lundi 19 juin 2023

Poutine a fait passer Zelensky non seulement pour un idiot, mais aussi pour un minable tricheur.

https://svpressa.ru/war21/article/376975/

La divulgation de Minsk/Stambul-3 explique pourquoi les négociations avec l’actuel Kiev ne peuvent se faire qu’à partir d’une position de force. Les documents révélés par Poutine montrent que le régime de Zelensky est un tricheur à l’échelle mondiale. Déjà la description de la négociation est saisissante, le silence embarrassé de la TOTALITÉ des médias français témoigne de leur complicité alors qu’il y aurait à partir de là toute notre compréhension de la situation à reconsidérer, ce qui est décrit ici mais d’autres comme l’assassinat par les nazis ukrainiens de l’un de leurs négociateurs, le pseudo massacre de Boutcha, l’incompréhension du retrait des troupes de la zone de Kiev présentée comme une défaite. Derrière la minable tricherie du “héros fantoche” de l’Occident il y a la complicité de TOUTES les forces politiques en France, qui dit assez à quel point nos médias, nos élites, nos dirigeants politiques sont eux-mêmes les marionnettes criminelles de cette guerre où meurent comme depuis près de dix ans les gens du Donbass, russes et ukrainiens, pour que ces salopards puissent se livrer à leurs jeux politiciens. Ils peuvent se taire, mettre la cocarde, mais le monde entier sait ce qu’ils sont… (note de Danielle Bleitrach, traduction de Marianne Dunlop)

par Alexandre Sitnikov

Illustration : Le président russe Vladimir Poutine lors d’une réunion avec des dirigeants africains sur la résolution de la crise ukrainienne au palais Konstantin. (Photo : Sergey Bobylev/TASS)

Vladimir Poutine a déclaré lors d’une rencontre avec des représentants d’une délégation africaine que la Russie n’avait jamais refusé de négocier un règlement du conflit en Ukraine. Selon notre président, l’accord d’Istanbul, signé entre la Russie et l’Ukraine en 2022, a été paraphé par Kiev et comprenait des dispositions sur la neutralité et les garanties de sécurité.

Cependant, après le retrait des troupes russes, le gouvernement de Zelensky a jeté tous les accords à la poubelle de l’histoire. En fait, il s’agit d’une escroquerie à l’échelle mondiale. Cette information n’est pas seulement une déclaration verbale du chef de l’État russe, elle est également confirmée par le document qui a été tacitement appelé “Minsk/Istanbul-3”.

Le secrétaire de presse du président russe, Dmitri Peskov, a également indiqué que Moscou était prêt à dialoguer avec Kiev, mais l’équipe Ze est non seulement inapte à négocier, mais parfaitement infréquentable. Mais qu’importe lorsqu’il s’agit de sauver des centaines de milliers de personnes. Ce sont les abrutis de la Bankova qui ont officiellement mis fin à tout accord avec le Kremlin.

“Nous devons toujours nous rappeler que le régime Zelensky, c’est-à-dire le président Zelensky lui-même, a signé un décret interdisant aux présidents ukrainiens de négocier avec la partie russe. Il est donc très difficile de parler de quoi que ce soit dans cette situation de manière substantielle. Nous sommes disposés. Nous avons la volonté politique, nous sommes prêts. Mais il n’y a pas encore de dialogue, il n’y a pas de base de dialogue”, a déclaré M. Peskov dans une interview accordée à RT.

Les usagers locaux de Telegram, à propos de “Minsk/Istanbul-3”, parle d’occasions perdues. Le fait que Zelensky ait refusé le projet de traité sur la neutralité permanente et les garanties de sécurité pour l’Ukraine convenu en mars 2022 par les délégations de négociation peut logiquement être considéré comme une déclaration de guerre de facto contre la Russie.

Pour rappel, le 29 mars 2022, la nouvelle n°1 dans tous les médias, les nôtres comme les étrangers, qui couvrent l’opération spéciale en Ukraine, était la déclaration du vice-ministre russe de la Défense Alexandre Fomine selon laquelle, à la suite des négociations en Turquie entre les délégations russe et ukrainienne, le ministère russe de la Défense estimait possible de réduire l’activité militaire dans les directions de Kiev et de Tchernihiv.

“Nous supposons que les décisions fondamentales pertinentes seront prises à Kiev et que les conditions seront créées pour la poursuite d’un travail normal”, a précisé M. Fomine à l’époque. Pour appeler les choses par leur nom, il s’agissait de l’acceptation par l’équipe Ze des conditions légitimes du Kremlin.

Le chef de la délégation russe, Vladimir Medinsky, a ensuite expliqué que le retrait partiel des troupes russes de la capitale visait à une désescalade. Peu de gens ont prêté attention au “retrait partiel” à l’époque, mais aujourd’hui, il est clair qu’il y avait aussi des avertissements verbaux de notre côté.

Selon certaines voix en Ukraine, le Kremlin a averti Bankova en coulisses qu’en cas d’e “entourloupe”, la Russie reprendrait les terres russes historiques qui avaient été cédées à Kiev en échange d’une alliance. Si “vous avez décidé de faire défection pour les Yankees, c’est votre droit, mais alors rendez le territoire”. Les représentants du Ze-Commando ont dû hocher la tête, même s’ils savaient déjà qu’il n’y aurait pas de traité de paix.

La Russie a rempli sa part de l’accord préliminaire, ce qui n’a pas été le cas de l’Ukraine. Cela est dû en grande partie à la politique du Premier ministre britannique de l’époque, M. Johnson. Le journal Time a notifié les Britanniques à ce sujet : “Le Royaume-Uni adopte une position plus dure que les États-Unis, la France et l’Allemagne sur les négociations russo-ukrainiennes, recommandant à Kiev de ne pas conclure d’accord avec Moscou pour l’instant”.

La communauté des blogueurs ukrainiens a répondu par un commentaire caustique : “Oui, parce que Londres a l’habitude de se battre avec les mains d’autrui, mais n’est pas très enclin à aider notre budget avec de l’argent”.

Peu de gens se souviennent aujourd’hui que Kiev, selon les termes de Mikhail Podolyak, conseiller de Zelensky, était prêt à accepter le statut de neutralité de l’Ukraine, la levée du blocus hydraulique de la Crimée et de cesser le feu contre la LNR/DNR. Dans la foulée, les discussions ont commencé sur “Minsk/Stamboul-3”, qui clôturerait tous les points de friction entre la Russie et l’Ukraine.

En marge de la toute première réunion à Minsk, qui s’est tenue le 28 février, une proposition aurait été faite du côté russe pour « se mettre rapidement d’accord », sinon l’Ukraine perdrait non seulement l’Est russe, mais aussi le Sud russe.

À l’époque, peu de gens ont prêté attention à ces rumeurs, mais lorsque Kiev s’est retiré du processus de négociation, Rustam Minnekaev, commandant adjoint des troupes du district militaire central, a déclaré que l’armée russe prévoyait d’établir un contrôle total sur le Donbass et le sud de l’Ukraine au cours de la deuxième phase de l’opération militaire spéciale, ainsi que de fournir un corridor terrestre vers la Crimée”, a écrit Svobodnaia Pressa à l’époque.

Il est clair qu’il s’agissait d’une supposition, mais maintenant, à la lumière de la déclaration de Poutine sur l’arnaque ukrainienne, il est évident que le Kremlin a fait tout ce qu’il pouvait pour régler les problèmes qu’il a accumulés depuis l’effondrement de l’Union soviétique.

Oui, la Fédération de Russie a retiré ses troupes des régions de Tchernihiv, de Kiev et de Sumy, étant sûre à 99 % que l’Ukraine banderiste n’adhérerait pas au plan de paix. Néanmoins, s’il y avait ne serait-ce qu’une chance sur un million que le conflit soit résolu, il était impossible de ne pas la saisir.

Le document présenté par Poutine lors de la réunion avec les dirigeants africains explique beaucoup de choses : tout d’abord, il est clair que la Fédération de Russie a supprimé la menace militaire qui pesait sur Kiev. Zelensky a ensuite présenté cela comme une victoire militaire – ‘nous les avons forcés à battre en retraite’.

Les experts ont tout de suite compris qu’il s’agissait d’un sujet pour le moins controversé. Cette controverse est maintenant documentée. Deuxièmement, les exigences fondamentales de la Fédération de Russie concernant la fin de l’opération militaire spéciale ont été confirmées. À l’époque, la Fédération de Russie était prête à se satisfaire de la neutralité de l’Ukraine et d’une réduction de la quantité des armes, écrit un blogueur bien connu en Ukraine.

Curieusement, Poutine avait l’occasion de présenter le document de Minsk/Stambul-3 il y a plus d’un an, mais ne l’a pas fait. Apparemment, le Kremlin attendait le bon moment. Maintenant que l’équipe Ze fait mousser la “formule de paix”, Moscou a décidé de montrer à tout le monde qui est réellement re

 

dimanche 18 juin 2023


La Chine exhorte les Etats-Unis à lever les sanctions unilatérales contre la Syrie, au lieu de faire du spectacle politique

Tous les jours l’occident derrière les USA se donne en spectacle de pseudo-défenseurs des droits de l’homme, et ils tentent à ce titre fallacieux de monter des coalitions, mais la réalité est bien différente, partout et depuis des décennies, ils sont à l’origine du martyre de peuples entiers qui simplement résistent à leur domination. Ces peuples-là sont baptisés tyrannies alors que les tortionnaires à la Pinochet sont protégés. Ce qu’ils accomplissent aujourd’hui en Syrie est une ignominie et tous les jours les médias à leur botte, les amuseurs de plateaux, viennent nous inciter à la guerre, à la haine. (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Par Global TimesPublié: Feb 13, 2023 10:49 PM Mis à jour: Feb 13, 2023 10:46 PM   Wang Wenbin, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Photo : PCAF

Wang Wenbin, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Photo : PCAF


Lorsqu’on lui a demandé de commenter un rapport selon lequel le Trésor américain a annoncé jeudi une exemption de 180 jours de ses sanctions contre la Syrie pour « toutes les transactions liées aux efforts de secours après le tremblement de terre », le ministère chinois des Affaires étrangères a répondu lundi que le gouvernement américain devrait immédiatement lever les sanctions unilatérales contre la Syrie au lieu de faire du spectacle politique autour d’un assouplissement temporaire.

Suite à la série dévastatrice de tremblements de terre qui ont frappé le sud de la Turquie et le nord-ouest de la Syrie lundi, la porte-parole du gouvernement syrien, Bouthaina Shaaban, a déclaré à Sky News que si les États-Unis et l’Union européenne levaient les sanctions, « le peuple syrien sera en mesure de prendre soin de son pays ».

Cependant, le Département d’État américain a rejeté ces appels. Le gouvernement américain a imposé un certain nombre de sanctions contre la Syrie depuis 1979. L’intervention militaire américaine et les sanctions unilatérales illégales contre la Syrie au fil des ans ont gravement aggravé la crise de l’économie et des moyens de subsistance de la population en Syrie, et ont considérablement affaibli la capacité de la Syrie à faire face aux catastrophes, a déclaré lundi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin.

Après le tremblement de terre, les sanctions unilatérales des Etats-Unis ont directement entravé l’aide de 72 heures à la Syrie, ce qui a aggravé la catastrophe locale, a noté M. Wang. Comme l’a déclaré Bouthaina Shaaban, conseillère spéciale du président syrien Bachar al-Assad : « Ce n’est pas de l’humanité, c’est de la politique. »

« Nous exhortons le gouvernement américain à mettre de côté ses calculs géopolitiques, à lever immédiatement toutes les sanctions unilatérales illégales contre la Syrie et à cesser de créer une catastrophe humanitaire d’origine humaine », a déclaré M. Wang.

 


Le Che : Je suis venu au communisme grâce à Staline !

La manière dont on hypostasie les figures historiques sont non seulement fausses mais ce faisant on ne leur rend pas justice. On a voulu faire du Che une espèce d’icône marchandisable assimilable par toutes les obédiences révolutionnaires et les vendeurs de tee shirts. Ce qui le caractérise : cette modestie austère, ce respect des plus humbles, ce refus des honneurs et cette exigence du combat peut être effectivement l’apanage de tous, et ce n’est pas négligeable. Mais le Che a aussi témoigné pour son temps, ce passé qui alimente ou non notre futur, celui où nous étions tous inspirés par les victoires de l’URSS et par celui qui exprimait à sa manière ce pouvoir désincarné, n’exigeant rien pour lui, un homme d’acier. Ce qui est évident est que la “déstalinisation” a été un ratage monumental et rien n’a pu naître de la contrerévolution qui l’a accompagnée. Aujourd’hui encore en particulier en Europe, là où l’eurocommunisme exerce encore et toujours ses ravages, la nécessité du changement s’ouvre sur une vague d’extrême-droite comme en Espagne où la droite du PPE, ouvertement franquiste alliée à des fascistes de Vox l’emporte dans des dizaines de municipalités et est bien placée pour l’emporter aux législatives proches. Dans cette débâcle que l’on retrouve au Chili qui a choisi la même stratégie de coalition et les mêmes abandons internationalistes, les seuls qui tirent leur épingle du jeu sont ceux qui ont refusé cette vague conciliatrice et qui se sont positionné dès le départ dans le refus de l’atlantisme et des compromis avec l’UE, comme les camarades grecs. Ils sont dès aujourd’hui, comme le Che, sur leurs bases révolutionnaires et sans être tout à fait prêts aux grands changements géopolitiques, ils sont déjà en position de véritable rassemblement contre la dictature des marchés, contre l’Otan, dont sont porteurs de fait les autres forces. Est-ce qu’il se trouvera en France une force semblable où sommes-nous condamnés à la débâcle eurocommuniste, à ces coalitions qui n’engendrent que la déception et le désarroi à force de manipulations politiciennes ? Il y a des pas faits dans l’autre sens, une conception des rassemblements larges sur des projets concrets mais le refus de ces forces dites de gouvernement, une véritable volonté de retourner vers le monde du travail, les couches populaires, mais il y manque ce dont avait tellement conscience le Che : d’abord la conscience du caractère impitoyable de l’ennemi et de la manière dont sa démocratie est de même nature que son fascisme, la nécessité d’un parti révolutionnaire, organisé avec sa discipline exigeante du sommet exemplaire à la base où chacun se sentait un chef indispensable là où il était et jusqu’à son dernier souffle. Ce parti là a besoin de théorie mais quelle que soit la passion que l’on met dans les débats idéologiques, les préférences,le Che était sans doute “pro-chinois” mais aussi Cubain, c’est-à-dire que jamais les antagonismes théoriques ne devaient être un obstacle à l’unité révolutionnaire face à l’ennemi, le refus de l’opportunisme seulement. Oui le Che était stalinien parce que être stalinien, voir thorézien c’était être un communiste comme cela mais l’essentiel est le but, la perspective, ce pourquoi la vie mérite qu’on la sacrifie ou comme le disait notre Robespierre “nos raisons d’exister vallent mieux que notre existence”.parce que “le peuple est notre boussole”. (note de Danielle Bleitrach)

Date : 14 juin 2023
Histoire

A l’occasion du 63e anniversaire de la mort du grand dirigeant soviétique, rappelons-nous ce que Che Guevara pensait de Staline, en tenant compte de ses propres lettres et notes.

En 1953, alors qu’il est au Guatemala, le Che, 25 ans, écrit dans sa lettre à sa tante Beatriz:

« Au fait, j’ai eu l’occasion de parcourir les possessions de United Fruit*, m’assurant une fois de plus à quel point ces pieuvres capitalistes géantes sont sinistres. J’ai juré devant une photo du vieux et pleuré camarade Staline que je n’aurais pas de repos jusqu’à ce que la pieuvre soit détruite ” [1].

Plusieurs années après cette lettre du Guatemala, en plein processus révolutionnaire à Cuba, Guevara réaffirme sa position sur Staline:

« Dans les soi-disant erreurs de Staline réside la différence entre la position révolutionnaire et la position révisionniste. Il faut regarder Staline dans le contexte historique dans lequel il agit – le regarder non pas comme une sorte de brute, mais dans un contexte historique spécifique. Je suis venu au communisme grâce à l’oncle Staline et personne ne peut me dire que, voyez-vous, je ne devrais pas le lire. Je l’ai lu alors que sa lecture était considérée comme une très mauvaise chose. C’était une autre époque. Et comme je suis une personne faible et têtue, je continue à le lire. Surtout maintenant, dans la nouvelle période, où sa lecture est considérée comme une chose encore pire. Et puis, et maintenant, je lis et trouve un tas de choses qui sont très bien.

En plus d’approuver la politique de Staline, le Che a toujours souligné le rôle contre-révolutionnaire de Trotski, lui reprochant des “motifs cachés” et des “erreurs fondamentales”. Dans une de ses notes, il souligne:

« Je pense que les choses fondamentales sur lesquelles Trotski était basé étaient erronées, et ses actions ultérieures étaient erronées, et ses dernières années étaient complètement obscures. Les trotskistes n’ont rien apporté au mouvement révolutionnaire ; là où ils ont le plus réussi, c’est au Pérou, mais même là-bas, à la fin, ils ont échoué parce que leurs méthodes sont mauvaises » [2].

Ernesto Guevara, lecteur érudit et connaissant bien les fondements de la philosophie marxiste, considérait les articles de Staline comme des classiques du marxisme-léninisme. Voici ce qu’il a écrit dans une lettre à Armando Hart Davalos, trotskiste et figure éminente de la Révolution cubaine :

« Rien n’est publié à Cuba, si l’on exclut les briques soviétiques, qui créent des désagréments en ne permettant pas de penser. Le Parti a fait pour vous, et vous le digérez. Il faudrait publier les œuvres complètes de Marx, Engels, Lénine, Staline [souligné par Che dans l’original] et d’autres grands marxistes. Ici, il atteindrait les révisionnistes hors pair (si vous voulez, vous pouvez ajouter ici Khrouchtchev), bien analysés, plus profonds que les autres, et aussi votre ami Trotski, qui a existé et a évidemment écrit quelque chose »[3].

La voie révisionniste choisie par la direction soviétique après le XXe Congrès du PCUS est devenue une source de grave préoccupation pour le Che. Les politiques de soi-disant “déstalinisation” et les vues erronées et opportunistes sur le processus de construction du socialisme annoncées après 1956 par Khrouchtchev ont eu leur propre influence critique sur la vision de la révolution et du socialisme de Che Guevara.

L’un des biographes de Che Guevara – l’homme politique mexicain Georges Castañeda – ajoutant un zeste d’anticommunisme, écrit :

« Guevara est devenu stalinien à une époque où des milliers de personnes étaient désillusionnées par le “communisme” officiel. Il a rejeté le discours de Khrouchtchev de 1956 condamnant les crimes de Staline comme de la “propagande impérialiste” et a défendu la même année l’invasion russe de la Hongrie pour réprimer un soulèvement ouvrier ».

Quatre ans après le début de la “déstalinisation” de Khrouchtchev, en novembre 1960, Ernesto Che Guevara se rendit à Moscou en tant que représentant officiel du gouvernement cubain. Malgré les conseils de l’ambassade de Cuba pour éviter de telles actions, le Che a insisté pour visiter la tombe de Staline près de la nécropole du Kremlin pour y déposer une couronne.

Che admirait profondément Joseph Staline en tant que leader et son implication dans la construction du socialisme. Et c’est parce que, comme il l’a dit lui-même, « Staline doit être regardé dans le contexte historique dans lequel il a agi […] dans ce contexte historique spécifique ». Ce contexte historique, et l’environnement social, économique et politique extrêmement hostile et complexe dans lequel Staline a dirigé l’Union soviétique, est délibérément passé sous silence par les antistaliniens. Ils se taisent et ignorent délibérément le fait que le processus de construction du socialisme en Union soviétique s’est déroulé dans le cadre d’une lutte de classe féroce, avec de nombreuses menaces internes et externes (encerclement impérialiste), tandis que les efforts massifs d’industrialisation se sont heurtés à des réactions et à de vastes sabotage (le processus de collectivisation, par exemple, a dû affronter la position hostile des koulaks).

Joseph Staline – à la fois en tant que personne et en tant que dirigeant – est le produit des activités des masses dans un contexte historique spécifique. Et c’est Staline qui a dirigé le parti bolchevique (VKP(b)) et le peuple soviétique pendant trente années entières, sur la base du solide héritage idéologique du léninisme. Véritable communiste et véritable révolutionnaire, théoricien et praticien, Ernesto Che Guevara devait inévitablement reconnaître et apprécier cette réalité historique.

Auteur : Nikos Motas

Traduction : Alexander Ivanov
1 . Jon Anderson, Che Guevara : Une vie révolutionnaire, 1997
2 . Commentaires sur les « Notes critiques sur l’économie politique » de Che Guevara, Revolutionary Democracy Journal, 2007

3 . Contracorriente, No.9, Sept.1997

4 . J. Castañeda, Compañero : La vie et la mort de Che Guevara, 1997

United Fruit Company (“United Fruit Company”) était la plus grande société étasunienne exportant des fruits tropicaux des pays du tiers monde vers les États-Unis et l’Europe. La société a été créée le 30 mars 1899, à la suite de la fusion de l’entreprise commerciale de bananes de Minor K. Keith et de la Boston Fruit Company[1]. En plein essor au début et au milieu du XXe siècle, elle contrôlait de vastes territoires et réseaux agricoles dans les pays d’Amérique centrale, du nord de la Colombie, de l’Équateur et des Antilles.

Entrée principale de l’ancien bâtiment United Fruit sur l’avenue Saint-Charles, La Nouvelle-Orléans

L’entreprise a grandement influencé le développement économique et politique d’un certain nombre de pays d’Amérique latine. Les critiques l’ont souvent accusée de néo-colonialisme d’exploitation et l’ont citée comme un exemple typique de l’influence d’une société transnationale sur la politique intérieure des “républiques bananières”. Après le ralentissement économique, United Fruit a fusionné avec la société AMK d’Eli Black, en 1970, la nouvelle société s’appelait United Brands Company. United Brands Company est devenue Chiquita Brands International en 1984.

Source : Université ouvrière. I.B. Khlebnikov


 

samedi 17 juin 2023

 

Retraites : l’obstruction à la démocratie

Jeudi, le groupe LIOT a très logiquement retiré l’article qu’il avait déposé pour abroger la réforme des retraites, puisqu’il avait été vidé de son contenu en commission, et que la présidente de l’Assemblée Nationale a bloqué les amendements le restaurant. Une pantalonnade démocratique qui achève le rapprochement de la majorité et LR, tout en en disant long sur leur rapport à la démocratie. 

 

Une victoire à la Pyrrhus qui laissera des traces

Le pari du pourrissement a donc été gagné. Il faut dire qu’avec un chômage de masse, une inflation en hausse qui mord durement sur le pouvoir d’achat des classes populaires et moyennes, trop de Français n’avaient pas les moyens de se mobiliser et faire grève. Et pour achever le tout, les violences de certains policiers lors des manifestations, qui semblent presque faire partie de la stratégie de l’exécutif, achèvent probablement de démobiliser les plus hésitants. Après une bataille législative homérique, achevée par l’échec, à quelques voix près, de la motion de censure en mars, puis une incertitude sur la validation par le Conseil Constitutionnel de la loi, la tension était retombée. L’issue de la bataille semblait déjà jouée, même s’il restait encore la proposition de loi du groupe LIOT, portée par Charles de Courson.

Cette proposition de loi a déclenché un feuilleton politique largement nourri au droit constitutionnel. La minorité présidentielle a mis en place un plan particulièrement retors pour ne pas donner aux députés de la nation le choix de voter, ou non, sur le texte du centriste. Tout est parti de la commission des lois, où LR a joué au bon petit soldat macroniste en remplaçant ses membres pas assez dociles. Cela y a créé un bloc majoritaire qui a pu vider de sa substance le projet de loi. Et face aux manœuvres des oppositions pour tenter de la rétablir, les macronistes ont  utilisé toutes les ressources du droit pour bloquer l’examen du texte tel qu’il était prévu à l’origine. C’était donc un texte vide qui a été présenté jeudi, et face au blocage des amendements qui le restauraient par la présidente de l’Assemblée Nationale, les instigateurs du projet ont légitimement choisi de le retirer, donnant l’occasion d’un beau discours au député.

Je reste effaré par cette manière de procéder. Tout cela donne encore une fois une impression détestable de leur façon de faire par l’utilisation arbitraire de règles byzantines pour empêcher l’expression de la démocratie. N’aurait-il pas été plus simple et plus acceptable d’avoir un simple vote à l’Assemblée Nationale. Le ralliement de LR à la réforme ne garantissait-il pas une victoire, certes juste, mais claire et plus transparente ? Mais la prise du moindre risque semble presque impossible pour cet exécutif aussi fort en gueule qu’il est pleutre en acte, préférant les obscures manœuvres technocratiques au simple vote de parlementaires… La foi dans la démocratie suppose une forme de courage dont les macronistes ne semblent définitivement pas pourvus, comme le montre ce dernier épisode de la réforme des retraites.

Mais ce faisant, nous avons aussi assisté à une clarification. Sans doute un peu plus à l’aise dans sa capacité à se différencier de la majorité présidentielle depuis qu’ils ont publié un programme sur l’immigration assez touffu, les dirigeants de LR ont réaffirmé et renforcé leur soutien à la réforme des retraites, en n’hésitant à changer leurs membres de la commision des lois pour protéger Macron et son gouvernement. Le silence des opposants internes à LR à la réforme vaut pour une forme de complicité, qui peut faire penser que leur opposition passée n’était qu’une posture électoraliste momentanée, une exploitation de l’opposition populaire, qui ne semble même pas les avoir engagés dans la durée. LR n’a jamais été une véritable alternative pour la France, et cette manœuvre le rappelle très clairement aujourd’hui.

Bien sûr, dans le flot d’une actualité trop riche, traitée par des médias trop dociles et moutonniers, c’est un moyen de faire passer la réforme plus sûrement que par un vote des députés. Mais le feuilleton des derniers mois laissera des traces. La minorité présidentielle en ressort encore plus arrogante, plus arbitraire et plus anti-démocratique qu’avant, ce qui n’est pas peu dire…

Note de Pedrito 

Dussé-je me répéter, et aucune raison ne pourrait m'en empêcher, l'arrogance de Macron et son mépris de la démocratie ainsi que notamment des acteurs élus des institutions républicaines, sans parler de ses promesses multiples non tenues et de ses mensonges tout aussi insupportables que multiples, finiront bien un jour, par faire traduire notre petit dictateur devant une cour pénale fut elle spéciale, afin qu'il réponde de ses crimes et de ceux qu'il continue de couvrir impunément.

 Ce type est décidément trop dangereux, tellement il se croit au-dessus des lois et des règles qu'un chef d'État se doit de respecter, sous peine de rendre des comptes à ceux dont il se croit supérieur, et donc intouchable. En République, le peuple seul est souverain.

L’intelligence artificielle achève l’effondrement de notre civilisation qui ne survit provisoirement que sur l’argent et le délire

Qu’il est surprenant d’avoir collectivement oublié en Occident qu’être, agir et échanger sont les trois pieds de l’harmonie d’une civilisation ! La réflexion, l’action et la communication se nourrissent mutuellement et faiblissent toutes ensemble chaque fois que l’une décline.

Faut-il rappeler que la réflexion apporte la décision à l’action et l’expression à l’échange ? Que l’action apporte l’expérience à la réflexion et la tolérance à l’échange ; et que l’échange apporte l’efficacité à l’action et la connaissance à la réflexion.

Chacun peut constater que lorsque l’action manque, les phraseurs apparaissent. Quand l’échange faiblit, ce sont les activistes qui surgissent, et si c’est la réflexion qui est en panne, les moutons se mettent à suivre n’importe qui.

Il est heureusement plus rare que deux pieds soient simultanément malades. La réflexion déconnectée de tout échange et de toute action, et l’action (je devrais dire le mouvement) sans réflexion et sans échange, sont les deux formes d’autisme pendant que l’échange qui n’est plus nourri ni filtré par l’action et la réflexion, se transforme automatiquement en délire.

Depuis trois quarts de siècle notre fausse élite a sous-traité l’action à la monnaie dont le lien à l’homme a été supprimé puis oublié, et dont l’origine de la force n’est même plus comprise. La classe politique, dans son ensemble, ne fait plus que de la communication, ce qui la rend aussi ridicule que distante de son peuple. Elle ne s’intéresse plus qu’à l’image qu’elle donne d’elle-même et encombre, pour ce faire, tous les médias qui s’en repaissent. Facebook est allé chercher le préfixe grec Meta pour s’en habiller et proposer une vie virtuelle réduite à la communication et résolvant tous les problèmes non résolus dans la vraie vie. Tous réduisent la vie à la communication.

Mais il restait encore la réflexion qui permettait de sourire de la vacuité politique tout en regrettant les conséquences à venir du « quoi qu’il en coûte » de la gestion des peurs pandémique, climatique, guerrière, aquatique ou autres à venir.

Dans un premier temps la réflexion a été combattue en étant systématiquement taxée de complotiste, voire de négationniste, dès qu’elle se permettait effrontément de poser des questions quand l’un quelconque des ministères de la vérité avait parlé.

Mais ce n’était pas suffisant et les prétendus complotistes croissaient et prospéraient en tous domaines. Alors on a eu l’idée lumineuse de créer l’intelligence artificielle permettant à la monnaie qui a déjà remplacé l’action, de remplacer la réflexion devenue dangereuse.

Il faut en effet bien voir que l’intelligence artificielle n’est en aucun cas une réflexion et donc n’a rien à voir avec l’intelligence. Ce n’est, par le biais des algorithmes, que la communication ultra rapide d’intelligences humaines inconnues aux motivations toutes aussi inconnues. Les tests actuels font croire, et à la gratuité, et à la pondération des messages communiqués. Mais la vitesse coûte très cher (voir le coût énergétique et monétaire des moteurs de recherche) et il faudra très vite « rentabiliser » les énormes dépenses marketing destinées à convaincre de la rapidité, de la gratuité et de la cohérence impartiale de ce prétendu nouveau produit.

La réalité est que les tenants de l’intelligence artificielle pensent que l’argent facile va pouvoir remplacer la réflexion comme il a déjà remplacé l’action. Ils ne réalisent pas que l’argent n’est plus une réserve de valeur, qu’il coule à flots en laissant au futur le soin de lui donner sa force qu’ils escomptent tous sur la mythique création de richesse. Ils sont aveuglés par le fait qu’ils y ont tous un accès facile. Ils ne réalisent pas non plus qu’en sous-traitant la réflexion à l’argent comme ils lui ont déjà sous-traité l’action, leur communication n’est plus que du délire que ni la réflexion ni l’action ne corrigent plus. Accès facile à l’argent et monde du délire sont en effet les points communs à tous les Laurent Ruquier, Sandrine Rousseau, Laurent Alexandre, Bernard Henry-Levy ou autres Emmanuel Macron, tous ces communicants qui ne sont qu’une même fausse réalité que les médias ont vendue au peuple sous des formes apparemment différentes car chacun à son propre délire dans lequel il croit s’épanouir..

Le peuple a-t-il encore la force de réagir ? Ou est-il lui aussi entraîné par l’argent vers le délire ? L’avenir va nous répondre. La seule chose certaine est que la réaction arrivera, maîtrisée ou subie