mercredi 26 décembre 2018
mardi 25 décembre 2018
NOËL DE DEUIL ET DE PLEURS
NOËL DE DEUIL ET DE PLEURS:
A MA PERLE CHÉRIE
Cliquez sur la photo pour mieux apprécier le charme discret - malgré le mal qui la rongeait- de ma femme chérie:
la "dama discreta", selon l'inoubliable hommage de nos chers amis Espagnols :Pedro et Toni.
(14 Juillet 2018, Sorède, -à l'occasion de la féria de Céret,- après la cérémonie au Monument aux Morts)
"Nous" étions heureux. Je rêvais, incrédule. Ma perle chérie ne laissait rien paraître....Ou si peu ....Elle était si belle, et cachait si bien sa souffrance...
lundi 24 décembre 2018
MA PERLE: L'INFINIE TRISTESSE DE NOËL SANS TOI
Mon cher amour, çà y est, nous sommes le lundi 24 décembre, le jour maudit est arrivé, le pire soir de l'année qui puisse m'emplir d'une infinie tristesse est là: veille de noël, nuit d'intime tête à tête comme tu nous les préparais depuis 1990 avec chaque année le même soin, les mêmes attentions, la même délicatesse, les mêmes douceurs, jusqu'à la bouteille de champagne que nous dégustions avec gourmandise, aujourd'hui, je suis seul, désespérément seul, seul avec ces merveilleux souvenirs....Seul avec ce chagrin qui me submerge et m'étouffe, qui ne finira jamais. Noël et son déferlement de signes extérieurs de consommation, de richesses, de jouets, de bouffe, de musique et de marchandises de toutes sortes, lorsque j'ai pénétré dans un magasin, ces jours-ci, pour acheter deux ou trois bricoles, je me sentais perdu, triste, ces chants emplissaient ma tête alors que tu n'étais pas là, alors que tu es pour l'éternité dans cette petite boîte posée sur le marbre où dorment aussi tes parents, cette fête autrefois chrétienne, quand nous étions enfants, et qu'on était si pauvres, nous découvrions dans nos chaussures posées près de la cheminée, parfois une bille de chocolat, parfois une orange..... Lorsque, dans le magasin, je me suis présenté à la caisse, j'étais perdu, immensément seul et perdu, d'abord je ne retrouvais pas le billet de 50 euros que j'avais mis dans ma sacoche; je me suis souvenu que nous avions un avoir sur notre compte du magasin, mais il m'a fallu donner un numéro de code, que toi seule connaissais, impossible de le deviner....Alors, lorsque la caissière m'a demandé d'essayer de me souvenir, avant qu'elle ne se décide à m'attribuer un nouveau numéro, je me suis effondré, et j'ai pleuré, pleuré, devant tous, j'ai réalisé à quel point je me sentais seul et vulnérable, sans toi, qui étais tout, absolument tout pour moi, j'ai sangloté un long moment sans pouvoir venir à bout de cet immense chagrin qui m'étreint à tout bout de champ, en toute occasion, sans pouvoir maîtriser ce malheur qui ne me quitte plus, depuis l'instant où tu m'as laissé seul, ce vendredi 30 novembre, quand tu as rendu ton dernier soupir. De retour à la voiture, j'ai continué à pleurer, appuyé contre le volant, un long moment, avant que je ne retrouve assez de calme pour reprendre le chemin du retour.
Depuis, comme à chaque fois, je continue d'alterner courage et abattement. Par exemple, aujourd'hui, j'ai décidé de réagir, j'étais chez notre ami A., le jeune traiteur que nous aimons beaucoup et qui nous le rend bien, je lui avais proposé avant-hier de lui donner un coup de main, ce que j'ai fait ce matin: préparer les commandes, ouvrir les huitres.....Moi qui n'étais pas très doué pour çà, j'ai du en ouvrir une centaine. Mais j'ai pu penser à autre chose qu'à mon chagrin, je me suis "évadé" de notre maison. De ma tristesse.
Rassure toi: je t'aime et t'aimerai comme un fou jusqu'à la fin, mais çà, tu le sais depuis longtemps, et aujourd'hui plus que jamais. Hier midi, j'étais invité chez nos voisins B., encore deux ou trois heures agréables volées à cette horrible sentiment d'abandon qui m'envahit lorsque je suis seul. Et demain, mardi, jour de noël, ce sont les C. qui m'ont invité, ils n'ont pas leur fils, nous serons donc tous les trois. Heureusement pour moi, ces amis que tu appréciais avec moi me tendent la main, dans ces moments difficiles, ils me permettent de garder la tête hors de l'eau.
Rassure toi: je t'aime et t'aimerai comme un fou jusqu'à la fin, mais çà, tu le sais depuis longtemps, et aujourd'hui plus que jamais. Hier midi, j'étais invité chez nos voisins B., encore deux ou trois heures agréables volées à cette horrible sentiment d'abandon qui m'envahit lorsque je suis seul. Et demain, mardi, jour de noël, ce sont les C. qui m'ont invité, ils n'ont pas leur fils, nous serons donc tous les trois. Heureusement pour moi, ces amis que tu appréciais avec moi me tendent la main, dans ces moments difficiles, ils me permettent de garder la tête hors de l'eau.
Et d'espérer. Jusqu'à quand? Jusqu'à où? That is the question....
Pour le moment, je continue d'avancer, de tenir, sans trop d'illusions, tu me manques tellement, et S., sur qui je croyais pouvoir compter dans ma détresse, ne parait pas vouloir combler le vide affectif immense qui m'entoure et m'effraie. Ni mots d'affection, ni tendresse, notre lot quotidien à toi et moi pendant notre longue lune de miel. Pourtant, au sortir du notaire, je croyais lui avoir donné des gages d'amour, et de préoccupation paternelle, suffisamment pour qu'elle réalise à quel point je suis seul et malheureux, en quête d'amour et de soutien.... Je doute. Je doute...
Mon cher amour, tu me manques tant, et tant...Je t'aime à en crever.
dimanche 23 décembre 2018
DIMANCHE 24 JOURS APRÈS QUE TU SOIS PARTIE, MA GISÈLE CHÉRIE.
Ma perle adorée,ni hier, ni avant - hier, je ne t'ai écrit, parce que j'ai changé l'U.C. de l'ordinateur, qui faisait des siennes, depuis de longs mois, rappelle toi mes colères lorsque j'avais fini d'écrire un texte, puis je retrouvais tout effacé en une seconde. J'attendais ton retour de la clinique pour me décider, ton retour de la clinique! ....Je rêvais, j'ai toujours rêvé, même jusqu'à la dernière seconde, et aujourd'hui c'est un cauchemar que je continue de vivre, je n'arrive pas, je n'arriverai jamais à me faire à l'idée que tu es partie sans aucun espoir de retour, te revoir....On me dit souvent qu'il faut continuer à vivre, que "la vie continue"....Pour les autres, ceux qui n'ont pas perdu leur amour, leur raison d'être et de vivre, peut-être...Mais pour moi, çà m'est très difficile. Les nuits surtout sont désespérément longues, je fais quelques sommes en pointillés, très courts, puis je me réveille, je tourne, et retourne, d'un côté à l'autre, je te cherche, te parle, tu n'es plus là, à portée de ma main, je pleure, me rendors quelques minutes, me réveille à nouveau, je regarde le réveil qui n'en finit pas de trainer ses minutes, ses heures.
Tu es pourtant là, partout, autour, en moi, dans l'air, dehors, dedans, en voiture, ton image, ta voix, tout m'appelle, me rappelle, me parle, m'entraîne vers ce rêve inaccessible, ce rêve impossible et fou de te prendre la main, t'éveiller, te redonner corps, t'aimer comme tu m'as toujours aimé, comme nous nous sommes toujours aimés. Cet après-midi, sans doute parce que j'avais peu dormi, cette nuit - Y. me dit que c'est la pleine lune, je lui réponds que chez moi c'est souvent la pleine lune - je me suis endormi quelques minutes sur le canapé, en regardant Castres/Bordeaux, je me suis réveillé d'un coup, tout étonné, et je t'ai appelé, j'étais seul sur le canapé, alors que je n'étais JAMAIS seul, JAMAIS, avant, tu suivais les rencontres de Top 14, de pro D2, de fédérale, avec presque autant d'assiduité que moi, c'est toi qui savais tous les matchs qui étaient diffusés, tu t'occupais même de çà, éplucher le bouquin télé, et me dire :" à telle heure, telle chaîne, il y a un match", et je me laissais vivre, heureux, gâté, serein, comblé.... OUI! Je me suis réveillé, après quelques minutes de sommeil volé, et je t'ai appelé, mais vraiment appelé : "Où es-tu?" Et j'ai réalisé d'un coup, l'espace du réveil, l'espace d'un éclair, que mon rêve redevenait cauchemar, et le match n'avait évidemment plus aucun intérêt, le rêve disparu, le chagrin de la solitude sans toi me submergeait aussitôt, sans que je puisse retenir mes larmes les plus amères. Tu dois savoir tout çà, puisque, d'après ce que beaucoup d'amis et de proches me disent, tu es là, partout, pour me protéger. Mais, mon cher amour, ma bichette adorée, de quoi peux-tu me protéger? Sûrement pas de l'envie de te rejoindre, car ici, malgré les gestes d'amour, d'amitié, de notre entourage familier, je ressens un vide immense, un tel besoin de toi, une telle souffrance de t'avoir perdue, toi, mon amour, qui m'avais tant donné de toi, que ni le temps ni l'avenir ne me procureront jamais une infime partie de ce bonheur que nous partagions et que tu as emporté avec toi. Par la faute de cette saleté de pourriture de mal qui continue ses ravages autour de moi depuis que tu es partie.
Écoute un peu çà: Il y a P., notre voisin, un peu plus bas dans la rue, que l'on soigne aux rayons, depuis quelques jours. Et puis la mère de J., ton ancienne voisine de chambre, à l'Ormeau, qui parait-il ne va pas très fort, je n'arrive pas à avoir des nouvelles....Peut-être ce soir. Et puis il y a R. P., on s'arrêtait chez lui lorsqu'on faisait notre petite marche en ville, depuis deux ans, j'étais passé le voir en début de ce semaine, il était couché, avec une très mauvaise mine, teint jaunâtre, puis il a été hospitalisé le soir même, malgré ses protestations, là aussi, ce matin, les nouvelles n'étaient pas brillantes du tout. Et puis il y a aussi un petit fils de C., on ne peut pas l'opérer à Tarbes, il faut aller à Toulouse. Pourquoi? Je n'ai pas osé demander de détails, je souffre déjà tellement de toi. Grosse inquiétude de la famille. Ne reste plus qu'à espérer le "moins pire", à croiser les doigts. Que des mauvaises nouvelles. Pas de quoi pour moi garder le sourire, le tien me manque tellement, lorsque je regarde les photos de toi, il me fait toujours pleurer. Tu étais si jolie, souriante, heureuse de vivre, tellement sociable, agréable avec tous.... Si tu pouvais me donner la force de résister....
Je te serre fort, très fort, très très fort, sur mon cœur, ma petite femme chérie, mon grand amour adoré. Qu'il était bon de vivre près de toi, d'être aimé de toi, comme tu savais si bien aimer....
Combien tu me manques!!
jeudi 20 décembre 2018
POUR TOI, TOUJOURS, MA GISÈLE CHÉRIE
MON TRÉSOR CHÉRI,
Voici ce que m'écrit J.L., de Soustons, - le pays du "Santo", tu te souviens qu'on le suivait, on le soutenait, à ses débuts de novillero, lui aussi a perdu son père de la saloperie qui frappe de plus en plus la planète entière- donc, un internaute de Soustons qui vient souvent lire ce que je t'écris, qui a beaucoup de cœur, à me lire et à m'encourager, tellement il comprend combien je t'aime, combien le vide que tu as laissé m'est insupportable.
Je te le livre, tellement c'est beau:
Bonjour Pierre,
Je
lis, avec émotion, les mots que tu écris à ton petit oiseau chéri, qui
vole au milieu des étoiles brillantes, et qui continue à illuminer ta
vie, malgré son absence.
Je
viens de lire quelques lignes d’un écrivain anglais, Max PORTER, qui a
écrit ces quelques mots, sur son épouse disparue, et que je t’adresse :
« Elle
me manquait tant, que je voulais construire un mémorial de trente
mètres de haut avec mes seules mains. Je voulais la voir, dans un
immense trône de pierre en plein Hyde Park, admirant le paysage. Tous
les passants comprendraient combien elle me manque. Combien le manque
est physique. Elle me manque tant, c’est une immense stèle d’or, une
salle de concert, un millier d’arbres, un lac, neuf mille bus, un
million de voitures, vingt millions d’oiseaux, et plus encore. »
Je les trouve tellement belles que je n’ai pu résister à te les adresser.
Bien amicalement,
J.L.
PS Mon amour chéri, je retrouve des photos de nous deux, un peu partout, mais je n'arrive pas à mettre la main sur les albums. A croire que je suis très perturbé, au point que j'ai même oublié mardi mon rendez-vous chez B., le rhumatologue. Pourtant, je l'avais marqué, et vérifié la veille. Heureusement, Il est super sympa, tu le sais, comme ses secrétaires, il me reprendra bientôt, il va même passer me voir à la maison. Il soignait si bien le Dupuytren qui handicapait tes mains.....On avait plaisir à aller à son cabinet....C'était le temps du bonheur.
Pourvu que je ne pleure pas trop....Aide moi à résister, ma bichette adorée. Je t'aime à en crever, un peu comme cet Anglais, Max Porter, qui semble aimer passionnément son épouse disparue, mais moi, ce n'est pas un mémorial que je voudrais bâtir pour toi, mais plutôt cesser de souffrir. J'ai tellement mal! Je sais, il y a Sylvie, il faut que je m'occupe d'elle, son fils, mon petit fils.....Mais j'ai tellement, mais tellement mal depuis que tu es partie, tellement de chagrin.....Je cherche une solution. Il faut impérativement que je résiste quelques jours, que je souffre encore et encore, avant d'y voir peut-être plus clair. Tu me manques, ma Gisèle adorée, tu me manques, et je suis si seul, sans toi.....
Pourvu que je ne pleure pas trop....Aide moi à résister, ma bichette adorée. Je t'aime à en crever, un peu comme cet Anglais, Max Porter, qui semble aimer passionnément son épouse disparue, mais moi, ce n'est pas un mémorial que je voudrais bâtir pour toi, mais plutôt cesser de souffrir. J'ai tellement mal! Je sais, il y a Sylvie, il faut que je m'occupe d'elle, son fils, mon petit fils.....Mais j'ai tellement, mais tellement mal depuis que tu es partie, tellement de chagrin.....Je cherche une solution. Il faut impérativement que je résiste quelques jours, que je souffre encore et encore, avant d'y voir peut-être plus clair. Tu me manques, ma Gisèle adorée, tu me manques, et je suis si seul, sans toi.....
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