samedi 18 avril 2020

SOUS LE PARAPLUIE GUERRIER DE L'OTAN



Trump et Macron cherchent manifestement à fuir leurs responsabilités écrasantes dans la catastrophe sanitaire en diffusant des accusations infondées contre la Chine


SANS COMMENTAIRE.......... NO COMMENT.........

VÉRITÉ? OU MORMON'S CONDITIONNEMENT?


« NOUS DETRUISONS LA PLANETE? » Les mensonges de l’écologie patriarcale


Voici une traduction cursive d’un extrait d’un des livres d’une de mes radfems américaines préférées, Sonia Johnson. Sonia connait le patriarcat comme sa poche: elle est tombée dedans en naissant, puisqu’elle a été élevée dans un des groupes religieux les plus phallocratiques du monde: les Mormons. Secte contre laquelle est s’est rebellée, ce qui lui a valu d’être stigmatisée et « excommuniée » comme femme perdue et dangereuse hérétique par la hiérarchie exclusivement mâle  de son église. Voici ce qu’elle dit sur l’écologie telle que définie par les hommes patriarcaux:
« Dans leur guerre incessante contre les femmes, une des manipulations les plus diaboliques des hommes (car une des plus efficaces) pour détourner notre attention de la vérité est de toujours blâmer les femmes–pas seulement de les rendre responsables des viols qu’ils commettent mais aussi de toutes leurs autres formes de destructivité. Ajoutant ainsi à notre fardeau déjà écrasant de culpabilité, de manque d’estime de soi et de haine de soi.
 Durant les deux dernières décennies, j’ai entendu d’innombrables femmes déplorer par exemple que « nous détruisons la couche d’ozone » ou « nous détruisons la planète! » Surprise, je leur ai demandé comment elles s’y prenaient pour faire ça. Est-ce qu’elles et leurs amies se réunissent et planifient comment produire davantage de voitures qui polluent l’atmosphère? Est ce qu’elles se mettent en bandes pour massacrer davantage de forêts, de rivières et d’océans? Non. Alors pourquoi le « nous »? Pourquoi sont-elles si désireuses de s’impliquer dans ces accusations?
Parce que ça exonère les hommes en tant qu’espèce. La plupart des femmes, stockholmées au point d’avoir perdu leur faculté de réflexion, croient tout ce que les hommes leur disent. Les hommes le savent, et ils en profitent. Par exemple, pour conditionner les femmes à partager la responsabilité de leurs actes, les savants et les journalistes de sexe masculin et les auteurs de livres déclarent invariablement que « nous sommes en train de tuer les océans », et  « nous détruisons l’environnement », l’emploi de « nous » plaçant la responsabilité de ces destructions également sur les hommes et sur les femmes. Les hommes n’envisagent absolument pas de dire la vérité: « nous les hommes, et nous seulement sommes coupables de la destruction de la planète ».
Les femmes acceptent d’être blâmées, pas seulement parce que c’est les hommes qui le disent mais parce que ça leur évite  de regarder la vérité en face. De cette façon, elles gardent leurs illusions et continuent à croire qu’elles vivent dans un monde secure habité par des « hommes bien », des personnes juste comme elles, mais avec un pénis.
Comment pourraient-elles regarder en face cette simple vérité: que toutes les destructions du monde naturel sont conçues et exécutées par des hommes? Leurs fils,  leurs frères, leurs pères, leurs maris, leurs amis.
Les implications de cette constatation pourraient bouleverser  leur vie, comme les vagues sur un étang quand on y jette une pierre…
Plutôt que de prendre le risque de faire écrouler le monde fragile qu’elles s’efforcent de préserver si soigneusement, elles préfèrent accepter cette responsabilité pour elles-mêmes.
Elles acceptent cette responsabilité parce qu’elles pensent réellement qu’elles sont coupables. Les mensonges du patriarcat les ont conditionnées à croire que, si les hommes font ce qu’ils font, c’est parce qu’elles n’ont pas fait ce qu’il fallait–en particulier, que c’est parce que les mères n’ont pas su enseigner à leurs fils à être des « hommes bien » Ainsi, les hommes ne peuvent être blâmés pour rien, tout est de la faute de leurs mères pas assez aimantes ou négligentes. Alors qu’elles étaient, il y a très longtemps, les plus honorées de tous les êtres humains, les mères sont devenues maintenant les dernières des dernières , responsables pour tout le mal qui existe–parce qu’elles ne peuvent pas empêcher les hommes de faire le mal .
Ce principe patriarcal de base qui consiste à blâmer les femmes pour tout le mal que font les hommes est parole d’évangile pour des milliards d’êtres humains, y compris pour la plupart des femmes. Ironiquement, l’universalité de ce principe est la preuve la plus révélatrice qu’il s’agit de conditionnement et non de vérité: tout ce que la majorité des gens croient n’est presque jamais la vérité, et presque toujours du conditionnement.
Blog ANC.

MACRON S'EST SOUVENU QUE LES "VIEUX" AUSSI VEULENT VIVRE !!

Ils, lui et l’équipe de charlots dont il s’est entouré,n’ont pas osé aller jusqu’au bout de leur incompétence crasse : dé-confiner «  les vieux ». Rappelez-vous, le polar de la Macronie Présidentielle a commencé avec  le voyou Benalla, le « garde du corps » qui tutoyait Macron et qui jouait au Zorro en matraquant les citoyens qui célébraient la fête du Travail le 1° Mai 2018. Voilà déjà l’idée qu’ont ces gens-là des luttes ouvrières émancipatrices qui ont fait l’Histoire politique et sociale de la France et des traditions républicaines dont nous avons hérité. Benalla, qui eut le coup de foudre pour Macron, et lui conseillait"Coupe toi les tifs"!


Depuis la déclaration du coronavirus, on aura tout vu, tout entendu, toutes les aberrations possibles ânonnées par le gouvernement, les directives débiles et leurs contraires, « ils» nous auront menti, menti à nouveau, menti encore, sans aucune honte, sans regret ni scrupule, prouvant ainsi l’incapacité intellectuelle de Jupiter à assurer sa haute fonction de chef d’État.


Petit chef, petit fonctionnaire catapulté à l’Élysée à la faveur d’une campagne politicienne infâme orchestrée par les banquiers, le gamin immature mais fils de riches n’a pas su établir une stratégie capable de rassurer les Français, ce dont pourtant il avait le devoir. Pas de tests, pas de masques, mais un déluge de mensonges, ce dont les Français se sont depuis rendus à l’évidence. Quand on proposait des masques à son ministre post Buzin le véreux Véran, il répondait de s’adresser par écrit au gouvernement. De bas en haut, de haut en bas, tous mentaient. Et mentent encore et toujours. Au point qu'on ne pourra jamais plus les croire. Aujourd’hui, ils nous promettent des masques pour la fin mai, soit APRÈS le confinement. Parfaitement débile!! L’art de se moquer du monde: persister dans l’erreur, dans le mensonge, l’incompétence ! Et ce sont ces gens-là qui vont continuer de sévir quand il faudra remettre le train sur les rails ? Après le 11 Mai? Et d'abord: qui pourra garder ses gosses à la maison, si ce n'est les parents les plus aisés? Et qui ira au turbin, prendre des risques, et enverra les gosses à l'école, si ce n'est les plus pauvres? De quel droit, vont-ils continuer à décider pour nous, puisqu’ils ne sont capables que de nous mentir? Faut-il rappeler qu’à ce jour, 28 plaintes ont été déposées par des médecins contre le gouvernement, pour son incurie face à la gestion de l’épidémie? Les mensonges de l’État macronien sont jugés par des citoyens de plus en plus nombreux comme un paravent à son impolitique. D’autant que, pour faire bonne mesure, Macron a instrumentalisé cette crise pour se saisir sans honte ni scrupule du 49.3, et imposer par la force brutale sa réforme assassine des retraites rejetée par une grande majorité de citoyens. 

Et que penser de la pantomime politicienne des municipales, justement boudées par plus de la moitié des Français. Un jour, on nous intimait de ne pas sortir, puis deux jours plus tard, il fallait se rendre aux urnes. Nous fûmes très nombreux à ne pas avoir envie de braver un quelconque danger pour une élection qui pouvait attendre quelques semaines, quelques mois....Mais il leur fallait à tout prix prendre la mairie de Paris ! Quelle honte, enfin, de considérer ainsi les citoyens pour des débiles. De conseiller de mettre un masque. Puis, dans la foulée, que çà n'était pas utile, nécessaire. Évidemment, il n'y en avait pas! AUCUN!! Mais on nous faisait croire qu'il y en avait ....Quel orgueil, quelle image d’une suffisance arrogante donne de lui ce petit monsieur, et pour "en même temps" avoir de nous une si piètre opinion. !! Lui et son entourage se comportent comme une pseudo élite, ce sont des politiciens nullissimes, sans aucune expérience, des parasites déconnectés des réalités. C’est vrai qu’"en même temps" le roitelet décide, fait mine de soumettre, mais tranche, parle sans cesse sur nos écrans, il fait de la com ., filou, théâtral, il nous indispose, il nous exaspère, d’autant que tout est mensonge, au point que l’on zappe dès qu'il apparaît et que la télé à ses ordres nous est de plus en plus insupportable. Je, je, J'ai, J'ai décidé.....Puant....


Il faudrait aussi parler plus longuement des Ehpad, où les résidents paient un trop lourd tribut à la pandémie : les personnels, les soignants, tous en parlent, ils sont à bout, mais le bilan est catastrophique, là aussi mais ici plus qu’ailleurs l’incurie des politiques a fait son œuvre. Et ceux des résidents qui par chance peuvent survivre seront peut-être condamnés à mourir d’ennui et de solitude. Coupés de tout! De leurs familles! Et parler aussi et surtout de la casse de tous les services publics, et parmi eux la Santé. Rappeler qu’en 20 ans les gouvernements successifs de droite et de « gôche  libérale" ont supprimé 100.000 – CENT MILLE – lits. En France, nous disposons de 309 places en soins intensifs pour 100.000 personnes. Les Allemands disposent, eux, de 601 places pour la même population! DEUX FOIS PLUS ! Cherchez l’erreur!


Par contre, nous, nous sommes les champions de la répression, des amendes à 135 euros par milliers, la double peine pour le peuple , même des SDF sont verbalisés « parce qu’ils ne respectent pas le confinement". Nos ministres, pourtant millionnaires, pour la plupart, n’auront pas ces problèmes, la République est bonne fille : mais justement, comment ces gens-là – qui « gouvernent » en obéissant aux ordres du Medef, des actionnaires, et des prédateurs milliardaires, peuvent-ils appréhender humainement les immenses difficultés dont souffrent les plus pauvres de la société ? Qui n’ont pas besoin de pitié, mais de protection sociale, dans ce monde ultra capitaliste qui chamboule et détruit la planète.


Il nous reste à nous, citoyens de 70, 80 ans, et plus, après cette épreuve inhumaine, une maigre consolation : les « vieux » nous serons libérés du carcan sécuritaire dès le 11 Mai. Le petit maréchal l’a décidé, dans son immense prétention. Sagesse? NON !!! Nous sommes enfin considérés comme les autres Français, de tous âges. Nous allons, outre nos travaux de jardinage, pouvoir reprendre nos randonnées salutaires de 5,10, 15 km, et plus, dans les petits chemins de nos campagnes printanières, et renouer ainsi avec la vraie vie. Eh! Oui! Les " vieux " qui ne s'en sentent pas forcément, même après les coups durs de la vie, ont des activités physiques salutaires, agréables, des projets, des rêves, des loisirs, des plaisirs, comme quiconque plus jeune mais présomptueux, ils continuent à aimer la vie, ils n'ont pas forcément envie de mourir, comme certains "journalistes" économiques - des sombres crapules - voudraient pouvoir les comptabiliser en cas de pandémie en profits et pertes, pour que la relance économique soit parai-il plus efficace, disent-ils! 

 Parce que ces gens-là qui  nous "gouvernent" -si mal !!!- décident pour nous, qui pensent pour nous, qui nous ont promenés, baladés, avec mille mensonges, ne savent pas, eux non plus – ils sont sans doute un peu trop jeunes – que l’on peut avoir 80 ans ou plus, et se sentir encore et pour le plus longtemps possible beaucoup plus en forme que d'autres, plus jeunes mais moins chanceux, âgés de 50 ou 60 ans. Pas nécessaire non plus d'écumer les sites pornos comme certain-e-s ministres qui s'en vantent pour apprécier la beauté de la vie, de la nature qui s'éveille, de celle qui assure la pérennité de notre existence. Le porno, çà défoule, mais la nature, il faut impérativement l'aimer, pour la sauver. C'est urgent. Primordial. Après ne pourra plus jamais être comme avant le Covid.  

Ce n’est pas un petit chef qui peut décider de notre âge pour sortir de la maison, de ce qui peut être bon ou mauvais pour nous, septuagénaires, octogénaires, etc..... Notre âge, il est dans notre cœur, dans notre tête, dans nos artères, dans nos jambes.

Pas dans les calculs d'ignares aussi fats que prétentieux, mais qui ne savent que peu, TRÈS PEU, de la vie.

Pedrito. Bientôt 81 ans. Toujours citoyen . Heureux de vivre après une récente douloureuse épreuve. Très en colère contre cet injuste confinement
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vendredi 17 avril 2020

AUCUN PAYS N'EST UNE ÎLE......

....En cas de pandémie, aucun pays n’est une île.

  
Un texte révélateur d’un journaliste économique...

Le chef de la rédaction économique du Financial Times n’est pas du tout un critique du système capitaliste, c’est le moins qu’on puisse dire... Son alerte sur l’ampleur de la crise économique à venir et l’urgence de réponses publiques et mondiales à la pandémie est d’autant plus pertinente.
pam  blog faire vivre et renforcer le pcf

Martin Wolf , chef de la rédaction du Financial Times

Dans ses dernières Perspectives de l’économie mondiale, le FMI appelle ce qui se passe actuellement, le "Grand verrouillage".Je préfère la "Grande Fermeture":cette expression traduit la réalité selon laquelle l’économie mondiale s’effondrerait même si les responsables politiques n’imposaient pas de mesures de verrouillage et pourrait rester en panne une fois que les mesures de verrouillage auront pris fin.
Pourtant, quel que soit le nom que nous lui donnons, c’est clair : il s’agit de la plus grande crise à laquelle le monde a été confronté depuis la Seconde Guerre mondiale et du plus grand désastre économique depuis la dépression des années 1930. Le monde est arrivé à ce moment avec des divisions parmi ses grandes puissances et une incompétence aux plus hauts niveaux de gouvernement aux proportions terrifiantes. Nous allons passer par là, mais dans quoi ?
En janvier encore, le FMI n’avait aucune idée de ce qui allait se produire, en partie parce que les responsables chinois n’avaient pas réussi à s’informer mutuellement, et encore moins le reste du monde. Aujourd’hui, nous sommes en plein milieu d’une pandémie aux conséquences considérables. Mais beaucoup de choses restent floues. Une incertitude importante concerne la manière dont les dirigeants myopes répondront à cette menace mondiale.
Pour ce que valent toutes les prévisions, le FMI suggère maintenant que la production mondiale par habitant se contractera de 4,2 % cette année, soit beaucoup plus que les 1,6 % enregistrés en 2009, pendant la crise financière mondiale. Quatre-vingt-dix pour cent de tous les pays connaîtront une croissance négative du produit intérieur brut réel par habitant cette année, contre 62 % en 2009, lorsque la forte expansion de la Chine a contribué à amortir le choc.
En janvier, le FMI prévoyait une croissance régulière cette année. Il prévoit maintenant un plongeon de 12 % entre le dernier trimestre de 2019 et le deuxième trimestre de 2020 dans les économies avancées et une baisse de 5 % dans les pays émergents et en développement. Mais, avec optimisme, le deuxième trimestre devrait être le nadir. Par la suite, elle s’attend à une reprise, bien que la production dans les économies avancées devrait rester en dessous des niveaux du quatrième trimestre 2019 jusqu’en 2022.
Cette "base de référence" suppose une réouverture économique au cours du second semestre 2020. Si c’est le cas, le FMI prévoit une contraction mondiale de 3 % en 2020, suivie d’une expansion de 5,8 % en 2021. Dans les économies avancées, la prévision est de 6,1 % de contraction cette année, suivie d’une expansion de 4,5 % en 2021. Tout cela pourrait s’avérer trop optimiste.
Le FMI propose trois scénarios alternatifs qui donnent à réfléchir. Dans le premier, les blocages durent 50 % plus longtemps que dans le scénario de base. Dans le deuxième, il y a une deuxième vague du virus en 2021. Dans le troisième, ces éléments sont combinés. Dans le cadre d’un verrouillage plus long cette année, la production mondiale sera inférieure de 3 % en 2020 par rapport au scénario de base. Avec une deuxième vague d’infections, la production mondiale serait inférieure de 5 % à la base de référence en 2021. Avec ces deux malheurs, la production mondiale serait inférieure de près de 8 % à la base de référence en 2021. Selon cette dernière possibilité, les dépenses publiques dans les économies avancées seraient supérieures de 10 points de pourcentage par rapport au PIB en 2021 et la dette publique de 20 points de pourcentage à moyen terme par rapport à la base de référence déjà défavorable.
Nous n’avons aucune idée précise de ce qui s’avérera le plus correct. Cela pourrait être encore pire : le virus pourrait muter, l’immunité des personnes qui l’ont eu pourrait ne pas durer, et un vaccin pourrait ne pas être disponible. Un microbe a renversé toute notre arrogance.
Que devons-nous faire pour gérer cette catastrophe ? Une réponse est de ne pas abandonner les mesures de confinement avant d’avoir maîtrisé le taux de mortalité. Il sera impossible de rouvrir les économies avec une épidémie qui fait rage, augmentant le nombre de morts et poussant les systèmes de santé à l’effondrement. Même si nous étions autorisés à acheter ou à reprendre le travail, beaucoup ne le feraient pas.
Mais il est essentiel de se préparer à ce jour, en créant des capacités largement renforcées pour tester, tracer, mettre en quarantaine et traiter les personnes. Aucune dépense ne doit maintenant être épargnée à cet effet, ni pour investir dans la création, la production et l’utilisation d’un nouveau vaccin.
Surtout, comme l’indique l’essai introductif d’un rapport du Peterson Institute for International Economics à Washington sur le rôle essentiel du groupe des 20 pays les plus avancés : "Pour dire les choses simplement, dans la pandémie de Covid-19, le manque de coopération internationale signifie que plus de gens mourront.
C’est vrai pour la politique de santé et pour assurer une réponse économique mondiale efficace. La pandémie et le Grand Arrêt sont tous deux des événements mondiaux. Il est essentiel de contribuer à la réponse sanitaire, comme le souligne Maurice Obstfeld, ancien économiste en chef du FMI, dans le rapport. Mais l’aide économique aux pays les plus pauvres, par le biais de l’allégement de la dette, de subventions et de prêts bon marché, l’est également. Une nouvelle émission massive de droits de tirage spéciaux du FMI, avec transfert des allocations inutiles aux pays les plus pauvres, est nécessaire.
Le nationalisme économique à somme négative qui a animé Donald Trump tout au long de son mandat de président des États-Unis, et qui a même fait son apparition au sein de l’UE, constitue un grave danger. Nous avons besoin que les échanges commerciaux se fassent librement, en particulier (mais pas uniquement) dans le domaine des équipements et des fournitures médicales. Si l’économie mondiale se désagrège, comme cela s’est produit en réponse à la dépression, la reprise sera touchée, voire anéantie.
Nous ne savons pas ce que la pandémie nous réserve, ni comment l’économie va réagir. Nous savons ce que nous devons faire pour traverser ce bouleversement terrifiant avec le moins de dommages possibles.
Nous devons maîtriser la maladie. Nous devons investir massivement dans des systèmes de gestion de la maladie une fois que les mesures de confinement actuelles auront pris fin. Nous devons dépenser tout ce qui est nécessaire pour protéger à la fois nos populations et notre potentiel économique des conséquences. Nous devons aider les milliards de personnes qui vivent dans des pays qui ne peuvent pas s’aider eux-mêmes. Nous devons surtout nous rappeler qu’en cas de pandémie, aucun pays n’est une île. Nous ne connaissons pas l’avenir. Mais nous savons comment nous devons essayer de le façonner. Le ferons-nous ? Telle est la question. 

Je crains fortement notre réponse.