mercredi 13 mars 2024

 

 LA PHRASE DE JOUR....



De Emmanuel TOD, historien, démographe, anthropologue, sociologue et analyste politique, il fait partie d’une race en voie de disparition : l’un des derniers représentants de l’intelligentzia française de la vieille école – un héritier de ceux qui, comme Braudel, Sartre, Deleuze et Foucault, ont ébloui les jeunes générations successives de la guerre froide, de l’Ouest à l’Est.

Il est étrange que des communistes ne partagent pas sa juste analyse ....Le monde n'est plus ce qu'il était.... Lorsque je lis ou que j'entends certains d'entre eux et non des moindres répéter qu'il faut protéger l'Ukraine de "l'agression russe", je suis très mal à l'aise. Ils sont alignés sur les merdias à la botte de Macron couché devant l'OTAN, qui vont évoquant du matin au soir l'invasion Russe.

Les journaleux de cette presse inféodée aux milliardaires patrons de presse et marchands d'armements...finissent par croire au mensonges qu'ils répètent. Le pire c'est que même ceux à gauche tout au moins qui devraient combattre cette propagande de l'OTAN finissent par y croire. Et s'alignent sans états d'âme.

Qu'ils méditent au moins cette phrase de TODD !! Si le marxisme leur échappe ....

L'impérialisme continue de parader et  de sévir par leur faute.

 



 Emmanuel Todd définit correctement l’OTAN en plongeant dans « leur inconscient » : 

« Nous constatons que son dispositif militaire, idéologique et psychologique n’existe pas pour protéger l’Europe occidentale, mais pour la contrôler ».

 

L’État d’Israël entame sa disparition

Les plus froids, honnêtes et avisés des observateurs de la Palestine ont compris qu'en commettant un génocide, cette fois à Gaza après un autre en 82 à Sabra et Chatila, Israël se choisissait un nouveau destin, celui d'une guerre perpétuelle qui pourrait conduire à sa disparition.

"Les états coloniaux ont une durée de vie limitée. Israël ne fait pas exception. Pendant le temps qu’il va mettre á décimer Gaza, il aura signé sa propre condamnation á mort. Sa façade de civilité, son prétendu respect de « l’état de droit et de la démocratie », son histoire mythique du courage et de la naissance miraculeuse de la nation juive seront réduits en cendres, et le capital social d’Israël sera épuisé. L’Etat sera révélé comme un régime d’ apartheid laid, répressif et rempli de haine, ce qui aliénera les jeunes générations de juifs étasuniens qui devront porter ce fardeau. Le protecteur de l’état juif, les États-Unis, va, au fur et à mesure que de nouvelles générations arriveront au pouvoir, se distancer d’Israël , comme il se distancie actuellement de l’Ukraine.

Le soutien populaire de ce régime, aujourd’hui entre les mains de Netanyahou, est érodé aux Etats-Unis. Le relai est déjà pris par des fascistes étasuniens christianisés – souvent « évangéliques » - qui voient dans la domination d’Israël sur d’anciennes terres bibliques un signe avant-coureur de ce qu’ils appellent le « Second Avènement » (le retour du Messie) , et dans l’assujettissement des Arabes une forme de suprématie de la race blanche.

Le sang et la souffrance des Palestiniens – dix fois plus d’enfants ont été tués à Gaza qu’en deux ans de guerre en Ukraine – ouvriront la voie à l’oubli d’Israël. Et les dizaines de milliers de fantômes auront leur revanche. Pour ces victimes, Israël deviendra un synonyme comme les Turcs le sont des Arméniens, les Allemands les Namibiens et plus tard des Juifs, et les Serbes pour les Bosniaques. Israël sera une nation stagnante où les fanatiques religieux, les bigots et les extrémistes juifs – qui ont pris le pouvoir – domineront le discours public.

Il trouvera ses alliés parmi d’autres régimes despotiques puisqu’Il sera désormais un état paria. Cela s’est manifesté publiquement le 12 décembre dernier à New York lorsque 153 états membres de l’Assemblée Générale des Nations unies ont voté en faveur d’un cessez-le-feu ; seuls dix états – dont les Etats-Unis et Israël – s’y étant opposés. La campagne de terre brulée menée à Gaza signifie qu’il n’y aura pas de paix. Il n’y aura pas de « solution à deux Etats ».

Désormais l’apartheid et le génocide définiront maintenant ceux qui se veulent les descendants d’Abraham. Cela présage un long, très long conflit, que l’État juif ne pourra jamais gagner.

Cet article a été publié sur le site Scheerpost, le titre est celui choisi par la rédaction du Grand Soir.

LE COUP DE GUEULE DU JOUR

 

LE COUP DE GUEULE 

IL est de Michel BEYER, dans un commentaire  sur le blog Histoire et Société, où il souligne opportunément  ce qu'est devenue la grandeur de la France, depuis que ses présidents successifs ont accepté de se plier à la tutelle Yankee sous le drapeau guerrier de l'OTAN. Avec le dernier nous sommes devenus la risée du monde qui monte, depuis qu'il a choisi de se libérer de cette tutelle mortelle.

"Macron vient de se prendre une pelle avec l’OTAN, Soltenberg vient de signifier à la France, qu’étant membre de l’OTAN, les décisions sont prises par cet organisme et collectivement. En clair, la France ne peut agir seule. Bravo pour la souveraineté nationale, mais cela va permettre au maréchal McMacron de s’en tirer sans avoir à montrer ses muscles."


 

La phrase de Luc FERRY  tout d'abord.

 

« Je ne veux pas même pas discuter de ça. C’est trop bête. C’est d’une telle connerie », a balayé le philosophe. Et de poursuivre : « Franco n’est pas en Espagne. Mussolini n’est pas en Italie. Salazar n’est pas au Portugal. Quoi qu’on puisse détester Poutine, il n’a pas comme projet d’exterminer 6 millions de Juifs. Tout ça est absurde ! C’est débile ! »

Je cite la phrase de Luc FERRY en exergue, parce que ces mots du philosophe pas spécialement classé à gauche, le méritent. Dans cette période grave, où les boute feux macroniens qui n'ont jamais ni travaillé ni encore moins chaussé des rangers ni pris un fusil pour défendre la Patrie, la FRANCE, en danger, squattent les merdias pour nous faire admettre qu'il faut envoyer au casse pipe les Français pour défendre l'Ukraine, le dernier état US avec Israël, tous deux états fantoches américains criminels et ceci juste pour perpétuer la toute puissance guerrière de l'OTAN, alors nous gens épris de Paix,  nous pouvons dire: merci Monsieur FERRY. Moi je lui dis bravo!

"Tout çà, - cette course vers la guerre contre la Russie - , est absurde. C'est débile ."

Macron et sa clique de tristes sires clamant "vive le guerre " au seul profit des fabricants et marchands d'armements  sont débiles!

Ils sont devenus fous!! Il faut impérativement ramener à la raison notre polichinelle de Biden et ses fans anesthésiés par leur idole psychopathique.

L'article  :

Luc Ferry : « Si Séjourné prenait une arme et qu’il allait se battre, je dirais formidable, c’est courageux »

Hier je faisais référence à Politzer expliquant que les Français même les plus réactionnaires avaient marqué des doutes devant le galimatias ésotérique que prétendait leur faire avaler Rosenberg, idéologue du IIIe Reich. Politzer avait expliqué qu’il y avait chez les Français une clarté gauloise qui leur interdisait d’avaler n’importe quoi… et il remontait à Diderot, le plus français des philosophes pour décrire cet état d’esprit… Les démonstrations de Diderot se situent dans la logique de Voltaire mais elles sont encore plus concrètes, matérialistes, il ne s’agit pas seulement de dénoncer l’emprise du moralisme religieux sur les esprits faibles mais de le faire en poussant jusqu’à l’absurde les conséquences de l’adoption d’un dogme :

 « Voilà ce que je pense du dogme chrétien : je ne dirai qu’un mot de sa morale. C’est que, pour un catholique père de famille, convaincu qu’il faut pratiquer à la lettre les maximes de l’Évangile sous peine de ce qu’on appelle l’enfer, attendu l’extrême difficulté d’atteindre à ce degré de perfection que la faiblesse humaine ne comporte point, je ne vois d’autre parti que de prendre son enfant par un pied, et que de l’écacher contre la terre, ou que de l’étouffer en naissant. Par cette action il le sauve du péril de la damnation, et lui assure une félicité éternelle ; et je soutiens que cette action, loin d’être criminelle, doit passer pour infiniment louable, puisqu’elle est fondée sur le motif de l’amour paternel, qui exige que tout bon père fasse pour ses enfants tout le bien possible. »

C’est dans le fond ce qu’un Français ressent devant la proposition de Macron : aller tel Gribouille se jeter dans la guerre sous prétexte de l’éviter alors que l’état de faiblesse de nos forces, celui de notre champion rend complètement fou un tel projet avancé par un individu qui lui reste “planqué”…

Hier, il y a eu un exemple de ce refus y compris chez un réactionnaire comme Luc Ferry… Ce prof de philosophie qui n’a jamais brillé par un engagement démesuré ni dans son ministère à l’éducation nationale, ni dans sa pratique philosophique s’est lancé depuis des années dans un débat assez mou avec Cohn Bendit qui lui a toujours été un libéral-libertaire, défenseur des bonnes œuvres de la CIA au sein de la gauche, jouant la radicalité pour mieux faire avancer l’anticommunisme comme ses pareils de madame Nuland à Madeleine Albright, et toute la troupe passée d’un gauchisme “antistalinien” à l’apologie des massacres menés au nom de l’anticommunisme.

LCI on connait, hier un de ses animateurs, nul ne saurait parler de journaliste à propos de ces gens-là Darius Rochebin a fini par provoquer chez le dit Luc Ferry un sursaut qui illustre assez bien le diagnostic de Politzer.

Comparaison avec les années 30 est déraison

La comparaison entre les années 30 et l’époque actuelle, qu’affectionne le camp présidentiel dans le contexte de guerre en Ukraine, n’est pas du goût de Luc Ferry.

Sur le plateau de LCI où était convié le philosophe, le 10 mars, le journaliste Darius Rochebin a diffusé une prise de parole du ministre des Affaires étrangères Stéphane Séjourné sur les méfaits d’un certain antimilitarisme : « Par le passé dans l’Histoire, le pacifisme a entraîné la guerre. Les bons fondements face à des puissances qui ne résonnent pas comme les démocraties, sont parfois des contre-signaux qui engendrent des situations historiques. Par le passé, on l’a vu, notamment sur la question du déclenchement de la Deuxième guerre mondiale », déclarait le membre du gouvernement dans l’extrait vidéo.

Rebondissant sur ces propos, Darius Rochebin a demandé à Luc Ferry s’il comprenait ce parallèle historique, ajourant : « On risque de céder de la même façon que l’on a cédé dans les années 1930 ? »

« Si Séjourné prenait une arme et qu’il allait se battre, je dirais formidable, c’est courageux »

« Je ne veux pas même pas discuter de ça. C’est trop bête. C’est d’une telle connerie », a balayé le philosophe. Et de poursuivre : « Franco n’est pas en Espagne. Mussolini n’est pas en Italie. Salazar n’est pas au Portugal. Quoi qu’on puisse détester Poutine, il n’a pas comme projet d’exterminer 6 millions de Juifs. Tout ça est absurde ! C’est débile ! »

En revanche, ce qui est sûr c’est que la Macronie fait tout ce qu’elle peut avec ses pareils pour faire monter l’extrême droite… Même si celle-ci hier a montré ce que valait ses mises en garde face à un vote purement symbolique puisque là aussi Séjourné nous racontait n’importe quoi sur les aspects “dramatiques” des prises de position.

Il est vrai que tous les observateurs internationaux ont noté à quel point le peuple français était opposé à l’initiative de Macron et de son “état major” …

« Vos enfants ne vont pas mourir en Ukraine », avait dû assurer lundi le président ukrainien, selon la traduction de BFMTV d’un entretien qu’il a accordé à cette chaîne de télévision et au journal Le Monde. « Tant que l’Ukraine tient, l’armée française peut rester sur le territoire français », a ajouté Volodymyr Zelensky.

L’accord franco-ukrainien, conclu pour une durée de dix ans, comprend un renforcement de la coopération militaire, en particulier dans les domaines de l’artillerie et de la défense aérienne. En 2024, Paris promet de fournir « jusqu’à 3 milliards d’euros de soutien supplémentaire », un financement que pourraient interroger les oppositions alors que le gouvernement vient d’annoncer une série de coupes budgétaires.

Là aussi il faut compter avec cette “clarté gauloise”.

Deux faits incontournables, si les marchands d’armes des Etats-Unis sont les grands gagnants de la guerre en Ukraine, les marchands d’armes français pour la première fois depuis longtemps sont les deuxièmes bénéficiaires de cette course aux armements… Etonnez vous que les marchands d’armes qui en France sont aussi des patrons de presse éprouvent tant de sympathie pour la “cause”ukrainienne …

Malgré un blocage au Congrès, l’administration du président américain Joe Biden a affiché mardi son soutien à l’Ukraine avec une aide militaire à Kiev d’un montant de 300 millions de dollars. Cette annonce a été faite lors de la visite aux Etats-Unis des dirigeants polonais pour alerter de la menace russe sur l’Europe de l’Est.
“Nous devons agir avant qu’il ne soit littéralement trop tard. Car comme la Pologne peut s’en souvenir, la Russie ne s’arrêtera pas à l’Ukraine”, a déclaré le président américain en recevant à la Maison Blanche son homologue Andrzej Duda et le Premier ministre Donald Tusk.

Toujours les analogies, Tusk peut effectivement s’en souvenir puisque son grand père a choisi la wehrmacht et les nazis… Ce qui en fait aujourd’hui l’Européen idéal pour envoyer des troupes au sol… Macron et lui sont prets pour la “mise à feu”..


Afonine sur “Russia-1” : le KPRF et Guennadi Ziouganov ont convaincu la majorité des partis communistes du monde de soutenir notre pays

Un excellent article, alors qu’est posée la conviction d’Orban que Trump fera la paix, le communiste lui répond : aux Etats-Unis comme en France d’ailleurs, il ne faut pas se fier à ce que disent les candidats pour plaire à leurs électeurs, pour mener des manœuvres politiciennes, ce qui dirige la politique ce sont les capitalistes et l’extrême-droite ne leur manquera pas : L’initiative explosive du président français Macron, dont toute la planète discute actuellement – envoyer des troupes de l’OTAN en Ukraine – reflète également cette crainte de l’Occident de perdre sa marionnette ukrainienne. Il s’agit d’une tentative d’envoyer un signal aux dirigeants russes : n’allez pas plus loin que les régions qui font constitutionnellement déjà partie de la Russie. Les troupes de l’OTAN seront à proximité. Qu’importe à ces gens-là si cette provocation porte la guerre mondiale… Non il faut tabler sur les forces de progrès, sur les communistes qui partout portent les intérêts du peuple qui lui n’a aucun intérêt à la guerre. (note de Danielle Bleitrach, traduction de Marianne Dunlop)

https://kprf.ru/party-live/cknews/224984.html

Iouri Afonine, premier vice-président du comité central du kPRF, a participé à l’émission “60 minutes” sur la chaîne de télévision Rossiya-1.

Le premier sujet de discussion a été la déclaration du Premier ministre hongrois Orban selon laquelle Trump a l’intention de cesser de financer l’Ukraine s’il est élu président. Viktor Orban a rencontré Donald Trump au domaine de Mar-a-Lago, dans l’État de Floride. Selon Orban, Trump a un plan pour mettre fin au conflit russo-ukrainien.

Le premier vice-président du comité central du KPRF a déclaré que l’élection présidentielle américaine nous offre un grand spectacle politique. Dans ce spectacle, Trump dit ce que ses électeurs veulent entendre. Et ses électeurs veulent entendre que l’argent de l’Amérique, c’est-à-dire leur argent en tant que contribuables, cessera d’être gaspillé à gauche et à droite. Mais Trump tiendra-t-il ses promesses ?

Iouri Afonine a rappelé que lorsque Trump était président, des sanctions anti-russes ont été imposées, ce qui a en fait bloqué le lancement du gazoduc Nord Stream-2. C’est également sous Trump que les États-Unis se sont retirés du traité RSMD (traité interdisant les missiles de portée intermédiaire et de plus courte portée), ce qui a créé de nouvelles menaces pour la sécurité de la Russie. Sous Trump, les États-Unis ont mené trois guerres simultanées : en Afghanistan, en Syrie et au Yémen. Enfin, c’est Trump qui a porté un coup à notre allié Cuba en renforçant fortement les sanctions contre l’île de la Liberté.

Mais il est caractéristique, a déclaré Iouri Viatcheslavovitch, que le thème de la fin du conflit ukrainien soit de plus en plus entendu dans les déclarations de divers hommes politiques occidentaux. Il est évident que ces sentiments sont une réaction aux succès de nos troupes sur le front. Mais le fait est que l’Occident veut manifestement préserver le régime nazi de Kiev à tout prix pour mettre fin au conflit.

L’initiative explosive du président français Macron, dont toute la planète discute actuellement – envoyer des troupes de l’OTAN en Ukraine – reflète également cette crainte de l’Occident de perdre sa marionnette ukrainienne. Il s’agit d’une tentative d’envoyer un signal aux dirigeants russes : n’allez pas plus loin que les régions qui font constitutionnellement déjà partie de la Russie. Les troupes de l’OTAN seront à proximité.

Toutefois, une telle tentative de pression sur la Russie est porteuse d’un conflit mondial. En outre, selon Iouri Afonine, l’introduction des troupes de l’OTAN serait en fait une véritable intervention, et ce dans des endroits où les interventionnistes occidentaux, tels que les Français, ont déjà fait des dégâts. Le scénario de l’entrée des troupes de l’OTAN en Ukraine est de plus en plus souvent comparé aux événements de 1918-1919, lorsque les troupes de l’Entente sont apparues dans différents territoires de notre pays. Et en Ukraine, ce sont surtout les Français qui étaient à l’œuvre. Les interventionnistes se tenaient dans le dos des armées blanches, tout comme l’OTAN veut aujourd’hui se tenir dans le dos des forces armées ukrainiennes. Mais lorsque l’Armée rouge a commencé à battre avec succès les gardes blancs, les troupes interventionnistes ont commencé à évacuer, en essayant dans la plupart des cas d’éviter une confrontation directe avec l’Armée rouge. Dès que le front blanc se mettait à craquer, les interventionnistes à l’arrière commençaient à embarquer sur des bateaux et à fuir. Une situation similaire pourrait se reproduire au XXIe siècle.

Iouri Viatcheslavovitch a attiré l’attention sur les déclarations faites après la rencontre avec Macron par les dirigeants des partis politiques français de gauche – Jean-Luc Mélenchon (“La France insoumise”) et Fabien Roussel (Parti communiste français). Lors de cette rencontre, Macron a parlé de son intention de créer une coalition pour envoyer des troupes en Ukraine. De manière caractéristique, Mélenchon et Roussel ont tous deux considéré cette idée comme extrêmement dangereuse et s’y sont fermement opposés. Et ce, bien que la gauche européenne, y compris française, soient massivement tombée sous l’influence de la propagande de leurs régimes bourgeois et aient adopté une position de “condamnation de l’agression russe”. Cependant, ils refusent catégoriquement de soutenir un affrontement direct entre les pays occidentaux et la Russie. Quant aux partis communistes et ouvriers des autres régions de la planète, ils soutiennent aujourd’hui principalement la Russie dans sa confrontation avec l’impérialisme occidental. Cela est dû en grande partie au fait que le KPRF et personnellement Guennadi Andreïevitch Ziouganov, qui jouit d’une grande autorité dans le mouvement progressiste international, ont accompli un énorme travail d’explication. Les communistes russes ont clairement montré à leurs camarades étrangers que la lutte actuelle de la Russie est en fait anti-impérialiste et de libération nationale.

Un autre sujet de discussion a été la déclaration retentissante du pape François sur le conflit ukrainien. Il a déclaré que l’Ukraine devrait avoir le “courage de hisser le drapeau blanc” et d’entamer des négociations avec la Russie. Selon lui, lorsqu’un pays voit qu’il “subit une défaite”, il devrait “avoir le courage” d’entamer des négociations.

Iouri Afonine a noté qu’au cours des dernières décennies, des papes d’orientations politiques très différentes se sont succédés sur le trône papal. Il y a eu Jean-Paul II, un Polonais, marqué par une position farouchement anticommuniste, et a en fait joué un rôle majeur dans les actions subversives de l’impérialisme occidental contre l’URSS et les pays socialistes d’Europe de l’Est.

Mais l’actuel pape François, latino-américain de naissance, est considéré comme étant quasiment de gauche dans ses opinions politiques. C’est peut-être la raison pour laquelle il a une vision plutôt sobre des événements en Ukraine.

Bien sûr, le pape François n’est pas du tout communiste. Mais il reste très loyal envers à la gauche politique. Il a déclaré à plusieurs reprises qu’il n’était pas honteux pour un croyant d’avoir des opinions politiques de gauche et que “la bannière des pauvres est la bannière chrétienne”. Il a également déclaré qu’il ne s’offusquait pas d’être traité de “marxiste” dans la presse. Il était impossible d’imaginer une telle déclaration dans la bouche de Jean-Paul II. Ni dans la bouche du prédécesseur immédiat de François sur le trône papal, Benoît XVI, qui fut dans sa jeunesse membre des Jeunesses hitlériennes.

Résumant les efforts déployés par les personnalités occidentales pour ouvrir la voie à la fin du conflit en Ukraine, Iouri Afonine a déclaré : l’Occident est prêt à menacer de faire intervenir ses troupes et à exprimer, par l’intermédiaire de Trump ou du pape, des propositions de négociations et de règlement pacifique, simplement pour maintenir, d’une manière ou d’une autre, le régime actuel de Kiev au pouvoir. Mais pour la Russie, le maintien du régime nazi en Ukraine signifierait le maintien d’une menace extrêmement dangereuse pour la sécurité de notre pays. En fait, une paix obtenue de cette manière ne durerait pas. Seules la démilitarisation et la dénazification de l’Ukraine permettront d’assurer une paix véritablement durable. Par conséquent, la principale chose dont nous avons besoin aujourd’hui est le succès de notre armée au front et le travail ininterrompu de notre complexe de défense à l’arrière. C’est ce qui apportera le type de paix dont la Russie a besoin.