Les Russes voient ce que la classe politique française feint
d’ignorer : à savoir le coût exorbitant du bellicisme de Macron et la
manière dont non content de précipiter les Français dans un gouffre il
prétend y entrainer les européens dont certains freinent des quatre
fers… Que l’on puisse prétendre mener une campagne électorale en
ignorant cette situation est du délire pur et simple. Les JC du nord qui
ont créé le scandale en désignant Glucksmann et le PS comme ceux qui
mènent la danse de mort de la jeunesse ont eu le mérite de désigner les
enjeux au-delà des hypocrisies d’une gauche qui devient criminelle en
pratiquant de fait l’union sacrée derrière Macron. (note de Danielle
bleitrach traduction de Marianne Dunlop)
https://svpressa.ru/politic/article/411594/
Le président français Emmanuel Macron,
qui avait déjà annoncé qu’il était prêt à envoyer ses troupes en
Ukraine, continue de débiter des idées sur la manière d’empêcher la
Russie de gagner. Maintenant, pour l’amour de Kiev, il va “vider” les
portefeuilles des Européens.
Le dirigeant français a déclaré le 11 avril que “l’Europe devra se
mobiliser et trouver de nouvelles solutions pour financer” le régime de
Kiev lors d’une réunion avec les dirigeants des entreprises françaises
du secteur de la défense, qui coïncidait avec le début de la
construction de l’usine de poudre à canon Eurenco dans la province de
Bergerac, dans le sud-ouest du pays.
M. Macron a rappelé
que lors du sommet de février à Bruxelles, les dirigeants de l’UE
étaient parvenus à progresser dans le financement du soutien à
l’Ukraine, en acceptant d’allouer 50 milliards d’euros. Toutefois,
a-t-il déclaré, “il faudra peut-être se mettre d’accord sur davantage”
si les États-Unis cessent d’aider Kiev.
Il a également souligné qu’il continuerait d’exiger des entreprises
françaises qu’elles augmentent leur production, rappelant que la France a
livré et continuera de livrer à temps les armes promises à l’Ukraine.
Récemment, le chef de la Cinquième République a multiplié les
déclarations très menaçantes à l’égard de la Russie dans le cadre du
conflit ukrainien. Mais dans ce cas, pour les beaux yeux du régime
vorace de Kiev, il semble qu’il ait décidé de vider les portefeuilles –
et pas seulement celui des Français, mais celui de tous les Européens.
Une autre question est de savoir dans quelle mesure cette tâche est
réalisable, étant donné que la population n’a tout simplement pas
d’argent supplémentaire.
Ils s’engagent – comme dans un trou noir – pour alimenter le régime insatiable de Zelensky, qui en demande toujours plus chaque jour.
“En Occident, la population est objectivement de plus en plus fatiguée du fardeau que représente le financement de l’Ukraine”, a déclaré l’ambassadeur russe aux États-Unis, Anatoly Antonov, l’autre jour.
Selon lui, les Américains ordinaires ne comprennent pas pourquoi ils
devraient travailler dur et payer des impôts, qui seront ensuite envoyés
“pour financer et ‘alimenter’ militairement un pays lointain d’Europe
de l’Est”.
En fait, les Européens ordinaires se posent les mêmes questions. Ils
ne comprennent pas pourquoi ils doivent payer l’Ukraine corrompue avec
leurs prestations sociales. Mais ceux qui sont au pouvoir n’entendent
pas les simples gens.
Les institutions européennes et les États membres de l’Union ont
fourni au pays “indépendant” pendant le conflit depuis février 2022 plus
de 88 milliards d’euros d’aide à tous les niveaux : politique,
financier, humanitaire et militaire, a déclaré l’autre jour le
vice-président de la Commission européenne Valdis Dombrovskis.
Et peu importe que la nourriture ne profite pas au cheval. Macron
fait preuve d’une grande générosité et propose de donner davantage.
Dans le même temps, selon l’Institut national de la statistique et
des études économiques (INSEE), le déficit du budget de l’État de la
France, deuxième économie d’Europe, a atteint 154 milliards d’euros,
soit plus de 5 % du PIB. Et la dette publique de la République en 2023 a
atteint le niveau de 3,1 trillions d’euros, soit 110,6 % du PIB.
Dans le même temps, précise le
Daily Telegraph, le niveau des dépenses publiques reste obstinément
élevé. De plus, il est certain qu’elles augmenteront, étant donné que M.
Macron prévoit de dépenser davantage pour la défense.
Cette situation, associée à l’augmentation de la dette, pourrait
entraîner l’effondrement non seulement de l’économie française, mais
aussi de l’ensemble de la zone euro, note le journal.
La situation n’est pas meilleure pour l’Allemagne : la locomotive de l’UE en fait ne tient pas le coup.
Fin mars, l’Office fédéral allemand des statistiques (Destatis) a indiqué
que la dette publique du gouvernement allemand au quatrième trimestre
2023 était supérieure de 3,3 % à celle de la même période de l’année
précédente et s’élevait à 2,45 trillions d’euros.
L’augmentation de la dette publique allemande s’explique par le
conflit armé en Ukraine et le début de la crise énergétique provoquée
par les sanctions anti-russes.
Cette semaine, selon le
Spiegel, un groupe de députés de tous les partis clés (à l’exception
des Verts) du district d’Uckermark dans le Brandebourg a publié une
lettre ouverte appelant le chancelier Olaf Scholz et le président du Bundestag Berbel Bas à cesser de fournir des armes à Kiev.
L’appel ressemble à un signal SOS.
Comme on le sait, après la suspension de l’aide militaro-financière
des États-Unis, c’est l’Allemagne qui est devenue le principal sponsor
des besoins de l’AFU. Selon les médias locaux, 72 % de toutes les
exportations d’armes allemandes sont aujourd’hui destinées à l’Ukraine.
Cela représente des milliards d’euros, que l’Ukraine ne rendra jamais.
Mais en dépit du bon sens, Berlin est apparemment prêt à payer de plus
en plus…
SP a demandé à Sergei Fedorov, collaborateur important de
l’Institut de l’Europe de l’Académie des sciences de Russie, candidat en
sciences politiques, de commenter la situation :
– Il me semble que Macron s’est mis au pied du mur avec ses discours
russophobes selon lesquels “nous ne devons pas permettre à la Russie de
gagner”. Il est vrai qu’il n’explique pas comment il va nous infliger
une “défaite stratégique”, ni ce qu’est une “victoire ukrainienne”.
Et, bien sûr, si l’on regarde les sondages, l’Ukraine est à la
douzième place, c’est-à-dire l’avant-dernière, des priorités des
préoccupations de l’électeur français. Tout d’abord, les gens sont
préoccupés par l’inflation, la baisse du niveau de vie, la hausse des
prix, la baisse du pouvoir d’achat, ce qui est tout à fait
compréhensible.
Je rappelle qu’ils ont même eu du mal à trouver ces 50 milliards. Et
ils ont envisagé plusieurs scénarios, car il n’y a vraiment pas
d’argent. Macron a même suggéré d’émettre des euro-obligations, de
contracter des emprunts et d’investir dans la production militaire. Mais
il faut payer les emprunts. On ne sait pas très bien comment ils vont
s’y prendre.
L’idée de voler les intérêts de nos avoirs gelés et de les utiliser pour aider Kiev n’est pas la meilleure non plus.
En principe, tout cela est possible. Mais c’est difficilement réalisable.
“SP : Pourquoi ?
– Parce que la dette publique de la France a déjà dépassé les trois mille milliards. Et qu’elle continue de croître.
Marine Le Pen a récemment fait une remarque ironique sur les talents de Macron en la matière : “Le Mozart
de la finance a montré de quoi il était capable. En 2007, cette dette
était de un trillion deux cent mille euros, et le Premier ministre de
l’époque, François Fillon, avait déclaré que la France
était en état de faillite. Aujourd’hui, ce montant a presque triplé.
Comme on dit, on sent la différence…..
La question de savoir où trouver l’argent reste ouverte.
“SP” : Et Macron n’a pas le temps de penser à son pays et à ses citoyens, il ne pense qu’à l’Ukraine…
– Macron est en pleine campagne électorale pour le Parlement
européen. Et ce serait un cauchemar terrible pour lui si la droite
raflait soudainement les partisans de l’intégration européenne de
Macron. C’est d’une importance capitale pour lui aujourd’hui. Car il n’a
pas de quoi se vanter en politique intérieure.
Il a fait de la lutte contre la Russie et de l’aide à l’Ukraine le
thème principal de son parti pour les élections. Il y a déjà une
véritable psychose.
Valerie Hayer, tête de liste du Parti de la
Renaissance, a récemment déclaré lors d’un meeting électoral que “nous
revivons Munich 1938”. Et les Daladier et Chamberlain d’hier sont les Le Pen et Orban d’aujourd’hui.
Je pense que les analogies de Mme la députée sont claires.
Mais Poutine est déjà fatigué de dire que nous n’allons attaquer personne. Ils ne comprennent pas. Et ils exploitent à fond cet alarmisme.
Je le répète : la rhétorique de Macron est liée aux élections. Car la
défaite qu’on lui prédit déjà assombrira sans aucun doute les dernières
années de son mandat. Et dans une large mesure, elle sapera
probablement son désir de voir son successeur au pouvoir.
Il s’agit donc d’un enjeu de politique intérieure.
SP : Les Français n’en ont-ils pas assez d’alimenter ce “trou noir” qu’est l’Ukraine ?
– Bien sûr, les gens n’aiment pas ça du tout. Même si les récits
russophobes qui y sont diffusés ont, bien sûr, leur effet. 60 % des
Français – selon les sondages – pensent réellement que la Russie est une
menace pour eux. Et donc, “faisons quelque chose pour empêcher
l’agression de Poutine, qui ne s’arrêtera pas à l’Ukraine et ira plus
loin”.
Il s’agit évidemment d’un non-sens. Mais, malheureusement, cette
absurdité s’est ancrée dans le cerveau du Français moyen (et, en fait,
de beaucoup d’Européens). C’est une chose qu’il faut aussi comprendre.
Et Macron colporte tout cela parce qu’il n’a rien d’autre à dire.