dimanche 21 juillet 2024

 

En France, ou selon le KKE, les marchandages s’intensifient…

L’analyse du KKE, le parti communiste de Grèce a le mérite de passer “à l’essentiel” : après les législatives, le marchandage s’intensifie, le rôle de la macronie étant rehaussé contre toute attente par la bouée de sauvetage que lui a offerte sa récente alliance avec le « Nouveau Front populaire », sous prétexte de sauver la France de l’extrême droite et de se « confronter ensemble » à ce péril. Depuis l’affaire du perchoir, de la présidence de l’Assemblée Nationale, la Macronie a opéré un mouvement vers la droite et l’extrême-droite dans laquelle les formations politiques vont se décomposer et se recomposer pour faire barrage à toute politique qui prétendrait si peu que ce soit remettre en cause la “combativité” du grand capital façonnée à Bruxelles. Dans un tel contexte, qui est aussi celui de l’OTAN, derrière l’indignation de la droite déjà une partie de la gauche est prête à négocier son ralliement. L’ennemi à abattre devient de plus en plus clairement tout ce qui prétend porter les intérêts du monde et du travail, l’exigence de paix, fut-ce désormais de simples traces dans un PCF qui selon le KKE a choisi d’aller plus avant dans sa “mutation” achevée. C’est là que nous divergeons avec le très lucide combattant qu’est le KKE, et cela va avec son refus de voir la stratégie chinoise et celle des camarades du KPRF. Le fait est qu’il eut été incompréhensible de ne pas faire barrage au RN, sans la moindre illusion sur la nature du barrage et sur le contenu réel de ce Front populaire (sic) l’éviction d’André Chassaigne a été à bien des égards une épreuve de vérité et l’ultime chance offerte à ce parti de refuser sa liquidation. D’abord si cela éloigne le PCF d’une participation gouvernementale avec des ministres communistes dont certains rêvent, ce pourrait être même la rupture avec cette lente agonie d’élection en élection, si ce coup de force de la macronie et des représentant du capital “local” coïncidait avec un retour de ce parti communiste vers ses buts et ses moyens. Aujourd’hui c’est le solo funèbre et les travailleurs, les couches populaires laissées à leur désorganisation, à une anarchie qui s’est toujours très bien conciliée avec les transactions de sommet… (note et traduction -avec deepl- de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Présidente du Parlement, la candidate du groupe macron, Yaël Bron-Pivet, a été réélueCopyright 2024 L’Associé
Présidente du Parlement, la candidate du groupe macron, Yaël Bron-Pivet, a été réélue

Les processus denses de reconstruction de la « faction démocratique » en France ont été relancés jeudi par la formation de la nouvelle Assemblée nationale composée de 577 membres, où la candidate du parti macronien « Ensemble pour la démocratie ! » a été réélue présidente. (Ensemble pour la République ! – EpR), Yael Bron-Pivet, qui occupait ce poste après les élections de 2022.

Sa victoire a eu lieu au troisième tour avec une majorité relative, les données confirmant qu’un marché est en train de se négocier entre les forces politiques qui jusqu’à récemment co-gouvernaient avec le parti du président français Emmanuel Macron, des formations centristes qui différaient avec lui sur certaines questions de détails, mais aussi les « Républicains » (LR), le descendant politique de la droite gaulliste. qui a servi pendant des années le capital locale au gouvernement et désormais opposition officielle.

Pivet l’a emporté avec 220 voix, contre 207 pour le dauphin André Chassaigne, candidat du Nouveau Front populaire (NFP), issu du Parti communiste français (PCF) mutant, tandis que Sébastien Senou, candidat du Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen, est arrivé troisième avec 141 voix. Il convient de noter qu’au premier tour, Chassaigne était premier, tandis qu’avant le troisième tour, les candidats de LR et des groupes centristes « Horizons » et LIOT se sont retirés.

Malgré le ton indigné utilisé après le vote par les représentants du NFP pour critiquer le rejet de Chassaigne comme un « contournement du mandat populaire » (parce que le NFP est premier en sièges à la nouvelle Assemblée nationale), la voie pour une intervention renforcée dans le marchandage des forces macroniennes a également été tracée par « l’alliance des forces démocratiques » mise en place avant le second tour des élections législatives du 7 juillet. Dans le but – comme on l’appelait – de « freiner la montée de l’extrême droite au pouvoir ». En conséquence, les candidats qui avaient auparavant été de féroces critiques du gouvernement Macron ont démissionné dans un certain nombre de circonscriptions, où les forces de l’EpR étaient considérées comme ayant une avance plus sûre sur le RN. En conséquence, la faction macronienne a finalement émergé comme la 2e force en sièges à la nouvelle Assemblée nationale et, bien sûr, a revendiqué dès le premier instant le rôle de régulateur dans les négociations pour le « jour d’après ».

Gabriel Attal, chef du groupe parlementaire EpR et Premier ministre par intérim qui gère les « affaires courantes » jusqu’à sa prise de fonction, a déclaré que « nous travaillons sur une initiative politique, un Pacte d’action pour les Français, que nous proposerons à la droite démocratique et à la gauche sociale-démocrate ». Tout cela suggère que des « oreilles ouvertes » pour une collaboration avec la section « progressiste » de la macronie existent également dans des sections du NFP en particulier dans le Parti socialiste (PS) et chez les écologistes (EELV).

L’économiste et universitaire Laurence Toubiana, 73 ans, collaboratrice de longue date dans les gouvernements PS (sous Lionel Jospin et François Hollande) et protagoniste de la négociation et de la rédaction de l’Accord international de Paris sur le climat (12/2015), a également été révélatrice de la proposition de Premier ministre acceptée par le PS, les EELV et le PCF. lancé par la France impérialiste sous le président Hollande, revendiquant des avantages accrus au nom des monopoles français dans un certain nombre de marchés et de secteurs de plus en plus importants pour absorber le capital suraccumulé est déjà là pour une Propositions pour un « pacte législatif »

L’intensification du processus est confirmée par une proposition de « Pacte législatif » avec des axes de projets de loi pour les 100 premiers jours d’un nouveau gouvernement que Laurent Vauquier, chef du groupe parlementaire de LR (baptisé « La Droite républicaine »), a envoyée aux autres groupes parlementaires. Plus précisément, il a été proposé de « prendre ses responsabilités » avec une liste de « propositions prioritaires » pour un « pacte législatif » qui « débloquerait la France en 100 jours ». Selon les médias français (« Figaro » et autres), la proposition souligne que « tout doit être fait pour éviter une crise économique dès le départ » et comprendre « ce qui se passera si nous ne parvenons pas à voter un budget avec 25 milliards d’économies ». sur la base des « recommandations » constamment formulées par l’UE et les propres services fiscaux français pour « apprivoiser » la dette et le déficit publics, appelant immédiatement aux restructurations antipopulaires requises par la compétitivité du grand capital et qui sont co-façonnées à Bruxelles.

Gérard Darmanin, du EpR, a commenté que « les propositions législatives de la droite républicaine sont très intéressantes et méritent d’être discutées. » Le sénateur Hervé Marseille, président de l’Union centrale, le groupe de sénateurs élus par divers groupes centristes (par exemple l’UDI, le MoDem, « Horizons »), a également exprimé sa satisfaction, qui a déclaré que « Si nous partageons les mêmes valeurs et nous soucions du pays, nous pouvons trouver des alliances et des accords pour un gouvernement. » Se référant plus largement aux processus « en cours » à travers le spectre politique bourgeois, avec des transferts d’un parti à l’autre et l’émergence de nouvelles formations, il a déclaré que « dans les mois à venir », il deviendra évident qu’« il y a matière à faire avancer la politique en France ». Commentant la proposition d’Atal pour un « Pacte d’action », il a fait valoir qu’elle « correspond au Pacte législatif formulé par Vauquier ». « Nous avons besoin d’une alternative à l’offre de gauche (NFP) et cela se développe déjà entre le « bloc central », LR et les sociaux-démocrates.

Claudia Panseri, directrice de la banque d’investissement UBS France, a déclaré à Euronews : « Je ne pense pas qu’il se passera quoi que ce soit qui créera un problème pour les dépenses publiques. Vous savez que la France est actuellement dans une « procédure de déficit excessif » annoncée par la Commission européenne en juin. Donc, tout gouvernement qui émergera devra tenir compte de ce processus. » Elle a ajouté que l’expérience d’autres pays européens (par exemple l’Allemagne) est également utile, affirmant que « si nous avons une grande coalition ou un gouvernement technocratique, comme celui de l’Italie en 2011-2012 ou de l’Italie de 2020 à 2023, une solution peut être trouvée pour réduire les dépenses et réduire le déficit budgétaire ».

vendredi 19 juillet 2024

 

Sortir le mouvement populaire de l’impasse du casting ministériel

jeudi 18 juillet 2024 par FVR-PCF

Un gouvernement à tout prix, un piège pour le PCF !
Quand les communistes du FVR-PCF ouvrent les yeux sur l’impasse dans laquelle les mène Fabien Roussel...et qu’ils se décident à le dire.
(ANC)

Depuis le 7 juillet la gauche consacre tous ses efforts à trouver un premier ministre qui ferait consensus entre les différences forces. De Bompard à Faure en passant par Panot et Bello, aucun nom ne semble l’emporter.

Cette recherche qui n’aboutit pas masque en fait la véritable question.
Ce gouvernement serait minoritaire et dans ce cadre ne pourrait pas véritablement prendre des mesures de transformation sociale ; or, ce débat sur les limites d’une possible action gouvernementale n’est pas abordé par les forces de gauche.

Certains prétendent gouverner par décret, en omettant de dire que c’est le président de la République qui signe les décrets et que pour qu’ils s’appliquent -par exemple l’abolition de la réforme des retraites-, il faut obtenir de l’assemblée nationale, majoritairement à droite et à l’extrême droite, une loi garantissant les financements nécessaires.

D’autres nous disent que la gauche ne pourra pas faire grand chose mais au moins "il" cessera "de brutaliser" les français ; sauf que ce qui brutalise les français, c’est d’abord la volonté du capital de maintenir son taux de profit et de baisser les dépenses sociales.

Personne ne parle dans cette gauche de l’Union européenne et de la manière dont elle pèsera contre les reformes nécessaires, pour la rigueur budgétaire. Personne ne débat de comment se libérer du carcan européen, à croire que la gauche a tout oublié de Syriza et Tsipras.

Personne ne parle non plus de l’OTAN qui nous engage toujours plus vers une guerre mondialisée. Comment répondre aux besoins du peuple sans rompre avec cette logique de surarmement ?

Un nouveau nom est sorti du chapeau, celui de Laurence Tubiana. Peu connue du grand public, elle concentre sur sa fiche wikipédia toute une série de présidences et présences dans divers organismes, centrés essentiellement sur les questions climatiques ; Son parcours indique une proximité forte avec le Parti socialiste d’une part et d’autre part des engagements ponctuels dans des actions commanditées par le président de la république. Nous notons que son profil n’est pas celui d’une lutteuse sociale mais plutôt d’une femme qui fait son chemin dans les hautes institutions.

Non seulement ce gouvernement sera empêché d’agir à l’Assemblée Nationale, mais la gauche se divise et donc se fragilise.

Le PCF devrait avoir le courage de dire la vérité, le résultat obtenu ne permet pas à la gauche de gouverner ce pays en mettant en œuvre un programme de transformation sociale et démocratique ; Si certains à gauche envisagent de gouverner au centre en entretenant des compromis avec les députés macronistes, compromis qui deviendront rapidement des compromissions, le PCF ne peut se mêler d’une séquence qui approfondira encore la crise sociale et politique.

Le PCF n’existe pas pour maintenir la France en l’état et préserver le système ; Il existe pour transformer profondément cette société dure, inégalitaire et excluante, aller vers un pays et un monde porteurs de progrès social, démocratique et de paix, libéré de la guerre et du "tous contre tous".
C’est ce combat que nous devons mener aujourd’hui.

Sortir du casting ministériel, dire la vérité du rapport de force est nécessaire aux mobilisations sociales. Le peuple français a empêché le RN d’accéder au pouvoir.
La bataille continue.
Aujourd’hui, elle ne se gagne pas au gouvernement mais dans les profondeurs du pays. Le mouvement social doit se renforcer jusqu’à peser suffisamment dans la vie du pays pour obtenir des victoires.
Le PCF doit se déployer pleinement dans cet objectif ; Il n’y a pas d’issue dans les compromis institutionnels.

 

L’occident découvre un peu tard dans quoi il a conduit le peuple ukrainien…

Cet article de Libération qui n’implique pas la moindre autocritique de tous ceux, c’est-à-dire la totalité du monde poliatico médiatique français et en particulier sa “gauche” qui ont conduit l’Ukraine, après tant d’autres peuples et nations dans une terrible impasse en inventant des victoires, en diabolisant la Russie au lieu de prendre en compte ce que ce pays estimait sa sécurité face à l’OTAN ; en encourageant un nationalisme russophobe et inspiré du fascisme qui divisait la population ukrainienne et autorisait ce régime à massacrer son propre peuple… Tous ceux qui, comme nous Marianne et moi, sommes revenus avec des preuves, des témoins avons été interdits, considérés en dehors de toute démonstration comme des partisans de Poutine et pour accroître la stigmatisation traité de “staliniens” y compris par les “officiels” du PCF… Comme cela s’était déjà passé tant de fois en Yougoslavie, en Libye, en Irak, en Afghanistan, partout ceux qui plaidaient pour la paix et contre les livraisons d’armes ont été stigmatisés… Cela recommencera demain après une autre débâcle, un autre pays en ruine… Tant que l’on aura pas le courage de prendre pied dans la réalité d’un monde en mouvement, un monde complexe et dont les crises non résolues se retournent en boomerang sur notre propre “démocratie”. Comme le disait Marx, un peuple qui en opprime un autre ne peut pas être libre (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Lors d'un black-out partiel à Kyiv, le 6 juin 2024.

Lors d’un black-out partiel à Kyiv, le 6 juin 2024.© Roman Pilipey

Le temps presse en Ukraine, et il est cruel car il joue davantage en faveur des Russes. Alors que ceux-ci multiplient leurs frappes sur le pays, fragilisant chaque jour davantage les infrastructures et le moral du pays, les nouvelles en provenance des Etats-Unis ne sont guère rassurantes. L’avancée de Donald Trump dans les sondages était déjà préoccupante, mais l’identité de celui que l’ex-président a choisi comme numéro 2 s’il était réélu est carrément une catastrophe. Le sénateur James David Vance est en effet un des principaux adversaires du soutien des Etats-Unis à l’Ukraine. Si le tandem accédait au pouvoir, il ne faudrait pas attendre longtemps avant que l’aide américaine à Kyiv soit remise en question. Or l’armée ukrainienne a désespérément besoin d’armes occidentales si elle veut continuer à résister au rouleau compresseur russe qui broie hommes et infrastructures.

Depuis le début de l’année, 90 % des centrales thermiques et hydroélectriques du leader national de l’énergie a été détruit par les missiles russes. Une catastrophe quand la température frôle les 40 degrés l’été et plonge en dessous de zéro l’hiver, un drame pour la vie quotidienne et économique du pays. Les Ukrainiens ont beau faire preuve depuis le début de la guerre d’une résilience hors norme, il devient délicat de réparer les centrales endommagées plusieurs fois de suite et il va finir par être difficile de vivre dans un pays privé d’électricité. Pour tenter de plaider sa cause, le président ukrainien arpente inlassablement le monde, la semaine dernière à Washington, cette semaine au Royaume-Uni. Réclamant de l’aide avec d’autant plus d’insistance que le Premier ministre hongrois profite au même moment de sa présidence du Conseil de l’Union européenne pour mener à Moscou et Pékin une soi-disant «mission de paix» qu’aucun pays européen ne lui a confiée. Pour le plus grand bonheur des Russes qui misent, pour emporter la victoire, sur un épuisement progressif des forces ukrainiennes et

 

Encore la “hyène de l’Europe” ou le choix du fascisme mis en pratique…

C’était Churchill qui avait baptisé ainsi la Pologne, ce pays qui n’en a jamais fini avec ses archaismes féodaux et son antisémitisme comme sa russophobie, est en train dans le silence complice quasi général d’inaugurer des pratiques “fascistes” incontestablement. A savoir, dans l’implication officielle dans la guerre en Ukraine et ce qui va avec une conception des “frontières” dans lequel le pauvre hère, victime des guerres se fait tirer comme un lapin, sans sommation et à balle réelle et cette “évolution” n’a pas lieu dans la Pologne considérée comme conservatrice mais dans la Pologne pro-européenne de Donald Tusk, le libéral … (note de Danielle Bleitrach histoireetsociete)

Un garde-frontière polonais utilise des jumelles thermiques à la frontière polono-biélorusse près de Szudzialowo, comté de Sokolka, voïvodie de Podlaskie, nord-est de la Pologne, le 25 janvier 2022, pendant la crise des migrants.

Un garde-frontière polonais utilise des jumelles thermiques à la frontière polono-biélorusse près de Szudzialowo, comté de Sokolka, voïvodie de Podlaskie, nord-est de la Pologne, le 25 janvier 2022, pendant la crise des migrants.© AFP – WOJTEK RADWANSKI

En Pologne, la crise migratoire à la frontière avec la Biélorussie continue de s’intensifier. Cet été, le gouvernement a mis en place une zone tampon complètement militarisée le long de la frontière pour empêcher les migrants de pénétrer dans le pays. Ce vendredi 12 juillet, le gouvernement a élargi les prérogatives des forces armées. Elles ont désormais le droit de tirer sur les migrants sans en être tenues responsables pénalement. Une mesure qui inquiète les humanitaires sur place

Avec notre correspondant à Varsovie, Adrien Sarlat 

Tirer de façon préventive et à balles réelles sur quiconque tenterait de violer la frontière. Ce vendredi, les députés polonais ont levé la responsabilité pénale des soldats désormais autorisés à tirer face aux migrants.

Une erreur selon l’activiste humanitaire Kasia Mazurkiewicz, qui s’inquiète pour la vie des réfugiés : « En voyant quelqu’un dans la forêt, on n’est pas en mesure de dire s’il représente une menace ou s’il s’agit d’une personne fuyant un pays en guerre, et qui cherche juste à survivre. Et il faut les traiter comme des humains. Or, on ne tire pas sur des humains ». 

Avec son association d’aide aux migrants, elle arpente régulièrement la forêt le long de la frontière, et craint désormais pour sa propre sécurité. 

« Pour nous, c’est très inquiétant, car on sauve des vies humaines, mais on a peur de se faire fusiller en portant secours aux autres. Désormais, on va réfléchir à deux fois avant d’aller sauver quelqu’un, car on sait qu’on risque nous-mêmes d’y rester »

Entre les forces armées et les activistes, les tensions sont au plus haut cet été. Cette année, plus de 18 000 personnes ont tenté de traverser illégalement la frontière. La zone tampon, elle, restera en vigueur au moins jusqu’au 13 septembre.

mercredi 17 juillet 2024

 

Le milliardaire chinois qui a inventé “le génocide Ouïghour” arrêté pour escroquerie à Manhattan

Arrêté en mars 2023 dans son luxueux appartement de Manhattan, Guo Wengui a été reconnu coupable ce mardi 16 juillet d’escroquerie et de diverses fraudes en matière de valeurs mobilières. Nous avons à plusieurs reprises dans Histoire et société évoqué ce milliardaire chinois ayant fui avec un énorme magot la justice chinoise et qui avec la complicité de Steve Bannon mais aussi celle de l’oligarque ukrainien Igor Kolomoïsky (l’inventeur de Zelensky) ont créé le mythe du génocide Ouïghour, financé des réseaux agissant en France, dont celui du trafiquant d’armes Raphaël Glucksmann. Qu’un individu aussi sulfureux que Marion Maréchal Le Pen soit étroitement lié à cette bande passe encore, mais que la gauche (les clowns habituels BHL, Glucksmann mais aussi le PS, celui des mondains parisiens, Clémentine Autain, Elsa Faucillon et l’inévitable Kamenka, le secteur international du PCF etc… ) ait relayé une telle propagande dit le degré d’infiltration du monde culturel et intellectuel, de celui qui a bénéficié des réseaux de la CIA dans le monde des médias et celui de la culture… Ce qui ne peut qu’aboutir à la médiocrité révélée de ce monde, est-ce un hasard s’il a été convaincu d’assurer la promotion d’une “œuvre” concoctée par ces gens-là comme “l’ombre de Staline” et si on se retrouve en train de tolérer la représentation de la France par Arielle Domsbale, non c’est un tout qui va avec la sinistre parodie de la nomination du premier ministre… (note de Danielle Bleitrach histoireetsociete)

Le milliardaire chinois Guo Wengui lors d'une conférence de presse, le 20 novembre 2018 à New York (États-Unis).

Le milliardaire chinois Guo Wengui lors d’une conférence de presse, le 20 novembre 2018 à New York (États-Unis).© DON EMMERT / AFP

L’entrepreneur chinois en exil Guo Wengui, un personnage controversé se targuant d’être un opposant au régime dans son pays, a été reconnu coupable ce mardi 16 juillet devant un tribunal fédéral de New York d’avoir floué des milliers de ses abonnés pour plus d’un milliard de dollars, a annoncé la justice américaine.

Depuis son exil doré à Manhattan, Guo Wengui se présentait comme un féroce critique du régime communiste chinois et un fervent défenseur de la démocratie, tout en entretenant des liens avec la sulfureuse figure de la droite américaine Steve Bannon, récemment emprisonné dans une autre affaire judiciaire.

Traqué par la Chine, il avait été arrêté à New York en mars 2023 par la police fédérale (FBI) dans son luxueux appartement de Manhattan, dans un immeuble avec vue sur le célèbre Central Park.

“Il encourt des décennies en prison”

Guo Wengui est accusé d’avoir profité de sa notoriété sur internet depuis 2018 pour inciter des milliers de personnes à investir des fonds dans ses sociétés ou projets, comme GTV Private Placement, ou G/Clubs, qui promettaient des placements rentables ou des services de luxe, mais lui auraient surtout permis de mener grand train, selon la justice américaine.

“Miles Guo (l’un de ses autres noms), homme d’affaires chinois en exil et prétendument milliardaire, a mis en oeuvre de manière éhontée plusieurs systèmes de fraude interdépendants, tous conçus pour soutirer à ses fidèles abonnés de l’argent qu’ils avaient durement gagné, afin qu’il puisse passer ses journées dans son manoir de 4.600 mètres carrés, au volant de sa Lamborghini d’un million de dollars, ou se prélasser sur son yacht de 37 millions de dollars”, a fustigé le procureur fédéral de Manhattan, Damian Williams.”Un jury l’a reconnu à l’unanimité coupable d’escroquerie et de diverses fraudes en matière de valeurs mobilières, fraude électronique et blanchiment d’argent. Il encourt des décennies en prison”, a ajouté le procureur. La sentence sera prononcée ultérieurement.

Le sulfureux entrepreneur avait encore fait parler de lui après son arrestation, en annonçant son projet d’organiser une vente aux enchères en ligne de “sperme non-vacciné”, s’appuyant sur l’idée complotiste que les vaccins causent une stérilité massive.