejoindre ce puissant bloc économique. Cette vague d’intérêt survient à l’approche du sommet annuel des BRICS qui se tiendra en Afrique du Sud cet été, où l’expansion sera au cœur des discussions.

Bloomberg a rapporté la liste croissante de candidatures suite à l’annonce des pays des BRICS, plus tôt cette année, qu’ils étaient ouverts à l’élargissement de leur adhésion. L’ambassadeur sud-africain auprès du groupe, Anil Sooklal, a donné un aperçu de l’agenda du prochain sommet.

Ce qui sera discuté, c’est l’expansion des BRICS et les modalités de la manière dont cela se produira.

L’impact croissant du groupe des BRICS sur l’économie mondiale.

Selon Sooklal, 13 pays ont officiellement demandé à rejoindre l’alliance des BRICS, tandis que six autres ont fait des demandes informelles. De nouvelles candidatures sont soumises quotidiennement, rendant l’expansion du groupe de plus en plus probable. Toutefois, la perspective d’admettre de nouveaux membres suscite des inquiétudes parmi les nations actuelles des BRICS quant à la dilution de leur influence, notamment en ce qui concerne les alliés proches de la Chine.

Le PIB de la Chine est déjà deux fois supérieur à celui des quatre autres pays des BRICS réunis, ce qui soulève des préoccupations quant à la domination de Pékin au sein du groupe. L’inclusion des alliés de la Chine pourrait aggraver ce problème, mais le sommet verra les ministres des Affaires étrangères des cinq États membres aborder ces préoccupations.

Les pays des BRICS ont déjà dépassé les nations du G7 en termes de PIB (PPA), déplaçant davantage l’équilibre mondial des pouvoirs. Avec l’expansion potentielle de l’alliance, cette tendance pourrait se poursuivre, voire accélérer les efforts en cours du groupe pour remplacer le dollar américain dans le commerce international.

Alors que les nations des BRICS se préparent pour leur sommet annuel, la question de l’expansion sera sans aucun doute un sujet central de discussion.

L’ajout potentiel de membres parmi les 19 nouvelles demandes pourrait modifier de manière significative la dynamique du groupe, ainsi que remodeler le paysage économique mondial.
Les décisions prises lors du sommet seront suivies de près par la communauté internationale, car elles pourraient signaler des changements importants dans le pouvoir économique et l’influence à l’échelle mondiale.


Quels sont les pays susceptibles de rejoindre le Brics ?

Actuellement, le groupe des Brics représente près de 42% de la population de la planète et environ 25% du PIB mondial, mais ses membres ne disposent que de 15% des droits de vote à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international (FMI).

Le ministre chinois des Affaires étrangères Qin Gang avait annoncé, début mai 2022, le début d’un processus d’élargissement du groupe des Brics.

De son côté, Anil Sooklal (Ambassadeur itinérant : Asie et Brics, Brics Sherpa. IBSA Sherpa, IORA Focal Point. Département Relations Internationales et Coopération. Afrique du Sud) a déclaré en février 2023 : « Il y a plus d’une douzaine de pays qui ont frappé à la porte du groupe des Brics. Nous avons atteint une étape assez avancée dans l’examen de l’adhésion de nouveaux membres ».

Alors que l’Occident souhaiterait que les grands pays en développement prennent leurs distances avec la Russie (et convertissent les Brics en Bics), Moscou le voit clairement d’un point de vue complètement différent.

Début novembre 2022, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov a déclaré que plus d’une douzaine de pays avaient officiellement demandé à rejoindre le groupe Brics après que le groupe a décidé d’autoriser de nouveaux membres à rejoindre le groupe plus tôt cette année.

M. Lavrov a déclaré que l’Algérie, l’Argentine et l’Iran ont tous postulé, mais on sait déjà que l’Arabie saoudite, la Turquie, l’Égypte et l’Afghanistan sont intéressés.

D’autres candidats possibles à l’adhésion sont le Kazakhstan, le Nicaragua, le Nigéria, le Sénégal, la Thaïlande et les Émirats arabes unis, selon Silk Road Briefing.
Tous ces pays ont vu leurs ministres des Finances présents à la conférence de dialogue élargi des Brics en mai 2022.

 

jeudi 27 avril 2023

Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.

EINSTEIN »





« LA FORTERESSE DES TYRANS EST L’INERTIE DES PEUPLES »

(Machiavel)

MACRON est un tyran.

L’HISTOIRE le jugera comme tel.

Mais même les tyrans sont mortels.

Et MACRON le tyran laissera la haine qu’il aura semée.

Ses crétins de courtisans auront de quoi récolter

Quand sa tyrannie prendra-t-elle fin ?

 

mercredi 26 avril 2023


Publié par El Diablo

 

Chers tous,

Ces remarques portent sur une déclaration un peu lointaine (datant de plus d'un mois) mais comme leur objet - la contestation de la (contre)-réforme des retraites - est loin d'être obsolète, je vais y revenir quelques instants.

- Le 21 mars dernier, la veille de son interview, à 13 h, sur les chaînes nationales, Emmanuel Macron, devant les élus de son parti, a dit : « L'émeute ne l'emporte pas sur les représentants du peuple ». Par « émeute », il faisait allusion aux nombreuses manifestations (parfois accompagnées de violences et de déprédations) organisées contre sa « réforme » (en fait sabotage) des retraites.

Remarque 1. Emmanuel Macron ne serait pas président de la République (le mot est important) si, le 14 juillet 1789, le 10 août 1792, le 27 juillet 1830, le 22 février 1848, le 4 septembre 1870 (entre autres), il n'y avait pas eu « d'émeutes » (pour reprendre son terme méprisant) qui renversèrent le pouvoir monarchique du moment. Si ces « émeutes » n'avaient pas eu lieu, la France serait encore un royaume (comme en Angleterre ou en Belgique) ou un empire (comme sous Napoléon III) et le chef de l’État s'appellerait Louis XXII, Charles XV, ou Napoléon VI. Et Macron devrait se souvenir de ce qu'était le roi à l'origine : un chef de bande, un brigand de grand chemin, un peu plus fort, un peu plus rusé et un peu plus impitoyable que les autres, qui, sans état d'âme, éliminait ses concurrents.

Et, peu après et continuellement au cours des siècles, l’Église, à grand renfort d'in-folios, de références scripturaires, de citations latines, de sermons et de catéchismes justifiait le coup de force originel, en expliquant au bon peuple combien il était salutaire et bénéfique de courber la tête et d'être exploité. Ce qui était le propre de l'idéologie.

Remarque 2. Plus précisément, ce terme d'émeute m'a remis en mémoire un passage des Misérables, de Victor Hugo, au Livre dixième, intitulé Le 5 juin 1832, et sous-titré Le fond de la question. Que dit Hugo dans ce sous-chapitre ?

Il dit : « Il y a l'émeute, et il y a l’insurrection ; ce sont deux colères ; l'une a tort et l'autre a droit. Dans les États démocratiques, les seuls fondés en justice, il arrive quelquefois que la fraction usurpe ; alors le tout se lève, et la nécessaire revendication de son droit peut aller jusqu'à la prise d'armes. Dans toutes les questions qui ressortissent à la souveraineté collective, la guerre du tout contre la fraction est insurrection, l'attaque de la fraction contre le tout est émeute ; selon que les Tuileries contiennent le roi ou contiennent la Convention, elles sont justement ou injustement attaquées. » [...]. Et, plus loin, il poursuit : « De là vient que, si l'insurrection, dans des cas donnés, peut-être, comme a dit Lafayette, le plus saint des devoirs, l'émeute peut aussi être le plus fatal des attentats. [...]. La révolte, nous l'avons dit, est quelquefois dans le pouvoir. Polignac est un émeutier ; Camille Desmoulins est un gouvernant. Parfois, l'insurrection, c'est la résurrection. »

Remarque 3 pour l'intelligence des noms citésJules de Polignac fut le dernier chef de gouvernement du roi Charles X (1824-1830). En promulguant les ordonnances de Saint-Cloud, particulièrement réactionnaires, le 25 juillet 1830, il suscita la révolution connue sous le nom de Trois glorieuses (27-19 juillet 1830), qui renversa ce dernier roi de la Restauration. Camille Desmoulins fut un révolutionnaire et conventionnel montagnard, proche de Danton, guillotiné en même temps que Danton, le 5 avril 1794. Il n'eut jamais, à vrai dire, un rôle dirigeant, gouvernemental, à l'instar de Robespierre, Danton, Saint-Just, Couthon ou Carnot. Hugo joue néanmoins de ce rôle subalterne, moindre, pour en faire, paradoxalement, en le qualifiant de gouvernant, l'antithèse de Polignac.

Remarque 4. Comment ne pas faire le rapprochement entre la situation de 2023 et celle de 1830 ? Comment ne pas rapprocher le duo Macron-Borne du duo Charles X-Polignac ? En effet, dans les deux cas, nous avons l'exemple de gouvernants, représentant une minorité du pays, confrontée à la majorité des habitants du même pays. En 1830, il y avait le suffrage censitaire, qui n'accordait le droit de vote qu'aux plus riches, ce qui donnait 100 000 électeurs pour 30 millions de Français. En 2023, on se trouve dans la même situation : Macron est triplement minoritaire. D'abord, en 2022, il n'a été élu que par 20 % des inscrits. Ensuite, comme en 1830, ses électeurs sont comme ceux de Polignac : ils regroupent une majorité de classes aisées. Enfin, la contre-réforme des retraites est rejetée par plus des deux tiers des Français et 96 % des actifs. On peut donc, logiquement, appliquer à Macron la définition que Victor Hugo attribue à Polignac : en imposant la volonté d'une minorité à une majorité, il se comporte en émeutier.

Remarque 5. Le 19 mai 1968, face aux grèves et aux manifestations, de Gaulle proclamait : « La réforme, oui ! La chienlit, non ! ». Mais quelques jours après, une affiche était placardée sur les murs de Paris. On y voyait une silhouette de de Gaulle avec ses bras levés, portant l'inscription vengeresse : « La chienlit, c'est lui ». Sur ce même modèle, et en s'inspirant de l'exemple célèbre de Hugo, ne pourrait-on dire de Macron : « L'émeute, c'est lui » ?

Je vous saurais gré de vos remarques, précisions, compléments et critiques.

Bien à vous

Philippe Arnaud

Amis du Monde Diplomatique - Tours