samedi 9 décembre 2023

LES DEUX PHRASES DU JOUR !


Elles sont de ALEXEI YURYEVICH ZOROV, un homme d'affaires Russe et philantrope de 46 ans, membre du KPRF, le Parti Communiste Russe, depuis 1995. 

Chef de cellule de BOR, conseiller municipal, partisan du socialisme, de la vérité historique sur le stalinisme et l'époque de STALINE, admirateur, je le cite,  "du brillant dirigeant du pays des soviets." Il fait construire un Centre STALINE dans sa ville de BOR, région de NIVNI NOVGOROD

"Staline, c’est l’industrialisation, Staline, c’est l’élévation des fermes collectives et des fermes d’État à un niveau adéquat. Oui, tout ce que nous avons aujourd’hui est lié au nom de Staline, depuis le développement de l’équipement militaire jusqu’à l’espace, en passant par le potentiel nucléaire, qui est notre bouclier fiable contre les agresseurs extérieurs."             

–"Oui, la division territoriale stalinienne des pays européens a été préservée jusqu’à ce que le traître Gorbatchev, qui a détruit le Pacte de Varsovie, abandonne la RDA, et que le monde perde l’équilibre qu’il avait. Nos ennemis intérieurs, y compris les Gorbatchev et Eltsine, qui ont vendu le pays à ceux qui payaient plus cher."


Vietnam : « Nous ne nous arrêterons pas là, nous continuerons » à lutter contre la corruption


Vietnam : « Nous ne nous arrêterons pas là, nous continuerons » à lutter contre la corruption, a martelé cette semaine le secrétaire général du Parti communiste, l’homme fort du pays, Nguyen Phu Trong. Le président chef d’Etat est un homme jeune Vo Van Thuong, qui a récolté 487 des 488 voix de l’Assemblée nationale, étant le seul candidat pour succéder à Nguyen Xuan Phuc, qui a été forcé à démissionner en janvier dernier. Le nouveau président, âgé de 52 ans, s’est dit « déterminé à lutter contre la corruption et les pratiques malsaines » mais son rôle est plus destiné à la diplomatie extérieure, l’homme fort est plus que jamais le secrétaire du Parti communiste Vietnamien Nguyen Phu Trong.

Si la coopération avec la Chine communiste a connu après le COVID un regain de force, le Vietnam ne veut pas d’une coalition que d’ailleurs la Chine ne réclame pas. A ce titre, la mise à niveau des relations entre le Vietnam et les États-Unis au rang de partenariat stratégique global ouvre des opportunités considérables pour les deux parties d’activer de nouveaux domaines de coopération révolutionnaires afin que le Vietnam puisse s’engager plus profondément dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, a déclaré le vice-ministre de l’Industrie et du Commerce Do Thang Hai.

Nous sommes donc plus que jamais dans la stratégie du bambou telle que l’a définie le malicieux et homme fort du pays Nguye Phu Trong.

La réalité de la campagne anti-corruption et ses soubassements

Aujourd’hui au Vietnam, le gouvernement poursuit ses coups de filet anticorruption qui ont déjà conduit cette année à l’arrestation de dirigeants politiques et de personnalités des affaires de premier plan. Parmi les dernières affaires : une escroquerie aux obligations qui a floué plus de 6 000 investisseurs et surtout le détournement de 12 milliards de dollars d’une banque vietnamienne par un promoteur immobilier.

« Nous ne nous arrêterons pas là, nous continuerons », a martelé cette semaine le secrétaire général du Parti communiste. En poste depuis 2011, c’est lui qui a entamé en 2016 une campagne anticorruption, surnommée « la fournaise ardente » depuis qu’il a assimilé les officiels corrompus à du « petit bois ». Une campagne qui n’épargne désormais ni les grands patrons du privé ni les hauts cadres du Parti, rapporte notre correspondant à Ho Chi Minh Ville.

Ces propos du numéro 1 vietnamien font suite à la publication par la police des résultats de plusieurs enquêtes. Dans l’affaire principale, qui a fait la Une des journaux, la présidente d’un grand groupe immobilier aurait détourné des milliards de dollars d’une des plus grandes banques vietnamiennes : selon des conclusions diffusées par un média d’État la semaine dernière, les enquêteurs ont établi que la présidente du conglomérat Van Thinh Phat, Truong My Lan, et ses complices avaient dérobé « à des fins personnelles » quelque 304.000 milliards de dongs (11,5 milliards d’euros) à une banque locale. Une somme correspond à environ 3 % du Produit intérieur brut (PIB) du Vietnam pour l’année 2022.

La justice vietnamienne a aussi annoncé hier, vendredi, poursuivre le patron d’une importante entreprise de boissons, soupçonné d’avoir détourné une trentaine de millions d’euros, dans le cadre de la vaste opération anticorruption décrétée par le pouvoir communiste. Tran Qui Thanh, président et fondateur du producteur de boissons Tan Hiep Phat, et ses deux filles sont soupçonnés d’avoir détourné à leur profit quelque 767 milliards de dongs, soit 29 millions d’euros.

Le pays poursuit donc sa politique anti-corruption et ses purges qui n’épargnent pas le sommet de l’État. En début d’année, le président vietnamien lui-même avait été poussé à la démission. Il a dû démissionner en janvier dans le cadre d’une vaste purge anticorruption menée par Nguyen Phu Trong, le secrétaire général du parti. Une centaine de hauts fonctionnaires et responsables politiques avaient été épinglés par l’enquête.

Qui est Nguyen Phu Trong ?

Nguyễn Phú Trọng (prononciation vietnamienne : [ŋwiən˦ˀ˥ fu˧˦ t͡ɕawŋ͡m˧˨ʔ] ; né le 14 avril 1944) est un homme politique vietnamien qui occupe le poste de secrétaire général du Parti communiste du Viêt Nam depuis 2011. En tant que chef du secrétariat du parti, du Politburo et de la Commission militaire centrale, Trọng est le dirigeant suprême du Vietnam. Il a également été président du Vietnam de 2018 à 2021. Il faut bien mesurer que derrière ce triomphe d’un dirigeant, il y a au sein du Parti communiste vietnamien et du pays des choix collectifs. Ainsi, il a été noté un investissement de la jeunesse vietnamienne dans le Parti, l’Etat plutôt que dans le secteur privé, ce qu’on retrouve en Chine. Une forte nostalgie de l’URSS dont bénéficie Poutine, et une colère contre les abus des cadres qui prônaient le plus l'”ouverture”. Le covid a joué un rôle de transformation des mentalités. On interprète le renforcement de Trong et de sa lutte contre la corruption effective proche de la politique de Xi comme la victoire non seulement du parti communiste sur le gouvernement et le parlement, mais au sein du parti le renouveau du comité central contre les éléments liquidateurs du Politburo. Aujourd’hui l’occident s’interroge sur la politique du Vietnam et sur le rôle joué par l’homme fort du Vietnam, celui qui a décrit la stratégie de son pays comme celle du “bambou”. Voici en quelques paragraphes le résumé de qui est Nguyễn Phú Trọng.

Trọng a rejoint le Parti communiste en 1968 et a gravi les échelons de la section consacrée au travail politique. Il a ensuite rejoint le Comité central du parti en 1994, son Politburo en 1997 et l’Assemblée nationale du Vietnam en 2002. Entre 2000 et 2006, il a été secrétaire du comité du Parti de Hanoï, le poste le plus élevé de la ville. Il a ensuite été président de l’Assemblée nationale de 2006 à 2011. Il a été élu secrétaire général lors du 11e Congrès national du parti en 2011 et réélu lors du 12e Congrès national en 2016. Au cours de son mandat, il a mené une vaste campagne anti-corruption, impliquant de nombreux hauts fonctionnaires. Il est devenu président en 2018 à la suite de la mort du président Trần Đại Quang, devenant ainsi la troisième personne à diriger simultanément le parti et l’État après Hồ Chí Minh (au Nord-Vietnam uniquement) et Trường Chinh. Lors du 13e Congrès national en 2021, il a été réélu secrétaire général, devenant le troisième dirigeant du Vietnam à obtenir un troisième mandat (après Hồ Chí Minh et Lê Duẩn), et a été remplacé par Nguyễn Xuân Phúc en tant que président.

Le 31 janvier 2021, Nguyễn Phú Trọng a été réélu secrétaire général pour un troisième mandat par la 1ère session plénière du 13e Comité central, faisant de lui le premier dirigeant depuis Lê Duẩn (1969-1986) à servir plus de deux mandats. Le 1er février 2021, Nguyễn Phú Trọng a donné une conférence de presse. Nguyễn Phú Trọng a dit que je ne suis pas en très bonne santé […] Je suis vieux et je veux me reposer, mais le Congrès m’a élu et je vais donc me conformer à mon devoir de servir en tant que membre du parti. Trọng est la troisième personne à être élue secrétaire générale du PCV pour un troisième mandat, les autres étant Hồ Chí Minh et Lê Duẩn.

Mais en janvier 2O22, il a été destitué de son mandat de président de la République à la quasi unanimité de l’Assemblée nationale et remplacé par Phuc qui n’a pas fait long feu. Trong tout en s’affirmant vieux et malade a repris les rennes de ce que ses adversaires pro-occidentaux qualifient de la tendance “conservatrice” qui est en fait marxiste léniniste et pratiquant de bonnes relations avec la Chine sans renoncer à un partenariat que Trong a qualifié de “la stratégie du bambou”. En 2022, entre le 30 octobre et le 2 novembre, Trọng s’est rendu en Chine et a rencontré le secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC), Xi Jinping, devenant ainsi le premier dirigeant étranger à rencontrer Xi Jinping après qu’il ait obtenu un troisième mandat lors du 20e Congrès national du PCC. Les deux dirigeants ont publié une déclaration commune, appelant à la coopération dans les domaines économique, politique, de la défense et de la sécurité et à travailler ensemble dans « la lutte contre le terrorisme, les révolutions de couleur et la politisation des questions de droits de l’homme ».

En janvier 2023, Phúc a démissionné de la présidence en raison de scandales de corruption, ce qui a conduit l’allié de Trọng, Võ Văn Thưởng, à lui succéder en mars. Du 21 au 23 mai 2023, le vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, s’est rendu au Vietnam et a rencontré Nguyễn Phú Trọng. Ils ont discuté du renforcement des relations entre la Russie et le Vietnam et de la situation internationale actuelle. Comme l’ont souligné de nombreux articles y compris critiques de la BBC, l’opinion publique vietnamienne éprouve une véritable nostalgie pour l’URSS et voit en Poutine son successeur et elle se félicite de l’intervention russe en Ukraine, qu’elle identifie au soutien dont le Vietnam a lui même bénéficié.

La stratégie du bambou

Lors d’une visite au Vietnam le 10 septembre 2023, le président américain Joe Biden s’est entretenu avec Nguyễn Phú Trọng, le gouvernement vietnamien élevant les relations entre les deux pays à celle d’un partenariat stratégique global, le plus élevé décerné par le Vietnam. Le Vietnam poursuit son chemin vers un rapprochement essentiel avec les États-Unis pour soutenir son économie mondialisée. Cependant, il doit également ménager la Chine, qui est à la fois un modèle politique et un voisin potentiellement menaçant et à l’appui essentiel.

Dans son discours sur la diplomatie en décembre 2021, Nguyen Phu Trong, le leader vietnamien, a évoqué la voie de la neutralité adoptée par le pays. Cette approche subtile rappelle le positionnement fragile et délicat du Vietnam entre les deux puissances régionales. La diplomatie vietnamienne repose sur le multilatéralisme, il est entré à sa manière dans le monde multipolaire dans un équilibre particulier entre la Chine, la Russie et les USA. Idéologiquement, Trọng est considéré comme venant de la faction marxiste-léniniste la plus “conservatrice” au sein du PCV. Il s’est longtemps insurgé contre la perte de la « vertu marxiste-léniniste » de certains membres du parti. Trọng a déclaré qu’« un pays sans discipline serait chaotique et instable […]. [N]ous devons trouver un équilibre entre la démocratie et la loi et l’ordre ».

Au plan intérieur face à la nécessité d’attirer les investissements capitalistes tout en renforçant la démocratie communiste, le rôle du parti et le respect de la planification au service du peuple et de la nation vietnamienne il a défini ce qu’il a appelé le concept de “diplomatie du bambou”, le bambou qui présente bien des caractéristique ne serait-ce que de pousser comme du chiendent, d’envahir l’espace, et d’avoir des usages infinis symbolise l’unité et la solidité du pays, tout en restant flexible en haut, ouvert à tous les partenariats de développement mais il ne peut pratiquer cette ouverture qu’à cause de la force et de la fermeté du bambou.

 

COMMENT NOUS SOMMES DEVENUS COLONIE US.(°)


Whashington post : des erreurs de calcul, des divisions ont marqué la planification offensive des États-Unis et de l’Ukraine

Deux très longs articles du Washington post sont en train de constituer un scandale international. Qui est à l’origine de ces révélations on songe bien sûr à quelque gorge profonde de la CIA et au Watergate. Voici la première partie, l’article rejette la responsabilité sur les États-Unis et la Grande-Bretagne, qui ont planifié tout ce gâchis, et sur l’Ukraine, qui l’a exécuté, c’est un réquisitoire même s’il n’est pas question de la manière dont le régime ukrainien installé par un coup d’Etat organisé par les Etats-Unis avec la complicité de la France, l’Allemagne et la Pologne a tout fait pour entretenir la guerre dans le Donbass, pour que ne soit pas respectés les accords de Minsk et enfin quand après l’intervention qui devait être une “simple opération spéciale”, ils ont incité l’Ukraine a torpiller les négociations et à entrer en guerre allant jusqu’à l’assassinat de l’un des négociateurs, sans parler du sabotage du conduit de gaz avec l’Allemagne. Mais ce que dit cet article est déjà révélateur de la guerre menée par les Etats-Unis et on voit les officiers militaires ukrainiens, américains et britanniques organisant huit grands jeux de guerre sur table pour élaborer un plan de campagne. Mais à partir de là c’est la catastrophe et elle était prévisible les forces ukrainiennes ne pouvaient pas être transformées en forces de l’armée américaine ou otanienne, le désaccord règne sur la stratégie, sur la tactique et le calendrier et pourtant elles exigeaient un assaut. Les services de renseignement américains savaient que l’offensive n’avait qu’une chance sur deux de réussir, compte tenu des défenses solides et multicouches que la Russie a mises en place au cours de l’hiver et du printemps mais l’Ukraine a été envoyée au massacre. Le fond est cependant l’arrogance et le mépris de l’armée russe, l’incapacité à comprendre les enjeux sans parler de l’armement qui n’est jamais parvenu sur le champ de bataille. Nous publierons ultérieurement le second article (note et traduction de Danielle Bleitrach dans histoireetsociete)

 

NOTE DE PEDRITO 

(°) Seul le titre en tête est de Pedrito

Article édifiant quand aux responsabilités occidentales de cette infâme guerre impérialiste US, et à son financement par nos impôts , pour ce qui concerne la France, qui appauvrissent les Français notamment les plus modestes, et que Jupiter le petit chef capricieux, prétentieux, et caractériel, entre autres insupportables et dangereux défauts, a décidé seul, comme il justifie seul toutes les guerres impérialistes, parmi elles le génocide Palestinien. 

Notre pays lui appartient comme SA CHOSE, il le presse comme un citron, il en use et abuse à sa guise, les hausses de prix insupportables pour les plus modestes lui importent peu ou même pas du tout .  Il mène l'économie française dans le mur. Nos services publics sont en friches. En faillite. Il s'en fiche et contre fiche. Il est le guide infaillible mais mortifère de la France qui fut une grande nation mais qui n'en finit pas de dégringoler dans tous les domaines

Comment nous sommes devenus colonie US . Sources d'un grand journal américain. Article à lire dans son intégralité en deux parties sur le blog  

HISTOhttps://histoireetsociete.com/2023/12/08/whashington-post-des-erreurs-de-calcul-des-divisions-ont-marque-la-planification-offensive-des-etats-unis-et-de-lukraine/IRE ET SOCIÉTÉ.

vendredi 8 décembre 2023

LA MANIÈRE DE VOIR ......


......ET DE DIRE LES CHOSES DU COURRIER INTERNATIONAL

 

 

Diplomatie.

Poutine plastronne aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite

Visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre présumés, Vladimir Poutine limite ses déplacements à l’étranger. Toutefois, le 6 décembre, il s’est rendu chez ses alliés du Golfe, où Abou Dhabi et Riyad lui ont déroulé le tapis rouge, comme pour narguer leurs alliés occidentaux et consolider leur position d’équilibre

 

Note de Pedrito

Ici l'anti-communisme et l'anti-soviétisme font place à l'anti-russe, ou l'anti-Russie. Dans la nature des choses de cette presse pro-impérialiste.  Pour ne pas dire pro fasciste. Le chef de l'état d'Israël avec son armée fasciste peut massacrer tranquillement le peuple Gazaoui. La Palestine est à feu et à sang pour que l'état Juif puisse coloniser à son aise un pays qui ne lui appartient pas. Et dont il s'approprie - avec la complicité ou dans l'indifférence de la plupart des pays occidentaux -les terres et les colonise en massacrant à tour de bras et en chassant les habitants de leurs maisons et de leurs propriétés séculaires.

Voilà la loi du monde capitaliste impérialiste d'aujourd'hui. La presse des puissants est à sa botte.  Et le fascisme peut progresser partout tranquillement, c'est à lui que le monde capitaliste occidental pro amerloque déroule le tapis rouge.

Haro sur Poutine! 

Pendant qu'on désigne le Russe comme un galeux que le monde occidental couché devant le sénile Biden condamne, le monde impérialiste pro américain et sa presse au service des milliardaires tente de  détourner l'attention du fascisme israélien à l'oeuvre, Betanayou  s'adonne librement, impunément, à son génocide, à son apartheid autrement criminel, sans crainte d'un procès international qui pourtantdevrait s'ouvrir dans l'urgence, autrement plus sérieux que le procès ridicule intenté contre le Russe parce qu'il se ose se protéger contre l'OTAN, la machine de guerre US qui continue d'encercler la Russie malgré la protestation des Russes.

Ce monde ne tourne décidément pas rond. Même si Poutine n'est pas spécialement mon maitre à penser, loin de là, ce monde capitaliste impérialiste de m....est à la dérive.

Vivement que le monde et d'abord partout la classe ouvrière et les travailleurs de tous les pays politisés et redevenus marxistes, se débarrassent de ce capitalisme qui ne mène qu'aux guerres

Publié par El Diablo

 

Le 8 octobre 1965 débute ce qu'un rapport de la CIA décrit comme « l'un des pires massacres de masse du XXème siècle avec les purges soviétiques et les massacres nazis durant la Seconde Guerre Mondiale ».

Au total, ce sont au moins 500.000 Indonésiens qui ont trouvé la mort entre 1965 et 1966, lors de ce qui constitue la répression anticommuniste la plus brutale que l'Asie du Sud-Est ait connue. Ces massacres s'inscrivent dans la continuation du coup d'Etat contre le président Soekarno (1958-1965), surnommé le « père de l'indépendance » indonésienne. Après avoir participé à la libération de l'Indonésie du joug hollandais et japonais, Soekarno a été confronté aux ambitions impériales du gouvernement américain. Durant sa présidence, il a tenté de mettre en œuvre une politique souveraine de répartition équitable des richesses et de réforme agraire – non sans autoritarisme – ; à cette fin, il a défendu une alliance entre les trois principales forces politiques indonésiennes : le Parti Communiste Indonésien (fort de trois millions de membres et très influent auprès des paysans les plus pauvres), l'armée indonésienne et les mouvements religieux, musulmans pour la plupart. L'hostilité croissante des classes dominantes indonésiennes à sa politique, ainsi que l'agressivité du pouvoir nord-américain ont poussé Soekarno à se rapprocher des forces communistes. Sur le plan national, il a fortifié son alliance avec le Parti Communiste Indonésien ; sur le plan international, il plaidait pour la constitution d'un axe anti-impérialiste Est-asiatique qui regrouperait l'Indonésie, la Chine (maoïste), la Corée du Nord (dirigée par Kim il-Sung), le Viet-Nâm (gouverné par Hô Chi Minh) et le Cambodge (où régnait le prince Sihanouk, non-aligné). Des contacts se nouent peu à peu entre la hiérarchie militaire indonésienne, les représentants des propriétaires terriens et des intérêts nord-américains, unis par leur hostilité commune à l'encontre du président Soekarno et des communistes. Début octobre 1965, un coup d'Etat est mené dans des circonstances obscures par le général Soeharto, chef des forces armées indonésiennes. Sous le prétexte de protéger le président Soekarno (à qui il retire de facto tout pouvoir et qu'il finit par pousser à la démission), il pousse l'armée à purger l'Indonésie des communistes et de leurs alliés. C'est le 8 octobre que commencent les premiers massacres ; aux tueries légales (les communistes sont systématiquement arrêtés, déportés et parfois exécutés) s'ajoutent des centaines de massacres commis par l'armée dans les villages indonésiens. Au total, ce sont 500,000 Indonésiens qui perdent la vie entre 1965 et 1966 selon les estimations officielles – le chiffre d'un ou deux millions de victimes est avancé par les opposants.

Ce massacre a été accueilli avec indifférence par l'opinion publique mondiale, en-dehors des pays qui constituaient les alliés géopolitiques de Soekarno. La presse occidentale s'est contentée de le mentionner brièvement, parfois pour s'en réjouir, dans un contexte d'anticommunisme exacerbé. Il est aujourd'hui avéré que le gouvernement américain a apporté une aide logistique, financière et stratégique considérable au général Soeharto afin de lui permettre de mener à bien son coup d'Etat et la féroce répression à laquelle il s'est livré – la CIA allant jusqu'à transmettre à l'armée indonésienne des fiches contenant les noms de milliers de « communistes » supposés. Soeharto a également pu compter sur l'appui des Etats-Unis pour mettre en place le nouveau régime politique indonésien (« l'Ordre Nouveau) basé sur la suprématie d'un parti unique, le culte de la personnalité et la répression systématique des opposants. Ce n'est qu'en 1999 que Soeharto quitte le pouvoir sur l'injonction des Etats-Unis, encombrés par ce vieil allié, après trente-cinq ans de bons et loyaux services.

Par Vincent Ortiz et Iris Dmn.