mercredi 17 avril 2024

 

De retour à Histoire et politique

Ouïghours, l’horreur était dans nos médias

22.00€

Résumé en dix points pour le lecteur pressé :

1. Le 23 août 2018, Lawrence Wilkerson, ancien chef d’état-ma- jor du secrétaire d’État Colin Powell révèle que la CIA voudrait déstabiliser la Chine, via le Xinjiang.

2. En suivant, notre classe politico-médiatique dénonce un « génocide des Ouïghours, la persécution de la religion et de la culture musulmanes, l’interdiction de parler ouïghour, les camps de concentration, les prélèvements d’organes, la récolte de coton par 500 000 esclaves ».

3. En décembre 2020, dans un livre publié après deux voyages au Xinjiang, Maxime Vivas dénonce ces infaux et en dévoile les sources. Il est diffamé, insulté et menacé.

4. Le 20 janvier 2022, nos députés votent une condamnation du « génocide ».

5. Le 24 mai 2022, Michelle Bachelet « Haut-commissaire aux droits de l’homme » (HCDH) de l’ONU se rend au Xinjiang. Avant d’en repartir, elle fait une déclaration d’où sont absents les termes « génocide, persécution de la religion, etc. ».

6. Le 31 août 2022 et treize minutes avant la fin du mandat de quatre ans de Michelle Bachelet, le HCDH produit, non pas un « rapport », mais une « évaluation » de la situation. Les termes accusateurs sus-mentionnés, le nom de Michelle Bachelet et ceux des rédacteurs du document n’y figurent pas.

7. Le 7 mars 2023, dans son rapport annuel, le nouveau HCDH consacre trois phrases au Xinjiang sans employer les termes « génocide, persécution de la religion, etc. ».

8. Septembre/octobre 2023. Malgré quatre demandes, les auteurs de l’« évaluation » de 2022 refusent de donner leur nom.

9. Le 16 novembre 2023, l’ONU publie un communiqué sur Gaza (signé par les auteurs) où le mot « génocide » figure sept fois. 10. Au retour d’un troisième voyage au Xinjiang (auquel j’ai participé) en août 2023, Maxime Vivas a écrit ce second livre,

agrémenté de quelques scoops accablants pour nos médias.

Aymeric Monville, éditeur

Maxime Vivas, ancien référent littéraire d’ATTAC, auteur de romans, polars, essais, nouvelles, Maxime Vivas a été trois fois primé et traduit en treize langues dont l’espéranto. Il est publié dans de nombreux pays, parmi lesquels la Chine et les États-Unis.

 

276 pages

ISBN 978-2-37607-260-7

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Publié par El Diablo

 

Depuis plus de 30 ans, les réformes concernant notre système de santé et plus particulièrement l’hôpital se sont enchaînées et ont créé de multiples instances qui se sont empilées, rendant complètement opaque les processus décisionnels. Cela a commencé par la fin de l’administration d’Etat avec des directions ministérielles dont les responsabilités étaient clairement identifiées. Elles ont été remplacées par de multiples agences dont les statuts sont particulièrement opaques avec des responsables de moins en moins souvent fonctionnaires et issus de plus en plus du monde de l’entreprise, avec des allers-retours entre le public et le privé qui peut faire légitimement douter sur leur engagement au service de l’Etat. C’est notamment le cas des ARS, mais aussi de la HAS ou encore de Santé Publique France dont le fonctionnement lors de l’épidémie de la COVID laisse songeur, notamment en ce qui concerne l’achat des vaccins, des tests et des antiviraux.

Au niveau de la gestion des hôpitaux, la situation est encore plus complexe. Le conseil d’administration dont les responsabilités politiques étaient claires a été remplacé par un conseil de surveillance qui ne peut plus donner que des avis, tandis que le directeur investi de tous les pouvoirs est assisté par un directoire dont il nomme les membres qui lui doivent donc allégeance au risque de perdre leurs postes. Au niveau de la représentation des personnels, le comité technique d’établissement est devenu un comité social et économique avec la suppression du comité d’hygiène et de sécurité au travail, ce qui a permis de rogner ses prérogatives. Mais cela n’était pas encore suffisant pour réduire la représentativité des syndicats. Ont été ainsi mis en place les commissions de soins infirmiers, de rééducation et médico-sociaux permettant ainsi au directeur d’opposer les catégories socio-professionnelles entre elles en survalorisant les approches catégorielles corporatistes. A cela s’ajoutent les commissions des usagers qui constituent en théorie une avancée concernant les droits des patients mais qui dans les faits fonctionnent en autarcie et n’ont aucun réel pouvoir sur le fonctionnement quotidien de l’hôpital.

Il faut bien comprendre que la multiplication des structures ne permet plus de débat sur les questions essentielles que sont notamment le budget et le projet d’établissement. Par ailleurs, la division de la représentation des différents acteurs permet de vider les instances de tout pouvoir de décision en les cantonnant à la simple émission d’avis. Avis que le directeur n’est pas obligé de suivre !

Il est urgent de rétablir une véritable démocratie à l’hôpital et aux autres étages de notre système de santé qui ne peut fonctionner que dans le cadre d’un équilibre entre différents pouvoirs. A l’hôpital, un conseil d’administration doté d’un véritable pouvoir de décision sur la gouvernance de l’établissement doit être rétabli en face du directeur. Au niveau régional et national, remettons en place une administration d’Etat simplifiée et transparente, sous le contrôle des élus et des représentants des travailleurs.

Docteur Christophe Prudhomme

Praticien hospitalier – SAMU 93

Source : Facebook

 

Socialisme et communisme en Amérique Latine


C'est un jour historique pour le Chili.

Karol Cariola devient la première communiste à présider la Chambre des députés du Chili.

Article et traduction Nico Maury son blog Perspective Communiste


ET EN PLUS, CE QUI GÂTE RIEN, JUGEZ VOUS-MÊMES, ELLE EST JOLIE,
LA NOUVELLE PRÉSIDENTE COMMUNISTE DE LA CHAMBRE DES DÉPUTÉS DU CHILI !




La députée communiste Karol Cariola élue présidente de la Chambre des députés du Chili

 


Nos médias ou l’ignoble au quotidien

jeudi 11 avril 2024 par Francis Arzalier (ANC)

France Info l’autre jour vers 19 heures, avec des images glaçantes des nourrissons palestiniens morts de faim dans un hôpital de Gaza.

Question du journaliste au général en retraite qui est interviewé en tant qu’expert de service : « Pensez-vous que l’armée israélienne occupant le secteur et empêchant l’approvisionnement soit conforme au droit international, alors qu’elle vient de tirer sur un convoi d’aide humanitaire ? ».

Réponse pas vraiment embarrassée de la ganache rescapée des ratonnades racistes en Algérie d’autrefois : « On ne saurait l’affirmer, le Hamas exerce lui aussi une contrainte terroriste sur les populations palestiniennes ! »

En 1944, quand les SS en retraite de la Division Das Reich ont massacré après les avoir rassemblés dans l’église les habitants d’Oradour, ils n’ont pas eu l’audace de prétendre lors de leur procès ultérieur pour crime de guerre, que ces villageois étaient les otages de la Résistance française.

Et voilà qu’aujourd’hui, de prétendus journalistes français ou leurs consœurs nous infligent un couplet sur les supposés viols perpétrés selon Israël par le Hamas et travestissent l’évidence des crimes sionistes à Gaza.

Nos communicants Macroniens de 2024 ont découvert une nouvelle lecture de l’histoire, au service de laquelle toutes les ignominies sont permises, pour peu qu’elles soient utiles au colonialisme israélien ou à la Doxa de l’OTAN.

Mesdames, Messieurs, qui déshonorez votre mission d’informer les citoyens, veuillez croire à mon mépris quotidien !

 

Macron l’éventreur : les Européens doivent préparer leur portefeuille, par Svetlana Gomzikova

Les Russes voient ce que la classe politique française feint d’ignorer : à savoir le coût exorbitant du bellicisme de Macron et la manière dont non content de précipiter les Français dans un gouffre il prétend y entrainer les européens dont certains freinent des quatre fers… Que l’on puisse prétendre mener une campagne électorale en ignorant cette situation est du délire pur et simple. Les JC du nord qui ont créé le scandale en désignant Glucksmann et le PS comme ceux qui mènent la danse de mort de la jeunesse ont eu le mérite de désigner les enjeux au-delà des hypocrisies d’une gauche qui devient criminelle en pratiquant de fait l’union sacrée derrière Macron. (note de Danielle bleitrach traduction de Marianne Dunlop)

https://svpressa.ru/politic/article/411594/

Le président français Emmanuel Macron, qui avait déjà annoncé qu’il était prêt à envoyer ses troupes en Ukraine, continue de débiter des idées sur la manière d’empêcher la Russie de gagner. Maintenant, pour l’amour de Kiev, il va “vider” les portefeuilles des Européens.

Le dirigeant français a déclaré le 11 avril que “l’Europe devra se mobiliser et trouver de nouvelles solutions pour financer” le régime de Kiev lors d’une réunion avec les dirigeants des entreprises françaises du secteur de la défense, qui coïncidait avec le début de la construction de l’usine de poudre à canon Eurenco dans la province de Bergerac, dans le sud-ouest du pays.

M. Macron a rappelé que lors du sommet de février à Bruxelles, les dirigeants de l’UE étaient parvenus à progresser dans le financement du soutien à l’Ukraine, en acceptant d’allouer 50 milliards d’euros. Toutefois, a-t-il déclaré, “il faudra peut-être se mettre d’accord sur davantage” si les États-Unis cessent d’aider Kiev.

Il a également souligné qu’il continuerait d’exiger des entreprises françaises qu’elles augmentent leur production, rappelant que la France a livré et continuera de livrer à temps les armes promises à l’Ukraine.

Récemment, le chef de la Cinquième République a multiplié les déclarations très menaçantes à l’égard de la Russie dans le cadre du conflit ukrainien. Mais dans ce cas, pour les beaux yeux du régime vorace de Kiev, il semble qu’il ait décidé de vider les portefeuilles – et pas seulement celui des Français, mais celui de tous les Européens. Une autre question est de savoir dans quelle mesure cette tâche est réalisable, étant donné que la population n’a tout simplement pas d’argent supplémentaire.

Ils s’engagent – comme dans un trou noir – pour alimenter le régime insatiable de Zelensky, qui en demande toujours plus chaque jour.

“En Occident, la population est objectivement de plus en plus fatiguée du fardeau que représente le financement de l’Ukraine”, a déclaré l’ambassadeur russe aux États-Unis, Anatoly Antonov, l’autre jour.

Selon lui, les Américains ordinaires ne comprennent pas pourquoi ils devraient travailler dur et payer des impôts, qui seront ensuite envoyés “pour financer et ‘alimenter’ militairement un pays lointain d’Europe de l’Est”.

En fait, les Européens ordinaires se posent les mêmes questions. Ils ne comprennent pas pourquoi ils doivent payer l’Ukraine corrompue avec leurs prestations sociales. Mais ceux qui sont au pouvoir n’entendent pas les simples gens.

Les institutions européennes et les États membres de l’Union ont fourni au pays “indépendant” pendant le conflit depuis février 2022 plus de 88 milliards d’euros d’aide à tous les niveaux : politique, financier, humanitaire et militaire, a déclaré l’autre jour le vice-président de la Commission européenne Valdis Dombrovskis.

Et peu importe que la nourriture ne profite pas au cheval. Macron fait preuve d’une grande générosité et propose de donner davantage.

Dans le même temps, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), le déficit du budget de l’État de la France, deuxième économie d’Europe, a atteint 154 milliards d’euros, soit plus de 5 % du PIB. Et la dette publique de la République en 2023 a atteint le niveau de 3,1 trillions d’euros, soit 110,6 % du PIB.

Dans le même temps, précise le Daily Telegraph, le niveau des dépenses publiques reste obstinément élevé. De plus, il est certain qu’elles augmenteront, étant donné que M. Macron prévoit de dépenser davantage pour la défense.

Cette situation, associée à l’augmentation de la dette, pourrait entraîner l’effondrement non seulement de l’économie française, mais aussi de l’ensemble de la zone euro, note le journal.

La situation n’est pas meilleure pour l’Allemagne : la locomotive de l’UE en fait ne tient pas le coup.

Fin mars, l’Office fédéral allemand des statistiques (Destatis) a indiqué que la dette publique du gouvernement allemand au quatrième trimestre 2023 était supérieure de 3,3 % à celle de la même période de l’année précédente et s’élevait à 2,45 trillions d’euros.

L’augmentation de la dette publique allemande s’explique par le conflit armé en Ukraine et le début de la crise énergétique provoquée par les sanctions anti-russes.

Cette semaine, selon le Spiegel, un groupe de députés de tous les partis clés (à l’exception des Verts) du district d’Uckermark dans le Brandebourg a publié une lettre ouverte appelant le chancelier Olaf Scholz et le président du Bundestag Berbel Bas à cesser de fournir des armes à Kiev.

L’appel ressemble à un signal SOS.

Comme on le sait, après la suspension de l’aide militaro-financière des États-Unis, c’est l’Allemagne qui est devenue le principal sponsor des besoins de l’AFU. Selon les médias locaux, 72 % de toutes les exportations d’armes allemandes sont aujourd’hui destinées à l’Ukraine. Cela représente des milliards d’euros, que l’Ukraine ne rendra jamais. Mais en dépit du bon sens, Berlin est apparemment prêt à payer de plus en plus…

SP a demandé à Sergei Fedorov, collaborateur important de l’Institut de l’Europe de l’Académie des sciences de Russie, candidat en sciences politiques, de commenter la situation :

– Il me semble que Macron s’est mis au pied du mur avec ses discours russophobes selon lesquels “nous ne devons pas permettre à la Russie de gagner”. Il est vrai qu’il n’explique pas comment il va nous infliger une “défaite stratégique”, ni ce qu’est une “victoire ukrainienne”.

Et, bien sûr, si l’on regarde les sondages, l’Ukraine est à la douzième place, c’est-à-dire l’avant-dernière, des priorités des préoccupations de l’électeur français. Tout d’abord, les gens sont préoccupés par l’inflation, la baisse du niveau de vie, la hausse des prix, la baisse du pouvoir d’achat, ce qui est tout à fait compréhensible.

Je rappelle qu’ils ont même eu du mal à trouver ces 50 milliards. Et ils ont envisagé plusieurs scénarios, car il n’y a vraiment pas d’argent. Macron a même suggéré d’émettre des euro-obligations, de contracter des emprunts et d’investir dans la production militaire. Mais il faut payer les emprunts. On ne sait pas très bien comment ils vont s’y prendre.

L’idée de voler les intérêts de nos avoirs gelés et de les utiliser pour aider Kiev n’est pas la meilleure non plus.

En principe, tout cela est possible. Mais c’est difficilement réalisable.

“SP : Pourquoi ?

– Parce que la dette publique de la France a déjà dépassé les trois mille milliards. Et qu’elle continue de croître.

Marine Le Pen a récemment fait une remarque ironique sur les talents de Macron en la matière : “Le Mozart de la finance a montré de quoi il était capable. En 2007, cette dette était de un trillion deux cent mille euros, et le Premier ministre de l’époque, François Fillon, avait déclaré que la France était en état de faillite. Aujourd’hui, ce montant a presque triplé. Comme on dit, on sent la différence…..

La question de savoir où trouver l’argent reste ouverte.

“SP” : Et Macron n’a pas le temps de penser à son pays et à ses citoyens, il ne pense qu’à l’Ukraine…

– Macron est en pleine campagne électorale pour le Parlement européen. Et ce serait un cauchemar terrible pour lui si la droite raflait soudainement les partisans de l’intégration européenne de Macron. C’est d’une importance capitale pour lui aujourd’hui. Car il n’a pas de quoi se vanter en politique intérieure.

Il a fait de la lutte contre la Russie et de l’aide à l’Ukraine le thème principal de son parti pour les élections. Il y a déjà une véritable psychose.

Valerie Hayer, tête de liste du Parti de la Renaissance, a récemment déclaré lors d’un meeting électoral que “nous revivons Munich 1938”. Et les Daladier et Chamberlain d’hier sont les Le Pen et Orban d’aujourd’hui.

Je pense que les analogies de Mme la députée sont claires.

Mais Poutine est déjà fatigué de dire que nous n’allons attaquer personne. Ils ne comprennent pas. Et ils exploitent à fond cet alarmisme.

Je le répète : la rhétorique de Macron est liée aux élections. Car la défaite qu’on lui prédit déjà assombrira sans aucun doute les dernières années de son mandat. Et dans une large mesure, elle sapera probablement son désir de voir son successeur au pouvoir.

Il s’agit donc d’un enjeu de politique intérieure.

SP : Les Français n’en ont-ils pas assez d’alimenter ce “trou noir” qu’est l’Ukraine ?

– Bien sûr, les gens n’aiment pas ça du tout. Même si les récits russophobes qui y sont diffusés ont, bien sûr, leur effet. 60 % des Français – selon les sondages – pensent réellement que la Russie est une menace pour eux. Et donc, “faisons quelque chose pour empêcher l’agression de Poutine, qui ne s’arrêtera pas à l’Ukraine et ira plus loin”.

Il s’agit évidemment d’un non-sens. Mais, malheureusement, cette absurdité s’est ancrée dans le cerveau du Français moyen (et, en fait, de beaucoup d’Européens). C’est une chose qu’il faut aussi comprendre. Et Macron colporte tout cela parce qu’il n’a rien d’autre à dire.