samedi 23 mars 2024

PLUS QUE JAMAIS D'ACTUALITÉ.....

 

....le texte de Jean Claude Delaunay publié sur le blog communiste de référence, "HISTOIRE ET SOCIÉTÉ", le 1° Juillet 2022, d'autant plus méprisé et combattu par les réformistes et autres liquidateurs, contribution titrée:

Bonjour Danielle, bonjour mes camarades, encore un effort pour être communiste, par Jean-Claude Delaunay

Je salue l’optimisme indéfectible et nécessaire de Danielle. Nous devons nous requinquer de temps en temps. A mon avis, cependant, mais mon avis est sans importance, rien ne sortira de ce qui reste de la flamme communiste si la masse des militants communistes ne prend pas le pouvoir pour l’entretenir et la rénover. Se poser la question de savoir si Roussel fera ceci ou cela me paraît dépourvu d’intérêt, car je sais, l’ayant vu à l’oeuvre, qu’il ne fera pas ceci mais qu’il fera cela et qu’il ne s’inclinera devant l’obligation de faire ceci qu’à la condition que la masse active des militants ne le lui suggère avec fermeté. La bataille actuelle est celle du Congrès. Au delà de ce propos, peut-être aussi lointain de la réalité française que peu réconfortant, je voudrais faire deux remarques.

La première est qu’on ne peut aujourd’hui, et cela depuis le début du 20ème siècle, mais il y a eu des étapes et des évolutions, séparer ce qui se passe à l’intérieur des pays capitalistes développés et ce qui se passe à l’extérieur de ces pays. Pourquoi? Parce ce que le capitalisme a engendré en son sein, depuis la fin du 19e siècle, un fractionnement significatif entre le Grand Capital (le capital monopoliste, la grande bourgeoisie) et le reste du Capital. Le Grand Capital aujourd’hui est à la fois dedans et dehors. Il n’y a pas l’impérialisme, qui serait l’extérieur, et le capitalisme, qui serait l’intérieur. Il y a le Capital monopoliste dans chaque pays développé et à la direction des affaires. Il s’en suit, dans ces pays, des rapports sociaux internes et externes cohérents et imbriqués, propres à chaque pays impérialiste et la constitution évolutive du système de ces rapports sociaux, que l’on nomme l’impérialisme, que l’on peut avoir tendance à n’identifier aujourd’hui qu’à la puissance américaine. Roussel n’a manifestement pas compris ça, pas plus vraisemblablement, que ses conseillers. C’est dommage car c’est le b-a-ba du marxisme-léninisme, l’arme théorique puissante dont devrait se doter le prolétatriat organisé.

La deuxième remarque est liée à la précédente. Roussel est pour le socialisme. Oui mais dit-il, “le socialisme à la française”. Or dans l’esprit des réformistes qui ont investi le PCF, et donc dans celui de Roussel qui n’a pas la capacité de surmonter ce handicap, terrible et mortel pour un révolutionnaire, qu’est le réformisme, cela signifie un socialisme électoral, un socialisme reposant uniquement sur des élections. Or, et j’en viens au point précédent, c’est un socialisme électoral dont on fait l’hypothèse qu’il prendra forme, tout en laissant à la grande bourgeoisie, au Capital monopoliste (aujourd’hui avec toutes ses interpénétrations mondiales et notamment nord-américaines), tous les pouvoirs dont elle, il, disposent. Bien sûr, lorsque les élections seront terminées, vous allez voir ce que vous allez voir, la grande bourgeoisie va en prendre plein la gueule, fouchtra. Mais rien ne sera mené contre elle avant les élections. C’est le vote qui va décider. Il faut être réglo et surtout ne pas être stalinien.

Donc voilà l’armature théorique duale du réformisme contemporain :
1) il ne faut pas confondre le capitalisme et l’impérialisme. Le capitalisme, c’est l’intérieur et il faut rompre avec la capitalisme. Mais l’impérialisme c’est l’extérieur et ce sont surtout les américains,
2) Cette rupture doit être et ne peut être qu’électorale. Ce qui, par parenthèse, est cohérent avec le fait que le PCF soit devenu un parti d’élus, et principalement d’élus municipaux. A ce réformisme contemporain basique, on peut associer diverses variantes, celle par exemple selon laquelle il existe “des capitalistes intelligents”. Le socialisme électoral est supposé, dans ce cas, pouvoir prendre appui sur l’élan transformateur que les “capitalistes intelligents”, modernistes en quelque sorte, pourraient apporter à l’aspiration révolutionnaire.

J’ai essayé, dans le chapitre 7 du bouquin que j’ai écrit sur le socialisme et que Aymeric Monville a publié, de rassembler quelques réflexions sur ce thème de la démocratie. Je me permets d’y renvoyer. Ce n’est pas simple et je suis certainement loin d’avoir tout dit sur ce sujet. Cela, il faut quand même se convaincre que d’une part la grande bourgeoisie de ce pays sait manoeuvrer. Restant au pouvoir, elle n’attend pas que des élections la renverse. Elle agit, elle divise, elle enfume, et que d’autre part, les spadassins mondiaux de l’impérialisme ne se contentent d’observer le cours des choses en buvant des alcools rafraîchissants et en écoutant de la musique classique. 

Eux aussi ils agissent.

 

Note de Pedrito

Dans et malgré la débâcle commencée il y a plus de 30 ans et qui n'a jamais cessé de s'aggraver, il reste encore quelques communistes dignes de ce nom qui font garder espoir. Qui tirent l'attelage des communistes sur la route qu'il n'aurait jamais dû quitter. Elle n'est heureusement pas seule, comme elle le craint et le reproche souvent, mais Danielle a un sacré courage, un sacré mérite, grâce à un engagement communiste exemplaire. Hors du commun dans cet environnement eurocommuniste suicidaire. Merci  chers camarades.

 

Origine du succès de l’islamisme radical dans les masses musulmanes

« Les progrès de la civilisation sont mesurables au progrès de la liberté qu'elle reconnaît aux femmes » Fourier cité par Marx

 

 Actualité française

 

Une élève sur 4 a refusé d'ôter le voile, lors du délit de non-respect de la laïcité au lycée Maurice Ravel de Paris.

Pas d'amalgame, en effet, généralisé à la population musulmane en France. Ce pourcentage exprime

 

  1. que la majorité des élèves féminines ( les femmes probablement moins militantes que les hommes, selon mon expérience dans l'éducation nationale) respectent la loi.

     

  2. qu'une minorité, rejette le droit français ( mais alors que font-elles en France, hors la loi ?) au profit-ne le cachons pas- de la Charia !

     

    Il existe certainement des partisanes du pouvoir patriarcal et de la soumission des femmes au pouvoir masculin ( père, frères, etc) comme les femmes du 3e Reich, acceptaient le rôle de pondeuses au profit de l'homme aryen du fantasme nazi.

 

Car, c'est là que gît le problème, La liberté religieuse revendiquée ne sert qu'à habiller, en le dissimulant, le contrôle millénaire masculin sur la sexualité féminine (dans toute l'Antiquité, les mariages sont conclus par les parents pour les intéressés) et jusqu'au 4ᵉ siècle le père a droit de vie et de mort sur ses enfants.

Contrôle dans la civilisation occidentale , largement disparu , grâce notamment aux luttes de classes menées par des mouvements féministes démocratiques et révolutionnaires. En 1793 : fin de la notion de puissance paternelle.

Il est en effet question ici de civilisation et, sinon de choc des civilisations, du moins de coexistence de civilisations sur un même territoire, imposée par le pouvoir du capital financier au double profit du rendement du capital et de la formation de communautés antagonistes, ferments de divisions populaires. Il s'agit d'entraver le mouvement revendicatif unitaire, à l'image des USA où les divisions ethniques paralysent les luttes, et substituent la lutte des races aux luttes de classes.

 

Cette civilisation française s'est construite dans le sang et les larmes des luttes de classes, des Jacqueries paysannes à la Commune, écrasées dans le sang par les soudards aux ordres des seigneurs et des banquiers, en passant par la révolution bourgeoise de 1789 et la lutte nationale contre l'occupant nazi. Les étrangers qui l'avaient choisie, ont payé de leur sang, avec honneur et en héros , leur billet d'entrée dans notre fraternité, pour la liberté humaine et l'égalité de naissance, contre l'ordre ancien et le retour à l'esclavage promis par la réaction nazie.

 

Pour comprendre l'attrait des masses musulmanes déracinées pour les thèses islamistes, il faut écouter leur souffrance, celle du père de famille transporté dans un monde qui n'est pas celui où il a vu le jour, dépossédé de son pouvoir familial, lui qui est écrasé par l'état administratif et répressif, surexploité au travail, souvent le plus ingrat et peu valorisant.

 

Il faut comprendre les multiples démarches des pères qui viennent s'enquérir avec angoisse dans les établissements scolaires, soucieux de l'assiduité de leurs filles scolarisées quand arrive le moment des mariages arrangés.

Ils sont exclus du pouvoir de choisir le conjoint de leurs filles et du contrôle de la sexualité du genre féminin dans leur famille.

Ils vivent dans une civilisation aux valeurs étrangères à celles du pays d'adoption , valeurs transmises de père en fils sous la double pression des groupes religieux musulmans et de leur arrière-cour dans les pays d'origine, qui composent avec les groupes politiques islamistes pour survivre.

Ils perdent le pouvoir qui incarnait leur virilité, et le rôle protecteur qui en faisait leur honneur et la source du respect qu'ils imposaient.

 

Cette civilisation est remise en cause depuis que l'immigration massive originaire de pays agraires, régis encore par la civilisation patriarcale, s'impose dans des communautés où l'Islam politique ( y en a-t-il un autre  ?) domine. Il faut se rendre compte de la signification que ce changement de mœurs implique pour un mâle patriarcal et notamment pour les plus démunis d'entre eux, de ceux qui n'ont rien d'autre que leur domestique rayonnement : perte d'autorité sur la famille et les femmes ,

 

Celui qui lui retirera ce pouvoir sera haï, et cette haine sera transmise à sa progéniture masculine et se transformera en haine du pays d'accueil et contre ses habitants non musulmans.

 

Ils aspirent au retour des rapports patriarcaux originaires, structurant les civilisations agraires, dépassés dans le monde moderne industrialisé, et adaptés au mode de vie rural ancien, où la force virile jouait encore un rôle économique et social, et faisait donc loi.

 

Les mondialistes, partisans de la dérégulation tous azimuts ont compris avant tout le monde, que l'idéologie et les mentalités des masses musulmanes dans leurs pays d'adoption résisteraient majoritairement à l'imposition d'idéologies, de religions, et de comportement social, en butte à leur mentalité patriarcale. Les théoriciens de la finance internationale ont vite compris quel parti ils pouvaient en tirer pour diviser les masses et leur retirer leur pouvoir de contestation.
 

Pourquoi personne dans les médias ne cherche l'origine du succès de l'islamisme radical ?

Au contraire et c'est louche, les médias vont jusqu'à offrir une tribune à l'égérie du lumpen qui glorifie la polygamie comme « expérience formidable » en relation avec sa situation personnelle !

 

Il convient de se demander à qui profite le crime ?

 

N'est-ce pas

-A ceux qui privilégient leurs profits contre le progrès de la civilisation

- A ceux qui jouent avec le risque de guerre civile

- A ceux qui réclament davantage d'immigration et qui « oublient » que des dizaines de milliers de fillettes sont encore excisées voire infibulées dans l'hexagone, par des ressortissants de pays où l'on emprisonne les homosexuels et où l'on tue les albinos dans les rues !

 AGORA VOX

 

Emmanuel Macron en mode chihuahua guerrier

Qu’est-ce qui peut expliquer le virage belliciste d’Emmanuel Macron amorcé à l’occasion de la conférence des 30 pays organisée le 26 février à Paris ? On l’avait alors vu prendre une initiative diplomatiquement assez ahurissante. Rappelons que cette conférence n’avait pas prévu à son agenda de parler de la présence de troupes européennes sur le théâtre d’opération ukrainien. Pas plus que cette question ne figurait sur le compte rendu et le procès-verbal qui sont établis dans ce genre de procédures. Cela n’avait pas empêché Emmanuel Macron qui comme on le sait entretient des rapports très élastiques avec les règles diplomatiques d’affirmer dans une conférence de presse organisée pour présenter le compte rendu de la réunion, qu’il ne fallait pas exclure l’intervention de troupes de l’OTAN sur le territoire de l’Ukraine pour y affronter l’armée russe. Ce fut immédiatement un tollé dans les capitales des pays participants qui rappelèrent que cette éventualité n’avait pas été discutée, et qu’il n’en était pas question. Jusqu’à John Kirby, porte-parole de Joël Biden faisant remarquer, rigolard que « même Zelensky ne l’avait pas demandé ».

De la péripétie à l’escalade

En France et dans toutes les chancelleries du monde, on se disait que cette nouvelle foucade d’un président erratique n’était qu’une péripétie diplomatique ridicule de plus, et que l’on allait retourner aux choses sérieuses. Dans un premier temps la presse système française prise par surprise fut bien embêtée ayant un peu de mal à trouver des soutiens crédibles. Alors on mobilisa quelques vieilles épaves du néo-conservatisme à la française comme Bernard Kouchner ou Serge July.

Le problème, c’est qu’Emmanuel Macron a insisté et emprunté la voie martiale avec une forme de déclaration de guerre à la Russie. En commençant par la signature en urgence de traités inconstitutionnels avec l’Ukraine et la Moldavie. Curiosités que ces engagements aux modalités absurdes qui présentent également la caractéristique d’être contraires au Traité de l’Atlantique Nord constitutif de l’OTAN, et au passage une violation de la Constitution moldave qui impose la neutralité à ce pays. Mais qu’à cela ne tienne si l’on commence à s’arrêter à ces détails juridiques, on ne va pas s’en sortir.

 Rappelons en effet qu’en ce qui concerne la guerre en Ukraine, en matière de violation de ses engagements et de sa parole, la France a quand même un lourd passif. En 2014 avec l’UE elle parraine et se porte garante d’un accord entre le président (démocratiquement élu) et l’opposition qui occupe la place du Maïdan. Non seulement cet accord ne sera pas appliqué mais la France va appuyer le coup d’état qui va déposer Ianoukovitch. Ensuite il y aura les deux accords de Minsk garantis par la France dont François Hollande président en exercice a reconnu qu’il n’avait jamais été dans notre intention de les faire appliquer ! Ensuite Emmanuel Macron, en violation grossière de toutes les règles diplomatiques, a rendu publique une conversation avec Vladimir Poutine avant l’intervention russe dans laquelle il démontrait qu’il n’avait même pas lu les accords de Minsk. Enfin, la France a soutenu le projet de traité de paix proposé au printemps 2022 par Zelensky et accepté par les Russes. La France mettait une condition, c’était que l’armée russe évacue les environs de Kiev, ce qu’elle a fait. Une fois de plus la France a violé sa parole et soutenu la rupture du traité de paix organisée par les Britanniques. Ce rappel est important, d’abord parce qu’il démontre à quel point Emmanuel Macron est capable de mentir effrontément lorsqu’il inverse la responsabilité des violations commises par l’Occident. Mais également souligne son total mépris du droit international et du droit interne de notre pays.

Sous le regard stupéfait de la communauté internationale, pour cette fois Occident et sud global rassemblés, le président français a poursuivi son escalade belliciste. Il a monté une coalition baroque et brinquebalante avec les minuscules pays baltes, la Pologne, et la ganache qui sert de président à la République tchèque. Rappelons encore une fois ce que disait Karl Marx dans une lettre adressée à son ami Frédérich Engels : « dans l’Histoire, les Polonais ont toujours fait courageusement des choses stupides ».

Les « élites » sur le pied de guerre

En France, après un moment de flottement le bloc élitaire s’est ressaisi. Tous les perroquets du discours présidentiel et de la russophobie sont montés à l’assaut. Emboîtant le pas d’Emmanuel Macron, ce furent d’abord les ministricules dans un déferlement de propagande et de mensonges, nous expliquant que la Russie était un nain politique, économique et militaire, puis sans crainte de la contradiction, qu’ils allaient nous envahir, et que d’ailleurs c’était déjà le cas. Journalistes sans morale et faux experts ensuite, chacun y allant de ses mensonges et surtout de ses accusations contre les tièdes, ou pire ceux qui préfèrent la paix à la guerre, présentés comme autant de traîtres méritant le poteau. Mention particulière pour Thomas Legrand dont les prises de position nous permettent de revisiter notre histoire. On le trouve en mode Robert Brasillach dans « Je suis partout » dressant les listes de ceux qui ne veulent pas marcher à son pas. Il nous renvoie à la presse de 1914 excitant un Raoul Villain qui assassinera Jean-Jaurès parce pour son opposition à la première guerre mondiale qui venait. Opposition qualifiée de trahison par les prédécesseurs de Legrand. Et on l’a entendu sur le plateau de « C ce soir » annoncer, qu’il s’engagerait dans la nouvelle LVF destinée à aller casser du moujik à l’Est. Il n’est hélas pas le seul.

Cette agitation en dit long sur l’état de notre démocratie, et sur le caractère malfaisant de la présidence d’un Emmanuel Macron porté au pouvoir par une opération politique digne d’un coup d’État. À cela s’ajoute la situation dans laquelle ses inconséquences plongent notre malheureuse armée. Devenue croupion, dépourvue d’hommes en nombre suffisant, privée de matériel, ne disposant plus d’une industrie capable de l’alimenter, elle n’est désormais qu’une force marginale au plan international. Conduite par des hommes courageux et dévoués, dont le « chef » les oblige pourtant à suivre une stratégie de coups de menton, et d’aboiements de roquet. Et à s’humilier avec des déclarations qui font ricaner les « ennemis » qu’on leur a désignés. « Pour se prémunir d’agressions à son égard et défendre ses intérêts, l’armée française se prépare aux engagements les plus durs, le fait savoir et le démontre » a été contraint de déclarer le général Pierre Schill, chef d’état-major de l’armée de terre. C’est là encore hélas, une rodomontade. Mon général, personne n’a l’intention « d’engager » l’armée française à moins qu’elle décide d’aller combattre la Russie. Et là, avec 20 000 hommes « projetés » et une production nationale quotidienne d’obus de 140 par jour à partir de fin 2024, alors que les Russes en tirent 10 000, cela risquerait effectivement assez « dur ». En l’état l’armée française dispose de quatre jours de munitions ! Paraphrasant Joseph Staline posons la question : « Macron combien de divisions ? », La réponse est une ! Il serait peut-être opportun de redevenir sérieux.

 Pour protéger et sanctuariser notre territoire national nous avons heureusement notre dissuasion nucléaire. Mais nos soldats, aussi courageux soient-ils, ne sont pas de la chair à canon pour défendre les intérêts des États-Unis.

Alors pourquoi Emmanuel Macron s’est-il lancé dans cette croisade imbécile ? Qui ne peut produire qu’une escalade dangereuse et contraire de toute évidence aux intérêts de notre pays.

Plusieurs explications ont été avancées pour tenter de trouver une explication. Chacune d’entre elles doit être étudié en n’oubliant pas le rôle des traits de caractère très particuliers du locataire installé à l’Élysée par les grands intérêts qui dominent dans notre pays.

La catastrophe politique du salon de l’agriculture ?

Parler de catastrophe concernant la prestation présidentielle au salon de l’agriculture est un doux euphémisme. Inutile de revenir sur les détails des différentes séquences, mais personne ne va venir soutenir aujourd’hui qu’il s’agissait d’un grand succès pour le chef de l’État qui s’est au contraire trouvé humilié à plusieurs reprises. Incontestablement le tintamarre médiatique lié à sa prise de position le jour de la conférence internationale tenue à l’Élysée, a prestement effacé sa piètre performance politique face aux agriculteurs. Dont les actions ont été comme le démontrent les études, largement soutenues par l’opinion. Cependant, ce premier objectif de diversion fut atteint. Reste entière la question de la suite et du changement d’approche macronien du conflit. Le président passant brutalement d’une forme de nuance appelant à la nécessité de « ne pas humilier la Russie », à une surenchère va-t-en-guerre finalement assez bizarre. Puisque d’une certaine façon, il a brûlé ses vaisseaux et qu’un retour en arrière devient assez difficile, au moins dans l’immédiat.

La soudaine prise de conscience de la catastrophe ukrainienne ?

L’hebdomadaire Marianne s’est fait l’écho d’un soi-disant rapport des autorités militaires sur une situation plus qu’inquiétante de l’Ukraine dont l’armée risquerait l’effondrement. Cette hypothèse manque quand même un peu de sérieux, dans la mesure où, d’abord depuis le début de la guerre, on savait le déséquilibre du rapport de force entre la Russie et l’Ukraine. Déséquilibre démographique, industriel, économique et surtout militaire. Malgré l’aide massive de l’OTAN, et des pays occidentaux, sauf à être aveugle ou auto-intoxiqué, une victoire militaire de l’Ukraine repoussant l’invasion russe n’était pas envisageable. Même si le niveau des dirigeants politiques et militaires s’est considérablement abaissé depuis 30 ans, on peut espérer que tout le monde n’est pas aussi stupide que Bruno Le Maire. Par conséquent l’impossibilité d’une « victoire » ukrainienne était présente dans les têtes depuis longtemps. Le problème étant qu’une absence de victoire est mécaniquement une défaite. Demandez à Napoléon et à Hitler ce qu’ils en pensent. Que la proximité de l’inévitable défaite ukrainienne provoque la panique, c’est compréhensible. Car elle sera bien celle de tout l’Occident et de l’OTAN. Dans ce cas, quel intérêt que cette agitation solitaire de Macron qui ne changera rien et fait ricaner dans toutes les capitales ? Et ce ne sont pas les grotesques photos où il se déguise en Popeye musclé « désireux d’en découdre » qui vont contribuer à ce qu’on le prenne au sérieux.

Les États-Unis soucieux de se désengager ont repassé la patate chaude à l’Europe ?

C’est effectivement une vraie question, dans la mesure où en cette année électorale, les démocrates américains sont en difficulté pour poursuivre leur soutien financier à l’Ukraine. Comme le reste de leurs alliés, les États-Unis sont aussi au bout du rouleau en ce qui concerne l’aide matérielle. La presse ukrainienne elle-même reconnaît méchamment que les Abrams, soi-disant meilleurs chars du monde ne leur ont servi à rien. Quant aux F16 il faudra plusieurs années pour former des pilotes, des personnels au sol, et reconstruire des pistes pouvant accueillir cet avion fragile… On sait désormais que le premier mardi de novembre 2024 verra le match retour Biden/Trump, que ce dernier est favori, et qu’il est fermement décidé à abandonner l’Ukraine. Soumission aux ordres de l’oncle Sam, hubris habituelle d’Emmanuel Macron, notre président a-t-il décidé d’enfourcher le fier destrier du chef de la croisade supplétive contre la Russie ?

Les jappements d’Emmanuel Macron, signe d’une volonté de relancer son deuxième mandat ?

Le président de la République réélu confortablement en avril 2022 pour un deuxième mandat ne pourra pas se présenter à un troisième en 2027. Ce qui veut dire qu’à partir de la fin de l’année 2024, son autorité politique déjà faible, va s’amoindrir. Et les différentes forces vont s’organiser en dehors de lui pour le scrutin à venir. À cette situation déjà particulière s’ajoute la défaite de juin 2022 aux élections législatives. Le système mis en place en 2002 par Lionel Jospin de concomitance entre élections présidentielle et législatives avait créé une situation où le Parlement devenait un outil, pour la mise en œuvre par le président de son programme. Exit le pouvoir législatif et la séparation des pouvoirs. Mais cette fois-ci, une majorité relative et une opposition morcelée sont arrivées au Palais-Bourbon et ont installé une Assemblée nationale, outil malcommode sinon complètement inadapté à l’exercice macronien du pouvoir. Tous les projets de loi sont l’objet de manœuvres de contorsions, de magouilles désastreuses et d’un étalage de lâcheté politique qui exaspèrent l’opinion. Macron, pourtant soutenu par la presse la plus servile du monde est contraint, pour exister autrement que comme repoussoir, de lancer des opérations de pure communication. Mises en scène des remaniements ministériels chaotiques assurant la promotion aux postes essentiels de pitres improbables. Multiplication ridicule des cérémonies aux Invalides, entrées devenues quasiment hebdomadaires au Panthéon, farces institutionnelles comme l’inutile inscription de l’IVG dans la Constitution. Dès qu’il vient sur le terrain directement politique, confronté à une opinion qui massivement le déteste, il rencontre échec sur échec.

Cela étant, il est toujours le chef de l’exécutif. Mais quelles sont ses perspectives ? Il sera bientôt le perdant qui s’en va, dont les anciens amis politiques soucieux de leur place dans le nouveau pouvoir à venir, vont s’éloigner. Rappelons-nous Bill Clinton à la fin de son deuxième mandat. Pour les élections européennes, Renaissance, a mis à la tête de sa liste la malheureuse Valérie Hayer, nouvelle calamité politique, probablement pire que Nathalie Loiseau, qui avait pourtant mis la barre assez haut. Le parti du président va probablement subir un échec retentissant. Les jeux olympiques de Paris sur lesquels Macron compte manifestement beaucoup pour redorer son image, ne se présentent pas sous le meilleur jour, c’est le moins que l’on puisse dire. Quelles sont ses marges de manœuvre face à l’éventuelle catastrophe électorale de juin prochain ? Dissoudre l’Assemblée nationale serait courir le risque de se retrouver avec une majorité Rassemblement National. Puisque même s’ils sont à prendre avec beaucoup de précautions, les sondages donnent consistance à cette perspective. Trois ans de cohabitation avec Marine Le Pen ou Jordan Bardella à inaugurer les chrysanthèmes ? Sans la possibilité de refaire le coup de François Mitterrand en 1988 ou Jacques Chirac en 2002 parvenant à battre leur premier ministre de cohabitation. Dans le meilleur des cas, si cette dissolution ne débouchait pas sur une majorité RN, la nouvelle Assemblée nationale serait encore plus problématique que celle de juin 2022. Emmanuel Macron est dans la situation d’un géant institutionnel empêché. Et contrairement à ce que l’on entend, ce n’est pas la Ve République qui est à bout de souffle, c’est ce qu’elle est devenue à force de tripatouillages de sa Constitution, et avec l’arrivée au pouvoir par une opération s’apparentant à une forme de coup d’état, d’un personnage sorti de nulle part. Sans aucune expérience sociale ou économique et qui, à son incompétence politique a ajouté des traits de caractère et des comportements qui amènent à s’interroger sur sa solidité psychologique.

Pour se relancer politiquement, inscrire inutilement l’IVG dans la constitution, lancer un autre débat tout aussi inutile mais malheureusement dangereux sur le « droit à mourir », ce sont des choses faciles à faire. Et de toute façon dans sa masse, l’opinion publique s’en moque. Cela ne peut pas sortir Emmanuel Macron du marécage politique dans lequel il s’enfonce. C’est son problème.

En revanche cela devient le nôtre lorsqu’il décide seul, de partir en guerre contre la première puissance militaire du monde, sans en avoir les moyens, mais pour se viriliser en chef de guerre. Cela met notre pays en danger. Qui va devoir envoyer à la mort des hommes et des femmes qui ont fait le choix de le servir. Et voir la crise sociale et économique majeure que nous traversons, s’aggraver.

Pouvons-nous accepter que l’avenir de notre pays soit entre les mains d’un incompétent narcissique et instable ?


 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

La Une de La Provence déplait à l'Elysée: le directeur de la rédaction mis à pied, la grève est votée

Communiqué du SNJ-CGT:

Les salariés du quotidien régional La Provence ont voté vendredi 22 mars à 79 % en faveur d’une grève illimitée et d’une motion de défiance contre leur direction, notamment le propriétaire du journal, le milliardaire Rodolphe Saadé, à la tête de l’armateur CMA-CGM.

La parution du journal est donc suspendue et une nouvelle assemblée générale est prévue lundi 25 mars pour décider de la suite du mouvement.

La raison de leur colère ? La mise à pied du directeur de la rédaction après la publication de la Une de jeudi 21 mars. Celle-ci était critique envers le plan de communication que constituait la venue à Marseille, deux jours plus tôt, du président Emmanuel Macron et de plusieurs de ses ministres, pour mettre en scène leur volonté de combattre le trafic de stupéfiants qui gangrène la ville.

« Il est parti et nous, on est toujours là… », pouvait-on lire en Une du quotidien, qui laissait la parole à des habitants de la cité paupérisée de la Castellane. L’article expliquait plus loin que si des points de vente de drogue avaient, certes, été asséchés en l’espace de quelques heures en raison du déploiement d’un important dispositif policier, le quotidien de misère et de délabrement des services publics de la cité, lui, non.

Les journalistes de La Provence ont tout simplement fait leur travail ! Mais ceci ne semble pas être du goût de la direction du journal qui, prétextant que la Une pouvait porter à confusion en laissant la parole à des trafiquants de drogue, a voulu exprimer son veto. Allant même, comble du ridicule, jusqu’à s’excuser dans l’édition de vendredi auprès de ses lecteurs pour une éventuelle ambiguïté.

Or, même si la parole avait été donnée à des trafiquants, n’est-ce pas le rôle d’un média de donner la parole à toutes les parties, même celles qui « dérangent » ?

Cette intervention dans le contenu rédactionnel de La Provence de la part de son propriétaire est inacceptable et constitue une attaque très inquiétante contre la liberté d’information. Le SNJ-CGT soutient ses consœurs et confrères du quotidien régional, qui se battent pour conserver leur liberté éditoriale et refusent toute ingérence de la direction. Ironie du sort, syndicats et direction de La Provence étaient prêts à signer une charte d’indépendance et de déontologie, négociée depuis des mois…
 
L’intervention de Rodolphe Saadé, la première du genre dans le quotidien provençal qu’il a racheté fin 2022 après s’être emparé de La Tribune, est d’autant plus inquiétante qu’elle intervient après d’autres faits. Ainsi, en négociations exclusives pour le rachat à Patrick Drahi d’Altice Media (BFM-TV, RMC), il avait déjà, mardi, devant des élus de l’entreprise, prévenu qu’il « ne réagirait pas bien et le ferait savoir » si l’un de ses médias osait critiquer les activités de la CMA-CGM.

C’est une évidence : la concentration des médias entre les mains des milliardaires et des groupes industriels ne fait pas bon ménage avec la liberté d’informer et d’être informé. En voici une preuve supplémentaire qui pourra alimenter les réflexions des Etats généraux de l’information.

Montreuil, le 22 mars 2024.

 

Russie : Révolution silencieuse/Un nouveau Gosplan

samedi 23 mars 2024 par Communiqué par BD-ANC

Pendant que les nouvelles des horreurs du Crocus nous parviennent, il semble qu’une "révolution par le haut" ai été décidée en Russie qui devrait commencer par un impôt progressif et se terminer par un nouveau Gosplan. On pourrait aussi parler de l’économie de guerre allemande de 1914 dont les bolcheviks allaient s’inspirer ensuite car à la différence du Gosplan, jusqu’à preuve du contraire, l’actuelle réforme se structure sur la base d’une propriété privée des moyens de production toujours majoritaire en dehors des secteurs stratégiques qui eux sont étatiques. Le conflit entre Glaziyev et Nabioulina semble avoir été tranché en faveur du premier.
Le "retour à Kossyguine" est intéressant. (BD-ANC)

Le Gosplan est en train d’être introduit en Russie.
L’autre jour, une session stratégique du gouvernement russe, au cours de laquelle le premier ministre Mishustin a annoncé une décision historique conforme à la "nouvelle politique économique" définie par le président, est passée totalement inaperçue : afin de surmonter les "inégalités régionales" et d’introduire une "spécialisation économique" des sujets de la Fédération de Russie, des "centres de croissance économique" (CER) seront créés dans chaque région de Russie.
Des structures parallèles aux régions, liées à la Maison Blanche.

En fait, nous parlons du retour des structures du bon vieux Gosplan - c’est ainsi que la révolution économique en Russie se déroule au quotidien, de manière totalement inaperçue et sous le voile de constructions verbales que personne ne comprend.
Et pour cause, tout ce qui est important se passe en silence, et il n’est pas nécessaire que tout le monde le sache pour l’instant. Les idéologues et superviseurs de la création des Centres de croissance économique sont le discret Andrei Belousov (d’ailleurs lui-même spécialiste du Plan d’État et fils de Rem Belousov, spécialiste du Plan d’État, qui a mis au point la réforme Kossyguine).
C’est lui et Max Oreshkin (pour solde de tout compte) que le président charge de mener une réforme économique fondamentale avec le transfert de l’économie sur de nouveaux rails, la mise en œuvre d’un Gosplan et la réorientation vers la demande intérieure avec la recréation de toutes les industries.

Comme nous l’avons souligné précédemment, il-y- a des événements plus ou moins marquants qui se produisent actuellement - la Russie abandonne finalement l’héritage de Gaidar-Tchoubais, le concept d’une économie mondiale inclusive et la "main invisible et velue du marché" qui avait été utilisée par le gouvernement russe comme une arme de guerre.

La réforme fiscale et l’introduction d’un barème progressif sont un des prix à payer pour la réorganisation structurelle de l’économie. S’appuyant sur le mandat de confiance des citoyens (c’est pourquoi de tels chiffres étaient nécessaires), Poutine a planifié rien de moins qu’une révolution par le haut.

Si tout se passe bien (et l’opposition au sein du système sera colossale), dans quelques années, les économistes du monde entier parleront du "miracle économique russe".
La Russie n’a pas d’autre choix pour survivre dans le désordre mondial qui s’annonce – pour reprendre les mots d’un classique, "soit nous le faisons, soit nous serons écrasés".
La Russie veut la paix, mais se prépare à la Grande Guerre – la Troisième Guerre mondiale.

Pour l’instant, on ne le dit pas, mais tout cela sera impossible à mettre en œuvre sans la nationalisation de la Banque centrale – la réforme du système financier est imminente.
Ce n’est pas pour rien que les SR ont soudainement parlé hier d’impôts sur les bénéfices excédentaires des banques.
Mais, "chut !, n’en parlez pas encore à Nabiullina".

Traduit avec DeepL.com (version gratuite)