lundi 4 mars 2019

BIENTÔT CENT JOURS !!

BIENTÔT CENT JOURS... 
....Que tu es partie. Cent jours que je te cherche, dès le réveil, "les" innombrables réveils qui ponctuent mes nuits, que j'attends, que tantôt j'essaye de me raisonner, pour ensuite plus que jamais désespérer. Cent jours que ton dernier souffle me hante, me poursuit sans cesse, chaque heure de chaque jour, je revois tes yeux et ta bouche grand ouverts qui semblaient m'implorer pendant les deux ou trois interminables secondes de ta fin de vie, -ce vendredi 30 novembre  où la nuit ne finissait jamais,- jusqu'à ce qu'ils se referment, définitivement, un horrible cauchemar commençait, quand ton souffle s'est tu, que plus rien ne bougeait, de ton être torturé puis tout à coup apaisé, qui faisait depuis 29 ans ma raison de vivre et d'être heureux. NOTRE bonheur s'est éteint avec la vie qui te quittait, me reste aujourd'hui le deuil de toi, t'avoir perdu, rester seul, irrémédiablement seul, parler seul, manger seul, vivre seul, souffrir et souffrir encore et toujours, et pleurer, pleurer, plus que de raison, mais la raison ne peut rien, ni apaiser ma douleur que mon cœur seul commande, mon corps et mon cœur amputés de ton amour et de ton indicible présence. Avec toi sont partis 90% de mes capacités. Et tu le pressentais, lorsque tu me disais que je ne parviendrai pas à me "débrouiller" seul. Au fond de toi, tu savais très bien, mieux que quiconque, et sans doute mieux que moi-même, à quel point je t'aimais. Et tu m'as "préparé" jusqu'à la fin.
Cent jours bientôt où je tressaille souvent au réveil d'un petit somme  en découvrant avec effroi que tu n'es pas là, alors que mon bras se tendait naturellement vers ta place, auprès de moi.....Cent jours où je continue de te parler, dans la rue, sur les chemins, ici, dans ta maison, de parler aussi pour toi, comme si tu continuais à vivre, car tu es toujours là, partout, à chaque instant, quand je réponds à ma sœur ou à un proche "Nous aussi on t'embrasse...."Pourquoi être, pourquoi suis-je ainsi condamné à souffrir sans relâche? Pourquoi l'apaisement ne prend-il pas le relais, afin que vivre soit plus vivable, moins cruel? C'est sans doute le prix de l'immense bonheur  que tu m'as apporté, et qu'aujourd'hui je dois payer, tellement nous étions heureux par rapport à beaucoup d'autres qui ne connaissent ni ne connaîtront jamais rien de semblable. C'est vrai que ma vie près de toi a été une longue lune de miel. Tu as été si merveilleusement présente! Un monument d'amour!! Mais toi, mon cher trésor, ma bichette chérie, tu as payé cher ce bonheur, d'abord avec ta leucémie chronique qui a duré des années, - tu as été déclarée guérie par Loïc Ysebaert, mais est-ce que ce qui allait suivre n'a eu aucun rapport avec cette leucémie?- et puis la suite, justement, cette saloperie de cancer de merde qui t'a fait mourir à petit feu pendant trois ans, du jour où "on"  t'a annoncé - V....F...., l'oncologue "psychologue ratée" de l'Ormeau, -  qu'elle n'allait pas te guérir, mais calmer ta douleur. Et toi, mon cher amour adoré, tu as dû vivre avec çà..... Survivre, avec çà....Tu ne devais penser qu'à çà, mais moi, auprès de toi, au commencement, je ne suis pas sûr d'en avoir eu pleinement et constamment conscience. Tu te battais toujours, mais tu montrais si peu ton combat, ton inquiétude, ta souffrance, tellement tu étais courageuse, et tu m'insufflais ton courage, au point que j'en sous-estimais presque la menace permanente....Tu devais gagner, NOUS devions gagner, toi et moi, j'avais fini par en être persuadé, tellement tu étais forte....
Jeudi dernier, lorsqu'on est venu te voir, avec D.., que j'ai embrassé et mouillé de mes larmes cette boîte noire où reposent tes cendres, j'ai eu l'impression que tu entendais ma plainte, mais si c'était le cas, tu entends tous les jours le cri de ma souffrance. C'est ainsi: tu ne me réponds pas, depuis le royaume du silence où tu es entrée il y a plus de trois mois, mais tu sais, tu dois savoir, tellement nous nous aimions, que je t'aime comme un fou, que rien n'a changé depuis que tu m'as quitté, ma vie et mes espoirs de bonheur sont brisés à jamais....Ce sera dur, et long, me dit-on çà et là, mais j'ai tellement mal de toi, que je doute. Et mes innombrables "bobos" qui ont pris le dessus depuis que tu n'es plus là pour m'aider n'arrangent pas les choses: arthrite, arthrose, sciatique, calculs dont les ultra sons n'ont servi à rien, qu'à me faire saigner abondamment, phlébite....il paraît que toutes ces misères sont la suite logique de ces mois passés à tenter de te prodiguer l'amour qui aurait pu, du moins je le croyais, t'empêcher de me laisser seul. Mais cet amour, aussi fort qu'il ait pu être, n'a pas suffi à ce que nous sortions vainqueurs d'un combat trop inégal. Je m'en veux. Pardon, mon amour chéri.  Je t'aime tant, et tant....Tu me manques tellement!

samedi 16 février 2019

CE "PESAME" POUR TOI, MA GISÈLE CHÉRIE



 C'EST AUJOURD'HUI, 18 FÉVRIER, QUE NOUS AURIONS DU FÊTER TON ANNIVERSAIRE. 
UN JOUR PLUS CRUEL ENCORE QUE LES AUTRES. C'EST PEU DIRE...ILS SONT TOUS SI TRISTES SANS TOI ....TU DEVAIS AVOIR 73 ANS, CE LUNDI.  IL Y A QUELQUES MOIS TU EN PARAISSAIS BEAUCOUP BEAUCOUP MOINS, TELLEMENT TU ÉTAIS SÉDUISANTE, JOLIE, BELLE, ADORABLE, MÊME AU COEUR DE TA MAUDITE MALADIE....CETTE INFECTE SALOPERIE QUI T'A EMPORTÉE, MALGRÉ TON COURAGEUX COMBAT.
QUE JE T'AIME, MON TRÈS CHER AMOUR, MA PERLE ADORÉE....
 TU ME MANQUES TELLEMENT....TELLEMENT....


MON CHER AMOUR, QUE CES MOTS REÇUS D'ESPAGNE- AZPEITIA, GUIPUZCOA, QUE TU AIMAIS TANT REVOIR CHAQUE ANNÉE - SONT BEAUX, VRAIS, MAGNIFIQUES, TE CONCERNANT, ILS DISENT TELLEMENT BIEN COMME D'AUTRES L'ONT DIT ET ÉCRIT DEPUIS QUE TU NOUS A QUITTÉS CE QUE TU ÉTAIS, CE QUE TU RESTERAS POUR NOUS TOUS, ILS PARLENT SI BIEN DE TOI, POUR DIRE ET RAPPELER QUI TU ÉTAIS VRAIMENT, AVANT TOUT POUR MOI MA PETITE FEMME ADORÉE, CE QUE CHACUN SAIT, MAIS AUSSI POUR TOUS CEUX QUI T'ONT CONNUE ET AIMÉE UN ÊTRE EXCEPTIONNEL!  
POUR MOI, QUI TE PLEURES SANS CESSE, ILS SONT PLUS QU'UN NOUVEL HOMMAGE, ILS SONT UNE CARESSE A TON IMAGE CHÉRIE, AINSI QU'UN BAUME DE RÉCONFORT SUR MON CŒUR MEURTRI.
LUNDI PROCHAIN, 18 FÉVRIER, ON AURAIT DU FÊTER TES 73 ANS! TOI ET MOI....PLUS AMOUREUX QU'AU PREMIER JOUR. TU ÉTAIS DE PLUS EN PLUS BELLE....DE PLUS EN PLUS JOLIE....
QUE TU ME MANQUES, CHER AMOUR,  QUE JE T'AIME!


Buenas noches Sr. Pierre Caumont:

En primer lugar darte el Pésame. Nos da muchísima pena este suceso, siendo la bellisima persona que era. Una persona encantadora, humilde, alegre, servicial, pensando siempre en no molestar a los demás, haciendo que las cosas fueran fáciles para todos. A veces este Dios nos hace pasar muy malos ratos, hasta el punto de llegar a pensar si hay Dios. Nos estamos acordando en este momento, en la fiestas de San Ignacio del año pasado, la alegría que transmitíais.

Muchas gracias también por acordarte con nosotros para informarnos.

Bueno Sr. Caumont, con estas frases queremos darte todo nuestro apoyo en estos momentos tan difíciles, que sepas que para nosotros eres uno más en nuestra casa. Estaremos aquí para ayudarte en lo que sea.

Esperamos verte más pronto que tarde.

Un abrazo muy fuerte y un besazo. Familia G-A. (HOTEL L... GUIPUZCOA)


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samedi 9 février 2019

PREMIER POÈME D'AMOUR.....

.......A MA TENDRE CHÉRIE
(écrit le 26 Mai 1990) 
    
Sa voix tout d'abord m'a séduit
Le regard fut aussi magique
Fait de tendresse et d'amour
Coup de foudre, ou brûlante fièvre
Le son qui  jaillit de ses lèvres
Musique, charme, douceur
Fit que je tombais amoureux
Dès notre rencontre préparée,


Lorsque j'osai prendre  sa main 
Le long de ce petit chemin
Où nous nous étions parlé,
Contemplés, embrassés, caressés
Longuement, loin des regards
Nos doigts restaient mêlés,
J'ai trouvé tout l'amour du monde 
Depuis si longtemps espéré
Après les années perdues 
Celui dont nous avions rêvé
Et qui se faisait attendre: 
Ce soir enfin, il était tendre, 
Rien ne pourrait nous empêcher
D'être deux, unis, pour toujours.

Aujourd'hui, je peux l'affirmer
L'annoncer, le claironner,
Avec elle, avec Gisèle,
J'ai découvert une pépite  
Une sorte de perle rare,
Une étoile tout droit jaillie
D'une planète lointaine, 
Une fée que je vais aimer

Ses yeux sont un lac d'argent
Où mes yeux adorent plonger
J'y vois les rayons rutilants
D'un soleil à moi seul destinés
Caresser la vague bleutée
De l'océan de tendresse
Qu'elle m'a déjà prodiguée
  
Souvent, son rire emplit la chambre
Où notre passion s'est consumée
Il fuse, éclate, rebondit:
Et notre joie de se répandre
Dans nos deux cœurs ravis.
Ses lèvres sont une fontaine
J'adore  m'y désaltérer 
Pour étancher ma soif d'aimer:
J'y cueillerai, sans me lasser
Cent mille baisers par semaine.

Ses bras sont la plus douce étreinte,
Sa peau est un beau fruit vermeil
Je le veux savourer pour moi seul,
Souffrez donc qu'à présent  
Je vous ai confié l'essentiel:
Et tout ce qui adviendra
Notre secret restera.

Mais Ô ! Dieux, dites à ma belle 
L'immense, le violent émoi 
Que j'éprouve déjà pour elle....
Facile: vous la reconnaîtrez, 
Sans peine, même s'il y a peu 
Que nous nous sommes rencontrés.
C'est pour elle que mon cœur battra
C'est ma divine créature
C'est ma douce, ma tendre aimée
Elle est jolie:  Gisèle, elle s'appelle,
Et mérite tant d'être aimée

Le 26 Mai 1990




Épilogue.
Ces jours -ci, ma petite femme adorée, mon cher amour, ma fille est venue. Pour m'aider à y voir plus clair. A prendre des décisions. Dont celle de tes vêtements, et de tout ce qui est toi, et que je ne pourrai continuer de conserver. Que faire? Comment faire? Attendre? Parce que tout ce qui est toi, de toi, à toi, à chaque instant de chaque jour, lorsque je vois tes objets, que je les touche, ou non, le seul fait même de les voir, mais aussi de les sentir, - j'en ai une telle envie, un tel besoin !- tout, absolument tout, me crève le cœur. Tout est souffrance, douleur, tout me fait pleurer, à tout moment, du matin au soir, et du soir au matin. Ni envie, ni aucun ressort, les volets de ta maison restent fermés, je ne sais comment taire mon mal. Le calmer....L'adoucir..... Parler de toi, penser à toi, tout est souffrance insupportable.
Qui pourra me comprendre?
Donc, nous avons trié, pendant deux jours, vêtements, chaussures, objets de toilette, tout ce qui faisait ta personnalité, ton charme, ta beauté, tout ce qui faisait que je t'aimais, qu'on t'aimait, tout ce qui faisait de toi une femme coquette, exceptionnellement coquette, classe, de plus en plus  jolie et toujours discrète, tous ces objets de toi que je dois donner, dont il faudrait un jour me séparer, au risque de devenir fou de douleur. Sylvie a pris quelques objets, sacs, chapeaux,etc....Je vais donner tes chaussures et vêtements  à qui en voudra, le reste ira au Secours Populaire, je suis sûr que tu m'approuverais. 
C'est ainsi que je te découvre mieux au hasard, en triant tous les cartons, les classeurs,  tout ce que tu avais si patiemment rangé, classé, depuis nos années de vie commune. Comptable, soigneuse, extraordinaire, parfaite....Et les surprises ne manquent pas: des photos, par-ci, par-là, alors que nous avions déjà cinq ou six albums bien garnis, des écrits, des cartes postales, dont celles, nombreuses, de ta chère Christiane, de la Dordogne, et de son mari et leur fille M., mais surtout, surtout, ma perle adorée, j'ai retrouvé, précieusement rangé dans un étui en plastique, ce premier "PREMIER POÈME D'AMOUR, A MA TENDRE CHÉRIE", ( textuellement rédigé et titré ainsi ce jour-là ) que j'avais écrit quelques jours seulement après notre première rencontre. Tu as gardé si précieusement ce témoignage, mon cher amour, qu'il prouve une nouvelle fois, si il en était besoin,  l'être exceptionnel que tu as été, l'amour que tu m'as témoigné, et renforce plus encore, si cela est possible, l'immense amour que je te vouerai jusqu'à mon dernier souffle. Quoi qu'il advienne. Tu auras été et tu resteras le grand amour de ma vie. Que je pleurerai jusqu'à la fin.
C'est pourquoi, lorsque j'ai découvert, redécouvert, ce papier, ce "poème", témoignage de mon coup de foudre où certains mots paraissent avoir été un peu effacés par des larmes, depuis ce 26 Mai 1990, - les miennes, les tiennes ?- , j'ai voulu te les redire, les publier, pour toi, sur ce blog, mes sentiments ne se trompaient pas, ils annonçaient une passion exceptionnelle, qui ne pourrait jamais finir, mais qui,hélas aujourd'hui, depuis le 30 novembre fatidique, continue de déchirer mon cœur
Je t'aime, je t'aime tant et et tant, ma Gisèle chérie, ma perle d'amour.  Déjà, je pressentais déjà dès le début que ce serait fort, très fort. La preuve par notre lien, par notre vie, par cet amour ...Qui  fut et restera plus fort encore que je ne pouvais imaginer....Car c'est de plus en plus, au fur et à mesure que le temps passait, que mon amour pour toi grandissait. A la passion. Fusionnel, ai-je entendu çà et là. A la locura.  Jusqu'à cette atroce douleur, insupportable, qui me ronge sans cesse, depuis que tu m'as laissé. Nuit et jour, jour et nuit..... Ma perle  adorée, que tu me manques!

samedi 2 février 2019

POUR TOI, MON CHER AMOUR



Heureux celui qui meurt d'aimer





jeudi 31 janvier 2019

PAS DE MIRACLE A L'HÔPITAL DE LOURDES.

 Ma petite perle chérie, ma Gisèle adorée, hier, j'ai du me présenter aux anesthésistes à l'hôpital de Lourdes, pour continuer mon traitement du calcul par ultra-sons, interrompu au début octobre. Comme je ne connaissais pas les lieux, j'ai pris la première entrée. Et comme de juste, pour trouver une place  pour me garer, il n'y en avait pas, alors je me suis glissé entre deux ambulances stationnées dans un coin de l'hôpital, il y avait d'ailleurs plusieurs autres emplacements de libres, je me suis dit: "je prends mon ticket, et dès que la secrétaire m'aura appelé, je ressors vite pour trouver un emplacement plus normal ."
Bien mal m'en a pris: et à Lourdes, il n'y a pas eu de miracle. Comme il y a ton numéro - notre, maintenant, tu es toujours sur le répondeur- de téléphone sur une affichette posée sur la voiture, un gars m'appelle, et commence par me hurler dessus, que je n'avais pas le droit, que des malades beaucoup plus graves que moi arrivaient sur des brancards, donc je prenais LEUR place, etc....etc....J'ai tenté de lui expliquer que, à mon âge, sa leçon de morale n'était pas nécessaire, que j'allais quitter l'endroit aussitôt passé à l'accueil, que j'étais face à un mur, que j'avais donc près de 80 ans, et donc droit à un peu plus de respect, qu'il y avait des places libres pour les ambulances, que je n'avais jusque là paru ne gêner personne, il m'a répondu qu'il s'en foutait, de mon âge, qu'il allait me coincer jusqu'à 6H du soir.... Un vrai abruti, un autre, un de plus, on est cernés par les cons et les morveux en tout genre....Celui-là n'a pas dérogé à la règle: heureusement, les secrétaires de l'accueil ont compati à ma peine, mon désarroi, je me sens très fragilisé, devant ce genre d'agression, mais une nouvelle fois, je t'ai appelé à  mon secours, et tu n'es pas venue. Et je me rends de plus en plus compte à quel point la vie sans toi demeure un cauchemar, dont il m'est particulièrement difficile de m'éveiller, et d'affronter les revers. Il me semblait que les ambulanciers sont des gens qui transportent et prennent soin des malades. Celui-là a du oublier la règle première de son métier. Respect des personnes d'âge respectable. En plus, le jour de la distribution des prix de la c.....rie, il s'est cru à l'abri, sous un parapluie. Mais, comme il est très futé, intelligent, plus que la moyenne, il avait retourné son parapluie à l'envers, ce qui fait qu'il en a pris un max. Et çà reste...
C'est ce que m'a suggéré un voisin, à la salle d'attente, il avait beaucoup d'humour, pour tenter de me rendre un peu le sourire....

Un peu plus tard, il m'a fallu remplir des papiers, sur mon identité. Et là, un mot, que je n'avais jamais pensé utiliser pour moi, moi qui tant de fois ai coché cette case pour les autres, au cours de centaines ou milliers d'imprimés administratifs que j'ai remplis pour des amis, des clients, une case qu'il m'a fallu cocher d'une petite croix: VEUF! Tu te rends compte, ma petite femme chérie? J'ai coché la case "veuf"! Je suis veuf!   Veuf de mon amour adoré, veuf de ma Gisèle chérie....Cocher cette case m'a encore fait pleurer, évidemment. Le cauchemar n'aura pas de fin! Je t'aime à la folie, je continue plus que jamais de t'aimer à perdre la raison, alors que je dois préciser que je suis "veuf"?. Quel mot épouvantable.! Tu m'as laissé meurtri, inconsolable, et je dois écrire sur un sale petit bout de papier que je suis "veuf"! Alors que je voudrais partout écrire que je suis amoureux fou de mon épouse chérie, de ma perle adorée, que je ne me raisonne pas de sa  cruelle absence, J'ai toujours l'impression qu'elle va apparaître, au bout de l'allée, ou penchée vers une fleur, je n'ai qu'une sinistre case à cocher d'une abominable croix....Je suis veuf, et je pleure mon trésor perdu. Mon si joli trésor que le putain de mal a tant fait souffrir, avant de me le prendre....
Je te serre très très fort contre mon cœur, contre moi, ma petite femme adorable et adorée. Je t'aime à l'infini.