Que ne feraient pas nos médias pour alimenter leur xénophobie
anti-chinoise… Une trouble passion qui fleure bon à dix kilomètres le
petit blanc jaloux de voir un peuple se développer par son seul travail
sans piller personne… De l’art de prétendre régenter ce qu’on est
incapable d’imposer chez soi…
Thomas Bach, le président du Comité international olympique (CIO), a
parlé avec la joueuse de tennis chinoise Peng Shuai lors d’une
visioconférence de « trente minutes » ce dimanche, a annoncé l’organisme
olympique dans un communiqué.
Le Comité olympique a précisé qu’elle « avait expliqué qu’elle était
saine et sauve à son domicile à Pékin mais qu’elle aimerait que sa vie
privée soit respectée », lors de l’appel, qui réunissait aussi la
présidente de la Commission des athlètes Emma Terho, et la Chinoise Li
Lingwei, membre du Comité olympique.
Il semble que malheureusement les athlètes ayant subi des sévices
sexuels soient des phénomènes assez communs dans les pays occidentaux et
qu’ils n’aient jamais donné lieu à une telle propagande en Chine pas
plus d’ailleurs que les scandales de pédophilie dans les églises…
Entre-nous qui me démentira si j’affirme que la presse occidentale
est plus préoccupée de ce genre de choses considérées bizarrement comme
de pures chinoiseries, à la veille des jeux olympiques d’hiver, que de
faire le ménage chez elle… Plus préoccupée par ce qu’il advient d’une
joueuse de tennis que par exemple du scandale de ce que l’on fait subir à
Assange pour avoir dit la stricte vérité sur les guerres… Plus
préoccupée de cette tennis woman que des mains qui étranglent des
peuples entiers avec les blocus. Plus préoccupée de nuire que d’empêcher
leurs propres mercenaires de violer des enfants dans les pays qu’ils
sont censés aider et protéger? Enfin pour dire les choses simplement,
plus préoccupée par ce sur quoi elle n’a qu’une information sujetteà
caution et surtout un pouvoir d’intervention très limité que ce sur quoi
difficilement niable elle pourrait avoir une réelle utilité.
Les lecteurs de la presse française- et l’écoute de la radio
télévision ne me contredira pas- s’ils avaient deux sous de simple bon
sens sauraient ce que l’on peut attendre de ces troupes et du chef de
bande type Bolloré en matière de “féminisme” après l’opération promotion
d’un Zemmour. Qui peut nier que le pilonnage en faveur de ce dernier
s’accommode d’un mépris écoeurant des femmes … Sans parler de la
manière pleine d’humanité dont nous traitons ceux qui cherchent à se
réfugier pour fuire nos bombes et parmi eux ces femmes et ces enfants
soumis à toute les violences… Est-ce pour faire oublier tout cela que
nous accordons une telle publicité à la joueuse de tennis chinoise Peng
Shuai?
Honnêtement j’en suis convaincue … La tête sur le billot, je dirai
peut-être le contraire, mais en mon âme et conscience je ne pourrai nier
que je n’ai aucune confiance dans la vertu et l’humanisme de ces
gens-là…
Sur le fond, toute cette affaire parait une tempête dans un
demi-verre d’eau et l’inquiétude pour cette jeune sportive pourrait être
partagée si on n’avait pas le sentiment que ceux qui soulèvent
l’affaire l’auraient volontiers étranglée de leurs propres mains pour
alimenter leur propagande anti-chine et qu’ils sont tellement dépités de
la savoir vivante qu’il ne leur reste plus comme à l’invraisemblable Le Drian qu’ à jouer les utilités en laissant entendre que cette jeune femme
n’est pas libre de ces propos…
DANIELLE BLEITRACH
vendredi 19 novembre 2021
Alain Deneault : « Les médiocres ont pris le pouvoir »
Ce constat renvoie à une expérience globale de la crise de nos
société qui va au-delà de la médiocrité de nos “experts” et idéologues
baptisés intellectuels, parce qu’il est le produit, tel qu’il est décrit
ici, de la privatisation de toute la société. Privé, privé de quoi,
d’abord d’une vision globale autant que de l’intérêt général, ce qui
entraîne une force d’inertie qui se transforme en mépris et en
concurrence angoissante. Un des symptômes de l’incapacité des forces
productives humaines dans le capital à s’adapter à l’évolution des
forces productives scientifiques et techniques, à ne voir que dans la
régression, la réaction le soulagement face à ce qui peut être vécu par
les individus comme une véritable souffrance celle du vide social, de
l’anomie du non sens.. Le sens comme la sécurité n’existe que dans le
collectif, la coopération alors que la protection est recherchée à ce
stade dans l’individualisme et les destructions concurrentielles. (note
de Danielle Bleitrach pour histoire et société)
Dans « La Médiocratie », un livre coup de poing, le philosophe Alain
Deneault critique la médiocrité d’un monde où la moyenne devient une
norme. Cet empire s’étend à toutes les sphères de l’existence : travail
social, économie, politique.
Avec le tranchant d’une lame, il s’emploie – depuis des années – à
dénoncer les scandales miniers et les paradis fiscaux. Son précédent
essai, « Noir Canada », ayant fait l’objet d’une poursuite en
diffamation. Alain Deneault n’est pas du genre à mâcher ses mots.
Docteur en philosophie et enseignant en sciences politiques à
l’université de Montréal, il s’attaque à un nouveau régime : la
« Médiocratie ». Sous un jour caustique et incisif. Mais c’est d’une
« révolution anesthésiante » qu’il s’agit. Celle qui nous invite à nous
situer toujours au centre, à penser mou, à mettre nos convictions dans
notre poche de manière à devenir des êtres interchangeables, faciles à
ranger dans des cases.
Alter Échos : Qu’est-ce que la « médiocratie » ?
Alain Deneault : Quand on veut désigner ce qui est
supérieur, on parle de supériorité. Pour ce qui est inférieur, on parle
d’infériorité. Mais si l’on veut désigner ce qui est moyen, on ne dira
pas la « moyenneté », mais plutôt la « médiocrité ». La médiocrité
renvoie à ce qui est moyen. Un « médiocre » n’est pas un parfait
incompétent. Ce n’est pas quelqu’un d’étourdi qui n’est pas capable de
respecter un horaire, qui n’est pas capable de faire fonctionner la
photocopieuse ou de dire bonjour à la bonne personne au bon moment… Mais
ce n’est pas non plus quelqu’un qui a de l’initiative, des convictions,
du courage ou de l’envergure. C’est quelqu’un de fonctionnel et de
soumis. Il n’y a pas de problème à cela. Être « médiocre » n’est pas
péjoratif. On est tous « médiocre » en quelque chose… Le problème de la
« médiocratie », c’est lorsqu’on se retrouve dans un système qui nous
enjoint à être un citoyen résolument moyen, ni totalement incompétent au
point d’être incapable de fonctionner ni compétent au point de se
savoir fort d’un pouvoir critique. La « médiocratie », c’est donc le
stade moyen hissé au rang d’autorité. C’est la moyenne impérative, même
lorsqu’on peut prétendre à mieux.
A.É. : Comment les médiocres ont-ils pris le pouvoir ?
A.D. : Ils ont pris le pouvoir sans forcément s’en
rendre compte… La division et l’industrialisation du travail – manuel et
intellectuel – ont largement contribué à l’avènement du pouvoir
médiocre. Au XIXe siècle, on est passé des « métiers » à l’« emploi ».
Et ce faisant, on a standardisé le travail sur un mode moyen, parce
qu’il s’agissait de rendre les acteurs interchangeables à l’ouvrage. En
fait, nous ne sommes plus des artisans – dépositaires d’un savoir-faire –
mais des agents qui remplissent une fonction, insérés dans des
protocoles dont le sens nous échappe. Le médiocre, lui, n’a pour seul
souci que de se positionner sur un échiquier dont il ne contrôle pas les
paramètres.
La « médiocratie », c’est donc le stade moyen hissé au rang
d’autorité. C’est la moyenne impérative, même lorsqu’on peut prétendre à
mieux.
A.É. : Ce système va-t-il jusqu’à marginaliser les compétences ?
A.D. : Dans un tel cadre, les éléments les plus
prometteurs se voient systématiquement contraints à la médiocrité même
s’ils ne sont justement pas médiocres… On brise toutes les compétences
qui ne sont pas compatibles avec les formes « standards » attendues.
L’injonction sous-jacente à tout contrat de travail, c’est : « Ta
gueule, je te paie ! ». On nous paie pour qu’on se refuse à sa propre
pensée. C’est un motif d’inquiétude dans un monde où les problèmes
requièrent tellement de perspicacité, de sens critique, d’innovation au
sens radical.
A.É. : Vous dites que la figure centrale de la médiocratie, c’est l’expert. Drôle de paradoxe…
A.D. : L’expert, très souvent, transforme de
l’idéologie en science et présente un discours d’intérêts en un discours
de savants. Il est le représentant de pouvoirs qui l’embauchent portant
les habits du scientifique désintéressé. L’expertise consiste de plus
en plus souvent à vendre son cerveau à des acteurs qui en tirent profit.
À l’université, c’est une vraie question que doivent désormais se poser
les étudiants : veulent-ils devenir des experts ou des intellectuels ?
A.É. : En quoi l’Université participe-t-elle de cette médiocratie ?
A.D. : Au Canada, plus de la moitié du budget des
universités provient de fonds privés. Les professeurs savent que si les
travaux n’utilisent pas les mots du vocabulaire managérial, ils
n’obtiennent pas de bourse de recherche. Certaines universités ont des
représentants des entreprises dans leur conseil d’administration et
l’assument. En 2013, le recteur de l’université de Montréal a déclaré la
même chose que l’ancien patron de TF1, Patrick Le Lay : « Les cerveaux
doivent correspondre aux besoins des entreprises » ! À l’école de
commerce de Montréal, il n’y a plus de numéros de local, mais des logos.
Les cours ont lieu en salle « L’Oréal », « Air Transat » ou
« Goodyear », du nom des sponsors. Les réformes successives de
l’Université en Europe, notamment celle de Bologne, tendent vers ce
modèle-là. Un modèle où le savoir est généré pour satisfaire le marché,
alors que le rôle des intellectuels est de faire de l’entreprise un
objet de la pensée.
Désormais on ne parle plus du bien commun, on fait comme si l’intérêt
général n’était plus que la somme d’intérêts particuliers que les uns
et les autres sont ponctuellement invités à défendre.
A.É. : Selon vous, la politique s’efface devant la « gouvernance ». Pourquoi ?
A.D. : Les premiers à avoir formulé le terme sont
les théoriciens de l’organisation, dans les années 1980. C’est Margaret
Thatcher qui l’a, par la suite, propulsé dans la sphère publique.
Appliquée au champ politique, la « gouvernance » prétend « gérer »
l’État comme n’importe quelle multinationale, avec les mêmes critères de
rendement, d’efficacité, etc. L’État devrait en quelque sorte se mettre
au diapason des critères de rentabilité économique. Et cela vaut pour
tout genre d’organisation, y compris les ONG, les universités et les
associations civiques, qui sont invitées à rendre des comptes, à prouver
que chaque centime de subvention est rentabilisé dans une perspective
entrepreneuriale. C’est à partir du moment où tout n’est que gestion que
la démocratie disparaît, au profit d’un management totalitaire.
Désormais on ne parle plus du bien commun, on fait comme si l’intérêt
général n’était plus que la somme d’intérêts particuliers que les uns et
les autres sont ponctuellement invités à défendre. C’est à partir de là
que la culture du grenouillage, des arrangements douteux, se développe.
Or un ordre qui met en péril 80 % des écosystèmes, et qui permet à 1 %
des plus riches d’avoir 50 % des actifs mondiaux n’a rien de pondéré.
A.É. : Comment repolitiser la société ?
A.D. : Je milite pour le retour à des mots investis
de sens, tous ceux que la gouvernance a voulu effacer, galvauder ou
récupérer : la citoyenneté, le peuple, les droits collectifs, la
contrainte sociale, la souveraineté, le bien commun… Parce qu’une
révolution, ce n’est pas des barricades ou des bannières ensanglantées. À
chaque fois, ce sont les mots qui ouvrent la voie. La médiocratie,
elle, a réussi une « révolution anesthésiante » : dans l’esprit des
puissants, on va parler de « partenaires sociaux », de « société
civile », de « droits libéraux », d’acceptabilité sociale, de questions
sociétales, d’empowerment… « d’économie de la connaissance » qui fait
entrer les multinationales à l’université, de « l’essor des marchés
émergents » qui autorise le néocolonialisme bon teint. Le langage n’est
plus vecteur de sens ou d’interrogation, mais un jeu de faux-semblants
articulé sur l’idéologie du profit. Aujourd’hui, même l’Administration
publique recrute des « architectes en gouvernance ministérielle » qui
maîtrisent « l’approche client » et qui sont également « propriétaires
de processus ». On entre dans un domaine du langage qui nous fait perdre
le sens des choses… L’économie nous rend stupides. Ce statu quo n’est
plus tenable.
La Médiocratie, d’Alain Deneault, Lux éditeur, 224 pages, 15 euros.
Une réunion avait été annoncée dans
le journal de l’île , le « Phare de Ré », organisée par différentes
associations, dont le collectif « NEMO » (« Non à l’Eolien en Mer
d’Oléron »), la LPO, (ligue de Protection des Oiseaux) , L’ASPC
(Association de préservation des Sites de la Couarde). Une projection
du film « Océan, ma voix des invisibles, Eoliennes une drôle de
guerre », a été faite. Dominique Chevillon, président de la LPO, ancien
président du CESIR de Nouvelle Aquitaine présenta le problème., ainsi
que le président des Amis de l’île de Ré, Claude Yves Rieg. Un
représentant des marins pêcheurs participa au débat ;
Le parc prévu au large des
côtes de Vendée et de Charente Maritime sera le plus grand d’Europe,
selon Castex, et s’inscrit dans un plan gigantesque d’éoliennes en mer
pour toute la France. Ce seront des milliers d’éoliennes qui occuperont
la surface maritime de Royan aux Sables-d’Olonne (2400 monstres de 260
mètres de haut) .
Le parc pose des problèmes économiques, écologiques, financiers :
1)Problèmes économiques.
La construction de ces parcs nourrit essentiellement des
emplois à l’étranger. Elles sont certes assemblée en France, mais elles
ne donnent que 3 à 6% des emplois sur le territoire national. Les
acteurs sont essentiellement allemands (Siemens), américains (GE, même
si le mari de Valérie Pécresse est directeur monde de GE pour les ENR,
remarque personnelle), espagnols (Iberola), danois, voire chinois… et
autres (Windeurope ?). La hausse des coûts de l’électricité, due à ces
« énergies renouvelables », permet de payer, par le biais de fonds de
pensions, les retraites d’américaines, entre autres (48% pour les
acteurs de ces parcs éoliens).
Elles vont détruire toutes les activités nautiques, de plaisance, de
pêche, de ressources halieutiques, sur la vaste zone d’implantation. Au
moment où la pêche française est menacée par les restrictions dues au
Brexit. 9400 emplois directs et indirects sont ainsi menacés.
4 ports La Côtinière, La Rochelle, Arcachon, Les Sables-d’Olonne,
verront leur activité tuée. L’UE propose des « indemnisations » de la
destruction de leur outil de travail. De plus L’UE autorise la
destruction sans problème de 60 espèces protégées, et nourricières, lors
de ces parcs éoliens
Le tourisme sur nos côtes sera aussi impacté, par la vision de ces
« allumettes », par milliers, au large, ainsi que par les conséquences
météorologiques, environnementale (courants, détergent pour les pales
répandus par hélicoptère, brassage et pollution des eaux et des
fonds…). Soulignons que le temps de vie de ces éoliennes ne sera que de
15 à 20 ans. Que deviendront les épaves ?, surtout si « l’opérateur »
dans ces temps futurs saura se mettre à l’abri dans des îles lointaines.
2) problèmes écologiques :
Ces éoliennes, qui devront être remplacées au bout de 15
à 20 ans, vont anéantir les fonds marins, par les empreintes en béton,
les câbles d’évacuation de l’électricité, les détergents utilisés. Les
pilons utilisés pour enfouir sur des dizaines de mètres les tubes de 8
mètres de diamètres, support des monstres de 260 mètres de haut au
dessus de niveau de la mer , peuvent selon les géophysiciens provoquer
des séismes comme il en advenu récemment en Alsace et dans la Drôme,
suite à des forages géothermiques ou l’exploitation de carrière. Et nous
sommes dans une zone sismique, comme l’a montré le séisme de 1974.
Ce gigantesque parc se fait dans une zone « Natura 2000 » et un « Parc
Naturel », plein d’espèces protégées , mais l’urgence « climatique »
permet à Bruxelles de lever toutes ces protections.
Le paradoxe, c’est que ces éoliennes, associées à la fermeture de 14
réacteurs prévues « en même temps « , va causer une forte augmentation
de l’émission de gaz à effet de serre. Les éoliennes ont une puissance
au cube de la vitesse du vent (par exemple, de 30 à 60 km/h, elles
donnent 8 fois plus de puissance, mais s’arrêtent au delà d’une vitesse
critique, au risque de s’envoler…Ces énergies intermittentes sont donc
obligatoirement accompagnées de puissances pilotables (Thermiques,
nucléaires, hydrauliques). En absence de puissance suffisantes sur le
nucléaire (fermeture en France de Fessenheim puis de 14 réacteurs) et de
l ‘hydraulique, (saturé), c’est le gaz et le charbon qui supplée, d’où
la flambée des émissions de CO2 en Allemagne, et la tentative de
considérer le gaz comme « énergie propre » (480 g de CO2/kwh contre 6g
pour le nucléaire) par le gouvernement allemand (et espagnol ?)
Comme je l’ai explique dans ma courte question, pourquoi ne pourrait on
pas attaquer en justice l’UE ou la France pour violation du traité de
Paris (COP21) ?
3) problèmes financiers et démocratiques
La construction de ces parcs se fait en toute opacité :
sous prétexte de « secrets industriels », les données obtenues dans les
autres parcs concernant l’environnement sont secrètes. La pyramide
d’actionnaires, d’acteurs financiers et industriels, qui changent
d’ailleurs rapidement, assure à la fois une rentabilité maximale et une
irresponsabilité totale pour les différends acteurs qui agissent, y sur
la chaîne de décision, avec une possibilité de recours réduite au
minimum (pas d’appel possible, avocat exigé).
Les enquêtes d’ »utilité publique » concluent toujours avec un « avis
favorable » alors même que la majorité des populations expriment un avis
opposé. Et ceci alors que les traités internationaux (Convention
d’Aarhus) stipulent que les populations doivent donner leur accord.
Un autre film sur les éoliennes mérite d’être vu :
« mes éoliennes, du rêve à la réalité ».
Dans le film présenté lors de cette soirée, il était effrayant de voir
la marine nationale, qui devrait protéger nos côtes, attaquer nos marins
pêcheurs pour permettre à une entreprise étrangère assez opaque
(pavillon luxembourgeois !?) de détruire nos côtes, notre littoral, nos
emplois, nos ressources halieutiques… notre vie. Le préfet maritime
assume de faire respecter « l’ordre public ». Quel ordre permet une
telle prédation ?
Un intervenant, lors du débat (réduit) a fait remarquer
qu’il s’agit d’une gigantesque « escroquerie écologique, économique,
financière, économique … ».
J.M.
3 septembre 2021
jeudi 18 novembre 2021
Biden "envisage" un boycott diplomatique des JO de Pékin
Washington (AFP)
Le
président américain Joe Biden s'est exprimé sur la question des JO lors
d'un entretien avec le Premier ministre canadien Justin Trudeau à la
Maison Blanche, le 18 novembre 2021 - AFP
Le
président des Etats-Unis Joe Biden a déclaré jeudi "envisager" un
boycott diplomatique des Jeux olympiques d'hiver prévus en février à
Pékin, pour protester contre les violations des droits humains en Chine.
"C'est
quelque chose que nous envisageons", a-t-il dit à des journalistes au
sujet de cette option qui consisterait à ne pas envoyer de responsables
gouvernementaux pour représenter Washington lors des compétitions, tout
en laissant les athlètes américains y participer.
Note de Pedrito:
Laissez croire que l'on se débarrasse de son naturel impérialiste pour donner l'impression que l'on est plus fréquentable que l'élu précédent, l'agité US du bocal, celui qui ne respire que par le capitalisme mortifère mais qui a été battu dans les urnes, et le naturel impérialiste revient au galop. Tous deux capitalistes et impérialistes à l'outrance.
Ils sont hélas, il faut se rendre à l'évidence, tout aussi dangereux l'un que l'autre.
Reprise d'un article 2020 sur les coopératives ferroviaires.
18.11.2021
no comment
Par Canaille Lerouge
Dessertes ferroviaires transversales : Coopératives ou cheval de Troie ?
Canaille le Rouge remet en ligne ce jour un message
qui date de juillet 2020.
Certes des ajustements - à la marge - vont revoir préciser
quelques données,
mais sur le fond rien à retirer.
Aux
détours des exigences de transports pour répondre aux besoins
quotidiens des populations, nous voyons apparaître des propositions au
premier abord séduisantes autour de coopératives d’exploitation de ces
lignes que la SNCF avant d’y prendre goût a été incitée à abandonner,
organisant ainsi la désertification du territoire.
Concentrée
autour de son objectif d’un réseau noyau, à exploiter en ligne autonome
sans cohérences sociales et correspondances, cela organise un
fractionnement en part de trafic à mettre sur le marché de ce qui fut un
des plus beaux fleurons technologique de l’activité ferroviaire.
Elle
a été aidée en cela par le volet transport de la loi SRU dynamitant
l’effet réseau en transférant la responsabilité du trafic TER aux
régions et dans le même moment la privatisation du SERNAM au bénéfice du
monopole privé du transport routier des marchandises et messageries.
Même
en partant d’un apriori sympathique, cette approche "coopérative"
s’appuyant sur le refus de l’état et maintenant de
ses sociétés anonymes, suite logique de la loi SRU, participe
au démantèlement du réseau et de sa structure intégrée.
Cela
rend béante l’ouverture à l’arrivée de tiers opérateurs telle qu’exigée
par la directive européenne 91/440 qui a théorisé et légiféré sur cette
question.
Devant
un front du refus des cheminot.e.s et usager.e.s, cette idée de
coopérative du rail arrive à point nommé pour idéologiquement contourner
l’opposition à l’arrivée des grands groupes, oppositions qui s’appuient
sur sur l’ expérience antérieure quand ceux-ci exploitaient sous
conventions et tiraient profit au travers des réseaux et régies
secondaires, pillaient des ressources publiques et imposaient des
conditions sociales aux rabais à leur personnel.
D’entrée
un rappel : les lignes proposées à la prise d’activité par ces
coopératives font d’abord partie du patrimoine historique de la loi de
nationalisation de 1937 puis par la Loi d’Orientation des Transports
Intérieurs de décembre 1982 définissant le droit au transport. Les
ultralibéraux et leurs auxiliaires politiques n’ont eu de cesse
d’enfoncer des coins pour éclater cette cohérence.
Si
les promoteurs de ces coopératives avancent leur projet, c’est bien que
le besoin existe. Il est dès lors du rôle constitutionnel de l’état
d’organiser une réponse portant l’égalité de traitement en tout point du
territoire. C’est en 2020 ce qui pour tous les défenseurs du rail et
ses atouts sociaux, économiques et environnementaux devrait devenir un
des fers de lance de l’arsenal pour la reconquête. Cette exigence
d’égalité de traitement en tout point de territoire défini le champ de
l’affrontement politique et social de la question.
Les
propositions avancées par ces coopératives d’un
maillage constitutif d’un réseau parallèle sur les dépouilles de la
SNCF sont à retourner comme argument majeur de l’exigence d’un réseau
unique maillé. Reste alors la question du financement. Concernant ces
"coopératives", hors financement par les collectivités territoriales et
donc les impôts des usagers, et l’appel au nom de la "coopérative" à
financer l’opération, nous ne maîtrisons que très peu , dont on connaît
mal les sources volumes et moyen de financement, leur capacité à porter
les garanties techniques et de sécurités.
Elles
sont plus que discrètes sur les conditions sociales proposées
aux salarié.e.s . Au nom du désengagement de la SNCF et de l’État, avec
la proposition de constitution d’un réseau parallèle articulé avec les
régions et les TER elle participent à la volonté d’en finir avec la
réglementation unique des cheminots ramenée à une convention collective
où l’appel au sacrifice pour faire de l’activité et de
l’emploi renvoi dans un champ différent, comme le réseau, parallèle à
la proposition de Macron d’accepter les baisses de salaires.
Du
point de vue des dessertes proposées, c’est la reconstitution de ces
régies et réseaux secondaires où les grilles de dessertes sont calés sur
les besoins immédiat du patronat pour acheminer la main d’oeuvre , se
faire de la rente sur les dessertes scolaires et
étudiante (financements publiques).
Il faut pour
cela se souvenir des horaires de l’étoile de Carhaix ou des Chemins de
Fer de Provence à la fin des années 80 alors qu’ils n’avaient pas
été intégré à la LOTI, ou les voies ferrées des landes basculée sur
route, leurs infrastructures transformées en touristiques pistes
cyclables sur demande des départements. Avec partout des accords avec
les offices de tourisme mais sans prise en compte ni de réponse directe
en matière de transport à partir des besoins exprimés par les
populations.
Seul
aspect à l’origine démocratique, finis les comités de lignes pourtant
dans la loi . Ces comités qui par ailleurs ont aussi organisé le
désengagement de l’état en matière de financement des infrastructures et
leur entretien, engageant les collectivités territoriales à s’y
substituer….et à terme de choisir leur opérateur, les conditions
sociales des personnels étant la variable d’ajustement dégageant les
profits des opérateurs avec la manne des financements publics qui font
défaut à la SNCF.
Au
final, le seul point positif, majeur, dans l’émergence de ces projets
de "coopératives" ne réside que dans la mise en lumière de l’existence
forte des besoins. Cela valide les combats permanents
des cheminot.e.s avec les populations pour maintenir l’activité SNCF sur
ces axes.
Répondre
à ces besoins exige un service public ferroviaire unifié du
transport des voyageur et des marchandises, où l’efficacité économique
est liée à un système industriel intégré à rendement croissant et à la
péréquation tarrifaire permettant la vie et le développement de toutes
les activités au sein d’une même entité économique publique à couverture
nationale.
Ces
coopératives au final ne sont pas des coopératives ouvrières de
production, mais des machines à drainer l’argent des usagers pour qu’ils
bénéficient d’un service qui normalement est de la responsabilité de
l’état. Elles sont des leurres permettant à l’état-major de la SNCF et
sa tutelle de poursuivre désengagements et abandons. L’enjeu montre le
niveau de la bataille politique à mener pour la faire aboutir, elle est
de même intensité que celle qui conduira à la loi de nationalisation de
37 ou à la LOTI de 82. En définir collectivement le contenu est une des
conditions de son succès. L’histoire prouve qu’avec un bon rapport de
force, l’utopie est portée de la main.