lundi 5 octobre 2020

ça n'empêche pas Nicolas

Blog de Jean Lévy sur l'actualité politique au jour le jour.


jeudi 1 octobre 2020

Précarité : le Secours populaire alerte sur une augmentation importante de la pauvreté en France

Le confinement a fait augmenter le nombre de personnes en situation de précarité, en France.
Le confinement a fait augmenter le nombre de personnes en situation de précarité, en France. - La Voix du Nord

Le Secours populaire alerte les responsables politiques sur les ravages de la crise sanitaire sur la précarité et met en garde contre une flambée de pauvreté sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale.

Pendant les deux mois du confinement, 1 270 000 personnes ont sollicité l’aide du Secours populaire dans ses permanences d’accueil, contre 3,3 millions sur toute l’année 2019.

« Beaucoup de mères célibataires sont contraintes d’avoir recours à l’aide associative parce que leur ancien conjoint, subitement sans ressources, n’a pas pu régler la pension alimentaire. », peut-on lire dans le dossier de presse communiqué par l’association.

Des inégalités scolaires accentuées

« Un chiffre absolument énorme », s’alarme Henriette Steinberg, secrétaire générale de l’association. « Mais j’ai bien peur que ce soit encore en train d’augmenter », explique-t-elle à l’AFP.

« Nous n’avons jamais vécu une situation pareille depuis la Deuxième Guerre mondiale, et il y a urgence », affirme la responsable associative.« Beaucoup n’avaient jamais demandé d’aide à personne. Et là, non seulement ils n’ont plus de quoi se nourrir, mais ils ne peuvent plus payer leur loyer ni l’électricité ».

Le confinement a aussi accentué les inégalités scolaires, avec le « manque de matériel informatique (ordinateurs, imprimantes) et d’accès à internet pour suivre l’école à distance, des logements exigus ne permettant pas de s’isoler pour étudier dans le calme », souligne l’association, rappelant que 500 000 enfants auraient décroché scolairement.

Fermeture des PME

Familles monoparentales, personnes âgées, étudiants, mais aussi intérimaires, ou travailleurs indépendants : personne ne semble plus à l’abri de la précarité, selon le Secours populaire.

« Ce qui nous inquiète particulièrement, c’est la fermeture de petites entreprises, comme celles du bâtiment ou de la restauration qui représentent beaucoup d’emplois et qui sont obligées de licencier », poursuit Mme Steinberg. « Des gens qui vivaient modestement et discrètement mais qui subvenaient à leurs besoins et qui aujourd’hui n’ont plus de quoi manger ».

En France, la forte hausse du chômage déjà enregistrée en 2020 risque de continuer, avec 800 000 suppressions d’emplois attendues cette année selon la Banque de France.

Selon l’ONU, à l’échelle mondiale, la pandémie de Covid-19 pourrait faire basculer plus de 130 millions de personnes supplémentaires dans la faim chronique d’ici à la fin de l’année.

Les étudiants concernés par la précarité

En France, les étudiants, nombreux à occuper de petits boulots pour financer leurs études, sont eux aussi durement touchés par la crise, note l’association.

Kab Niang, responsable de l’antenne du Secours populaire à l’université Paris-8, n’en revient toujours pas, lui qui a fait livrer plus de 1 800 colis alimentaires à ses camarades durant le confinement.

« D’habitude on fait une cinquantaine de colis par mois. Mais en 24 heures, j’ai reçu 250 demandes. Et chaque semaine, les demandes étaient plus nombreuses », explique cet étudiant en master de littérature française. « Beaucoup d’entre nous n’avaient plus aucune source de revenus, c’était la galère, même pour payer un loyer de 300 euros en coloc ou en chambre universitaire », dit-il.

Les distributions, là encore, ne sont pas prêtes de s’arrêter même si les demandes sur le campus « ont un peu diminué », selon lui. « Certains étudiants ont arrêté leurs études, après avoir perdu leur appart et leur boulot, ils sont découragés ».

Quant aux patrons, « ils ne veulent pas renouveler leurs CDD, car c’est trop incertain, si demain on reconfine ».

 

BILL GATES VA-T-IL ADHÉRER AU MARXISME ?


Selon YOURI AFONINE, vice Président de la Fédération du Parti Communiste de RUSSIE, Bill Gates  reconnait la supériorité des systèmes de santé socialistes dans la lutte contre la pandémie  du coronavirus!!

Si cela s'avère vrai, et selon de nombreux communistes- anciens membres qui ont quitté leur parti qu'ils considèrent à la dérive ou même encartés- il est dix pas en avant des communistes français qui en sont arrivés au point de ne pas oser proclamer cette évidence....

mercredi 30 septembre 2020

 LA CHAÎNE CNews BANALISE LE  FASCISME

 

Scandaleux : 3 condamnations pénales

pour Zemmour et les micros lui restent

ouverts !

blog de Michel Dandelot

Scandaleux : 3 condamnations pénales  pour Zemmour et les micros lui restent  ouverts !

La haine anti-musulmans du polémiste a été condamnée par la justice, vendredi. Il sera pourtant à l’antenne sur CNews, ce lundi soir.

Une troisième condamnation pénale, et des micros toujours ouverts. Éric Zemmour a été reconnu coupable, vendredi, d’injure publique et provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence à raison d’une religion, ce qui lui a valu une amende de 10 000 euros.

 

Une demi-heure de haine déversée

En cause, son discours prononcé lors de la convention de la droite organisée le 28 septembre 2019 par des proches de Marion Maréchal. Pendant une demi-heure, le polémiste d’extrême-droite y déversait toute sa haine islamophobe et raciste, stigmatisant les immigrés qualifiés de « colonisateurs », ou affirmant que « dans les années 1930, les auteurs les plus lucides qui dénonçaient le danger allemand comparaient le nazisme à l’islam ».

Les « provocations à la haine » d’Éric Zemmour, plus que courantes dans ses propos, avaient déjà été reconnues par les juges, en 2011 et 2019. Et pourtant, rien ne change. Ces quelques amendes ne l’empêchent pas de continuer à diffuser ses idées nauséabondes tous les soirs sur la chaîne de télévision CNews – qui n’a pas réagi – et dans des chroniques régulières pour le Figaro  – dans sa dernière, « Le pouvoir des juges contre les droits des peuples », publiée quelques heures avant son procès, il condamnait « l’idéologie dominante des juges français, le progressisme ».

La place des chroniqueurs d’extrême-droite

Le racisme, la xénophobie et la haine anti-musulmans ont donc une nouvelle fois été reconnus illégaux par la justice française, mais semblent devenus tolérables médiatiquement. Recommandables presque, à en croire la programmation de CNews, de plus en plus polluée par les chroniqueurs d’extrême-droite, installant ainsi leurs préceptes au centre du débat politique, à coups de polémiques suscitant de moins en moins de scandale, tant la chaîne parvient dangereusement à banaliser certains propos.

Le tribunal correctionnel a simplement ordonné à CNews – comme à LCI, qui a diffusé en direct le discours de Zemmour – de diffuser pendant huit jours le communiqué judiciaire relatif à cette condamnation sur son site Internet. Tout en alimentant sur sa chaîne ces « provocations à la haine ». 

SOURCE : https://www.humanite.fr/scandaleux-3-condamnations-penales-pour-zemmour-et-les-micros-lui-restent-ouverts-694109 

 

Publié par El Diablo

 

Olivier Véran en visite dans les hôpitaux de Marseille lance un appel à des personnels soignants pour venir en renfort pour accueillir les malades atteints de la COVID-19 dont le nombre augmente depuis quelques semaines. Mais pourquoi sommes-nous dans cette situation alors qu’il était prévisible qu’avec le déconfinement nous aurions besoin de lits supplémentaires. La réponse est simple : rien n’a été prévu et nous sommes revenus aux capacités hospitalières d’avant le pic de l’épidémie, voire même dans certains établissements, inférieures, du fait du manque de personnels. Le meilleur exemple est le CHU de Besançon qui annonce la fermeture de 28 lits car il n’arrive pas à recruter des infirmières.

Depuis plus d’un an, le mouvement des hospitaliers a posé comme première revendication la nécessité d’embauches massives pour soulager le travail du personnel présent, arrêter de fermer des lits et en ouvrir pour pouvoir répondre aux besoins. Pendant les quatre mois de répit que nous a laissé le coronavirus, rien n’a été fait : aucune embauche et aucune ouverture de lits en prévision de l’automne et de l’hiver, périodes habituelles de tension dans les hôpitaux depuis plusieurs années avec même le déclenchement chaque année de plans blancs locaux.

Le problème actuel n’est pas que nous ayons une « seconde vague » mais bien que nos hôpitaux ne sont pas en capacité de gérer à la fois le flux de patients habituels et les malades atteints la COVID-19 qui occupent aujourd’hui environ 20 % des lits de réanimation au niveau national. Si nous avions été entendus, au mois de mai quand nous réclamions le maintien d’un nombre de lits, notamment de réanimation, supérieur à celui du mois de février, nous ne serions pas dans cette situation de perte de confiance de la population vis-à-vis de mesures imposées autoritairement sans arguments vraiment convaincants.

Alors monsieur Véran, il va falloir changer de logiciel et écouter les personnels de terrain que vous avez refusé de recevoir lors de votre passage à Marseille, visiblement trop occupé par vos soucis de communication. Il semble plus important pour vous de parader devant les journalistes des chaînes d’information en continu, plutôt que de vous préoccuper de donner les moyens à l’hôpital de fonctionner. Il n’y a aujourd’hui qu’une seule solution face à l’urgence : il ne s’agit pas de faire appel à des « renforts » qui n’existent pas, mais de mettre en œuvre immédiatement un plan d’embauches et de formation massif.

Docteur Christophe Prudhomme

Praticien hospitalier- SAMU 93