samedi 16 mars 2024

 

Le spectre d’une défaite militaire en Ukraine

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Personne n’aurait pu imaginer que l’Ukraine se retrouverait dans la situation actuelle, où elle a perdu sa place dans les priorités occidentales et où son sort ne préoccupe plus les cercles politiques occidentaux, du moins pas comme au début de la crise.

Cela n’est cependant pas surprenant, car les priorités changent et l’attention de l’opinion publique et des cercles politiques se déplace en fonction de l’évolution et des conséquences des événements. Il en va de même pour l’attention des médias, qui évoluent rapidement.

Lors de la récente conférence de Munich sur la sécurité, il est apparu clairement que l’Ukraine n’a aucune perspective positive dans sa guerre contre la Russie et que, par conséquent, les projecteurs sur cette guerre sont en train de s’éteindre.

L’événement le plus marquant de la guerre en Ukraine est le retrait de l’armée ukrainienne de la ville d’Avdiivka, l’une des villes stratégiquement importantes de l’est de l’Ukraine, qui est tombée complètement aux mains des forces russes.

Ce qui est frappant dans ce retrait, c’est que, selon les médias, il a dégénéré en déroute un jour avant que le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Oleksandr Syrskyi, n’ordonne l’évacuation de la ville. Cela laisse présager des indicateurs négatifs pour la situation de l’armée ukrainienne sur le terrain.

La situation sur le terrain montre également que l’armée ukrainienne souffre depuis des mois d’un manque de munitions et d’équipements et que le moral des troupes s’est dégradé, ce qui a conduit à une stagnation puis à une détérioration de la situation en faveur de l’armée russe.

L’armée russe est passée de la défense des territoires qu’elle contrôlait à l’attaque, essayant de conquérir de nouveaux territoires ukrainiens ou de reprendre ce que l’armée ukrainienne contrôlait auparavant.

Cela signifie que le cours des opérations sur le terrain a changé en faveur de l’armée russe, ce qui explique les déclarations des responsables ukrainiens selon lesquelles leur armée est confrontée à des conditions difficiles sur le terrain. Au niveau politique, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, a clairement indiqué que les autorités ukrainiennes n’ont pas l’intention de reconnaître leur défaite et de céder les territoires qu’elles considèrent comme les leurs au nom du rétablissement de la paix dans le pays.

Il est intéressant de noter que la partie ukrainienne mentionne la capitulation, mais sous la forme d’un rejet et d’une dénonciation, ce qui laisse entrevoir la situation précaire de l’armée ukrainienne sur le champ de bataille. Cela a incité le représentant permanent de la Russie auprès des Nations Unies, Vasily Nebensya, à déclarer au Conseil de sécurité qu’il était encore possible de préserver l’Ukraine en tant qu’État, mais que pour ce faire, elle devait devenir neutre et cesser de représenter une menace pour la Russie.

Il semble également que la situation de l’armée ukrainienne ne préoccupe plus les Américains, qui cherchent plutôt un moyen de sauver la face ou un bouc émissaire pour expliquer ce qui s’est passé en Ukraine. Le président Biden a expliqué que la récente défaite des forces ukrainiennes à Avdiivka s’expliquait par le retard pris par le Congrès dans l’approbation de l’important contrat d’armement que son administration avait proposé pour soutenir la capacité des forces ukrainiennes à poursuivre le combat et à défendre leurs positions. La Maison-Blanche tente donc de faire porter la responsabilité de l’échec en Ukraine au GOP plutôt qu’au président Biden, alors que le soutien à l’Ukraine existe depuis environ deux ans et n’a diminué qu’au cours des derniers mois, en particulier depuis le déclenchement de la guerre à Gaza.

De toute évidence, l’administration Biden cherche à assumer le moins possible la responsabilité de l’échec attendu en Ukraine et à œuvrer à la poursuite des combats, ne serait-ce que dans un cadre défensif et tactique, en empêchant l’armée ukrainienne de s’effondrer avant la fin de l’élection présidentielle américaine. Après tout, la Maison Blanche est consciente de l’impact catastrophique qu’aurait une défaite en Ukraine sur les espoirs électoraux du président Biden.

L’échec militaire en Ukraine pourrait avoir des répercussions sur le président Biden, qui a subi une série de revers tout au long de son mandat, du retrait humiliant de l’armée américaine d’Afghanistan à la gestion ratée de la crise de Gaza, en passant par l’enlisement de plusieurs dossiers, au premier rang desquels l’Ukraine, l’Iran, la dissuasion de la milice Houthi et le déclin de l’influence américaine dans plusieurs régions du monde, notamment en Irak, où les forces américaines ont été attaquées plusieurs fois d’affilée.

Enfin, l’Ukraine est devenue un point de discorde entre démocrates et républicains américains, et le dernier recours est d’acquérir des missiles ATACM américains de longue portée (300 km) pour tenter de stopper l’attaque russe et de remonter le moral de l’armée ukrainienne.

Cependant, la décision de la Maison Blanche d’envoyer ces missiles à l’Ukraine pourrait être le dernier clou dans le cercueil des chances d’élection de Biden en novembre prochain, étant donné la réaction furieuse de la Russie, surtout si l’Ukraine attaque des zones situées au fin fond de la Russie avec ces missiles. Biden veut donc que l’armée ukrainienne continue à se battre, non pas pour gagner ou même pour défendre le territoire qu’elle contrôle, mais pour empêcher la capitulation et l’effondrement du terrain, ce qui signifierait une défaite militaire dont Biden paierait certainement le prix.

vendredi 15 mars 2024

IL ÉTAIT UNE FOIS.... LA FRANCE

 

Il était une fois …. la France

Michel Raimbaud, Ancien ambassadeur de France

Il fut un temps, naguère, où la France avait une politique arabe, une politique africaine, une politique d’indépendance nationale, fondée notamment sur son statut de puissance nucléaire, une politique de grandeur, disait-on en ricanant parfois, mais on en était fier : De Gaulle était soucieux du rang de la France. Sans rien renier, il proposait une sorte de troisième voie, un non-alignement en ces temps de guerre froide. Il était capable de reconnaitre la Chine Populaire, premier occidental à oser le faire, de prononcer le discours de Phnom-Penh aux portes du Vietnam où sévissait l’Amérique. Il parlait de la Russie, des « Soviets », ou de la Chine avec respect. Et il décolonisait… C’était De Gaulle.

Un demi-siècle s’est écoulé. Notre pays est chassé d’Afrique, pays après pays, au fil des discours mal ajustés et paternalistes, des interventions militaires ratées, des abus reprochés aux entreprises expatriées, etc…

Par contre, l’actualité a mis en évidence le tropisme « israélien » effusif et exclusif des élites, ignorant le génocide, les images atroces venant de Gaza, les déclarations infamantes et déshumanisantes, la volonté d’exterminer et de déposséder les Palestiniens de leur terre, une posture qui contraste de manière flagrante avec la vigueur de la solidarité de la population en faveur de la cause palestinienne. Il n’y a d’ailleurs plus vraiment de politique arabe cohérente, excepté à l’égard de quelques émirats abrahamiques .

Les partenaires de l’Union Européenne peuvent par contre enregistrer comme une divine surprise l’ouverture d’esprit de la France en marche qui semble réceptive à l’idée sacrilège de les faire profiter de sa puissance nucléaire. Dans son grand élan européiste, ne paraît-elle pas parfois plus portée qu’il ne faudrait à faire de même quant notre précieux statut de membre permanent du Conseil de Sécurité, obtenu à l’arraché lors de la création de l’ONU. En résumé, la « grande nation » est complètement « revenue au bercail atlantique », comme disait M. Sarkozy.

Toute référence à l’intérêt national, à la défense nationale a disparu. Ce qui semble ne choquer personne dans le mainstream français. Le Président ne fait pas mystère de son rêve de promouvoir une Europe de la défense et, au nom d’une identité collective fantôme, de franchir le pas vers une Europe fédérale dont il se verrait bien le chef de guerre, prenant la succession d’Ursula, l’usurpatrice. Cette liaison successorale semble prendre la relève du « couple franco-allemand », lequel a apparemment mal vieilli.

Le Président actuel aime bien le vieux Joe : il suffit de contempler les deux chefs d’Etat en entretien (probablement sur Gaza ), un cornet de glace à la main ! En tout état de cause, ils ne cachent pas leur complicité sur les deux dossiers majeurs du moment, l’Ukraine et ce qu’ils appellent la guerre Israël-Hamas.

Il est dans l’air du temps de faire beaucoup de zèle avec Zelensky, présenté comme un phare de la démocratie. Le 16 février 2024, Emmanuel Macron a signé avec le héros un accord de coopération, avant de recevoir à l’Elysée les chefs d’Etat et/ou de gouvernement de 21 pays occidentaux, 17 européens ainsi que le Canada, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Suède. Ses déclarations surréalistes ont fait sensation : « Nous ferons tout ce qu’il faut pour que la Russie ne puisse pas gagner cette guerre ». Ou encore : « Je n’écarte pas la possibilité d’envoyer des troupes militaires en Ukraine », suggérant de « créer une coalition pour les frappes dans la profondeur et donc les missiles et bombes de moyenne et longue portée ».

Pour ceux qui n’auraient pas compris ce jargon, l’occupant de l’Elysée a précisé : car « la défaite de la Russie est indispensable à la sécurité et à la stabilité en Europe ». Certes, a-t-il concédé, « il n’y a pas de consensus à ce stade, mais en dynamique, rien ne doit être exclu »…

On ne sait pas si c’était voulu, mais il est sûr que, par ses déclarations intempestives sur « la menace russe », il a mis la France en position périlleuse, au-devant de la scène, ce qu’à Dieu ne plaise?

C’est étrange. On aurait pu penser à l’inverse qu’il n’y a pas de sécurité possible ou de stabilité envisageable sans la participation active de la Russie. C’était le principe couramment admis jusqu’ici. La Russie est et restera notre voisine. Il suffit de regarder la carte et de constater la place qu’y occupe le plus vaste pays de la planète (plus de 17 millions de km2, 150 millions d’habitants, sa première puissance militaire, y compris nucléaire, sans doute devenue (depuis la guerre en Ukraine) la première puissance économique de l’Europe.

Pas un mot sur une perspective de paix, de négociation, de recherche d’une solution. Nos « élites » évoquent avec désinvolture la menace de guerre nucléaire, comme si c’était une fatalité. C’est pourtant le moment ou jamais de tout faire pour éviter la catastrophe…

Le monde de la guerre froide était certes marqué par la coexistence de deux blocs adverses voire ennemis, mais ces derniers avaient conscience de partager la même planète. Ils étaient d’accord sur le fait qu’ils devaient régler les conflits selon des critères convenus d’un commun accord et selon le droit international, dans le cadre de l’ONU. Tel n’est plus le cas en 2024, dès lors que la planète est clairement divisée en deux « mondes » de plus en plus hostiles : l’Occident collectif » qui compte pour 10% de la population mondiale et le « Sud global » tricontinental (Eurasie, Afrique, Amérique Latine) qui a vocation à rassembler les 90% restants. La société internationale va finir par se séparer en deux camps dans tous les domaines, si ce n’est déjà fait, y compris pour les Jeux Olympiques et l’Eurovision….Entre les deux, les canaux de la diplomatie (la nôtre a été en quelque sorte démantelée) paraissent d’ores et déjà rompus, ce qui est préoccupant. En outre, le langage guerrier semble bien dérisoire, surtout lorsqu’il oppose directement des pays dont le potentiel est de plus en plus déséquilibré, militairement et économiquement, l’un très « suiviste » dans un bloc en perte de vitesse et l’autre à la tête d’un ensemble multipolaire en pleine expansion.

L’Ukraine est loin de la France. L’Ukraine n’est pas notre pays et la guerre d’Ukraine n’est pas notre guerre. Qui pourrait avoir envie d’envoyer nos jeunes mourir pour Zelensky ?

Paraît-il que « nous ne pouvons pas accepter l’hypothèse d’une victoire de Vladimir Poutine qui représenterait la fin de la démocratie ukrainienne, mais aussi la défaite stratégique, militaire, politique et morale de l’Occident ». C’est Manuel Valls qui a parlé. Laissons ce revenant, qui a épousé et abandonné tant de causes, régler le dilemme.

Michel Raimbaud

Michel Raimbaud, ancien ambassadeur de France, ancien directeur de l’Ofpra, conférencier, essayiste. Auteur de plusieurs ouvrages, notamment : Le Soudan dans tous ses états. Tempête sur le Grand Moyen-Orient. Les Guerres de Syrie. Syrie: Guerre globale: fin de partie ? (livre collectif)

Source: Arretsurinfo.ch

 

Sans le savoir, et malgré lui, Orwel avait prédit notre société

vendredi 15 mars 2024 par Francis Arzalier (ANC)

Chaque jour nous apporte, si on veut bien les lire, des preuves supplémentaires du système de manipulation des esprits dans lequel nous ont installé les pouvoirs successifs, dont les pantins qui les incarnent avec plus ou moins de brio, Sarkozy, Hollande, Valls, Macron, Attal et quelques autres, sont les visages divers d’une même réalité, le Capitalisme occidental dans sa phase de pourriture, décomposition politique, morale, idéologique. Et cette pourriture fleurit sur une emprise par des technologies de plus en plus incontrôlables par l’essentiel des citoyens, par des « progrès » claironnés, qui nous enlèvent chaque jour un peu plus la maîtrise de nos actes, et de nos pensées.

Ce matin encore la messagerie informatique était encombrée de quatre e-mail prétendant émaner de notre banque, exigeant le retour immédiat de coordonnées personnelles, ce qui permettrait à l’anonyme bien informé de vider le compte bancaire.

Hier, plusieurs appels téléphoniques d’un même numéro 04…, sollicitant une même demande, et qui revient imperturbablement, bien qu’on en ai demandé l’interdiction promise.

Avant-hier, un e-mail menaçant signé de la Gendarmerie, nous intiment nommément de répondre à des poursuites pour pédophilie.

Mieux encore, car cela n’est pas le fait seulement d’escrocs manipulant fort bien l’informatique, métrant par effraction nos vies privées, qui ne le sont plus guère.

Il y a quelques jours, ma compagne quotidienne, qui n’a plus guère le loisir d’aller « faire les magasins « comme autrefois, a consulté sur l’ordinateur les robes de saison proposées à l’achat par une entreprise française bien connue de commandes en ligne, déjà utilisée par nous en livraison à domicile. Elle n’avait à l’occasion que consulté le catalogue, sans aucunement commander, et sans laisser le moindre nom ni adresse. À sa grande surprise, quelques heures après, nous recevions sur notre ordinateur une proposition d’achat des vêtements susdits, avec une proposition de prix réduits.

Qu’en conclure, sinon que les « experts commerciaux » de l’entreprise concernée ont les moyens d’enregistrer les coordonnées d’un client potentiel qui n’a fait aucune démarche d’achat, mais simplement consulté un catalogue !
Balivernes, diront les naïfs, qui ne voient pas cette armée d’informaticiens, au service des entreprises commerciales, mais aussi des administrations d’´État, des officines d’information et d’idéologie, qui savent tout chaque fois qu’ils le veulent, le domicile et les coordonnés téléphoniques et informatiques, l’âge et l’état de santé, qui se les échangent contre paiement pour en tirer quelques profits et modeler nos désirs et nos choix

Le meilleur des mondes, disait Orwell en 1948

Le roman d’anticipation « 1984 » écrit par Georges Orwell en pleine guerre froide annonçait une société cauchemardesque organisée par « le Parti » (suivez mon regard !) contrôlant le langage et la pensée des citoyens. 36 ans plus tard dans un mode « consensuel », les dirigeants y avaient même réussi à convaincre leur peuple soumis à utiliser une « novlangue », ramassis de dogmes absurdes et irrationnels, comme « l’obéissance, c’est la liberté ! » ou « la richesse des uns c’est la prospérité de tous ! ».

Le pire est que cette fiction, pensée par son auteur comme anti soviétique, n’a jamais décrit une réalité du « Socialisme réel », qui réussit si peu à endoctriner « ses » citoyens, que son effondrement en 1990 s’est déroulé sans opposition majeure de ceux qui étaient supposés être au pouvoir, ouvriers et prolétaires.

Ironie grinçante de l’histoire, il semble bien que la prédiction maléfique d’Orwell soit en voie de réalisation dans nos pays capitalistes occidentaux, et notamment notre Nation française, de plus en plus asservie à l’idéologie de sa bourgeoisie possédante et dirigeante, notamment grâce au poids plus écrasant chaque jour d’une « technologie de communication » envahissante. Tous les ingrédients du cauchemar d’Orwell se déploient sous les yeux de ceux qui voient encore, notamment la novlangue, pratiquée par la foule des « journalistes » et « experts » de nos télévisions et réseaux sociaux, mais aussi par les publicitaires et la plupart des « intellectuels » des beaux quartiers, quand ce n’est pas par les rappeurs des quartiers populaires en quête de notoriété.

Les « Éléments de langage »de cette novlangue libérale valent bien ceux inventés par Orwell, comme « Nous sommes une démocratie grâce à la liberté de posséder ».

Et les préposés de CNEWS, qui ont fabriqué le raciste Zemmour et continuent de déployer ses thèmes favoris (« insécurité due aux migrants musulmans et à leurs descendants, laxisme des lois françaises à leur encontre ») persistent à diffuser ces « vérités » nauséabondes, chauffant à blanc des millions de pauvres diables qui subissent le capitalisme, et s’en consolent en attribuant ses méfaits aux boucs émissaires que les médias leur désignent. Car leur mission quasi-exclusive dans notre « meilleur des mondes » est d’empêcher la conscience de classe, en la détournant en haine et peur irrationnelle.

La novlangue macronienne

Notre génération macronienne de politiciens ressasse sa novlangue tous les jours sur les écrans, mais elle s’est particulièrement illustrée à l’occasion du texte sur l’aide à l’Ukraine discutée à l’Assemblée nationale, sans que cela ait d’ailleurs aucune influence sur la décision déjà prise d’une aide militaire de 3 milliards d’euros aux nationalistes ukrainiens contre la Russie.
Macron et Attal se sont tout de même illustrés par quelques aphorismes ineptes :

« Défendre la Démocratie » exige que nous alimentions en armes par milliards les xénophobes Bandéristes ukrainiens et les Colonialistes racistes israéliens, qui ont déjà à leur actif plus de 30 000 morts palestiniens et projettent d’en faire un million par la faim et la soif.

Attal ajoute après son maître élyséen la possibilité d’engager soldats et force nucléaire dans ce qui serait le début d’une guerre mondiale, et clame que « Ne pas le faire est de la lâcheté ! ».
Et pour faire bon poids, ils affirment leur humanisme en parachutant aux affamés de Gaza et Rafah quelques caisses se sacs de riz, entre deux obus !…

À l’Assemblée, les élus PCF et LFI ont sauvé leur honneur politique en rejetant ce discours criminel, que PS et Verts ont approuvé. L’abstention hypocrite du RN a permis à cette folie belliciste de recueillir une majorité. Lors des prochaines élections européennes, les citoyens français qui persistent à rêver de paix négociée en Ukraine et en Palestine sauront ainsi pour qui ne pas voter, même si le choix d’un bulletin est de plus en plus difficile, dans cette submersion manipulatrice.

Et en ce 13 mars, le bouquet dans l’irrationnel novlangue :
Quelques dizaines d’étudiants osent occuper un amphi de Sciences Po, comme cela s’est fait avec parfois avec moins de raisons en 1968, pour dénoncer les crimes israéliens à Gaza. Le soir même, toutes les chaines télé, d’Yves Calvi à ses collègues de la 5, parfois pourtant plus mesurés, lancent la meute en affirmant : « Antisémites, ils sont antisémites ! ». Et, l’un des préposés de service n’hésite pas d’énoncer "une Université française, notamment Paris I, gangrenée par l’antisémitisme " !

Et le 14, le monarque Macron qui se voudrait un chef de guerre, et n’a réussi qu’à se faire expulser piteusement du Sahel, en a rajouté une louche en clamant sa novlangue : « pour obtenir la paix, il faut obtenir la défaite de la Russie, ne pas en fournir les moyens à l’Ukraine est lâcheté et faiblesse ».

Et cette ahurissante diatribe a donné libre cours à une vague déferlante de haine belliciste irrationnelle, par la meute de « journalistes » et « spécialistes » de toute obédience partisane, et de pensée formatée.

Tout en se répandant sur les « fake-News » lancés depuis Moscou……

Réveille-toi, Orwell, ils sont devenus fous !

 

La Chine et les Etats-Unis se disputent l’âme cybernétique de la Thaïlande

Les États-Unis intègrent désormais la cybersécurité dans les exercices conjoints annuels Cobra Gold, tandis que Huawei travaille main dans la main avec les autorités thaïlandaises pour contrecarrer les cybermenaces, ou comment Huwaei détricote ce que le gouvernement US s’emploie à créer contre la Chine. Hier nous avons vu comment la Chine utilisait ses liens avec des entreprises en Asie, et même au Mexique, pour de fait poursuivre un commerce directement et officiellement “prohibé”. Insensiblement, pas à pas, un monde différent se développe. Il est évident que les subtilités de la politique d’endiguement de la Chine peuvent échapper à notre crétinisme politico-médiatique. Trop compliqué diront ces gens-là, à la seule différence près que leurs contorsions qui ne se conforment qu’aux diktats des médias sont encore plus inaudibles. (note et traduction de Danielle Bleitrach histoire et société)

Par RICHARD S EHRLICH 13 MARS 2024


Un marine américain et un soldat thaïlandais échangent leurs coordonnées avant un assaut amphibie Cobra Gold sur la plage de Hat Yao, en Thaïlande, le 1er mars 2024. Photo : X Capture d’écran / Stars and Stripes)

BANGKOK – Washington a étendu son emprise jusqu’aux satellites de Bangkok et à la cybersécurité, les États-Unis formant pour la première fois l’armée thaïlandaise à la « connaissance de la situation spatiale » lors des wargames Cobra Gold qui viennent de s’achever.

Le chinois Huawei, quant à lui, s’est associé à l’Agence nationale de cybersécurité (NCSA) thaïlandaise, qui est responsable de la lutte contre les « cybermenaces » contre les infrastructures critiques de ce pays d’Asie du Sud-Est et d’autres cibles vulnérables.

Cobra Gold est le plus grand exercice militaire multinational annuel des États-Unis en Asie et comprend une formation aux techniques de combat, à l’armement, à la survie et à d’autres exercices sur le territoire thaïlandais, dans les airs et dans le golfe de Thaïlande.

Près de 10 000 soldats, principalement des États-Unis et de Thaïlande, ont rejoint les forces d’une trentaine de pays du 27 février au 10 mars pour y participer. Les principales équipes de guerre de cette année comprenaient les États-Unis, la Thaïlande, la Corée du Sud, Singapour, la Malaisie, le Japon et l’Indonésie.

Le chef des forces de défense thaïlandaises, le général Chalermpol Srisawat, qui a récemment pris sa retraite, a permis « l’intégration de la cybersécurité et de la connaissance de la situation spatiale dans l’exercice [Cobra Gold] », a déclaré un communiqué du Commandement indo-pacifique (PACOM).

La connaissance de la situation spatiale (SSA) comprend la surveillance des objets dans l’espace et la prédiction de leurs mouvements afin de prévenir les collisions, les attaques et d’autres dangers.

Le département de la Défense des États-Unis utilise ce pouvoir pour potentiellement défendre et attaquer dans l’espace, et positionner, réparer et récupérer des satellites et d’autres objets.

Le département américain du Commerce, quant à lui, partage les données de l’ASS avec les entreprises commerciales qui ont besoin de protéger leurs télécommunications et autres satellites.

Le Commandement spatial américain a déclaré qu’il développait et contrecarrait des satellites capables d’étendre des bras robotiques pour capturer des satellites rivaux, zapper des objets spatiaux avec des lasers et disperser les attaques en libérant un nombre écrasant de drones leurres et de satellites fictifs pour déconcerter les adversaires.

« Les Chinois ont testé le bras robotique et démontré qu’il peut déplacer un satellite mort dans et hors de l’orbite géosynchrone ou GEO », selon le général de l’armée James Dickinson, chef du Commandement spatial américain.

NBC a déclaré en décembre que les responsables de la défense étaient conscients que « ces dernières semaines, la Chine a testé avec succès l’équivalent d’un ravitailleur en carburant pour satellites, une innovation révolutionnaire qui permettrait à Pékin de prolonger la durée de vie des satellites qui, autrement, expireraient pour avoir manqué de carburant ».

« Si une guerre éclatait entre les États-Unis et la Chine, elle commencerait probablement dans l’espace », ont déclaré des experts, selon NBC.

Le commandant du PACOM, l’amiral John Aquilino, a décerné la médaille de la Légion du mérite des États-Unis, grade de commandeur, au général Chalermpol à Bangkok le 18 janvier pour sa collaboration avec le Pentagone dans l’expansion de Cobra Gold.

Des Marines américains et des membres de l’armée de l’air américaine discutent de cyberopérations défensives pendant le champ de tir cybernétique dans le cadre de l’exercice Cobra Gold au quartier général de la Royal Thai Air Force à Bangkok, au Royaume de Thaïlande, le 20 février 2019. Photo : Corps des Marines des États-Unis / Sergent d’état-major Matthew J. Bragg

Cobra Gold 2024 a également mis à jour ses leçons précédentes en matière de cybersécurité et de guerre pour refléter les nouveaux développements en matière de logiciels malveillants, de virus, de piratage et d’autres menaces internationales en ligne.

L’année dernière, le Cobra Gold en Thaïlande, un allié des États-Unis non membre de l’OTAN, comprenait un « exercice cybernétique d’introduction pour un centre de coordination des forces spatiales combinées », a rapporté le site Web de l’armée américaine.

« Les participants se sont répartis en équipes par pays et se sont préparés à défendre les cyberactifs grâce à l’évaluation des menaces, à l’élaboration et à la mise en œuvre de plans de réponse aux incidents et au partage des connaissances entre les équipes », a-t-il déclaré.

Ces exercices préliminaires ont commencé en 2023, « l’année inaugurale intégrant le domaine spatial dans Cobra Gold », a déclaré le site de l’armée.

« Ces activités ont renforcé notre compréhension commune de ce qui constitue des activités spatiales sûres et responsables, et de la manière de contribuer à un environnement spatial plus stable en réduisant le risque d’erreur de calcul », a déclaré le lieutenant-colonel de l’US Air Force Chad Briggs, coordinateur des exercices spatiaux et commandant du détachement 1 de la Garde nationale aérienne d’Hawaï.

Les équipes de Cobra Gold 2023 ont suggéré d’accroître la coopération entre les centres d’opérations spatiales des États-Unis, du Japon et de la Thaïlande.

En décembre, la société chinoise Huawei Technology, rivale de Washington dans une cyberguerre froide de suspicion et de sanctions, s’est associée à l’Agence nationale de cybersécurité (NCSA) de Thaïlande et a remporté le prix du Premier ministre : Prix d’excellence en cybersécurité de la Thaïlande 2023.

« En tant que partenaires, la NCSA et Huawei Thaïlande conviennent que nous devons… atteindre ces objectifs, ce qui se traduira par une norme de cybersécurité encore plus stricte pour le pays et davantage de talents numériques pour répondre aux demandes du côté industriel », a déclaré le secrétaire général de la NCSA, le maréchal de l’air Amorn Chomchoey, lors de l’événement.

« C’est pourquoi la NCSA s’associe à Huawei pour élever les normes de cybersécurité dans tous les secteurs de la Thaïlande », a déclaré Amorn.

La NCSA a été créée il y a cinq ans pour se concentrer sur « les attaques de cybersécurité telles que le déni de service et les rançongiciels, la fraude en ligne et le cyberbien-être, c’est-à-dire sur la façon d’identifier la désinformation », a déclaré Amorn.

Le Bangkok Post a rapporté : « Cette reconnaissance reflète vraiment les efforts de Huawei pour stimuler l’écosystème numérique du pays afin de connecter pleinement tout le monde, chaque foyer et chaque organisation avec une technologie intelligente pour soutenir l’avenir numérique durable de la Thaïlande. »

En 2022, le secrétaire général de la NCSA de l’époque, Prachya Chalmwa, a déclaré : « Notre collaboration avec Huawei Thaïlande, un partenariat public-privé, est essentielle pour établir un cyberespace de confiance mondial dans le pays. »

Les télécommunications de Huawei en Thaïlande comprennent la technologie compatible 5G, l’intelligence artificielle (IA) et le cloud computing.

Huawei, la NCSA et l’Académie thaïlandaise de développement des compétences numériques ont récemment lancé un cours de formation à la sécurité du cloud 2024 pour former les Thaïlandais, a déclaré le directeur de Huawei Thaïlande, Edison Xu.

Un véhicule Huawei 5G à l’hôpital Siriraj de Bangkok. Image : X Capture d’écran

La Chine, quant à elle, enseigne à la Thaïlande les technologies spatiales et les satellites.

La Thaïlande est membre de l’Organisation de coopération spatiale Asie-Pacifique (APSCO), basée à Pékin, fondée en 2008, aux côtés du Bangladesh, de l’Iran, de la Mongolie, du Pakistan, du Pérou et de la Turquie.

Le groupe dit qu’il partage la science, la technologie et les applications spatiales, y compris des projets sur la recherche lunaire, la construction de satellites, le lancement, la télédétection et les télécommunications.

L’APSCO a organisé une « réunion du groupe d’experts » pour les membres à Bangkok du 11 au 15 décembre pour discuter de diverses recherches, notamment l’accent mis par la Thaïlande sur le Mékong et une « estimation du transport des sédiments dans le principal fleuve à l’aide de techniques de télédétection », a déclaré l’APSCO.

La Chine souhaite également que la Thaïlande et d’autres membres de l’APSCO développent des satellites.

« La constellation conjointe de petits satellites multi-missions (SMMS) de l’APSCO se compose de trois satellites de télédétection en orbite fournis par la Chine et de huit nouveaux satellites qui devraient être développés conjointement par tous les États membres », a-t-il déclaré.

« En connectant toutes les stations au sol dans les pays participants, l’efficacité et les avantages du système seront considérablement multipliés », a déclaré l’APSCO.

Richard S. Ehrlich est un correspondant américain à l’étranger basé à Bangkok qui fait des reportages en Asie depuis 1978. Extraits de ses deux nouveaux livres de non-fiction, « Rituals. Tueurs. Guerres. et le sexe. — Tibet, Inde, Népal, Laos, Vietnam, Afghanistan, Sri Lanka et New York » et « Tribus apocalyptiques,

LE VÉRITABLE ENNEMI DE LA FRANCE.....

 
 
 
....POUTINE  ?
OU MACRON ???