jeudi 1 février 2018

DE LA GRISAILLE AU SOLEIL ....




LA DAME DE CŒUR DE LA STATION
 
Il est des jours qui s’annonçaient routiniers, au point qu’un événement banal, un premier imprévu suivi de peu d’un second, tout aussi fortuit, peuvent transformer en quelques minutes un petit désagrément malvenu, en un moment rare de bonheur et de reconnaissance, tellement agréable qu’on ne l’attendait pas, au point qu’il sera difficile de  l’oublier. Instants de joie difficiles à traduire, dans ces heures de souffrances où les proches tournent le dos....
Il suffit parfois d’un geste et de quelques mots de solidarité d’un-e inconnu-e pour réchauffer le cœur et redonner confiance et moral pour le reste de la journée....
C’est ce qui nous est arrivé, mon épouse et moi, alors que nous sous sentions tout d’un coup seuls et désemparés..
Lundi matin, 7H45 : départ à la clinique, pour la chimio de mon épouse ….
Pluie, humidité devenues habituelles, hiver gris, long.... Plus qu’à l’accoutumée... Triste matinée.
A 10H30, sortie de la clinique. On va faire le plein de super à la station voisine. Rien à signaler... Mon Aygo ne donne aucun signe de fatigue.....Jusqu’au moment où je m’installe au volant, le plein effectué, pour rejoindre nos pénates, je mets le contact : rien !! Nada ! La batterie semble avoir rendu l’âme.... Début de panique. Comment va-t-on faire ? Il nous faut quitter la station d’essence. Mon épouse, déjà fatiguée, prend le volant .. Point mort … Je me mets à pousser pour donner un peu d’élan à la voiture, passage en seconde.... Rien ! Nada ! Et là, je me retourne, et j’aperçois à côté de moi une dame assez jeune – plus jeune que nous – qui poussait avec moi, elle nous conseille ensuite de nous garer un peu plus bas, au bord de la rue, en attendant que nous trouvions LA solution. Et nous nous retrouvons à nouveau elle et moi à pousser notre voiture et à tenter de la faire démarrer sur la rue, jusqu’à l’évidence : essoufflés, rien à faire, madame Aygo nous laissera là, nous la poussons pour la garer le mieux possible – c’est lourd, une voiture en panne -sur le bord de la rue. J’avise un centre de contrôle auto, à 100 mètres, je vais demander de l’aide, des câbles, puisque la dame, qui avait abandonné sa propre voiture devant une pompe à essence, m’a proposé que nous nous branchions sur sa batterie. Mais il y a des clients à servir au centre de contrôle, c’est un peu plus long que prévu, si bien que la dame notre ange gardien a compris que nous pourrons nous dépanner sans elle, et elle a décidé de partir, ce que mon épouse me dira à mon retour. Quand je reviens, c’est avec un jeune employé du centre, qui s’est muni d’un démarreur. En quelques secondes, notre voiture retrouve force et entrain, et nous aussi, et nous pouvons ainsi reprendre le chemin.
Je n’ai hélas pas revu cette dame J’aurais tant voulu la remercier, lui exprimer toute notre gratitude. Ces moments sont si rares... Si agréables et si surprenants, qu’on voudrait les partager un peu plus longtemps avec leurs auteurs, le temps de leur dire au moins merci comme ils le méritent. Pris par mon souci de la panne, je n’ai pas eu la présence d’esprit de lui demander, non pas son 06...., mais l’adresse où j’aurais pu lui porter un tout petit gage de notre gratitude.
Et comme je ne suis pas sûr du tout de la reconnaître un jour, si je devais la croiser, même si c’était demain..... J’espère que c’est elle qui nous reconnaîtra. Si cela pouvait arriver....Que je puisse au moins réparer ….

Ces choses de la vie, autrefois banales, devenues aujourd’hui l’exception, dans ce monde plus égocentrique que fraternel et solidaire, quand elles surviennent elles vous embellissent les moments difficiles, vous offrent un cadeau que l'on attendait pas, au point que je n'ai pu résister à vouloir partager ces instants rares de bonheur dont nous sommes aujourd'hui et par trop souvent privés.

mercredi 31 janvier 2018

CASINO: GÉRANTS EN COLÈRE

CASINO : Gérants en colère

Bonjour
Nous nous prénommons Sandrine et Sébastien.
Durant, ces huit dernières années, nous avons tout donné au groupe de la grande distribution Casino FRANCE, notre temps, notre sérieux, notre professionnalisme, notre vie de famille. Nous parlons au passé car tout s’arrêta le sept décembre dernier, terminus tout le monde descend. Nous sommes aujourd’hui sans travail et sans aucune solution de logement ...
Décembre 2010 nous prenons en gestion, après avoir été sélectionné et formé au métier, une supérette sur Mont de Marsan, puis une suivante en 2014 a Biarritz. Sans concertation en 2015, le groupe décide le changement d’enseigne du magasin que nous gérons c’est à ce moment là que tout bascule du coté obscur, le peu d’indépendance que nous avions disparait (tout est décidé, contrôle). Les conditions de travail deviennent très difficile (contrôle des marchandises, blessures a répétitions, heures supplémentaires, problème d’approvisionnement etc...). Les services commerciaux ne communiquent pas, nous laissant en difficulté.
N’ayant pas signé pour ça, nous protestons, le groupe Casino restant muet à nos contestations, avril 2017 nous officialisons la chose devant le tribunal des prudhommes ce qui nous vaut une réponse très rapide ; en effet quinze jours après, la décision est prise de fermer le magasin, et donc la rupture de notre contrat !
Face a cette violence, notre combat au quotidien est très difficile, surtout que nous le vivons en groupe, en effet Casino a reproduit cette technique d’épuration salariale plus de 2000 fois en trois ans, nous sommes donc légion à vivre ce calvaire.
En effet après avoir travaillé plus que de raison, nous nous retrouvons très rapidement, sans travail, sans salaire, sans logement car celui ci découlait directement de notre fonction, sans considération et sans justification ! Nous avons osé contester ce qui nous vaut cette situation, nous sommes sous antidépresseur, dans le brouillard le plus complet concernant notre avenir proche !
De plus se rajoute à toute cette frustration une injustice supplémentaire, nous devons libérer le logement de fonction dans 15 jours, tout en sachant que celui-ci restera disponible et vide jusqu’au 31 mars ! d’où notre décision d’y rester en toute illégalité, car la seule solution est la rue avec notre fille. Casino a donc fait de nous en quelque mois des hors la loi.
Casino nous tue ! Officiellement notre famille se retrouvera donc sans domicile fixe fin janvier, pour protester contre cet état de fait aussi injuste qu’ intolérable et pour essayer de faire connaitre notre combat face à ce titan ! Moi Sébastien Balland entamerai le mercredi 31 janvier à 12 heures une grève de la faim devant le magasin Leader Price Express situé 51 rue d’Espagne 64200 BIARRITZ.
Soutenue par l’association "gérants en colère " et le syndicat CGT représentatif des gérants, je ne cesserai pas mon combat tant que les représentants du groupe Casino ne reçoivent une délégation afin de s’expliquer une fois pour toutes sur sa politique de licenciement de masse !
BALLAND Sandrine et Sébastien
51 rue d’Espagne 64200 BIARRITZ
06.64.20.92.25
association "gérants en colère" président :
GAUTIER thierry : https://www.facebook.com/gerantsencolere, Gerantsencolere@hotmail.com
HOUACINE didier délégué central CGT gérants succursalistes : 03.23.58.76.76
URL de cet article 32872

Note de Pedrito:
dans cette enseigne Casino, je serais curieux de connaître le rôle d'un certain syndicat, FO pour ne pas le nommer: s'il y a crise,  malaise, licenciements, drames humains parmi le personnel, les élus de ce syndicat ne semblent pas souffrir des mêmes restrictions subies par les gérants des supérettes. On  rencontre régulièrement dans les centre de vacances Azuréva, des "séminaires" organisés par Casino pour ses salariés,  et à les entendre, les unes et les autres délégués en villégiature ne donnent pas l'impression de pratiquer un syndicalisme de revendications et de combat. Je dirais plutôt un syndicalisme d'accompagnement, pour être gentil.
Doit pas faire bon qu'une oreille dépasse du rang, chez Casino

mardi 30 janvier 2018

14 ET 15 JUILLET 2018 : FERIA DE CÉRET



Céret : L’ADAC a dévoilé les ganaderias de la féria de Céret de toros 2018


lundi 29 janvier 2018

LES RELATIONS CORÉENNES ENFIN SE RÉCHAUFFENT


Le leader de la délégation de négociateurs sud-coréens, Cho Myoung-gyon (à gauche) serre la main de son homologue nord-coréen, Ri Son-gwon, lors des premiers pourparlers entre les deux pays en plus de deux ans, le 9 janvier 2018 à Panmunjom, dans la zone démilitarisée.
Le leader de la délégation de négociateurs sud-coréens, Cho Myoung-gyon (à gauche) serre la main de son homologue nord-coréen, Ri Son-gwon, lors des premiers pourparlers entre les deux pays en plus de deux ans, le 9 janvier 2018 à Panmunjom, dans la zone démilitarisée. (POOL NEW / REUTERS)

samedi 27 janvier 2018

SONDAGES ET MODELAGE D'OPINION

Selon un thème à la mode, et selon un énième "sondage d'opinion",  8 français sur 10,  feraient preuve de complotisme.
Tout le monde sait que les sondages sont là non pas pour informer, mais pour modeler l’opinion. La réalité, pour reprendre un mot cher à notre petit prodige président, est pourtant toute simple : l’économie est en état de mort cérébrale, le prochain domino financier qui tombera fera s’écrouler tout le système, des millions de laissés pour compte vivent à l’intérieur et à l’extérieur du pays(chômeurs, réfugiés…), le climat se dérègle, les ressources naturelles sur lequel est adossé notre système tout entier sont en épuisement… Un seul exemple 10 ans de réserves en lithium, vous savez ce machin indispensable pour fabriquer les smartphones et autres gadgets qui servent à endormir la populace… et tout le monde voudrait continuer à faire comme si de rien n’était ?
Les nuages s’amoncellent et l’orchestre médiatique à beau redoubler d’efforts, le tapage qu’il s’efforce de maintenir n’empêchera pas le tonnerre de gronder et l’orage de frapper à la fin.
D’une façon où d’une autre, ça n’est qu’une question de temps, et certainement pas dans longtemps, comme l’espèrent avec lâcheté beaucoup de nos concitoyens. Non, nos enfants ne seront pas là pour essuyer nos bêtises : c’est nous qui serons en première ligne, très bientôt.
Et le pire, c’est que tous ceux que le système taxe de complotisme l’ont bien compris : dans leur immense majorité, ils ne font juste plus confiance aux serviteurs premiers de celui-ci, les “journalistes”.
Et ça, quelque part, c’est une sacrée bonne nouvelle au milieu de tout ce bazar !



Note
Ah que Johnny! Il chantait encore en français mais il incarnait déjà ce glissement progressif vers notre abîme socio-culturel. Les chanteurs français d’aujourd’hui ne s’embarrassent même plus de ce “détail” et chantent en anglais.Les chanteurs d'autrefois, il y a juste quelques décennies, pour la plupart, en plus de chanter en Français, n'avaient pas peur d'afficher des opinions progressistes, en harmonie avec le peuple dont ils étaient issus: beaucoup d'entre eux avaient leur carte syndicale à la CGT. Aujourd'hui, ils chantent en anglais, la langue qui nous colonise, et se couchent naturellement devant le système pervers du pseudo libéralisme, qu'ils n'osent même pas appeler capitalisme.