Sous le désastre sanitaire, un drame humain, une catastrophe sociale et l’exploitation moderne - Soutien aux damnés de la terre
Cette
semaine, des cas de Covid 19 ont été recensés dans notre département. A
ce jour, 39 cas positifs dans des exploitations agricoles à Carpentras,
au Thor et à Châteauneuf de Gadagne. Les personnes diagnostiquées
positif sont des travailleurs saisonniers détachés par la société TERRA
FECUNDIS (société de travail intérimaire espagnole). Cette société a
déjà été condamnée pour dumping social. L’exploitation humaine continue
dans notre département.
Pendant
le confinement, Terra Fecundis a introduit plusieurs centaines de ces
travailleurs dans le département. Des exploitants agricoles ont préféré
enfreindre la Loi plutôt que de faire appel à des travailleurs français.
La réalité c'est que la plupart des travailleurs français face aux
conditions de travail très dures et aux salaires très bas ne continuent
pas. Il ne suffit pas de décréter que l'emploi local doit être
privilégié pour que cela soit possible au sein du système existant.
Heureusement, à la différences des travailleurs détachés par cette
société, le travailleurs local du fait d'une protection sociale (quoique
bien écornée ) a encore le choix de ne pas se faire réduire en
esclavage .
Le
PCF dénonce fermement ces pratiques indignes d’exploitation et le
non-respect des lois. Les travailleurs, quels qu’ils soient, ont droit à
la protection sur notre territoire, et le droit à l’égalité de
traitements.
Nous interpellons les autorités compétentes, la préfecture, la sous-préfecture, la DIRRECTE, l’ARS afin que la lumière soit faite sur ces agissements avec transparence pour rassurer les Vauclusiens.
Tout doit être mis en place pour assurer la sécurité de ces personnes à
tous les niveaux, des conditions de vie, de travail décentes.
Terra Fecundis, les exploitants qui cautionnent ces pratiques devront prendre leurs responsabilités
même si nous sommes conscients qu’il y a aussi des victimes parmi les
exploitants ,des complices et aussi tous les exploitants respectueux de
l'humain et de la loi. Aujourd’hui, nos producteurs sont délaissés dans
notre système économique, et l’exploitation des travailleurs détachés
est une conséquence de l’exploitation de la filière agricole par le
capitalisme.
Nos
fraises et nos cerises ne peuvent pas contenir le sang, les larmes de
travailleurs opprimés et soumis à de nouvelles formes d’esclavage.
Les
travailleurs ne disposent d’aucune vie sociale, d’aucune intimité,
l’accès aux soins et à la nourriture sont indignes. Leurs conditions
d’hébergement, de travail et de transport sont inacceptables encore plus
en période de pandémie. Leurs salariés subissent des conditions de vie,
de travail, salariales inacceptables, indignes et désastreuses, un
nouvel esclavage moderne.
Ces
travailleurs sont des « déportés » d’Amérique du Sud, ayant transité
par l’Espagne pour arriver en Région Sud au mépris des règles
élémentaires du travail et cette année au mépris des régles mondiales
sanitaires.
Terra
Fecundis est bien connue du monde de la justice, déjà 5 procédures à
son actif et de nombreuses infractions au code du Travail, rémunération
inférieure au SMIC, travail dissimulé, non-paiement des heures
supplémentaires, non-paiement des cotisations sociales. Le 16 juin,
se tiendra le procès aux prud’hommes d’Arles de 8 entreprises agricoles
pour ces motifs, la plainte étant déposée par des ouvriers détachés par
Terra Fecundis. Un procès à Marseille est prévu prochainement pour une
affaire hors norme de dumping social.
Après les promesses, dans les faits rien ne change !
Qu’il
semble loin ce temps où le président Macron assurait, la larme au coin
de l’œil, avoir pris conscience du changement de cap qu’il lui fallait
opérer.
Dans les faits, rien ne change
Au
prétexte de sauver notre économie, le gouvernement distribue des
milliards aux grands groupes sans exiger de réelles contreparties, sans
garantie sur le maintien de l’emploi – si ce n’est quelques vagues
promesses médiatiques dont nous savons ce qu’elles deviennent.
Dans
le même temps, Medef et gouvernement appellent les salariés à sacrifier
leurs congés, leur treizième mois, à accepter des baisses de salaire et
de travailler plus pour relancer l’économie.
Toujours les mêmes recettes : des milliards pour les grands groupes, pas pour la santé, les services publics. Pas non plus pour les salariés, les chômeurs et les plus précaires. À l'image des primes, un peu vite promises, devenues médailles en chocolat.
Pas
étonnant alors que le mécontentement gronde et que bravant les
interdits, la colère s’exprime dans les entreprises et dans les rues. De ce point de vue le 16 juin s’annonce déjà comme une journée de mobilisation marquante.
À n’en pas douter, ils seront des milliers partout en France à manifester leur désir d’un autre quotidien.
Dans
le secteur de la santé d’abord – le gouvernement persiste à rester
sourd à leur réalité – mais bien plus largement aussi. Comme si le
couvercle du confinement, en se soulevant, avait libéré cette envie
d’une autre société.
Il
faudra, assurément faire preuve d’un engagement sans faille pour les
militants de la CGT afin de soutenir tous les salariés qui subissent ou
vont subir les choix irresponsables de certaines entreprises.
Passassion de pouvoir entre Touraine et Buzyn pour mener la même politique destructrice de notre système de santé
Marisol Touraine, Jérôme Salomon, Olivier Véran : la liste des responsables s’allonge…
Chaque jour
apporte son lot de révélations. Certains ont beau tenter de cacher la
vérité, elle revient à la surface. Et ce que l’on apprend en dit long
sur l’incompétence des élites qui tiennent les rênes du pouvoir. Une
étude publiée dans le JDD, sous le titre « Pénurie de masques : enquête sur une faillite d’État »,
explique comment les choix budgétaires effectués sous le mandat de
François Hollande ont entraîné cette pénurie et souligne notamment la
responsabilité de Marisol Touraine, ministre de la Santé de l’époque. Macron était au secrétariat de l'Elysée et ensuite ministre de l'économie.
En 2006,
Xavier Bertrand avait placé les masques au cœur du dispositif de
prévention. Au même moment, le gouvernement avait suscité la création
d’une filière nationale de fabrication pour ne pas dépendre des usines
asiatiques. Quand Marisol Touraine, en mai 2012, devient ministre, les
stocks stratégiques d’État sont pleins : 1,4 milliard de masques au
total. Mais on change alors de cap : le masque cesse d’être une priorité
politique.
Un ancien conseiller explique : « L’idée, ce n’était plus d’avoir des stocks gigantesques mais de pouvoir rapidement en faire fabriquer en Asie en cas de besoin.
» Désormais, chaque employeur est censé constituer son propre stock,
chaque hôpital doit acquérir des masques en fonction de ses besoins.
Le JDD
rappelle qu’entre 2013 et 2015, Jérôme Salomon, l’actuel directeur
général de la Santé, occupait, auprès de Marisol Touraine, le poste de
conseiller chargé de la sécurité sanitaire. Dans ces conditions, on
comprend l’embarras de l’intéressé quand on l’interroge sur le virage
effectué en 2013.
Le résultat est là : en février 2020, plus de réserves !
Apparemment, Jérôme Salomon, malgré ses avertissements, pendant la campagne présidentielle,
sur l’impréparation de notre système de santé face à une épidémie
d’ampleur, n’a pas été entendu.Quant à Agnès Buzyn, elle ne semble pas
avoir pris ce dossier au sérieux. Mais le pire, c’est que les autorités,
depuis l’alerte lancée par l’OMS en janvier, sont restées inactives
pendant deux mois.
Jeudi
dernier, Olivier Véran a courageusement rejeté la responsabilité de la
situation sur « une autre mandature », tandis que, vendredi, Jérôme
Salomon convenait, devant l’évidence, que le masque était devenu une
« denrée rare ».
On
pourrait, si la situation n’était pas si grave, s’amuser de trouver
aujourd’hui aux manettes des socialistes passés au macronisme, qui ont
trempé dans ce changement de stratégie. Olivier Véran a oublié de
rappeler qu’il était déjà aux affaires en 2016, chargé du pilotage du
comité de réforme du financement des établissements de santé. Quand on
pense que ces proches de Macron ont pour mission d’informer l’opinion
sur l’évolution de l’épidémie… Si l’on osait cette comparaison, c’est
comme si on demandait à des pyromanes par imprévoyance d’expliquer
comment maîtriser l’incendie. Ils ne sont guère les plus crédibles !
Autre leçon
de cette histoire, c’est la confirmation qu’Emmanuel Macron, l’homme du
« nouveau monde », a recyclé le « vieux monde » des cabinets
ministériels socialistes.
Faut-il s’étonner qu’un sondage IFOP révèle que les Français sont de plus en plus sévères sur la gestion de cette crise ?
Selon
cette enquête, « quel que soient leur bord politique, leur profession
ou leur âge, et y compris les plus jeunes, ils sont inquiets à 84 % […].La défiance s’installe. » Pour 64 % d’entre eux, « le gouvernement a
caché certaines informations ».
Macron et
ses proches voudraient apparaître sous les habits de sauveurs de la
nation. Mais la vérité est implacable et les montre tels qu’ils sont,
dans leur pitoyable nudité.
France : un État en phase de décomposition avancée.
Après des mois de contestation sociale réprimée dans la
brutalité, le mépris et l’aveuglement (voire l’éborgnage), après une
pandémie mondiale gérée chez nous par des amateurs fiers de l’être et
des menteurs incompétents auxquels certaines victimes commencent à
présenter, à juste titre, l’addition de leurs responsabilités, voici que
s’est abattue sur nous une seconde vague pandémique mondiale, celle de
l’hystérie collective de repentance racialiste, indigéniste et
décoloniale, fondée sur les délires hallucinés du gauchisme culturel à
la fois moribond et furibard (comme le sont toutes les armées en
déroute) dont nous ne cessons de subir la bêtise depuis 40 ans, depuis,
chez nous, que Mitterrand et le PS en ont fait le socle idéologique de
remplacement de la cause de la dignité du peuple.
Le logiciel unique de l’antiracisme (qui n’est pas le
contraire du racisme mais bien au contraire son indispensable jumeau
symétrique), tenant lieu délibérément d’alpha et d’omega de toute pensée
sociale, cette conception victimaire, à la fois geignarde et
vindicative, communautarisée, racialisée, paresseuse, qui a besoin du
racisme comme une moule est accrochée à son bouchot, a supplanté toutes
les autres dans bon nombre d’esprits subissant ainsi à la fois
l’abêtissement de masse, le gavage et lavage de cerveau, mais aussi la
démocratisation de l’inculture et l’enseignement de l’ignorance (pour
reprendre l’expression de Michéa, plus que jamais d’actualité). A ce
sujet d’ailleurs, les propos, justes, d’Emmanuel Macron hier au sujet du
rôle néfaste de trop nombreux universitaires en matière de propagation
de la folie stupide des théories indigénistes, décoloniales et autres
salmigondis intersectionnels, n’ont fait, comme le souligne
remarquablement Isabelle Barbéris, que flatter le narcissisme et les
fantasmes pseudo-transgressifs de gens qui ne se sentaient plus très à
l’aise d’être aussi ouvertement du côté du pouvoir, soutiers
idéologiques du néo-libéralisme aux manettes, qu’ils ont du reste
largement contribué à faire élire (souvenons-nous de la lettre des
Présidents d’Université adressée, par les moyens de communication
institutionnels à leur disposition, aux étudiants, entre les deux tours,
appelant à voter Macron, au mépris donc de toutes les règles les plus
évidentes de l’obligation de réserve).
Cette brusque prise de conscience de Macron n’est, comme
d’habitude, qu’un leurre, comme le fut sa subite révélation en mode
Bernadette Soubirous quant aux bienfaits du souverainisme : on a pu voir
que, concrètement, il n’en était rien, tout n’est que leurre dans la
société du Spectacle où se meut cet artifex 2.0. Macron dit, comme un
comédien, ou un logiciel plus ou moins intelligent, ce qu’il croit qu’il
faut dire à un moment donné.
Le paradigme communautariste, violemment anti-patriote
et populicide, la comédie d’un prétendu progressisme mondialiste qui
n’est que la violente soumission des plus fragiles, la stigmatisation
des adversaires souverainistes en ennemis, c’est très exactement sur ce
programme qu’il s’est fait élire, car, redisons-le, le logiciel
idéologique du macronisme est le gauchisme culturel dont il est issu :
le fantasme du libre marché et les donneurs d’ordre de Macron auprès
desquels il est allé prendre conseil, dit-on, ces derniers jours, ont
besoin de cette idéologie qui fabrique des marchés de niche et atomise
les peuples tant méprisés et les nations tant honnies.
A propos d’atomisation, j’avais, très tôt dans mon
soutien aux gilets jaunes qui étaient, avant leur phagocytage (voulu par
le pouvoir) par les mouvements violents et stupides d’ultra-gauche et
autres blacks blocs exécutant les basses besognes du pouvoir, insisté
sur l’immondice que constituait, de la part de la Macronie, le fait
d’avoir monté la police, à la base républicaine, contre son propre
peuple. Cette police découvre, certes un peu tard mais il n’est jamais
trop tard, qu’elle s’est fait cocufier, instrumentaliser pour servir les
intérêts d’un pouvoir sans scrupules, et que, lorsqu’elle a cru
« sauver la République » qui était soi-disant attaquée par un
transpalette (pendant que son représentant du moment se transpaluchait
dignement), elle ne faisait que préparer son propre tombeau.
La police est là pour protéger le peuple français de la
délinquance, pour protéger les faibles, non pas pour protéger les
intérêts des forts. A ce titre, elle fait rempart contre la loi du plus
fort et de la jungle qui règne dans les territoires perdus de la
République lorsque, précisément, la loi s’en retire, par lâcheté, par
électoralisme (comme ce LREM de Vénissieux qui s’allie avec l’islamisme
erdoganien avec l’onction de la majorité macroniste…), par esprit de
soumission, par haine de soi. La police et la polis ont partie liée,
comme ne l’ont pas compris les mutants (de tous bords) de Minneapolis la
mal nommée. Qu’elle se réveille enfin en réalisant et se souvenant
qu’elle fait partie du peuple sur lequel elle a tapé est une excellente
chose : qu’elle rejoigne les infirmières, pompiers, ouvriers, retraités
sur lesquels elle s’est déchaînée pendant des mois en appliquant les
ordres d’une hiérarchie définitivement décrédibilisée dans sa course aux
prébendes et aux officines qui permettent de faire progresser sa petite
carrière.
Quant à la Macronie, ce fatras informe de
post-socialistes mélés de droitards gamellards et opportunistes qui
n’ont JAMAIS pris la défense du peuple, sous la houlette des deux têtes
de l’exécutif, nos Heckel et Jekel de l’Inrépublique, elle est en train
de parvenir à ce qu’elle a tant contribué à produire : l’atomisation
généralisée du pays, la division des Français, et, surtout, elle
commence à tâter, un peu tard, les limites de son propre discours
coupablement soumis aux minorités agissantes : la Macronie est bien
cette République mise à genoux devant le communautarisme, qui, à l’image
des Belloubet, Castaner et autres figurines pathétiques qui nous font
honte, se sont empressées de taper sur le peuple français et de
s’incliner devant la racaille dont le peuple ne veut plus entendre
parler et dont il subit, pour le moment silencieusement, les derniers
assauts hystériques.
Ce monde délirant, racialisé, complaisant envers la
délinquance, a largement été co-produit par la Macronie qui en a besoin
pour régner, quand bien même celle-ci s’apercevrait, mais un peu tard,
que sa créature lui a désormais échappé.
On ne se débarrassera pas de l’une sans se débarrasser
de l’autre, quelles que soient les manipulations et le mauvais jeu
d’acteur qui nous seront encore servis dimanche.
Cela prendra le temps qu’il faut mais le peuple français
sera au rendez-vous pour préserver, son patrimoine attaqué, son
histoire, et son avenir.