« La Russie était prête à mettre fin à la guerre » : David Arakhamia, député ukrainien, admet que Kiev aurait pu éviter le pire dès 2022
Dans
un entretien à la chaîne 1+1, le député ukrainien David Arakhamia a
admis que l’Ukraine aurait pu mettre fin au conflit dès le mois de mars
2022 si elle avait accepté la requête en neutralité de Moscou. D'après
le député de la Rada, c’est le Premier ministre britannique Boris
Johnson lui-même qui a empêché la conclusion de l'accord.
«Si nous acceptions la neutralité, la Russie était prête à mettre fin à la guerre» : dans un entretien diffusé le 24 novembre par la chaîne ukrainienne 1+1,
le député David Arakhamia est revenu sur le choix fatidique de Kiev fin
de l'hiver 2022, quelques semaines après le début de l'opération russe
en Ukraine.
Le parlementaire de la Rada était le négociateur en chef pour la partie ukrainienne lors de pourparlers tenus à Istanbul en mars 2022.
Or, il y a près de deux ans, la position de Kiev était bien
différente. L'Ukraine envisageait alors d'accepter l'exigence de
neutralité de Moscou, en échange de garanties de sécurité, via plusieurs
garants occidentaux. Finalement, le refus de Kiev conduisit à la
poursuite des combats.
Alors, «pourquoi
l'Ukraine n'a-t-elle pas accepté cette clause ?», interroge la
journaliste. Hésitant un instant, Arakhamia a répondu que le refus
ukrainien reposait d’abord sur la constitution du pays, le projet
d'adhérer à l'OTAN y ayant été ajouté comme un objectif stratégique en 2019.
Johnson a poussé l'Ukraine dans le conflit
L'élu
poursuit ensuite, évoquant l'absence de confiance envers la partie
russe pour respecter l'accord: «nous pouvions le faire seulement à
condition d’avoir les garanties de sécurité», estime le député, qui
rapporte avoir craint une nouvelle intervention militaire face à une
armée russe mieux préparée. Signer n'était donc selon lui «possible qu'à
la condition que nous soyons totalement sûrs que cela ne se
reproduirait pas». «Et nous n'en étions pas sûrs», rapporte-t-il.
Et
Arakhamia d’ajouter enfin un détail d’importance : «Qui plus est, à
notre retour d'Istanbul, Boris Johnson est arrivé à Kiev [en avril 2022,
ndlr] et il a dit qu’il ne fallait rien signer avec eux et que "nous
allions faire la guerre"». L'élu ukrainien confirme ainsi le rôle
considérable de l'ancien Premier ministre britannique, qui avait été
révélé dès l'été 2022 par la revue Foreign Affairs. En
définitive, les Occidentaux, que l'Ukraine espérait devenir les garants
de sa sécurité, se sont fait ceux de sa perte en la contraignant
au conflit.
Moscou ouvert aux négociations
«La
Russie n'a jamais refusé de discuter», déclarait pour sa part le
président russe en juin 2023, alors qu'il accueillait à Saint
Pétersbourg une initiative africaine pour la paix emmenée par le
président sud-africain Cyril Ramaphosa. Ce jour-là, Vladimir Poutine
avait évoqué les pourparlers d'Istanbul de l'hiver 2022 et brandi un
document : «ce projet d'accord a été signé par les autorités des
délégations, des signatures ont été apposées». «Ce document s'intitule
"Accord sur la neutralité permanente et garanties de sécurité pour
l’Ukraine"», avait poursuivi Poutine, évoquant aussi des «annexes
portant sur les armements et les effectifs de l'armée».
Interrogé
sur cet épisode, Arakhamia n'a pas souhaité confirmer l'existence d'un
tel document et les signatures. Il a toutefois estimé que «la clause
principale» était alors l’acceptation de la neutralité par la partie
ukrainienne, ou de sa non-adhésion à l'OTAN, «comme la Finlande
autrefois». «Tout le reste n'était que des éléments de langage
politiques comme la dénazification, la population russe, ce genre de
chose », a-t-il balayé.
Le
refus ukrainien a été résumé par le Président russe devant ses
homologues africains ainsi : «les autorités de Kiev, ou plutôt leurs
patrons, ont tout jeté à la corbeille», a regretté Vladimir Poutine.
Chirac à Netanyahou : « Je ne crois pas un mot qui sort de votre bouche ».
Si je quitte ma maison, je quitte Gaza et je quitte la Palestine
Guy CHAPOUILLIE* Le Grand Soir
C’est
l’enfer à Gaza et je me sens à l’heure où l’homme fuit le jour
artificiel des médias en folie qui me visent sans sommation avec des
phrases qui font frémir comme celle de Pascal Perri, « il y a un
antisémitisme couscous » (31 octobre sur LCI) relayé par un chapelet de
communiqués de guerre israéliens destiné à faire peur, à terroriser. Et
gare à vous si vous ne suivez pas la ligne otanisée qui attise
ignominieusement le feu qui consume Gaza.
C’est
dans ce concert qui joue la défaite de la pensée, que Gérald Darmanin
saisit la justice contre les propos de la parlementaire Danièle Obono
sur le Hamas sans rien dire lorsque le chanteur Enrico Macias déclare
sur CNEW, à propos de ceux qui manifestent leur soutien aux
palestiniens, « qu’il faut les dégommer »... « même physiquement »
ajoutera-t-il devant la réaction d’un journaliste interloqué : voici un
appel au meurtre contraire à toutes les valeurs qui fondent notre
République où le deux poids-deux mesures n’a pas sa place.
Le 31
juillet 1914, juste avant son assassinat, Jean Jaurès sentait la guerre
et pensait que le plus grand danger du moment était dans l’énervement
qui gagne, dans l’inquiétude qui se propage, dans les impulsions subites
qui naissent de la peur, de l’incertitude aiguë, de l’anxiété
prolongée. Relisons-le bien, car quelque chose d’approchant nous met en
danger de perdre la raison et de refouler notre aptitude à comprendre et
à critiquer.
Suis-je vraiment encore de ce monde qui ne sait plus
nommer les choses ou bien les dénomme ou les surnomme à donner la
nausée. Un monde qui traque la discussion et vous met en demeure de
choisir votre camp alors que je sens si bien mes ressemblances avec tous
ceux qui souffrent pour accepter ce choix criminel. Je chéris la
vérité, la vérité complexe, souvent hors d’atteinte, qu’il faut
fréquenter avec sincérité, sagesse, une vérité qu’il faut regarder dans
les yeux, aussi noire soit-elle et non pas la version impérialiste de la
vérité selon ceux qui affirment que les choses qu’ils comprennent sont
les seules qu’il faille comprendre et qui enseignent à tout le monde la
manière la plus efficace de devenir aussi aveugles qu’eux-mêmes,
fanatiques.
Cependant, là où croit le désespoir, peut croître
aussi l’espoir d’une autre approche de la vérité. Il y a la protestation
de l’historien israélien Ilan Pappé qui déclare le 16 novembre 2023
qu’il est difficile d’écrire quoi que ce soit qui ne vise pas à informer
sur le génocide en cours et à joindre notre voix à ceux qui font tout
ce qu’ils peuvent pour y mettre fin. C’est ensuite l’enquête d’un
journaliste du quotidien israélien Haaretz qui rapporte que « les
commandants sur le terrain ont pris la décision de bombarder les maisons
d’un kiboutz et leurs occupants afin d’éliminer les terroristes et en
même temps les otages ». Puis à leur tour, des journalistes de la BBC
déclarent n’avoir rien trouvé de comparable à la modélisation 3D d’une
installation de la Direction du Hamas sous l’hôpital Al-Shifa qui a fait
le tour du monde. Personne ne dit que l’attaque du Hamas est une
chimère, mais le récit du gouvernement israélien s’effrite et je me
souviens de ce qu’a dit Jacques Chirac lors d’un face à face avec
Netanyahou, les yeux dans les yeux, « Je ne crois pas un mot qui sort de
votre bouche. Toute votre politique consiste à provoquer les
Palestiniens ». Un jugement à rapprocher de la confidence de Nicolas
Sarkozy à Barack Obama saisie par un micro indiscret, « Netanyahou, il
ment tout le temps... j’en ai marre ». Le 20 octobre, sur Europe n°1,
Jacques Attali va plus loin en qualifiant Benjamin Netanyahou de
criminel de guerre, « il est plus nuisible que les adversaires les plus
terribles », puisqu’il estime que tous les gens de Gaza sont des
terroristes ou bien des sympathisants du terrorisme ou encore des
boucliers humains et sont par conséquent des cibles légitimes. En un
mot, tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! Je suis au comble de la
nausée, je me sens désarmé.
Mais cela n’est pas le tout, alors
que nos regards sont aimantés par Gaza, la colonisation des terres
palestiniennes continue en Cisjordanie où des colons radicaux font du
nettoyage ethnique leur quotidien, sous la protection de l’armée
israélienne. Ils chassent sans ménagement des familles entières de leurs
maisons, de leur terre, tout cela en vertu du programme du gouvernement
de Benjamin Netyanhou qui dit clairement que le peuple juif a un droit
exclusif et inaliénable sur la terre d’Israël. Le gouvernement
développera l’implantation partout, y compris en Judée-Samarie,
c’est-à-dire en Cisjordanie. C’est tout simplement une colonisation de
peuplement, sans doute une manière de réparer le monde ou plutôt
d’aménager le leur. Une manière qui a surgi il y a plus de soixante dix
ans avec les massacres des populations de villages palestiniens afin de
terroriser les vivants partis nombreux pour un exode toujours sans
retour et dont le nom résonne comme une catastrophe « la Nakba ».
Le
9 avril 1948, d’après la presse et différents commentateurs de
l’époque, 120 combattants de l’Irgoun et du Lehie auraient massacré 254
personnes.
Le 9 octobre 1956, des hommes du Magav, la police des
frontières israélienne, abattirent de sang-froid 51 civils dont 15
femmes et 11 enfants âgés de 8 à 15 ans près du village de Kafr Qassem.
Le
26 octobre 2014, le président israélien Rivlin Reuven s’est rendu à
Kafr Qassem pour fleurir la plaque commémorative aux noms de l’ignoble
forfait. Il a fortement condamné le massacre qu’il a qualifié de « crime
terrible pesant lourdement sur la conscience collective d’Israël ».
Reconnaître
les faits mais n’en poursuivre pas moins la colonisation en plein
XXIème siècle où les anciens pays colonisateurs rongent encore leurs
remords, c’est se moquer du monde.
Alors, quand la violence répond
à la violence parce que toutes les autres routes ont été coupées,
pourquoi celle de l’oppresseur serait-elle moins condamnable que celle
de l’opprimé ? Et quand on nous fait savoir que l’opprimé veut la
disparition de l’oppresseur, alors que concrètement, sous nos yeux,
c’est le gouvernement de Benjamin Netanyahou qui détruit méthodiquement
le peuple palestinien jusqu’à présenter à l’ONU une carte du
Moyen-Orient sans la moindre trace de la Palestine, que dire d’autre que
nous assistons à un génocide ou quelque chose d’approchant. C’est vrai,
2,3 millions de personnes ont un pronostic vital très peu favorable.
L’histoire retiendra que nous étions au courant et que nous avons laissé
faire, découragé parfois comme le dit cette ultime lettre de Craig
Mokhiber :
Monsieur le Haut Commissaire, nous échouons à nouveau.
À
Gaza, les habitations, les écoles, les églises, les mosquées et les
établissements médicaux sont attaqués sans raison et des milliers de
civils sont massacrés. En Cisjordanie, y compris à Jérusalem occupée,
les maisons sont saisies et réattribuées en fonction uniquement de la
race. Par ailleurs, de violents pogroms perpétrés par les colons sont
accompagnés par des unités militaires israéliennes. Dans tout le pays,
l’apartheid règne.
Ceci sera ma dernière communication
officielle en tant que Directeur du Bureau de New York du Haut
Commissariat aux droits de l’homme (OHCHR).
Israël
devra négocier et il y aura des échanges de prisonniers, ce qui n’est
pas si mal, sans pour autant nous éclairer sur le sort réservé aux
milliers de Palestiniens retenus administrativement, sans raison
déclarée, sans jugement, de véritables otages quoi ! Et après, comment
éviter le retour de la dévastation dont le Général de Gaulle a décrit le
mécanisme qui voit Israël organiser, sur les territoires qu’il a pris,
l’occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsions,
et où se manifeste contre lui une résistance, qu’à son tour, il qualifie
de terrorisme ?
Face à ce constat de mauvais augure, Ziad Meddoukh, habitant de Gaza, répond avec raison, non sans douceur ni détermination.
Bonsoir de Gaza sous les bombes
Il est 20h30 ce mardi 31 octobre 2023
25 jours d’horreur absolue et ça continue
Mais j’arrive à survivre sur cette terre brûlée
Je me sens impuissant face à cette injustice et cette oppression
Mais je n’ai pas de haine
Je supporte l’insupportable
Dans une région dévastée et laissée à son sort.
Je suis libre malgré l’occupation
Je ne laisserai jamais le désespoir me dominer
Si je quitte ma maison, je quitte Gaza et je quitte la Palestine.
Guy Chapouillié
Interview scandaleuse de l’associé de Zelensky, D. Arahamiya – les rats quittent le navire ?
Dans le cadre de la “célébration’ des dix ans du Maïdan, ce coup
d’Etat fomenté par les Etats-Unis et quelques puissances occidentales,
comme la France, l’Allemagne, la Pologne et dans lequel le
mécontentement contre l’oligarchie en place a été utilisé par des
oligarques locaux flanqués de leurs troupes d’extrême-droite, ne cachant
pas leur sympathie nazie et qui ont aussitôt commencé le massacre de
leurs concitoyens de l’est et du sud qui restaient attachés à la Russie
et à l’Union soviétique, d’autres révélations apparaissent. Pas
seulement en Russie, mais en Ukraine même. Ici les révélations sur le
sabotage des négociations avec la Russie qui ne réclamait que la
neutralité de l’Ukraine, la non avancée de l’OTAN parce que les accords
de Minsk n’étaient pas respectés. Notez que le faux charnier de Bucha,
comme celui de Timisoara a prétendu couvrir ce refus de négocier des
fascistes ukrainiens appuyé par le non moins suspect Johnson, le
britannique prêt à tous les terrorismes. A lire et diffuser (note de
Danielle Bleitrach traduction de Marianne Dunlop)
L’Ukraine a payé de centaines de milliers de vies pour complaire au Premier ministre britannique et à ses alliés occidentaux Par Alexei Peskov
Le chef de la faction présidentielle Serviteur du peuple à la
Verkhovna Rada, Davyd Arahamiya, a accordé une interview à la chaîne de
télévision ukrainienne 1+1. Une interview qui a littéralement fait
l’effet d’une bombe en Ukraine.
Pour commencer, il a confirmé à la journaliste Natalia Moseychuk
qu’il n’y aurait pas d’élections l’année prochaine dans le pays. Selon
eux, les “camarades occidentaux” recommandent la tenue d’élections, car
s’il est question de signer un quelconque accord avec la Russie, il est
souhaitable que le gouvernement soit légitime. Il leur a été répondu que
ni les soldats au front, ni les millions d’Ukrainiens qui ont quitté le
pays ne pourront voter et que, d’une manière générale, de quel type de
négociations pouvons-nous parler ?
Mais pour la majorité des Ukrainiens, les élections ne semblent pas
être le problème le plus urgent du moment. Mais les hostilités, les
millions de réfugiés et les centaines de milliers de morts – le pays
aimerait savoir pourquoi il a dû subir tout ça. Et qui est à blâmer. La
question était simple : que demandaient les Russes lors des négociations
de Minsk, puis d’Istanbul, où la délégation ukrainienne était justement
dirigée par Arahamy ? Qu’ont-ils exigé, quels sacrifices
demandaient-ils ?
Nous citons directement ses paroles, une traduction de la langue
ukrainienne, parlée par quelqu’un qui pense réellement en russe :
“Il faut comprendre qu’ils étaient prêts à faire beaucoup de choses
en paroles. En paroles. Mais nous avons compris que chaque partie avait
son propre jeu. Et ce jeu dépendait directement des succès et des
défaites sur le front. Ils disaient – c’est fini, rentrons à la maison,
retournons là où nous étions.
Ici – points un-deux-trois-quatre-cinq… il suffit d’accepter – c’est
tout. Et puis, en détail – nous resterons là pendant que vous acceptez
tout, nous comprenons comment vous agissez – vous signerez quelque chose
et ensuite vous direz que c’est “ganebna” (chose honteuse) et vous ne
ferez rien. Ils nous ont constamment rappelé les accords de Minsk,
disant vous ne les respectiez pas, bien que vous les ayez signés et
ratifiés sans prêter attention à la présence de garanties
internationales. En d’autres termes, nous ne pouvons négocier avec vous
que lorsque les tanks se trouveront sous le Parlement. Au sens figuré.
L’objectif de la délégation ukrainienne était de faire traîner le
processus, et la délégation russe a espéré jusqu’à la dernière minute
qu’elle nous pousserait à signer un tel accord. Ils étaient prêts à
arrêter les hostilités si nous acceptions la neutralité, comme l’avait
fait en son temps la Finlande, et si nous nous engagions à ne pas
adhérer à l’OTAN. Il s’agissait là des points essentiels, tout le reste
n’étant que cosmétique et assaisonnement politique : dénazification,
population russophone, bla, bla, bla….
L’Ukraine n’a pas accepté, tout d’abord parce qu’il aurait fallu
modifier la Constitution – notre voie vers l’OTAN est inscrite dans la
Constitution. Deuxièmement, les Russes ne nous avaient pas convaincus
qu’ils feraient ce qu’ils avaient promis. Cela pourrait se faire s’il y
avait des garanties de sécurité. Nous ne pouvions pas signer quelque
chose, tout le monde aurait poussé un soupir de soulagement – et ils
seraient alors arrivés, mieux préparés. Ils sont arrivés sans être
préparés à une telle résistance. Nous aurions pu marcher si nous avions
été sûrs à 100 % que cela ne se reproduirait pas.
À notre retour d’Istanbul, Boris Johnson est venu nous dire que nous
n’allions rien signer du tout avec eux. Faisons plutôt la guerre”.
En fait, pour les Russes – du moins ceux qui lisent Svobodnaya Pressa
– il n’y avait rien de nouveau dans les révélations d’Arahamiya –
beaucoup de nos experts en parlaient, et pas plus tard qu’avant-hier,
Sergey Pereslegin rappelait comment l’Ukraine bloquait les négociations,
alors que la Russie espérait sincèrement résoudre le problème avec peu
de sang.
Mais pour l’Ukraine, les paroles du chef de la faction parlementaire
présidentielle à la Rada ont fait l’effet d’une douche froide – ils
étaient si courageux, si indépendants, mais il s’est avéré qu’ils
dansaient sur la mauvaise musique de quelqu’un d’autre.
David Arahamiya (Photo : Keystone Press Agency / Global Look Press)
Nous ne débattrons pas de cette question, mais nous contenterons de citer les commentaires sur les réseaux sociaux :
Micha
Si la condition était le rejet de la connerie déclaratoire
préélectorale de Petya [Porochenko] inscrite dans la Constitution et un
retour à la Déclaration d’indépendance, et que nous… selon Arahamia…
sous la dictée d’un clown britannique… avons refusé… alors….. C’est le bouquet.
Daria R
Et cela nous a été dit publiquement sur la chaîne 1+1, par une
personne qui n’est pas le premier venu mais un homme politique
directement impliqué. Personnellement, j’attends la suite.
Zoryana Kvitko
Pourquoi n’avons-nous pas d’honneur ! C’est effrayant de voir ça.
Alex
Des centaines de milliers de cadavres à cause de ces clowns.
Ekaterina
Comment se fait-il qu’il dénonce ainsi tout le monde ? Qui est la cible de cette révélation ?
Kukkurian Elena
Et il ne se gêne même pas pour en parler ! !! Et du fait que la demande n’était qu’un statut de non-aligné … Et que c’est Johnson qui les a obligés à ne rien signer, mais à se battre …. Et à cause de ces salauds au pouvoir des centaines de milliers d’ukrainiens sont morts.
Dmytro
Arahamiya a avoué, et alors ? En quoi cela affectera-t-il la
mobilisation, le déroulement de la guerre, la corruption, le népotisme,
le vol ? Tout est comme avant et restera comme avant, mais en pire et en
plus effrayant.
Nous ne citons pas, à dessein, les commentaires où prédominent les grossièretés, mais il y en a plus qu’il n’en faut.
Il y a eu trop de révélations ces derniers temps. Ce n’est pas bon pour les autorités de Kiev.
Il ne reste plus aux Ukrainiens qu’à découvrir qui a préparé la
provocation à Bucha – et le monde qui s’est formé dans leur tête finira
par s’effondrer pour eux.
L’ambassade de Russie a demandé à la Grande-Bretagne de clarifier son rôle dans l’échec des pourparlers sur l’Ukraine
L’ambassade de Russie à Londres a demandé à la Grande-Bretagne de
commenter les déclarations du chef de la faction du parti Serviteur du
peuple de Vladimir Zelensky, David Arahamiya, selon lesquelles l’ancien
Premier ministre britannique Boris Johnson a dissuadé Kiev de mettre fin
au conflit ukrainien au printemps 2022.
Le communiqué de l’ambassade indique qu’avec la contribution
substantielle de la Grande-Bretagne, la voie d’une solution négociée a
été manquée. L’ambassade a souligné que cela avait des conséquences
tragiques pour l’État, l’économie et la population ukrainiens, a
rapporté l’agence de presse RIA Novosti.
Chine : l’Europe a besoin d’une révolution de l’esprit au lieu d’embrasser le conservatisme
Alors que par ailleurs, les forces capitalistes qui lorgnent la
stabilité et le marché chinois invitent ce pays à apprécier la montée de
l’extrême-droite qui se présenterait comme une alternative
“raisonnable” à une gauche en pleine débâcle et que renient la classe
ouvrière et les couches populaires, la Chine comme en témoigne cet
éditorial du très officiel Global Times invite l’Europe à se ressaisir,
cette analyse est d’une grande pertinence. L’UE, à la croisée des
chemins, est confrontée à deux défis interdépendants. Le premier est
l’absence d’auto-positionnement clair. Alors que l’UE peut avoir le
sentiment que sa position a changé au milieu de changements majeurs dans
le monde, une véritable reconnaissance du problème semble faire défaut.
De nombreux politiciens de l’UE maintiennent leur position affirmée et
arrogante, mais les fondations qui soutiennent leur arrogance
s’affaiblissent progressivement. Le deuxième défi est que les dirigeants
de l’UE et de ses États membres, bien que conscients des problèmes
auxquels ils sont confrontés, ne disposent plus de capacités de décision
et de gouvernance plus fortes. En particulier, la capacité d’intégrer
et d’unir les différentes classes sociales en Europe a considérablement
diminué, et l’adoption du populisme a faussé la mise en œuvre des
politiques. Les dirigeants européens ne peuvent que blâmer et se
plaindre de facteurs externes, détournant l’attention des contradictions
internes. Encore faudrait-il qu’il y ait en France et en Europe
des partis communistes qui au plan international ne restent pas totalement
inféodés à l’atlantisme comme le sieur Boulet du secteur international
ou Kamenka son équivalent à la direction de l’Humanité. Il faudrait un
parti apte non seulement à faire engouffrer le peuple français dans
autre chose que le consensus atlantiste mais à voir les possibles que
cela présente pour sa résistance à la fascisation, nous en sommes loin
même si des voix isolées comme celles récemment d’Hervé Poly se font
entendre. (note et traduction de Danielle Bleitrach dans histoire et
société)
Par Global TimesPublié : 26 nov. 2023 23 :42
Des personnes devant le bâtiment de la Commission européenne à Bruxelles, en Belgique, le 18 octobre 2022. Crédit photo : Xinhua
L’Europe est en train de vivre une tempête, non pas de la
périphérie de l’Europe ou d’autres parties du monde, mais de l’intérieur
du continent lui-même.
L’Europe devrait cesser de regarder l’incertitude du monde et se
concentrer plutôt sur l’introspection. Après une année de victoire d’un
dirigeant de droite en Italie, le peuple des Pays-Bas, autre pays
fondateur de l’Union européenne, a choisi le leader d’extrême droite
Geert Wilders. Le « virage à droite » est presque devenu une tendance
politique irréversible en Europe.
L’anti-immigration est une caractéristique importante de cette
tendance. Comme l’ont montré les récents troubles à Dublin, en Irlande,
le ressentiment de la population à l’égard des immigrants musulmans ne
cesse de croître. Cela fait courir le danger que l’Europe soit engloutie
dans une tempête de choc des civilisations.
À moins de sept mois des élections européennes, la montée des forces
de droite et d’extrême droite continuera de renforcer l’euroscepticisme,
ce qui pourrait potentiellement affecter le résultat des élections.
Sur le plan économique, la France a d’abord été considérée comme un
facteur d’incertitude au début de l’année, et c’est maintenant
l’Allemagne, l’épine dorsale de l’économie européenne. De nombreuses
institutions économiques estiment que l’Allemagne pourrait être le seul
pays parmi les grandes économies mondiales à connaître une récession.
L’augmentation de l’immigration clandestine, la faiblesse économique
et le conflit russo-ukrainien ont encore accru l’anxiété au sein de
l’UE.
Les problèmes internes au sein de l’UE les ont quelque peu troublés
face aux problèmes mondiaux. Les médias européens discutent de la
nécessité de réajuster leurs politiques à l’égard de la Turquie et de
réévaluer leurs politiques à l’égard du Moyen-Orient. Il n’y a pas de
direction claire sur la façon de faire face à la montée en puissance de
la Chine.
L’UE, à la croisée des chemins, est confrontée à deux défis
interdépendants. Le premier est l’absence d’auto-positionnement clair.
Alors que l’UE peut avoir le sentiment que sa position a changé au
milieu de changements majeurs dans le monde, une véritable
reconnaissance du problème semble faire défaut. De nombreux politiciens
de l’UE maintiennent leur position affirmée et arrogante, mais les
fondations qui soutiennent leur arrogance s’affaiblissent
progressivement.
Le deuxième défi est que les dirigeants de l’UE et de ses États
membres, bien que conscients des problèmes auxquels ils sont confrontés,
ne disposent plus de capacités de décision et de gouvernance fortes. En
particulier, la capacité d’intégrer et d’unir les différentes classes
sociales en Europe a considérablement diminué, et l’adoption du
populisme a faussé la mise en œuvre des politiques. Les dirigeants
européens ne peuvent que blâmer et se plaindre de facteurs externes,
détournant l’attention des contradictions internes.
Confrontée à de graves défis de la part des États-Unis, de la Chine
et d’autres pays en développement, l’Europe, en tant qu’acteur mondial
crucial, a besoin d’une direction claire pour améliorer sa
compétitivité. Cependant, la compréhension de sa propre position est une
condition préalable à la détermination des prochaines étapes pour
l’Europe.
L’Europe a besoin d’une révolution de l’esprit. La priorité immédiate
de cette révolution est d’avoir une compréhension précise de sa propre
position et de ne pas se vautrer dans sa gloire et son arrogance
passées. Ce n’est qu’en connaissant sa propre position que l’Europe peut
déterminer comment elle peut agir, ce qu’elle doit faire et ce qu’elle
peut réaliser.
Le prochain sommet Chine-UE à Pékin le mois prochain représente une
occasion importante d’établir des relations plus claires entre la Chine
et l’UE dans un contexte d’incertitudes mondiales. Les deux parties
doivent aborder des questions spécifiques afin de promouvoir la
coopération et de jeter les bases d’un renforcement de la confiance
mutuelle. La poursuite de la coopération entre les deux parties
permettra à l’UE d’acquérir une orientation pour le développement.
Embrasser le conservatisme sous l’influence des forces de droite et
d’extrême droite n’est pas la solution. La redécouverte de l’esprit
européen passe par une dynamique d’ouverture, d’inclusion et de
compétition.
Je n’ai pas encore lu le livre de Rémy Herrera mais je connais le
sérieux et l’engagement de Rémy aux côtés de la Révolution cubaine, tout
ce qu’il a pu déjà apporter de fondamental à l’histoire et à la
connaissance du mouvement communiste, de l’internationalisme. Aussi ne
l’oubliez pas dans vos cadeaux de noël comme d’ailleurs le livre sur
Cuba d’André Chassaigne paru au Temps des cerises.
Éditions Critiques 14, rue Charles V 75004 Paris contact(at)editionscritiques.fr Distribution : Makassar 8 rue Pelleport 75020 PARIS Tél : 01 40 33 69 69 Fax : 01 40 33 91 30 commande@makassar-diffusion.com http://www.makassar-diffusion.com
De la (re)découverte de l’île à la guerre d’indépendance, de
l’intervention des États-Unis à la victoire de la révolution
socialiste jusqu’aux défis économiques du XXIe siècle, cet ouvrage
retrace l’histoire de Cuba et de son peuple qui a su trouver les
ressources nécessaires pour lutter contre l’oppression et conquérir sa
liberté.
Cette histoire nous parle d’un peuple en lutte qui, après la
tragédie du colonialisme et de l’esclavagisme espagnole, la mainmise de
la finance américaine et aujourd’hui l’embargo économique, réussit
à surmonter des problèmes apparemment impossibles à résoudre.
Mais cette histoire est aussi celle de l’immense espoir qu’a suscité
la révolution socialiste cubaine à travers le monde et du rôle
qu’elle joua auprès des mouvements de libération nationale en Afrique,
au nom de la solidarité entre les peuples.
Grâce à des données inédites permettant de comprendre
l’évolution de la société cubaine, Rémy Herrera bat en brèche la
désinformation et les idées reçues sur cette île. Cet ouvrage
s’adresse donc à un public soucieux de découvrir l’histoire de cette
île et de son peuple et au-delà le combat pluriséculaire des
opprimés pour leur liberté.
Rémy Herrera, économiste, est chercheur au CNRS (Centre d’Économie de la Sorbonne).