lundi 8 octobre 2018

LES FADAS DE GUERRE GAGNERONT-ILS LA PROCHAÎNE? (°)

La guerre mondiale qui vient sera provoquée par les États-Unis

8 Octobre 2018 , Rédigé par Réveil Communiste Publié GQ


La guerre mondiale, qui la veut?
Le danger de guerre actuel provient exclusivement des États-Unis qui ont obtenu leur hégémonie mondiale en gagnant les trois précédentes (on peut considérer la Guerre froide en comptant les conflits localisés qui l’ont accompagnée (Viet-Nam, Proche Orient) comme la troisième), et qui sont tentés de la conserver en s’engageant dans une quatrième.
Aucune autre puissance n’est en mesure de menacer la paix. Le terrorisme, notamment, n’est qu’un instrument au service des États-Unis, soit un allié direct comme en Syrie, soit un adversaire idéal qui ne présente aucun danger réel, et qui joue son rôle dans la mise en condition militaire des peuples occidentaux, et leur acceptation tendancielle, au rebours de leurs valeurs individualistes, d’un État policier et d’une société de contrôle total.
Les États-Unis du capitalisme en déclin de l’année 2018 peuvent croire qu'ils ont objectivement intérêt à la guerre dans cette décennie. Leur équipement militaire hypertrophié et leur expérience du combat réel leur donnent la certitude trompeuse d'une victoire dans n’importe quel conflit armé classique, à condition qu’ils puissent construire le consentement de leur opinion à une telle démarche sanguinaire, mais cette avance est financée par la contribution du reste du monde à commencer par la Chine, qui comble les déficits abyssaux de l'économie américaine en rachetant du papier dollarisé, et d’ici dix ou vingt ans elle aura disparu.
Depuis la crise de 2008, ils sont entrés dans une phase agressive, s’attaquant à des nations petites ou moyennes, le plus souvent en utilisant des collaborateurs locaux, des séparatistes, des réactionnaires religieux, des intermédiaires en apparence non étatiques et des auxiliaires étrangers, et surtout une « société civile » ad hoc cultivée dans leurs universités  et recrutée dans un certain nombre de pays stratégiques.
Mais ils ont aussi mené des guerres directes dont le but réel semble bien tout simplement de maintenir en état opérationnel leurs forces armées et de tester leurs armements. Ils sont d'ailleurs déjà lancés dans une cyber-guerre ouverte avec le reste du monde.
Il faut bien comprendre que la déclaration officielle de guerre au terrorisme en septembre 2001 a une importance fondamentale dans l’histoire de l’Empire américain : il s’agit d’une revendication de souveraineté qui porte sur l’ensemble du territoire mondial, et qui met fin à la politique internationale telle qu’elle était basée sur le respect de principe sinon de fait de la non-ingérence dans les affaires intérieures d'autrui, depuis les traités de Westphalie au moins (1648). Ils revendiquent ce faisant le statut et rang de seul État souverain au monde.
Mais les moyens indirects ont eu leur préférence depuis leur relatif échec en Irak et en Afghanistan.
Ils ont réussi à prendre le contrôle du gouvernement de plusieurs États en instrumentalisant une opposition stipendiée de longue date, et en pratiquant avec l’aide des grands groupes de médias une déstabilisation intérieure de grande échelle. Comme l'a symboliquement établi la destruction de l'ambassade à Belgrade en 1999, l’ennemi principal des États-Unis est bien entendu la Chine, dont le surgissement prochain au premier rang économique mondial épouvante l’oligarchie occidentale. Les actions erratiques de l’Occident piloté par les États-Unis ont paradoxalement renforcé ce rival, en consolidant son alliance avec la Russie, et l’effondrement annoncé de la présidence Trump n’a fait qu’accélérer ce mouvement.
Une guerre directe contre la Chine ou la Russie, sous la forme de pressions externes et de blocus maritime et aérien de leurs territoire, dont les littoraux sont étroitement verrouillés par les bases américaines, est techniquement possible et même jouable, dans l'intention de la gagner, mais au prix de provoquer une très forte crise économique internationale dont les effets seraient imprévisibles si la victoire n'était pas immédiate.
Les militaires ne font rien d’imprévisible. Mais ils ont une certaine tendance à la surestimation de leurs capacités, qui en l’occurrence sont incontestablement très fortes, et la tentation de chercher des solutions technologiques à des problèmes stratégiques, notamment pour neutraliser les armes nucléaires.
Cependant, les États-Unis eux-mêmes ne sont pas un sujet géopolitique pleinement souverain, et le pouvoir réel va se chercher dans un milieu international où leurs ressortissants sont des plus influents mais non exclusivement. Milieu composé des institutions financières et des banques, des cadres dirigeants des multinationales et des ONG qui recrutent dans les mêmes écoles, des médias internationaux, etc. Dans ces milieux, la perspective d’une guerre qui ne soit plus une guerre asymétrique à zéro mort dans le camp occidental crée un malaise.  Ils conservent parfois la culture historique suffisante pour comprendre que la guerre ouverte comme solution des contradictions du capitalisme n’est pas la meilleure option, parce qu'elle peut déboucher sur la révolution comme la Grande Guerre de 1914 à débouché sur la Révolution d'Octobre. Ils soutiendront donc toutes les guerres néocoloniales ou contre-révolutionnaires, mais chercheront à éviter un conflit majeur avec les puissances émergentes capitalistes. D'autre part, en cas de guerre mondiale ouverte et déclarée, l'expérience historique montre que la puissance qui en a pris l'initiative perd la mise.
Certains alliés secondaires (Grande Bretagne, France, Israël, Arabie saoudite) peuvent être tentés chacun leur tour de jeter de l'huile sur le feu pour acquérir un rang de « senior partner » dans l’alliance occidentale.
Tout ce qui contribue à affaiblir la résistance à l'hégémonie des États-Unis rend la guerre plus probable, car elle crédibilise chez les pions qui nous gouvernent l'idée d'une guerre technologique victorieuse propre et rapide. L'effondrement de la Libye a rapproché le monde de la catastrophe. La résistance de la Syrie, mais aussi de la Corée et de l'Iran, face aux ingérences impériales, éloigne la guerre mondiale.
Contrairement aux apparences, un va-t-en guerre brouillon et impulsif à la tête des États-Unis dans le genre Donald Trump est moins dangereux qu'un politicien consensuel comme son adversaire malchanceuse Hillary Clinton (ou le criminel John McCain, universellement regretté par les partisans de l'impérialisme et leurs médias), qui engagerait la guerre contre le pays visé à la suite d'une longue préparation médiatique et d'une subversion interne à grande échelle, et qui ne lâcherait pas sa proie facilement, ne serait-ce que pour ne pas perdre la face. Et cela, même s'il peut être à titre individuel réticent face aux aventures militaires, comme c'était le cas d'Obama.
Cela dit s'il y a un pays où les contradictions du capitalisme s'aiguisent de manière décisive, ce sont bien les États-Unis. La guerre pourrait bien surgir à l'intérieur même de ce pays.
L'anti-impérialisme et le mouvement international pour la paix sont donc redevenus les priorités existentielles pour l’avenir de l’humanité.
GQ , 13 août 2017, relu le 4 septembre 2018
(°) Le titre seul est de Pedrito , le texte est de Gilles Questiaux

dimanche 7 octobre 2018

SÉISME ? TSUNAMI AU PC?

Que se passe-t-il au PCF ? Pour la première fois, le texte de la direction mis en minorité par les adhérents
André Chassaigne, député PCF du Puy-de-Dôme
André Chassaigne, député PCF du Puy-de-Dôme
La direction du Parti communiste mise en minorité après un vote historique de ses militants

Peu avant son congrès de novembre, les communistes ont voté sur l'orientation que devait prendre le parti. Ils ont rejeté la proposition de base commune, défendue par la direction, battue par un texte alternatif menée par le député André Chassaigne.

C'est une première dans l'histoire du parti. En près d'un siècle d'existence, le Parti communiste français (PCF) n'avait en effet jamais connu une désapprobation officielle de sa direction par ses militants. C'est désormais chose faite. Le 6 octobre, le PCF a publié le résultat du vote de ses adhérents quant à l'orientation du parti. La proposition de base commune adoptée par le Conseil national et soutenue par le Secrétaire national, Pierre Laurent, Le communisme est la question du XXIe siècle, n'a recueilli que 37,99 % des exprimés. Traditionnellement, le texte proposé par la direction réalise des scores hégémoniques, dignes de la culture de consensus du parti.

Sur les quatre textes en compétition, les communistes ont ainsi préféré, avec 42.15% des voix, le programme du député du Puy-de-Dôme, André Chassaigne, intitulé Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle. Celui-ci remettait notamment en cause la stratégie menée par la direction du PCF. «Nos directions successives ont été gagnées par le renoncement, jusqu’à des choix qui ont déstabilisé et déstructuré notre parti», critiquait ainsi la contribution arrivée en tête des suffrages.

[...]

Lutter contre la désinformation ou blanchir les crimes de l’armée israélienne ?

vendredi 28 septembre 2018 Rouge Midi
popularité : 99%

Une conférence intitulée « lutter contre la désinformation sur Israël avec la participation de Meyer Habib, député et Olivier Rafowicz, colonel de réserve de Tsahal » est annoncée le 15 octobre au Palais des Congrès de Marseille.
La désinformation, c’est l’apologie des crimes de guerre et la négation du peuple palestinien !
Meyer Habib, c’est le député des colons qui volent la terre palestinienne et pratiquent le nettoyage ethnique. C’est celui qui affirme qu’à Gaza « l’écrasante majorité des gens qui ont été tués étaient des terroristes et qu’Israël était en état de légitime défense ». La colonisation est illégale d’après le droit international. Est-il admissible que les colons aient un député en France ?
Olivier Rafowicz, c’est celui qui déclarait juste après le massacre de « Bordure Protectrice » à Gaza (2 400 morts pendant l’été 2014) : « Barrière protectrice » est une réaction au Hamas, organisation terroriste, qui a déclaré la guerre à Israël. Israël avait pourtant choisi d’attendre, de jouer la carte de l’apaisement ». Apaisement le quartier de Shujaïa pulvérisé ainsi que la centrale électrique, les ateliers fabriquant des yaourts, les champs ravagés, l’hôpital al Wafa transformé en montagne de décombres ? L’attaque contre une population en cage était délibérée.
On a effectivement affaire à un spécialiste de la désinformation !
À l’Union Juive Française pour la Paix, nous sommes héritiers des très nombreux Juifs qui ont considéré que leur émancipation comme minorité opprimée passait par celle de toute l’humanité.
Nous savons que le négationnisme est un mal absolu. Nier que deux millions de Gazaouis vivent dans une cage bouclée par terre, par mer et par air par l’armée israélienne, c’est du négationnisme. Nier que des tireurs d’élite de cette armée ont froidement abattu 180 personnes dont des femmes, des enfants, des journalistes, des secouristes, une infirmière … c’est du négationnisme. Traiter les Gazaouis de terroristes rappelle une sinistre période où l’occupant nazi disait (dans l’Affiche Rouge) des résistants du groupe Manouchian qu’ils prônaient « la libération par l’armée du crime ». Déshumaniser et diffamer a toujours rendu le crime plus facile.
Olivier Rafowicz explique tranquillement (8 novembre 2015) : « je ne crois pas à la coexistence pacifique avec les Arabes musulmans en Israël ». Autrefois l’OAS ne croyait pas non plus à la coexistence pacifique avec les Arabes musulmans en Algérie. Ils ont des milliers de morts sur la conscience et, au bout du compte, ils ont provoqué largement l’exode des Français d’Algérie.
Connaître la réalité de l’apartheid israélien n’est pas très compliqué. Il suffit d’aller passer quelques minutes à Hébron, là où des colons intégristes protégés par des soldats surarmés déversent leurs ordures dans la rue palestinienne et poussent leurs enfants à jeter des pierres sur les écoliers palestiniens.
Cette négation n’est pas seulement criminelle. Elle est suicidaire pour les Juifs.
Qui peut croire sérieusement que cette aventure coloniale sanglante sera éternelle ?
Nous disons aux Juifs de Marseille et d’ailleurs : nos ancêtres ont vécu très longuement dans différents pays et notamment dans ceux du monde arabe et musulman. Il n’y a pas d’alternative au « vivre ensemble dans l’égalité des droits ». Ceux qui se font les propagandistes zélés d’une armée criminelle ne sont pas vos amis, ils vous mettent sciemment en danger. Quand Nétanyahou vient dire aux Français juifs que leur pays n’est pas la France et qu’ils doivent partir, il profère ce que les antisémites ont toujours dit. Quand les pires racistes, les Chrétiens sionistes américains, l’extrême droite xénophobe européenne ou le dirigeant hongrois Orban qui réhabilite l’ancien régime nazi de son pays, deviennent les meilleurs amis du gouvernement israélien, interrogez-vous. C’est une injure à l’histoire et à la mémoire des Juifs.
Quand les dirigeants communautaires qui prétendent parler au nom des Juifs de France, ceux du CRIF dont Meyer Habib est le porte-parole, sont issus d’un groupuscule violent d’extrême droite (le Bétar) et lancent quotidiennement les pires injures racistes (William-Gilles Goldnadel, 31 décembre 2016) : « des colonies de peuplement contre l’avis des autochtones, il y en a en Seine-Saint-Denis. Un Juif est moins étranger en Judée », ils profanent votre identité.
Écoutez l’historien israélien Zeev Sternhell  : « en Israël pousse un racisme proche du nazisme à ses débuts » (18 février 2018). Écoutez les anticolonialistes israéliens qui, au côté des Palestiniens, se battent pour la reconnaissance et la réparation du crime fondateur de cette guerre : l’expulsion préméditée du peuple palestinien de son pays en 1948.
Nous posons la question aux autorités.
Qui paie pour cette soirée d’apologie du crime ? Qui propage le négationnisme ?
La municipalité ? Le département ? La région ? Les trois ? Directement ou sous forme de subventions ?
En tant que citoyens, nous avons le droit de savoir. Cette complicité est intolérable.
jeudi 27 septembre 2018
Union Juive Française pour la Paix
UJFP-PACA

JOURNALEUX (SIC) ENFUMEURS !


Cotisations sociales et enfumage

J’ai entendu, sur France 2 et France 3 (comprimée au milieu d’un hommage hypertrophié à Charles Aznavour) cette annonce : aujourd’hui 1er octobre, le salaire net des salariés du privé va augmenter par suppression de la cotisation chômage. Les salariés au SMIC, par exemple, vont voir leur salaire net augmenter de 17,36 euros par mois.
Comment un journaliste peut-il prononcer une telle phrase sans se poser de questions, sans regimber, sans envoyer paître son rédacteur en chef ?
Remarque 1. La cotisation chômage n’est pas une indemnité de guerre versée à un pays ennemi qui s’appelle Assurance chômage. La vocation de la cotisation chômage n’est pas de disparaître dans un trou sans fond mais de revenir au salarié lorsque celui-ci perd son emploi.
Remarque 2. Du fait que la cotisation chômage repose sur le principe de la mutualisation, la somme que touche le salarié devenu chômeur est très supérieure à ces 14 euros mensuels. C’est le principe même de la mutualisation : être un grand nombre à payer de façon modique pour permettre au petit nombre de ceux qui sont frappés par le malheur d’obtenir bien plus qu’ils n’auraient pu obtenir avec leur épargne. Du coup, si la cotisation disparaît, l’indemnisation disparaît aussi. Où est alors l’avantage, pour le salarié d’avoir 14 euros de plus sur sa fiche de paye mensuelle (ce qui représente 50 centimes par jour, une demi-baguette...) si, le premier mois où il tombe au chômage... il touche zéro euro ?
Remarque 3. C’est ce qui risque de se passer si la disparition de cette cotisation n’est pas compensée par une autre rentrée d’argent. Or d’où peut venir cette rentrée : de l’ISF ? Il a été supprimé. Des tranches supérieures de l’impôt sur le revenu ? Leur taux a été fortement diminué. De l’impôt sur les sociétés ? Il est raboté. De la chasse efficace à la fraude et à l’évasion fiscales (de 60 à 80 milliards d’euros) ? On peut toujours rêver...
Remarque 4. Si l’indemnisation chômage ne passe pas à la trappe, c’est que son financement aura été compensé par autre chose. Mais si on ne ponctionne ni les hauts revenus ni les sociétés, sur qui reposera le financement ? Sur ce qui reste : sur les salariés et sur les retraités, et essentiellement sur ceux qui figurent dans les 9 premiers déciles des revenus, c’est-à-dire sur à peu près tout le monde (en dehors des riches). Ce financement viendra de l’augmentation de taxes directes et indirectes, fiscales et parafiscales (sur la TVA, le gaz, l’essence, la CSG – impôt proportionnel, donc injuste – etc.) dont la diversité et le nombre sont tels qu’il sera difficile pour le salarié d’établir le solde entre la disparition de sa cotisation chômage, d’une part, et l’augmentation de tout le reste, d’autre part. Mais on ne perdrait pas grand chose à parier que ce solde sera négatif.
Remarque 5. Si l’indemnisation des chômeurs ne passe plus par la cotisation, cela veut dire qu’elle sera décorrélée du salaire (et ne sera donc plus considérée comme partie intégrante de celui-ci). Elle pourra être fiscalisée ou versée comme une aide (une charité...), mais on habituera les salariés à la dissocier de leur paye, à ne plus la considérer comme un droit indissociable attaché à leur statut. On leur mettra dans la tête qu’elle n’a qu’un caractère précaire et qu’elle peut être "avantageusement" remplacée par une assurance privée facultative. Bien plus chère, cela va sans dire...
Philippe ARNAUD Le Grand Soir 
(°) Le titre est de Pedrito

NOUVELLE PREUVE DE CYNISME D'ÉTAT EN MACRONIE

E=MC2 ; cynisme d'État. Coup de projecteur : la relativité existe...

Publié le 1 Octobre 2018 Canaille le Rouge

... Y compris pour les réfugiés économiques.
Du moins pour certains qui n'arriveront pas
en canots pneumatiques surchargés
dans les ports de Méditerranée.
Le channel leur servira de rue,
l'Etat aidera à traverser.
et en face un emplois garanti
pour pouvoir aller au restaurant ... 
mais comme client

E=MC2 ; cynisme d'Etat. Coup de projecteur : la relativité existe...
C'est France Inter Samedi 29 septembre 2018 qui nous l'apprend :
"La capitale française veut devenir le principal point de chute des travailleurs du secteur de la finance après le départ du Royaume-Uni de l'Union européenne, prévu pour le 29 mars 2019. Paris pourrait dépenser sans compter pour les convaincre de quitter Londres pour elle".
Pour eux, pas besoin de traverser la rue pour trouver un emploi...Ils traverseront le chanel et hop, tout ira bien...pour les accueillir," le droit français sera aligné sur le droit européen...ce qui aboutira (pour eux et pour leurs sociétés) à la suppression de nombreuses contraintes réglementaires.
Les gestionnaires de fonds, en particulier, verront leur fiscalité alignée sur celle du capital et non pas du travail. Résultat: moins d'impôt à payer au retour de Londres.
A Courbevoie, un lycée international va accueillir des élèves venus de Londres après le Brexit..."
S'il fallait une démonstration de la nature de classe des causes de l'émigration massive dans certains pays, les responsabilités politiques dans la façons d'aborder la question, avec cette info, tout y est.
Petits fours et fanfares pour accueillir l'armada des exilés fiscaux avec dans le viatique distribué à l'arrivée l'importation comme règles des clauses de la fraude. 
Les ports français, outils de l'activité économique, sacrifiés dans le cadre du Brexit, mais des pontons en or massif pour accueillir les yachts des migrants de la rentes.
Juste une précision, histoire si on peut le dire ainsi, de pimenter la sauce.
Combien des entreprises bénéficiant de cette danse du ventre fiscale sont impliquées dans le pillage, les causes et moyens de guerre qui font que d'autres migrants, par radeaux surchargés sont envoyés par le fond en Méditerranée ?
Combien de leurs cadres dirigeants, planqués du fisc, arrosés de commission y compris rétro, sont responsables de ces morts par palanquées et vont voir se dérouler le tapis rouge sous leurs pieds tandis que leurs victimes n'ont que les dents de la mer comme linceul ?
Et vous voudriez qu'on ne cherche pas par tous les moyens de l'action de masse à abattre ce système et à neutraliser ceux qui le portent et s'en gavent ?