dimanche 23 décembre 2018

DIMANCHE 24 JOURS APRÈS QUE TU SOIS PARTIE, MA GISÈLE CHÉRIE.

Ma perle adorée,ni hier, ni avant - hier, je ne t'ai écrit, parce que j'ai changé l'U.C. de l'ordinateur, qui faisait des siennes, depuis de longs mois, rappelle toi mes colères lorsque j'avais fini d'écrire un texte, puis je retrouvais tout effacé en une seconde. J'attendais ton retour de  la clinique pour me décider, ton retour de la clinique! ....Je rêvais, j'ai toujours rêvé, même jusqu'à la dernière seconde, et aujourd'hui c'est un cauchemar que je continue de vivre, je n'arrive pas, je n'arriverai jamais à me faire à l'idée que tu es partie sans aucun espoir de retour, te revoir....On me dit souvent qu'il faut continuer à vivre, que "la vie continue"....Pour les autres, ceux qui n'ont pas perdu leur amour, leur raison d'être et de vivre, peut-être...Mais pour moi, çà m'est très difficile. Les nuits surtout sont désespérément longues, je fais quelques sommes en pointillés, très courts, puis je me réveille, je tourne, et retourne, d'un côté à l'autre, je te cherche, te parle, tu n'es plus là, à portée de ma main, je pleure, me rendors quelques minutes, me réveille à nouveau, je regarde le réveil qui n'en finit pas de trainer ses minutes, ses heures. 
Tu es pourtant là, partout, autour, en moi, dans l'air, dehors, dedans, en voiture, ton image, ta voix, tout m'appelle, me rappelle, me parle, m'entraîne vers ce rêve inaccessible, ce rêve impossible et fou de te prendre la main, t'éveiller, te redonner corps, t'aimer comme tu m'as toujours aimé, comme nous nous sommes toujours aimés. Cet après-midi, sans doute parce que j'avais peu dormi, cette nuit - Y. me dit que c'est la pleine lune, je lui réponds que chez moi c'est souvent la pleine lune - je me suis endormi quelques minutes sur le canapé, en regardant Castres/Bordeaux, je me suis réveillé d'un coup, tout étonné, et je t'ai appelé, j'étais seul sur le canapé, alors que je n'étais JAMAIS seul, JAMAIS, avant, tu suivais les rencontres de Top 14, de pro D2, de fédérale, avec presque autant d'assiduité que moi, c'est toi qui savais tous les matchs qui étaient diffusés, tu t'occupais même de çà, éplucher le bouquin télé, et me dire :" à telle heure, telle chaîne, il y a un match", et je me laissais vivre, heureux, gâté, serein, comblé....  OUI! Je me suis réveillé, après quelques minutes de sommeil volé, et je t'ai appelé, mais vraiment appelé : "Où es-tu?" Et j'ai réalisé d'un coup, l'espace du réveil, l'espace d'un éclair, que mon rêve redevenait cauchemar, et le match n'avait évidemment plus aucun intérêt, le rêve disparu, le chagrin de la solitude sans toi me submergeait aussitôt, sans que je puisse retenir mes larmes les plus amères. Tu dois savoir tout çà, puisque, d'après ce que beaucoup d'amis et de proches me disent, tu es là, partout, pour me protéger. Mais, mon cher amour, ma bichette adorée, de quoi peux-tu me protéger? Sûrement pas de l'envie de te rejoindre, car ici, malgré les gestes d'amour, d'amitié, de notre entourage familier, je ressens un vide immense, un tel besoin de toi, une telle souffrance de t'avoir perdue, toi, mon amour, qui m'avais tant donné de toi, que ni le temps ni l'avenir ne me procureront jamais une infime partie de ce bonheur que nous partagions et que tu as emporté avec toi. Par la faute de cette saleté de pourriture de mal qui continue ses ravages autour de moi depuis que tu es partie. 

Écoute un peu çà: Il y a P., notre voisin, un peu plus bas dans la rue, que l'on soigne aux rayons, depuis quelques jours. Et puis la mère de J., ton ancienne voisine de chambre, à l'Ormeau, qui parait-il ne va pas très fort, je n'arrive pas à avoir des nouvelles....Peut-être ce soir. Et puis il y a R. P., on s'arrêtait chez lui lorsqu'on faisait notre petite marche en ville, depuis deux ans, j'étais passé le voir en début de ce semaine, il était couché, avec une très mauvaise mine, teint jaunâtre, puis il a été hospitalisé le soir même, malgré ses protestations, là aussi, ce matin, les nouvelles n'étaient pas brillantes du tout. Et puis il y a aussi un petit fils de C., on ne peut pas l'opérer à Tarbes, il faut aller à Toulouse. Pourquoi? Je n'ai pas osé demander de détails, je souffre déjà tellement de toi. Grosse inquiétude de la famille. Ne reste plus qu'à espérer le "moins pire", à croiser les doigts. Que des mauvaises nouvelles. Pas de quoi pour moi garder le sourire, le tien me manque tellement, lorsque je regarde les photos de toi, il me fait toujours pleurer. Tu étais si jolie, souriante, heureuse de vivre, tellement sociable, agréable avec tous.... Si tu pouvais me donner la force de résister....
Je te serre fort, très fort, très très fort, sur mon cœur, ma  petite femme chérie, mon grand amour adoré. Qu'il était bon de vivre près de toi, d'être aimé de toi, comme tu savais si bien aimer....
Combien tu me manques!!

jeudi 20 décembre 2018

POUR TOI, TOUJOURS, MA GISÈLE CHÉRIE

MON TRÉSOR CHÉRI,
Voici ce que m'écrit J.L., de Soustons, - le pays du "Santo",   tu te souviens qu'on le suivait, on le soutenait, à ses débuts de novillero, lui aussi a perdu son père de la saloperie qui frappe de plus en plus la planète entière- donc, un internaute de Soustons qui vient souvent lire ce que je t'écris, qui a beaucoup de cœur, à me lire et à m'encourager, tellement il comprend combien je t'aime, combien le vide que tu as laissé m'est insupportable.
Je te le livre, tellement c'est beau:


Bonjour Pierre,

Je lis, avec émotion, les mots que tu écris à ton petit oiseau chéri, qui vole au milieu des étoiles brillantes, et qui continue à illuminer ta vie, malgré son absence.

Je viens de lire quelques lignes d’un écrivain anglais, Max PORTER, qui a écrit ces quelques mots, sur son épouse disparue, et que je t’adresse :

« Elle me manquait tant, que je voulais construire un mémorial de trente mètres de haut avec mes seules mains. Je voulais la voir, dans un immense trône de pierre en plein Hyde Park, admirant le paysage. Tous les passants comprendraient combien elle me manque. Combien le manque est physique. Elle me manque tant, c’est une immense stèle d’or, une salle de concert, un millier d’arbres, un lac, neuf mille bus, un million de voitures, vingt millions d’oiseaux, et plus encore. »

Je les trouve tellement belles que je n’ai pu résister à te les adresser.

Bien amicalement,
J.L.  

PS Mon amour chéri, je retrouve des photos de nous deux, un peu partout, mais je n'arrive pas à mettre la main sur les albums. A croire que je suis très  perturbé, au point que j'ai même oublié mardi mon rendez-vous chez B., le rhumatologue. Pourtant, je l'avais marqué, et vérifié la veille. Heureusement, Il est super sympa, tu le sais, comme ses secrétaires, il me reprendra bientôt, il va même passer me voir à la maison.  Il soignait si bien le Dupuytren qui handicapait  tes mains.....On avait plaisir à aller à son cabinet....C'était le temps du bonheur.
Pourvu que je ne pleure pas trop....Aide moi à résister, ma bichette adorée. Je t'aime à en crever, un peu comme cet Anglais, Max Porter, qui semble aimer passionnément son épouse disparue, mais moi, ce n'est pas un mémorial que je voudrais bâtir pour toi, mais plutôt cesser de souffrir. J'ai tellement mal! Je sais, il y a Sylvie, il faut que je m'occupe d'elle, son fils, mon petit fils.....Mais j'ai tellement, mais tellement mal depuis que tu es partie, tellement de chagrin.....Je cherche une solution. Il faut impérativement que je résiste quelques jours, que je souffre encore et encore, avant d'y voir peut-être plus clair. Tu me manques, ma Gisèle adorée, tu me manques, et je suis si seul, sans toi.....











mercredi 19 décembre 2018

A TOI, MON CHER AMOUR, ENCORE, ET ENCORE.

Avant-hier, mon cher amour, je suis rentré vers midi de chez Sylvie. Je serais bien resté jusqu'au mardi, mais j'avais rendez-vous avec le notaire à 15h. J'ai d'ailleurs attendu jusqu'à 15H 25, chez le notaire, il a fallu que je prenne mon mal en patience, et la patience n'a jamais été ma spécialité, tu le sais mieux que quiconque,  mais il fallait bien que je sache où je vais, ce qui va m'arriver, maintenant que tu es partie, que je suis seul dans cette maison, il fallait que je sache ce qu'il va advenir de moi, si je pouvais en disposer, les frais que je vais devoir payer, etc..... J'ai ainsi appris que la moitié de nos comptes joints serait pour le bénéficiaire de ton testament, en plus de la totalité de ton épargne propre, nous avions mis la plus grosse part - façon de parler, c'est pas des millions -  à ton nom, parce que je voulais te protéger de tout, protéger ton avenir, te garantir la vie la plus tranquille possible, dans le cas où je disparaîtrais, ce qui était logique, puisque tu as 7 ans de moins que moi. Nous n'avions même pas tenu compte de la probabilité inverse, puisque selon les oncologues, rien ne pourrait te guérir de cette saloperie de cancer de merde, cette infâme mal qui nous a privé de quelques années de bonheur, nous aurions dû plus sagement mieux répartir nos économies sur chacun de nous. Les comptes joints, je n'y ai pas pensé, pas plus que les comptes d'épargne..... Ceci a été la mauvaise surprise, mais j'aurais bien du me douter.....Ce qui n'a pas été le cas, j'étais bien trop malheureux à la seule idée de te perdre, lorsque nous avions fait enregistrer nos testaments, je ne pensais qu'à une seule chose: te protéger, faire en sorte que tu vives le mieux possible dans le cas logique où je disparaîtrais le premier.
Mais voilà, je suis seul, depuis que tu es partie, vendredi matin 30 novembre, libérée de ta souffrance insupportable, de ce mal cruel entre tous, et je dois faire face à la douleur, et à la situation nouvelle pour moi: je m'étais promis, je t'avais promis, de partir aussitôt après toi, je voulais te suivre parce que je considérais ne pas mériter de te survivre, alors que tu m'avais apporté tant d'amour et de bonheur, tant et tant de générosité, sans contrepartie, rien qu'au nom de ton indéfectible amour, je ne m'en sentais pas le droit, et puis Sylvie est venue vers moi. Et dès cet instant, je me suis pris à espérer qu'elle ne me laisserait pas totalement seul, que je pourrais avoir une seule et mince raison de te survivre, et qu'il me faudrait saisir cette chance, pour pouvoir continuer à te chérir de tout mon cœur, de toute mon âme, de toutes mes forces, parce que tu es un être exceptionnel, que je pourrai ainsi continuer de célébrer et d'aimer, de donner en exemple à tous ceux à qui je continuerai de parler de toi, jusqu'à la fin de mes jours. Ai-je raison? L'avenir proche me le dira, nous verrons un peu plus tard. Tu m'aideras sans doute à voir clair. Tu as été une femme adorable, à nulle autre pareille, je n'ai pas toujours sans doute été pour toi le compagnon parfait, avec mes défauts, toi qui en avais peu ou si peu, toi qui étais d'humeur constante, souriante, sociable à l'impossible, toujours à satisfaire mes désirs et mes plaisirs, heureusement toujours ou presque partagés à deux. Mais je n'oublierai jamais que, lorsque je t'ai dit en pleurant que tu avais fait de moi un homme heureux, tu m'as murmuré que je t'avais rendu heureuse. Aujourd'hui, donc, que ma fille s'est rapprochée de moi, je suis sûr que tu m'approuves, si tu vois, et tu le vois, parce que tu es ici partout, en moi, près de moi, autour de moi, si tu vois que je vais tout faire pour elle, pour son fils, mon petit-fils B. qui semble heureux de retrouver son papy, même à 24 ans, je lui parle de toi, je lui dis que tu l'aimais comme tu aimais TOUS les êtres que j'aimais, je lui dis et dis à tous que tu serais si heureuse d'être parmi nous, au sein de nos retrouvailles, et B. me dit qu'il te trouvait aussi chouette mamy que ce que je pouvais t'aimer. Mon devoir est donc de revoir ce qu nous avions décidé ensemble. Et je crois, je suis sûr, que tu m'approuves, que tu me guides, comme tu m'as toujours protégé.
Cette maison je ne sais si je pourrai y vivre comme nous y avons vécu. Aujourd'hui, j'y pleure beaucoup, beaucoup, elle est triste, vide, presque sinistre, tellement elle manque de ta voix, de tes pas qui traînaient sur le sol, de ta vie, ton existence chérie à jamais disparue, évanouie, de tes rires, tes actes, tes gestes quotidiens, toi qui faisais tout, qui rangeais tout, parfaitement, sans que je ne me rende totalement compte de l'immense chance que j'avais de vivre auprès d'une femme aussi adorable. Exceptionnelle!
"La dama discreta", a écrit pour toi et pour nous deux notre très cher Toni dans cet hommage absolument magnifique, que je garderai dans mon cœur jusqu'à mon dernier souffle. Quel ami exceptionnel, lui aussi, quel être généreux et bon, et quel cri du cœur d'un homme profondément humain, pour avoir écrit de si belles choses pour ma petite femme chérie, elle qui, en nous quittant, en mettant fin à son long calvaire, nous a causé tant de chagrin. 
Encore merci de tant d'honneur, de tant d'amour, de tant de générosité, très cher Toni, très cher Pedro. Dans nos cœurs, hasta siempre.
Que je t'aime, mon immense amour. Que tu me manques !!

lundi 17 décembre 2018

DIMANCHE 16 DÉCEMBRE: TU ÉTAIS AVEC NOUS.









Photo :
TU ES SI BELLE, MON AMOUR

Je rentre de chez Sylvie. Il a fallu que notre malheur survienne, que tu me laisses seul pour toujours pour que ma fille se rapproche de moi. Elle a compris que je souffrais, que j'étais fou d'amour pour toi et de douleur de te perdre. Pourtant, tu l'aimais, comme tu les aimais tous, Max, les enfants, tu étais si bonne avec tous, souriante, toujours égale, jamais une ombre, un mot, comme dit  "ta" Douce de Perpignan, comme tu l'appelais, - "ma" Douce"-, tu étais, tu resteras pour tous, une femme exceptionnelle, selon les termes affectueux de tous ceux qui t'aiment et te pleurent avec moi. Je suis certain que tu m'approuves, de m'être jeté à corps perdu vers ma fille, d'ailleurs, tu m'as tellement donné d'amour, de tendresse, avec abnégation, avec tout ton cœur, un amour total, tu sais plus que quiconque combien j'ai besoin d'amour, surtout aujourd'hui où je me sens désespérément seul, sans toi, et l'amour de ma fille me sera justement un bien précieux, même si rien, rien, rien, ne remplacera jamais le bonheur immense que tu m'as donné pendant près de 29 ans. 
Un bonheur qui a pris fin sans que je ne puisse jamais me faire une raison. La raison ici n'a plus sa place. Il n'y a de place que pour la douleur, l'incompréhension, le chagrin qui m'anéantit, jusqu'à la révolte contre cette saloperie de mal qui se répand, -saloperie de cancer qui t'a emporté après des mois et des mois de souffrances-  sans que les "grands" de ce monde ne semblent en mesurer la gravité, et l'urgence qu'il y a de mettre en œuvre plus de moyens, mais beaucoup, beaucoup plus que les moyens actuels, pour le terrasser, mettre à mort tous les cancers, à commencer par une véritable déclaration de guerre contre la pollution. Contre toutes les pollutions. 
J'ai passé hier avec eux, chez les enfants, toute la famille réunie, quelques courtes heures, mais nous avons tellement parlé de toi, nous avons très fortement pensé à toi, j'ai encore et encore beaucoup pleuré, tu étais parmi nous mais ta place était vide, mais je sais que tu veilles sur moi, sans cesse, de mille façons. En voiture, sur le chemin du départ, je te parlais sans cesse, et je pleurais, pareil pour le retour, comme à l'hôtel où j'ai du aller dormir, car les garçons ont rempli les deux chambres de la maison de leurs meubles, on ne peut pas y mettre un pied. C'est vrai que tous les deux sont en ménage, Damien avec une petite Léa et sa maman Julie, Benjamin avec sa fiancée Anaïs, et leur mobilier est en attente ici. Ce matin, en sortant de la chambre d'hôtes, il avait beaucoup plu, je n'ai pas trouvé de chiffon dans la voiture, pour passer un coup sur les vitres. Ni de raclette. Oubliés!!! Depuis que tu n'es plus là, c'est à dire depuis maintenant deux mois et demi que tu as quitté notre maison, j'oublie tout. Tout! Avec toi, ma mémoire a foutu le camp, complètement, je te le répétais sans cesse, souviens toi: " Que veux-tu que je devienne, sans toi?" J'ai même oublié les bocaux de pâté et de foie gras que je comptais emporter dimanche chez Sylvie. Ce sera pour la prochaine fois,  bien sûr! Pour revenir à la voiture, ce matin, pas de chiffon! Mais, miracle, j'ai trouvé un rouleau de papier que ma petite fée adorée avait rangé là avant de partir pour toujours. Il n'y a que toi pour penser à tout. Tout! Dans les moindres détails. Une preuve que tu veilles sur moi, comme me le répètent les voisines qui nous aiment....Et je comprends mieux maintenant pourquoi, lorsque nous sommes allés à Biriatou, dès notre arrivée à Anglet, fin septembre, tu as insisté pour que j'achète une sacoche pour mettre papiers et porte-monnaie, alors que je prétextais, depuis toujours, n'en avoir pas besoin. Mais tu savais, toi, que bientôt tu ne serais plus là pour pour t'occuper de tout, comme tu l'as TOUJOURS fait depuis  avril 1990, et tu étais prévoyante pour deux, mon cher, très cher, petit amour, et cette sacoche que je porte aujourd'hui en bandoulière me cause elle aussi beaucoup de chagrin, même si tu avais raison ....Elle m'est utile, je le sais aujourd'hui, mais toi seule le prévoyais, et prévoyais pour deux. 
Je te parlerai encore et encore demain et même après, mon cher amour. Après-midi, sitôt rentré de chez ma fille,  j'ai été chez le notaire, je te raconterai......Je t'aime, je t'aime tant, ma biche adorée, ma perle adorée, j'ai tant besoin de te le dire....Tu es tellement en moi, près de moi, partout où je suis, partout où je vais, je suis sûr que tu m'entends. Et que çà te rend toujours plus heureuse. Pour ma part, j'en ai tellement besoin....Je pleure, sans cesse, mais te parler me fait du bien, parce que je continue à te faire vivre.... J'ai tant besoin de toi, de croire en toi, en ton amour éternel. Au fait, tu as remarqué que après que je me sois adressé à toi, pour te rendre hommage, un tout petit hommage, mon message public d'amour, que j'ai lu -difficilement- devant tout le monde, dans la salle du crématorium, cet horrible mercredi 5 décembre où tu as disparu derrière le rideau noir, aucun membre de ta famille, aucun,  ne m'a adressé le moindre compliment POUR TOI, ni même un regard? 
Aucun !!
Sans doute ont-ils considéré que je ne t'aimais pas assez.... Où que je n'ai pas su t'aimer....
Alors que j'ai si mal de toi....Une boule, sur la poitrine, sur l'estomac, qui ne me quitte pas, nuit et jour....Je t'aime tant, cher amour......

samedi 15 décembre 2018

ADIEU CHER AMI PIERRE

IL ÉTAIT UN AFICIONADO FIDÈLE DES ARÈNES SÉRIEUSES, LÀ OÙ L'ON SOIGNE LA PRÉSENTATION DES TOROS, MAIS AUSSI ET SURTOUT OÙ L'ON SOIGNE LA LIDIA, OÙ LE PUBLIC EST AUSSI RESPECTÉ QUE LE TORO, AFIN QUE LA CORRIDA RESTE UN DRAME, ET NON UN SPECTACLE BANAL, CETTE PARODIE POUR GOGOS DONT BEAUCOUP DE "GRANDES" ARÈNES SE SONT FAIT UNE SPÉCIALITÉ. C'EST AINSI, SUR LA RECHERCHE DES MÊMES VALEURS, QUE NOUS NOUS SOMMES RENCONTRÉS, QUE NOUS SOMMES DEVENUS AMIS. IL AVAIT TRAVAILLÉ DANS MON LAURAGAIS, NOUS AVIONS BEAUCOUP D'AFFINITÉS, EN PLUS DE CONNAISSANCES COMMUNES. LA SALOPERIE DE MAL L'A LUI AUSSI EMPORTÉ, IL LA TRAÎNAIT DEPUIS QUELQUES ANNÉES, IL S'EST BATTU LUI AUSSI AVEC UN GRAND COURAGE. QUE MICHÈLE, SON ÉPOUSE, ET TOUS CEUX QUI LE PLEURENT, TROUVENT ICI L'EXPRESSION DE TOUTE MA SYMPATHIE AFFECTUEUSE, ET DE MA COMPASSION. ADIEU, PIERRE, GISÈLE AUSSI T'AIMAIT BEAUCOUP, ELLE AURAIT EU BEAUCOUP DE PEINE. ET MOI, JE TE PLEURE AVEC ELLE, AVEC VOUS, SA FAMILLE, SES PROCHES. TOI NON PLUS, TU NE MÉRITAIS PAS ÇÀ.....
PIERRE GUIRAUD EST A GAUCHE, SUR LA PHOTO, BARBE ET CHEVEUX BLANCS, AVEC SES AMIS DU CLUB TAURIN D'ALBI. S'ILS VEULENT METTRE UN MOT......