Personne n’aurait pu imaginer que l’Ukraine se retrouverait dans la
situation actuelle, où elle a perdu sa place dans les priorités
occidentales et où son sort ne préoccupe plus les cercles politiques
occidentaux, du moins pas comme au début de la crise.
Cela n’est cependant pas surprenant, car les priorités changent et
l’attention de l’opinion publique et des cercles politiques se déplace
en fonction de l’évolution et des conséquences des événements. Il en va
de même pour l’attention des médias, qui évoluent rapidement.
Lors de la récente conférence de Munich sur la sécurité, il est
apparu clairement que l’Ukraine n’a aucune perspective positive dans sa
guerre contre la Russie et que, par conséquent, les projecteurs sur
cette guerre sont en train de s’éteindre.
L’événement le plus marquant de la guerre en Ukraine est le retrait
de l’armée ukrainienne de la ville d’Avdiivka, l’une des villes
stratégiquement importantes de l’est de l’Ukraine, qui est tombée
complètement aux mains des forces russes.
Ce qui est frappant dans ce retrait, c’est que, selon les médias, il a
dégénéré en déroute un jour avant que le commandant en chef des forces
armées ukrainiennes, Oleksandr Syrskyi, n’ordonne l’évacuation de la
ville. Cela laisse présager des indicateurs négatifs pour la situation
de l’armée ukrainienne sur le terrain.
La situation sur le terrain montre également que l’armée ukrainienne
souffre depuis des mois d’un manque de munitions et d’équipements et que
le moral des troupes s’est dégradé, ce qui a conduit à une stagnation
puis à une détérioration de la situation en faveur de l’armée russe.
L’armée russe est passée de la défense des territoires qu’elle
contrôlait à l’attaque, essayant de conquérir de nouveaux territoires
ukrainiens ou de reprendre ce que l’armée ukrainienne contrôlait
auparavant.
Cela signifie que le cours des opérations sur le terrain a changé en
faveur de l’armée russe, ce qui explique les déclarations des
responsables ukrainiens selon lesquelles leur armée est confrontée à des
conditions difficiles sur le terrain. Au niveau politique, le ministre
ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, a clairement indiqué
que les autorités ukrainiennes n’ont pas l’intention de reconnaître leur
défaite et de céder les territoires qu’elles considèrent comme les
leurs au nom du rétablissement de la paix dans le pays.
Il est intéressant de noter que la partie ukrainienne mentionne la
capitulation, mais sous la forme d’un rejet et d’une dénonciation, ce
qui laisse entrevoir la situation précaire de l’armée ukrainienne sur le
champ de bataille. Cela a incité le représentant permanent de la Russie
auprès des Nations Unies, Vasily Nebensya, à déclarer au Conseil de
sécurité qu’il était encore possible de préserver l’Ukraine en tant
qu’État, mais que pour ce faire, elle devait devenir neutre et cesser de
représenter une menace pour la Russie.
Il semble également que la situation de l’armée ukrainienne ne
préoccupe plus les Américains, qui cherchent plutôt un moyen de sauver
la face ou un bouc émissaire pour expliquer ce qui s’est passé en
Ukraine. Le président Biden a expliqué que la récente défaite des forces
ukrainiennes à Avdiivka s’expliquait par le retard pris par le Congrès
dans l’approbation de l’important contrat d’armement que son
administration avait proposé pour soutenir la capacité des forces
ukrainiennes à poursuivre le combat et à défendre leurs positions. La
Maison-Blanche tente donc de faire porter la responsabilité de l’échec
en Ukraine au GOP plutôt qu’au président Biden, alors que le soutien à
l’Ukraine existe depuis environ deux ans et n’a diminué qu’au cours des
derniers mois, en particulier depuis le déclenchement de la guerre à
Gaza.
De toute évidence, l’administration Biden cherche à assumer le moins
possible la responsabilité de l’échec attendu en Ukraine et à œuvrer à
la poursuite des combats, ne serait-ce que dans un cadre défensif et
tactique, en empêchant l’armée ukrainienne de s’effondrer avant la fin
de l’élection présidentielle américaine. Après tout, la Maison Blanche
est consciente de l’impact catastrophique qu’aurait une défaite en
Ukraine sur les espoirs électoraux du président Biden.
L’échec militaire en Ukraine pourrait avoir des répercussions sur le
président Biden, qui a subi une série de revers tout au long de son
mandat, du retrait humiliant de l’armée américaine d’Afghanistan à la
gestion ratée de la crise de Gaza, en passant par l’enlisement de
plusieurs dossiers, au premier rang desquels l’Ukraine, l’Iran, la
dissuasion de la milice Houthi et le déclin de l’influence américaine
dans plusieurs régions du monde, notamment en Irak, où les forces
américaines ont été attaquées plusieurs fois d’affilée.
Enfin, l’Ukraine est devenue un point de discorde entre démocrates et
républicains américains, et le dernier recours est d’acquérir des
missiles ATACM américains de longue portée (300 km) pour tenter de
stopper l’attaque russe et de remonter le moral de l’armée ukrainienne.
Cependant, la décision de la Maison Blanche d’envoyer ces missiles à
l’Ukraine pourrait être le dernier clou dans le cercueil des chances
d’élection de Biden en novembre prochain, étant donné la réaction
furieuse de la Russie, surtout si l’Ukraine attaque des zones situées au
fin fond de la Russie avec ces missiles. Biden veut donc que l’armée
ukrainienne continue à se battre, non pas pour gagner ou même pour
défendre le territoire qu’elle contrôle, mais pour empêcher la
capitulation et l’effondrement du terrain, ce qui signifierait une
défaite militaire dont Biden paierait certainement le prix.
Il fut un temps, naguère, où la France avait une politique arabe, une
politique africaine, une politique d’indépendance nationale, fondée
notamment sur son statut de puissance nucléaire, une politique de
grandeur, disait-on en ricanant parfois, mais on en était fier : De
Gaulle était soucieux du rang de la France. Sans rien renier, il
proposait une sorte de troisième voie, un non-alignement en ces temps de
guerre froide. Il était capable de reconnaitre la Chine Populaire,
premier occidental à oser le faire, de prononcer le discours de
Phnom-Penh aux portes du Vietnam où sévissait l’Amérique. Il parlait de
la Russie, des « Soviets », ou de la Chine avec respect. Et il
décolonisait… C’était De Gaulle.
Un demi-siècle s’est écoulé. Notre pays est chassé d’Afrique, pays
après pays, au fil des discours mal ajustés et paternalistes, des
interventions militaires ratées, des abus reprochés aux entreprises
expatriées, etc…
Par contre, l’actualité a mis en évidence le tropisme « israélien »
effusif et exclusif des élites, ignorant le génocide, les images atroces
venant de Gaza, les déclarations infamantes et déshumanisantes, la
volonté d’exterminer et de déposséder les Palestiniens de leur terre,
une posture qui contraste de manière flagrante avec la vigueur de la
solidarité de la population en faveur de la cause palestinienne. Il n’y a
d’ailleurs plus vraiment de politique arabe cohérente, excepté à
l’égard de quelques émirats abrahamiques .
Les partenaires de l’Union Européenne peuvent par contre enregistrer
comme une divine surprise l’ouverture d’esprit de la France en marche
qui semble réceptive à l’idée sacrilège de les faire profiter de sa
puissance nucléaire. Dans son grand élan européiste, ne paraît-elle pas
parfois plus portée qu’il ne faudrait à faire de même quant notre
précieux statut de membre permanent du Conseil de Sécurité, obtenu à
l’arraché lors de la création de l’ONU. En résumé, la « grande nation »
est complètement « revenue au bercail atlantique », comme disait M.
Sarkozy.
Toute référence à l’intérêt national, à la défense nationale a disparu. Ce qui semble ne choquer personne dans le mainstream
français. Le Président ne fait pas mystère de son rêve de promouvoir
une Europe de la défense et, au nom d’une identité collective fantôme,
de franchir le pas vers une Europe fédérale dont il se verrait bien le
chef de guerre, prenant la succession d’Ursula, l’usurpatrice. Cette
liaison successorale semble prendre la relève du « couple
franco-allemand », lequel a apparemment mal vieilli.
Le Président actuel aime bien le vieux Joe : il suffit de contempler
les deux chefs d’Etat en entretien (probablement sur Gaza ), un cornet
de glace à la main ! En tout état de cause, ils ne cachent pas leur
complicité sur les deux dossiers majeurs du moment, l’Ukraine et ce
qu’ils appellent la guerre Israël-Hamas.
Il est dans l’air du temps de faire beaucoup de zèle avec Zelensky,
présenté comme un phare de la démocratie. Le 16 février 2024, Emmanuel
Macron a signé avec le héros un accord de coopération, avant de recevoir
à l’Elysée les chefs d’Etat et/ou de gouvernement de 21 pays
occidentaux, 17 européens ainsi que le Canada, les Etats-Unis, le
Royaume-Uni et la Suède. Ses déclarations surréalistes ont fait
sensation : « Nous ferons tout ce qu’il faut pour que la Russie ne
puisse pas gagner cette guerre ». Ou encore : « Je n’écarte pas la
possibilité d’envoyer des troupes militaires en Ukraine », suggérant de
« créer une coalition pour les frappes dans la profondeur et donc les
missiles et bombes de moyenne et longue portée ».
Pour ceux qui n’auraient pas compris ce jargon, l’occupant de
l’Elysée a précisé : car « la défaite de la Russie est indispensable à
la sécurité et à la stabilité en Europe ». Certes, a-t-il concédé, « il
n’y a pas de consensus à ce stade, mais en dynamique, rien ne doit être
exclu »…
On ne sait pas si c’était voulu, mais il est sûr que, par ses
déclarations intempestives sur « la menace russe », il a mis la France
en position périlleuse, au-devant de la scène, ce qu’à Dieu ne plaise?
C’est étrange. On aurait pu penser à l’inverse qu’il n’y a pas de
sécurité possible ou de stabilité envisageable sans la participation
active de la Russie. C’était le principe couramment admis jusqu’ici. La
Russie est et restera notre voisine. Il suffit de regarder la carte et
de constater la place qu’y occupe le plus vaste pays de la planète (plus
de 17 millions de km2, 150 millions d’habitants, sa première puissance
militaire, y compris nucléaire, sans doute devenue (depuis la guerre en
Ukraine) la première puissance économique de l’Europe.
Pas un mot sur une perspective de paix, de négociation, de recherche
d’une solution. Nos « élites » évoquent avec désinvolture la menace de
guerre nucléaire, comme si c’était une fatalité. C’est pourtant le
moment ou jamais de tout faire pour éviter la catastrophe…
Le monde de la guerre froide était certes marqué par la coexistence
de deux blocs adverses voire ennemis, mais ces derniers avaient
conscience de partager la même planète. Ils étaient d’accord sur le fait
qu’ils devaient régler les conflits selon des critères convenus d’un
commun accord et selon le droit international, dans le cadre de l’ONU.
Tel n’est plus le cas en 2024, dès lors que la planète est clairement
divisée en deux « mondes » de plus en plus hostiles : l’Occident
collectif » qui compte pour 10% de la population mondiale et le « Sud
global » tricontinental (Eurasie, Afrique, Amérique Latine) qui a
vocation à rassembler les 90% restants. La société internationale va
finir par se séparer en deux camps dans tous les domaines, si ce n’est
déjà fait, y compris pour les Jeux Olympiques et l’Eurovision….Entre les
deux, les canaux de la diplomatie (la nôtre a été en quelque sorte
démantelée) paraissent d’ores et déjà rompus, ce qui est préoccupant. En
outre, le langage guerrier semble bien dérisoire, surtout lorsqu’il
oppose directement des pays dont le potentiel est de plus en plus
déséquilibré, militairement et économiquement, l’un très « suiviste »
dans un bloc en perte de vitesse et l’autre à la tête d’un ensemble
multipolaire en pleine expansion.
L’Ukraine est loin de la France. L’Ukraine n’est pas notre pays et la
guerre d’Ukraine n’est pas notre guerre. Qui pourrait avoir envie
d’envoyer nos jeunes mourir pour Zelensky ?
Paraît-il que « nous ne pouvons pas accepter l’hypothèse d’une
victoire de Vladimir Poutine qui représenterait la fin de la démocratie
ukrainienne, mais aussi la défaite stratégique, militaire, politique et
morale de l’Occident ». C’est Manuel Valls qui a parlé. Laissons ce
revenant, qui a épousé et abandonné tant de causes, régler le dilemme.
Michel Raimbaud, ancien ambassadeur de France, ancien directeur
de l’Ofpra, conférencier, essayiste. Auteur de plusieurs ouvrages,
notamment : Le Soudan dans tous ses états. Tempête sur le Grand
Moyen-Orient. Les Guerres de Syrie. Syrie: Guerre globale: fin de partie
?(livre collectif)
Sans le savoir, et malgré lui, Orwel avait prédit notre société
vendredi 15 mars 2024
par Francis Arzalier (ANC)
Chaque jour nous apporte, si on
veut bien les lire, des preuves supplémentaires du système de
manipulation des esprits dans lequel nous ont installé les pouvoirs
successifs, dont les pantins qui les incarnent avec plus ou moins de
brio, Sarkozy, Hollande, Valls, Macron, Attal et quelques autres, sont
les visages divers d’une même réalité, le Capitalisme occidental dans sa
phase de pourriture, décomposition politique, morale, idéologique. Et
cette pourriture fleurit sur une emprise par des technologies de plus en
plus incontrôlables par l’essentiel des citoyens, par des « progrès »
claironnés, qui nous enlèvent chaque jour un peu plus la maîtrise de nos
actes, et de nos pensées.
Ce matin encore la
messagerie informatique était encombrée de quatre e-mail prétendant
émaner de notre banque, exigeant le retour immédiat de coordonnées
personnelles, ce qui permettrait à l’anonyme bien informé de vider le
compte bancaire.
Hier, plusieurs appels téléphoniques d’un même numéro 04…,
sollicitant une même demande, et qui revient imperturbablement, bien
qu’on en ai demandé l’interdiction promise.
Avant-hier, un e-mail menaçant signé de la Gendarmerie, nous intiment nommément de répondre à des poursuites pour pédophilie.
Mieux encore, car cela n’est pas le fait seulement
d’escrocs manipulant fort bien l’informatique, métrant par effraction
nos vies privées, qui ne le sont plus guère.
Il y a quelques jours, ma compagne quotidienne, qui n’a plus guère le
loisir d’aller « faire les magasins « comme autrefois, a consulté sur
l’ordinateur les robes de saison proposées à l’achat par une entreprise
française bien connue de commandes en ligne, déjà utilisée par nous en
livraison à domicile. Elle n’avait à l’occasion que consulté le
catalogue, sans aucunement commander, et sans laisser le moindre nom ni
adresse. À sa grande surprise, quelques heures après, nous recevions sur
notre ordinateur une proposition d’achat des vêtements susdits, avec
une proposition de prix réduits.
Qu’en conclure, sinon que les « experts commerciaux » de l’entreprise
concernée ont les moyens d’enregistrer les coordonnées d’un client
potentiel qui n’a fait aucune démarche d’achat, mais simplement consulté
un catalogue !
Balivernes, diront les naïfs, qui ne voient pas cette armée
d’informaticiens, au service des entreprises commerciales, mais aussi
des administrations d’´État, des officines d’information et d’idéologie,
qui savent tout chaque fois qu’ils le veulent, le domicile et les
coordonnés téléphoniques et informatiques, l’âge et l’état de santé, qui
se les échangent contre paiement pour en tirer quelques profits et
modeler nos désirs et nos choix
Le meilleur des mondes, disait Orwell en 1948
Le roman d’anticipation « 1984 » écrit par Georges Orwell
en pleine guerre froide annonçait une société cauchemardesque organisée
par « le Parti » (suivez mon regard !) contrôlant le langage et la
pensée des citoyens. 36 ans plus tard dans un mode « consensuel », les
dirigeants y avaient même réussi à convaincre leur peuple soumis à
utiliser une « novlangue », ramassis de dogmes absurdes et irrationnels,
comme « l’obéissance, c’est la liberté ! » ou « la richesse des uns c’est la prospérité de tous ! ».
Le pire est que cette fiction, pensée par son auteur comme
anti soviétique, n’a jamais décrit une réalité du « Socialisme réel »,
qui réussit si peu à endoctriner « ses » citoyens, que son effondrement
en 1990 s’est déroulé sans opposition majeure de ceux qui étaient
supposés être au pouvoir, ouvriers et prolétaires.
Ironie grinçante de l’histoire, il semble bien que la
prédiction maléfique d’Orwell soit en voie de réalisation dans nos pays
capitalistes occidentaux, et notamment notre Nation française, de plus
en plus asservie à l’idéologie de sa bourgeoisie possédante et
dirigeante, notamment grâce au poids plus écrasant chaque jour d’une
« technologie de communication » envahissante. Tous les ingrédients du
cauchemar d’Orwell se déploient sous les yeux de ceux qui voient encore,
notamment la novlangue, pratiquée par la foule des « journalistes » et
« experts » de nos télévisions et réseaux sociaux, mais aussi par les
publicitaires et la plupart des « intellectuels » des beaux quartiers,
quand ce n’est pas par les rappeurs des quartiers populaires en quête de
notoriété.
Les « Éléments de langage »de cette novlangue libérale valent bien ceux inventés par Orwell, comme « Nous sommes une démocratie grâce à la liberté de posséder ».
Et les préposés de CNEWS, qui ont fabriqué le raciste
Zemmour et continuent de déployer ses thèmes favoris (« insécurité due
aux migrants musulmans et à leurs descendants, laxisme des lois
françaises à leur encontre ») persistent à diffuser ces « vérités »
nauséabondes, chauffant à blanc des millions de pauvres diables qui
subissent le capitalisme, et s’en consolent en attribuant ses méfaits
aux boucs émissaires que les médias leur désignent. Car leur mission
quasi-exclusive dans notre « meilleur des mondes » est d’empêcher la
conscience de classe, en la détournant en haine et peur irrationnelle.
La novlangue macronienne
Notre génération macronienne de politiciens ressasse sa
novlangue tous les jours sur les écrans, mais elle s’est
particulièrement illustrée à l’occasion du texte sur l’aide à l’Ukraine
discutée à l’Assemblée nationale, sans que cela ait d’ailleurs aucune
influence sur la décision déjà prise d’une aide militaire de 3 milliards
d’euros aux nationalistes ukrainiens contre la Russie.
Macron et Attal se sont tout de même illustrés par quelques aphorismes ineptes :
« Défendre la Démocratie » exige que nous alimentions en
armes par milliards les xénophobes Bandéristes ukrainiens et les
Colonialistes racistes israéliens, qui ont déjà à leur actif plus de 30
000 morts palestiniens et projettent d’en faire un million par la faim
et la soif.
Attal ajoute après son maître élyséen la possibilité d’engager
soldats et force nucléaire dans ce qui serait le début d’une guerre
mondiale, et clame que « Ne pas le faire est de la lâcheté ! ».
Et pour faire bon poids, ils affirment leur humanisme en parachutant aux
affamés de Gaza et Rafah quelques caisses se sacs de riz, entre deux
obus !…
À l’Assemblée, les élus PCF et LFI ont sauvé leur honneur
politique en rejetant ce discours criminel, que PS et Verts ont
approuvé. L’abstention hypocrite du RN a permis à cette folie belliciste
de recueillir une majorité. Lors des prochaines élections européennes,
les citoyens français qui persistent à rêver de paix négociée en Ukraine
et en Palestine sauront ainsi pour qui ne pas voter, même si le choix
d’un bulletin est de plus en plus difficile, dans cette submersion
manipulatrice.
Et en ce 13 mars, le bouquet dans l’irrationnel novlangue : Quelques dizaines d’étudiants osent occuper un amphi de Sciences Po,
comme cela s’est fait avec parfois avec moins de raisons en 1968, pour
dénoncer les crimes israéliens à Gaza. Le soir même, toutes les chaines
télé, d’Yves Calvi à ses collègues de la 5, parfois pourtant plus
mesurés, lancent la meute en affirmant : « Antisémites, ils sont antisémites ! ». Et, l’un des préposés de service n’hésite pas d’énoncer "une Université française, notamment Paris I, gangrenée par l’antisémitisme " !
Et le 14, le monarque Macron qui se voudrait un chef de
guerre, et n’a réussi qu’à se faire expulser piteusement du Sahel, en a
rajouté une louche en clamant sa novlangue : « pour obtenir la
paix, il faut obtenir la défaite de la Russie, ne pas en fournir les
moyens à l’Ukraine est lâcheté et faiblesse ».
Et cette ahurissante diatribe a donné libre cours à une vague
déferlante de haine belliciste irrationnelle, par la meute de
« journalistes » et « spécialistes » de toute obédience partisane, et de
pensée formatée.
Tout en se répandant sur les « fake-News » lancés depuis Moscou……
Réveille-toi, Orwell, ils sont devenus fous !
La Chine et les Etats-Unis se disputent l’âme cybernétique de la Thaïlande
Les États-Unis intègrent désormais la cybersécurité dans les
exercices conjoints annuels Cobra Gold, tandis que Huawei travaille main
dans la main avec les autorités thaïlandaises pour contrecarrer les
cybermenaces, ou comment Huwaei détricote ce que le gouvernement US
s’emploie à créer contre la Chine. Hier nous avons vu comment la Chine
utilisait ses liens avec des entreprises en Asie, et même au Mexique,
pour de fait poursuivre un commerce directement et officiellement
“prohibé”. Insensiblement, pas à pas, un monde différent se développe.
Il est évident que les subtilités de la politique d’endiguement de la
Chine peuvent échapper à notre crétinisme politico-médiatique. Trop
compliqué diront ces gens-là, à la seule différence près que leurs
contorsions qui ne se conforment qu’aux diktats des médias sont encore
plus inaudibles. (note et traduction de Danielle Bleitrach histoire et
société)
Un
marine américain et un soldat thaïlandais échangent leurs coordonnées
avant un assaut amphibie Cobra Gold sur la plage de Hat Yao, en
Thaïlande, le 1er mars 2024. Photo : X Capture d’écran / Stars and
Stripes)
BANGKOK – Washington a étendu son emprise jusqu’aux satellites de
Bangkok et à la cybersécurité, les États-Unis formant pour la première
fois l’armée thaïlandaise à la « connaissance de la situation spatiale »
lors des wargames Cobra Gold qui viennent de s’achever.
Le chinois Huawei, quant à lui, s’est associé à l’Agence nationale de
cybersécurité (NCSA) thaïlandaise, qui est responsable de la lutte
contre les « cybermenaces » contre les infrastructures critiques de ce
pays d’Asie du Sud-Est et d’autres cibles vulnérables.
Cobra Gold est le plus grand exercice militaire multinational annuel
des États-Unis en Asie et comprend une formation aux techniques de
combat, à l’armement, à la survie et à d’autres exercices sur le
territoire thaïlandais, dans les airs et dans le golfe de Thaïlande.
Près de 10 000 soldats, principalement des États-Unis et de
Thaïlande, ont rejoint les forces d’une trentaine de pays du 27 février
au 10 mars pour y participer. Les principales équipes de guerre de cette
année comprenaient les États-Unis, la Thaïlande, la Corée du Sud,
Singapour, la Malaisie, le Japon et l’Indonésie.
Le chef des forces de défense thaïlandaises, le général Chalermpol
Srisawat, qui a récemment pris sa retraite, a permis « l’intégration de
la cybersécurité et de la connaissance de la situation spatiale dans
l’exercice [Cobra Gold] », a déclaré un communiqué du Commandement
indo-pacifique (PACOM).
La connaissance de la situation spatiale (SSA) comprend la
surveillance des objets dans l’espace et la prédiction de leurs
mouvements afin de prévenir les collisions, les attaques et d’autres
dangers.
Le département de la Défense des États-Unis utilise ce pouvoir pour
potentiellement défendre et attaquer dans l’espace, et positionner,
réparer et récupérer des satellites et d’autres objets.
Le département américain du Commerce, quant à lui, partage les
données de l’ASS avec les entreprises commerciales qui ont besoin de
protéger leurs télécommunications et autres satellites.
Le Commandement spatial américain a déclaré qu’il développait et
contrecarrait des satellites capables d’étendre des bras robotiques pour
capturer des satellites rivaux, zapper des objets spatiaux avec des
lasers et disperser les attaques en libérant un nombre écrasant de
drones leurres et de satellites fictifs pour déconcerter les
adversaires.
« Les Chinois ont testé le bras robotique et démontré qu’il peut
déplacer un satellite mort dans et hors de l’orbite géosynchrone ou
GEO », selon le général de l’armée James Dickinson, chef du Commandement
spatial américain.
NBC a déclaré en décembre que les responsables de la défense étaient
conscients que « ces dernières semaines, la Chine a testé avec succès
l’équivalent d’un ravitailleur en carburant pour satellites, une
innovation révolutionnaire qui permettrait à Pékin de prolonger la durée
de vie des satellites qui, autrement, expireraient pour avoir manqué de
carburant ».
« Si une guerre éclatait entre les États-Unis et la Chine, elle
commencerait probablement dans l’espace », ont déclaré des experts,
selon NBC.
Le commandant du PACOM, l’amiral John Aquilino, a décerné la médaille
de la Légion du mérite des États-Unis, grade de commandeur, au général
Chalermpol à Bangkok le 18 janvier pour sa collaboration avec le
Pentagone dans l’expansion de Cobra Gold.
Des
Marines américains et des membres de l’armée de l’air américaine
discutent de cyberopérations défensives pendant le champ de tir
cybernétique dans le cadre de l’exercice Cobra Gold au quartier général
de la Royal Thai Air Force à Bangkok, au Royaume de Thaïlande, le 20
février 2019. Photo : Corps des Marines des États-Unis / Sergent
d’état-major Matthew J. Bragg
Cobra Gold 2024 a également mis à jour ses leçons précédentes en
matière de cybersécurité et de guerre pour refléter les nouveaux
développements en matière de logiciels malveillants, de virus, de
piratage et d’autres menaces internationales en ligne.
L’année dernière, le Cobra Gold en Thaïlande, un allié des États-Unis
non membre de l’OTAN, comprenait un « exercice cybernétique
d’introduction pour un centre de coordination des forces spatiales
combinées », a rapporté le site Web de l’armée américaine.
« Les participants se sont répartis en équipes par pays et se sont
préparés à défendre les cyberactifs grâce à l’évaluation des menaces, à
l’élaboration et à la mise en œuvre de plans de réponse aux incidents et
au partage des connaissances entre les équipes », a-t-il déclaré.
Ces exercices préliminaires ont commencé en 2023, « l’année
inaugurale intégrant le domaine spatial dans Cobra Gold », a déclaré le
site de l’armée.
« Ces activités ont renforcé notre compréhension commune de ce qui
constitue des activités spatiales sûres et responsables, et de la
manière de contribuer à un environnement spatial plus stable en
réduisant le risque d’erreur de calcul », a déclaré le
lieutenant-colonel de l’US Air Force Chad Briggs, coordinateur des
exercices spatiaux et commandant du détachement 1 de la Garde nationale
aérienne d’Hawaï.
Les équipes de Cobra Gold 2023 ont suggéré d’accroître la coopération
entre les centres d’opérations spatiales des États-Unis, du Japon et de
la Thaïlande.
En décembre, la société chinoise Huawei Technology, rivale de
Washington dans une cyberguerre froide de suspicion et de sanctions,
s’est associée à l’Agence nationale de cybersécurité (NCSA) de Thaïlande
et a remporté le prix du Premier ministre : Prix d’excellence en
cybersécurité de la Thaïlande 2023.
« En tant que partenaires, la NCSA et Huawei Thaïlande conviennent
que nous devons… atteindre ces objectifs, ce qui se traduira par une
norme de cybersécurité encore plus stricte pour le pays et davantage de
talents numériques pour répondre aux demandes du côté industriel », a
déclaré le secrétaire général de la NCSA, le maréchal de l’air Amorn
Chomchoey, lors de l’événement.
« C’est pourquoi la NCSA s’associe à Huawei pour élever les normes de
cybersécurité dans tous les secteurs de la Thaïlande », a déclaré
Amorn.
La NCSA a été créée il y a cinq ans pour se concentrer sur « les
attaques de cybersécurité telles que le déni de service et les
rançongiciels, la fraude en ligne et le cyberbien-être, c’est-à-dire sur
la façon d’identifier la désinformation », a déclaré Amorn.
Le Bangkok Post a rapporté : « Cette reconnaissance reflète vraiment
les efforts de Huawei pour stimuler l’écosystème numérique du pays afin
de connecter pleinement tout le monde, chaque foyer et chaque
organisation avec une technologie intelligente pour soutenir l’avenir
numérique durable de la Thaïlande. »
En 2022, le secrétaire général de la NCSA de l’époque, Prachya
Chalmwa, a déclaré : « Notre collaboration avec Huawei Thaïlande, un
partenariat public-privé, est essentielle pour établir un cyberespace de
confiance mondial dans le pays. »
Les télécommunications de Huawei en Thaïlande comprennent la
technologie compatible 5G, l’intelligence artificielle (IA) et le cloud
computing.
Huawei, la NCSA et l’Académie thaïlandaise de développement des
compétences numériques ont récemment lancé un cours de formation à la
sécurité du cloud 2024 pour former les Thaïlandais, a déclaré le
directeur de Huawei Thaïlande, Edison Xu.
Un véhicule Huawei 5G à l’hôpital Siriraj de Bangkok. Image : X Capture d’écran
La Chine, quant à elle, enseigne à la Thaïlande les technologies spatiales et les satellites.
La Thaïlande est membre de l’Organisation de coopération spatiale
Asie-Pacifique (APSCO), basée à Pékin, fondée en 2008, aux côtés du
Bangladesh, de l’Iran, de la Mongolie, du Pakistan, du Pérou et de la
Turquie.
Le groupe dit qu’il partage la science, la technologie et les
applications spatiales, y compris des projets sur la recherche lunaire,
la construction de satellites, le lancement, la télédétection et les
télécommunications.
L’APSCO a organisé une « réunion du groupe d’experts » pour les
membres à Bangkok du 11 au 15 décembre pour discuter de diverses
recherches, notamment l’accent mis par la Thaïlande sur le Mékong et une
« estimation du transport des sédiments dans le principal fleuve à
l’aide de techniques de télédétection », a déclaré l’APSCO.
La Chine souhaite également que la Thaïlande et d’autres membres de l’APSCO développent des satellites.
« La constellation conjointe de petits satellites multi-missions
(SMMS) de l’APSCO se compose de trois satellites de télédétection en
orbite fournis par la Chine et de huit nouveaux satellites qui devraient
être développés conjointement par tous les États membres », a-t-il
déclaré.
« En connectant toutes les stations au sol dans les pays
participants, l’efficacité et les avantages du système seront
considérablement multipliés », a déclaré l’APSCO.
Richard S. Ehrlich est un correspondant américain à l’étranger
basé à Bangkok qui fait des reportages en Asie depuis 1978. Extraits de
ses deux nouveaux livres de non-fiction, « Rituals. Tueurs. Guerres. et
le sexe. — Tibet, Inde, Népal, Laos, Vietnam, Afghanistan, Sri Lanka et
New York » et « Tribus apocalyptiques,