vendredi 24 novembre 2023
par la rédaction de la Pensée Libre blog ANC
Nous livrons à nos lecteurs ici une
suite d’interventions qui ont été faites lors d’une récente rencontre
internationale qui s’est tenue en Afghanistan et qui nous apporte des
informations sur ce qui se passe en ce moment dans ce pays. Elles
divergent avec ce que nous communiquent (ou ne nous communiquent pas)
les gros médias occidentaux et méritent à ce titre d’être examinées
quoiqu’on puisse penser du système au pouvoir dans les vallées de
l’Hindou Kouch.
Avant de vous livrer ces
interventions, nous vous présentons un court rappel des événements qui
se sont succédé dans ce pays depuis plus de quarante ans et que beaucoup
de ceux qui prononcent des opinions catégoriques sur le régime au
pouvoir aujourd’hui à Kaboul ont tendance à oublier.
Le lecteur doit donc se rappeler tout d’abord que l’Afghanistan a
connu en 1978 un coup d’état qui a amené au pouvoir les communistes du
Parti démocratique populaire d’Afghanistan. Ce parti était divisé en
plusieurs factions révolutionnaires représentant des lignes et des
intérêts divergents dans une société marquée encore par de grandes
différences entre milieux urbains et campagnes reculées, comme entre
couches populaires rurales, couches populaires urbaines et milieux
intellectuels.
Ce qui explique pourquoi les réformes sociales ou en matière de
traitement de la religion islamique introduites successivement par les
différentes factions au sein du nouveau gouvernement n’ont pas toujours
correspondu aux intérêts ou aux sensibilités des populations locales. Ce
que les Etats-Unis ont su exploiter en implantant dans le pays et le
long de la frontière pakistanaise une série de bases secrètes de la CIA
qui allaient entraîner des militants contre-révolutionnaires souvent
soutenus et formés par les monarchies absolutistes arabes.
Et c’est pour contrer ces groupes armés et éliminer en même temps les
factions communistes qui déplaisaient à Moscou qu’un groupe étroit de
dirigeants soviétiques imposa au Kremlin le coup de force de décembre
1979 qui permit d’envoyer l’armée soviétique dans le pays. Cette
irruption de troupes étrangères allait entraîner le pays dans une longue
guerre opposant l’URSS, l’armée afghane et les différentes factions de
supplétifs de la CIA et des monarchies arabes.
Pour beaucoup d’Afghans peu au courant du fait que l’intervention des
Etats-Unis avait précédé celle de l’Union soviétique, c’est cette
dernière qui faisait figure d’envahisseur, ce qui contribua à leur faire
apparaître la lutte des « moudjahidines afghans » comme une lutte de
libération nationale.
C’est finalement la formation d’un nouveau gouvernement communiste,
sous l’égide de Najibullah qui allait stabiliser un temps le pouvoir de
Kaboul, y compris après le départ des troupes soviétiques. Et ce n’est
donc qu’en 1992, suite à la rupture des approvisionnements et des
relations commerciales de l’Afghanistan avec la Russie, après une
décision du gouvernement Eltsine, que le gouvernement afghan se retrouva
aux abois, alors qu’un de ses chefs militaires, le général Dostom, se
rebellait contre lui pour se rapprocher de différentes factions de la
rébellion pro-occidentale.
Le gouvernement Najibullah s’effondra alors et le pays entra dans une
guerre civile prolongée entre les différentes factions qui prirent
Kaboul et qui avaient été formées au départ sous l’égide des Etats-Unis
et de leurs alliés. Washington se désintéressa dès lors du sort du pays
détruit qui sombra dans la misère et dans les guerres. Une partie des
anciens rebelles antisoviétiques se sentirent alors trahis par
l’Occident, ce qui procura des recrues au réseau désormais mondialisé
d’« Al Qaïda ».
C’est alors qu’une partie des anciens élèves en religion formés dans
les écoles religieuses au Pakistan dans le cadre de la lutte
antisoviétique, les talibans, décidèrent de se rebeller contre tous les
chefs de factions qui s’entredéchiraient et de prendre entre 1994 et
1996 le contrôle du pays pour y restaurer l’ordre, éliminer la
corruption et le commerce de la drogue.
Ils parvinrent vite au pouvoir avec l’appui d’une partie importante de
la population opposée aux seigneurs de la guerre, ce qui leur permit
d’instituer un gouvernement et un régime politique théocratique
particulièrement dur s’appuyant sur la loi coutumière pachtoune, la
« pushtunwali », combinée avec une interprétation rigoriste de la loi
islamique.
En 2000-2001, l’Afghanistan des talibans refusa les conditions mises
par Washington pour la construction d’un gazoduc devant relier l’Asie
centrale à l’Océan indien, ce qui, outre des bénéfices pour leurs
entreprises, aurait permis aux Etats-Unis d’étendre leur influence sur
l’Asie centrale post-soviétique et futur nœud des communications du
projet chinois « une ceinture, une route ».
C’est dans ce contexte que les attentats du 11 septembre 2001 à New
York ont servi de prétexte à l’invasion puis à l’occupation du pays par
les Etats-Unis et l’OTAN. Une nouvelle guerre allait se dérouler entre
les occupants et les talibans qui entrèrent dans la clandestinité et
menèrent avec succès ce qu’ils considéraient comme une guerre de
libération nationale. Celle-ci se termina par la déroute des occupants
et l’instauration d’un nouveau pouvoir taliban sur le pays réunifié, et
cela malgré la présence de groupes armés d’ ISIS (« Daech ») transportés
dans le pays à partir de certains pays arabes, avec sans doute l’aval
de certaines puissances occidentales au moment de leur défaite.
L’Afghanistan actuel est un pays gouverné par une sorte de « double
pouvoir ». D’un côté les anciens dirigeants de la guérilla basés à
Kandahar et d’un autre le gouvernement à Kaboul. Les premiers, comme
partout en Asie, jouissent du respect dû aux anciens, d’autant plus que
c’est eux qui ont animé ce qu’on considère comme la lutte de libération
nationale. Ils ont donc la prééminence formelle sur le gouvernement.
D’un autre côté, les gestionnaires plus jeunes, plus modernes et sans
doute plus compétents dans leurs domaines, sont prêts à des réformes
sociales et de mœurs qui devraient venir avec le temps. En Asie et dans
l’aire musulmane, il faut savoir qu’on ne compte pas le temps comme on
le fait en Occident, la patience est une vertu cardinale, et les
autorités de Kaboul savent donc que le temps travaille pour elles mais
qu’on n’a pas le droit d’accélérer la marche de l’histoire en engageant
un conflit de générations et de compétences qui briserait la légitimité
d’un régime acquise de longue guerre et qui remettrait peut-être en
cause la paix si chèrement acquise.
Pourquoi tant de juifs dénoncent-ils la guerre d’Israël contre Gaza ?
Yakov M. Rabkin (tiré du Grand Soir)
14 novembre 2023
Le
secrétaire général du Parti communiste d’Israël (PCI), Meir Vilner,
affirme clairement qu´Israël joue le rôle « d´agent des États-Unis tant
au Moyen Orient que dans d’autres régions (...) où il brûle sous les
pieds des dictatures réactionnaires et où s´amplifie la lutte
libératrice des peuples (...) Dans d´autres régions du monde, Israël
remplit les fonctions sales et embarrassantes dont l’administration
nord-américaine ne veut pas se charger directement : il fournit des
armes aux dictatures fascistes, il leur offre des instructeurs
militaires, il organise et appuie l´activité subversive contre les
régimes progressistes » [7].
Serfaty analyse la tradition
religieuse du judaïsme arabe, basée sur l´attente du Messie. Et il
conclut que le sionisme en est la négation absolue. Ce retour du Messie
ne peut servir de justification pour aucune conquête coloniale,
puisqu´il est l’espoir de l´avènement du « règne de Dieu », c’est-à-dire
du règne de la justice, sur toute la terre et pour tous les humains. Il
accuse les « dirigeants sionistes de transformer la religion de nos
pères en en faisant une idéologie de haine raciale et de guerre ». Il
démonte également la manipulation par le sionisme du concept biblique de
« peuple élu ». Il affirme que les grands penseurs juifs du mysticisme
andalou et leurs continuateurs arabes ont converti ce concept en devoir
pour les juifs de se comporter en tout lieu et à tout moment en
personnes « justes ».
Refus d’une partie des masses juives de migrer en Israël
Des
milliers de juifs se refusent à migrer en Israël : 100 000 juifs de
Turquie, 20 000 juifs égyptiens, 3 500 autres tunisiens, plusieurs
centaines de Yéménites et Algériens, et des milliers d’Iraniens, de
Syriens et de Marocains sont restés dans leurs foyers millénaires. De
1948 à 1952, la communauté juive yougoslave s´est divisée en deux
parties presque égales : 7 500 ont refusé la migration et autant
d´autres l´ont acceptée.
En 1933, 60 % des 503 000 juifs qui
vivaient en Allemagne appuyaient l’Union Centrales des Citoyens
allemands, de tendance non-sioniste et assimilationniste tandis qu’à
peine 9 000 autres appuyaient le sionisme. Au cours de cette même année à
peine, 33 000 migrants judéo-allemands se sont rendus en Palestine.
Des 5 millions et demi de juifs des États-Unis seulement, 10 000 ont émigré en Israël entre 1948 et 1965.
Les
juifs qui fuyaient les persécutions antisémites des régimes
réactionnaires d’Europe de l´Est ne cherchaient pas à émigrer en
Palestine, mais plutôt aux États-Unis, au Canada ou en Australie. En
1890 un million et demi de juifs sont arrivés aux États-Unis. Entre 1967
et 1980, la HIAS (Société d’aide aux immigrants juifs) a aidé 125 000
juifs à s´installer aux États-Unis, sans compter les juifs qui sont
arrivés en Amérique latine, au Canada, en Afrique du Sud et en Iran.
D’Israël, 100 000 sont partis vers les États-Unis.
En 1964, quand
la population française quitta l´Algérie pour ne pas accepter
l’indépendance de la Nation algérienne et par crainte de représailles
pour son implication dans l’oppression du peuple algérien, la grande
majorité de la communauté juive la suivit dans son voyage sans retour
vers la France, incapable qu´elle fut de se solidariser avec le peuple
musulman, à l’exception d´une minorité qui avait rejoint le FLN.
Toutefois, la majorité des juifs algériens ont refusé de partir pour
Israël. Des 155 000 juifs qui vivaient en Algérie en 1960,
135 000 se sont établis en France, 15 000 en Israël et 4 000 sont restés en Algérie.
La
majorité des 56 000 juifs qui vivaient en Palestine en 1918, sur une
population totale 700 000 habitants, était de culture arabe et opposée
au sionisme. Elle n´était pas persécutée par personne et n´éprouvait pas
la moindre nécessité de vivre dans un état juif.
Des juifs dénoncent la manipulation de la Shoah par le sionisme
Le
professeur Norman G. Finkelstein, juif nord-américain, descendant de
victimes de l’Holocauste nazi, manifeste son indignation devant
l´exploitation éhontée faite par la bourgeoisie sioniste des États-Unis
des millions de juifs assassinés par les nazis. Il affirme que, depuis
1967, cette bourgeoisie a créé une « industrie » de l´Holocauste qui lui
a rapporté des avantages politiques, de l´influence idéologique et
beaucoup d’argent.
Il n´est pas le seul à penser de la sorte. Il
cite un important écrivain israélien, Boas Evron, qui affirme que « la
conscience de l´Holocauste est un endoctrinement propagandiste officiel,
une production massive de slogans et de fausses visions du monde dont
le véritable objectif n’est absolument pas la compréhension du passé,
mais la manipulation du présent » [8]. Isaac Deutscher, dont la famille a
également été assassinée à Auschwitz, dénonçait déjà en 1967 le fait
que les « dirigeants israéliens se justifient en exploitant au maximum
Auschwitz et Treblinka, mais leurs actes parodient la véritable
signification de la tragédie juive ».
Le juif arabe Abraham
Serfaty dénonce également le fait que « les dirigeants sionistes n´ont
pas hésité à utiliser l’holocauste nazi pour entrainer dans leur
aventure l´ensemble du judaïsme d´Europe et d´Amérique ». Un groupe
d’intellectuels juifs français modérés affirme que personne n´a le
monopole du judéocide nazi [9].
Des juifs arabes nient que les juifs vivaient opprimés dans le monde arabe et devaient émigrer en Israël
Serfaty
nie catégoriquement que le « peuple israélien » constitue une société,
car il est un « conglomérat humain menacé de dislocation ». Un écrivain
français a écrit que « les premières victimes de la création d´Israël
seraient les Palestiniens, expulsés de leur patrie ; les secondes les
juifs orientaux condamnés à plus ou moins long terme à un nouvel
exode ». [10]
Face aux grossiers mensonges sionistes qui
prétendent que les « juifs étaient fréquemment marginalises en Syrie et
en Égypte » [11], et que « les juifs arabes étaient des minorités
opprimées »[12], cherchant ainsi à justifier l’impossibilité pour eux de
vivre en terre musulmane se dresse la réalité de la tolérance et des
bonnes relations musulmane et arabe, qui les ont traités d´une façon
incomparablement meilleure que l´antisémitisme chrétien, tsariste,
nationaliste et nazi européens.
Serfaty souligne que la mémoire
culturelle du judaïsme arabe est basée sur l’amitié profonde entre juifs
et musulmans du peuple, leur symbiose fraternelle et leur respect
mutuel. Il affirme que « chacun pense sans doute que sa religion est la
plus proche de la vérité, mais que chacun considère l´autre religion
comme une manière différente d´adorer le même dieu, chacun respecte
comme sacrés les livres, les temples, les saints, les objets de culte et
les grandes fêtes religieuses de l´autre »[13].
La construction d’un contre-feu sur le dos des Juifs
MICHÈLE SIBONY
6 novembre 2023
Les
juifs étaient au XIXe siècle, à Damas, de respectables bourgeois dont
l´arabe était la langue maternelle. Ils étaient les médecins personnels
du Sultan à Istanbul, des banquiers ou des pauvres au Caire et à Haïfa.
Aujourd´hui encore 2 500 juifs qui parlent l´arabe et se considèrent
syriens habitent à Damas avec les Syriens, des Palestiniens musulmans et
des Kurdes. On en trouvait aussi dans un des plus beaux quartiers de
Beyrouth avec des Arabes de religion musulmane, druze ou chrétienne,
avec des Turcs, des Arméniens, des Assyriens ou encore des Italiens. À
Alep et à Hébron s’épanouirent d’importantes communautés séfarades. À
Alep vivent encore aujourd’hui près de 1 200 juifs.
Pour Serfaty,
l´une des caractéristiques profondes du judaïsme arabe est le respect
d´autrui. C’est selon lui une caractéristique fondamentale de toute la
culture arabe.
Les juifs progressistes regrettent l’existence de l’État d’Israël
L´un
des plus éminents représentants du judaïsme progressiste et
universaliste, Albert Einstein, prévoyait déjà en 1938 l´impasse dans
laquelle le sionisme allait conduire le peuple juif :
« Je préfère
de loin un accord raisonnable avec les Arabes sur la base de la
coexistence pacifique à la création d´un état juif, ma connaissance de
la nature essentielle du judaïsme résiste à l´idée d´un état juif doté
de frontières, d´une armée et d´un certain degré de pouvoir temporel,
aussi modeste soit-il. Je crains le mal intérieur qu´il pourrait advenir
au judaïsme en vue surtout du développement dans nos rangs d´un
nationalisme étroit ».
Nathan Weinstock considère qu’Israël
engendre par lui lui-même les causes de sa propre disparition [14]. Le
comité juif pour le Proche-Orient attribue à Israël une « idéologie
raciste » [15]. Le distingué poète et penseur égyptien d´origine juive,
Edmond Jabès, rejetait fermement le sionisme.
L´historien
français Maurice Rajsfus pense qu´Israël est « une société bloquée,
incapable de s´imaginer vivant en paix avec les Palestiniens » [16].
Michel
Warshawsky, fils du grand rabbin de Strasbourg, émigré en Israël en
1967, antisioniste, co-fondateur du Centre d’Information alternative de
Jérusalem en 1984 – ce qui lui valut huit mois de prison – affirme que
les leaders israéliens « nous mènent au suicide... dans leur relation
au peuple juif, ils sont cyniques et manipulateurs. Israël, loin d´être
un outil pour aider le peuple juif se sert de lui ». Il écrit que
« l´atomisation de la société et sa division en deux blocs sociaux
antagoniques montrent l´échec de la tentative de créer une entité
nationale nouvelle dont l´expression politique aurait été l´État
juif » [17].
Tim Wise, juif et directeur de l´Association pour une
Éducation Blanche Antiraciste (Association for White Anti-Raciste
Éducation -AWARE) de Nashville (Tennessee) affirme que le sionisme est
anti-juif [18]. L´intellectuel juif marocain Serfaty considère que
l´entité sioniste opprime culturellement et socialement les juifs arabes
d´Israël, leur impose une conception religieuse contraire à la leur,
les transforme en bêtes de somme et en chair à canon au service des
objectifs expansionnistes des aventuriers américano-sionistes au
Moyen-Orient.
L´historien juif marocain Haim Zafrani reconnait que
les juifs marocains souffrent en Israël d´un grand déracinement et que
leur culture est humiliée. Il se réfère à leurs « mélancoliques
lamentations » et à « leurs cris amers ou nostalgiques » [19].
Le
juif marocain Mordejai Vanunu déclare à sa sortie après 18 ans
d’emprisonnement pour avoir dénoncé l´existence de l´arsenal nucléaire
sioniste : « Nous n´avons pas besoin d´un État juif ».
L´Union
Juive française pour la Paix affirme que la politique répressive et
coloniale d´Israël dans les territoires occupés est catastrophique pour
les juifs du monde entier. Avnery, cité plus haut, estime que la
politique brutale d´Israël « provoque la résurrection de l´antisémitisme
dans le monde entier ». Le professeur de sociologie de l´Université
Hébraïque Baruch Kimmerling accuse « Ariel Sharon d´avoir enclenché un
processus qui, outre l´intensification des bains de sang de part et
d´autre, peut provoquer une guerre régionale et un nettoyage ethnique
partiel ou quasi total des Arabes de la « Terre d´Israël » [20].
Des juifs lucides ont vaticiné que l’État sioniste d’Israël n’a pas d’avenir.
Des juifs lucides mettent en garde contre le danger imminent qui pèse sur Israël.
Nahum
Goldmann, président du Congrés Mondial juif, a écrit en 1975 qu´un
Israël qui menace la paix mondiale par ses intransigeances arrogantes
contre les droits palestiniens les plus élémentaires n´a aucune
perspective d´avenir [21].
Le secrétaire général de l´Organisation
Sioniste Argentine, Roberto Faur, a renoncé à son mandat pour marquer
son désaccord avec la présence israélienne dans les territoires occupés
en 2002. Les sionistes argentins les plus récalcitrants l´accusent
d´être un « terroriste politique ».
Source originale : Investig’Action Traduit de l’espagnol par Nicole Garcia
mercredi 22 novembre 2023
Les mercenaires occidentaux se déplacent d’Ukraine vers Israël
(Patrice Bravo son site )
Avec le conflit en Palestine avec Israël, les priorités
changent. L’Ukraine n’est plus la raison de vivre pour l’Occident.
Israël passe avant. Ainsi, des mercenaires occidentaux ont été
transférés d’Ukraine vers Israël pour combattre le Hamas.
Des mercenaires occidentaux, dont des Américains, ont été transférés d'Ukraine vers Israël pour combattre le Hamas, fait savoirMilitary Watch Magazine. Auparavant,
selon le média anglophone, ils étaient stationnés dans la région de
Zaporojie et participaient à des combats aux côtés des forces armées
ukrainiennes. L’armée israélienne affirme ne pas être informée de leur
présence.
Mercenaires US, mais aussi français combattent pour Israël. Selon le journal espagnol El Mundo, avec
les combattants sous contrat US, des mercenaires militaires
occidentaux, qui se trouvaient en soutien des opérations militaires en
cours de l’armée ukrainienne contre les troupes russes ont, également, été redéployés en
Israël pour des opérations contre les milices palestiniennes dans la
bande de Gaza. Les Forces de défense israéliennes (FDI), affirment,
aussi sur ce point, ne rien savoir d'un tel transfert. À cette annonce,
le député français,Thomas Portes, a publié sur X : « Suite aux révélations du journal espagnol El Mundo indiquant
que des mercenaires français seraient actuellement aux cotés l’armée
israélienne pour participer aux opérations militaires, j’ai ce matin
saisi la Procureure de la République de Paris afin qu’une enquête soit
ouverte ».
Le nombre des mercenaires US, qui combattent du côté ukrainien, ainsi
que leur rôle varie considérablement. En général, les combattants
étrangers peuvent être divisés en trois catégories : les membres anciens
et actuels d'armées et de services de renseignement étrangers, que le Washington Post a qualifié de
« réseau secret » de la CIA en lui attribuant un « rôle important dans
l'effort de guerre » ; des combattants mercenaires envoyés par diverses
sociétés militaires privées ; des volontaires du monde occidental qui
participent aux combats pour des raisons idéologiques.
Le transfert de mercenaires d’Ukraine vers Israël est facilité par le
conflit qui a éclaté au Moyen-Orient. Ce conflit a détourné l’attention
occidentale du front ukrainien. De plus, l’intensification des combats
entre les forces israéliennes et les milices libanaises du Hezbollah
menace de détourner davantage l’attention occidentale de l’Europe de
l’Est. Les rebelles libanais disposent de capacités bien supérieures à
celles du Hamas. Les combats entre Israël et le Hamas ont commencé le 7
octobre alors que les forces ukrainiennes se remettaient d’une offensive
ratée de plusieurs mois qui avait perdu des dizaines de milliers de
combattants.
L’échec de l’offensive coûteuse de l’armée ukrainienne, organisée en
grande partie grâce à des fonds occidentaux, ne devrait que renforcer
les appels à une réévaluation de l’aide supplémentaire à destination de
Kiev. La nécessité d’armer et de soutenir en priorité Israël a déjà
détourné les États-Unis pour un financement supplémentaire de la
campagne militaire ukrainienne.
Base US en Israël. Il a été, selon Military Watch Magazine, confirmé
que des officiers supérieurs et des drones américains étaient impliqués
dans le soutien aux opérations israéliennes. Et, la participation
d’unités terrestres américaines contre les forces du Hamas a été
largement rapportée. Les États-Unis auraient, également, pris des
mesures pour étendre leur base militaire de la zone 512 dans le désert
israélien du Néguev, à moins de 30 kilomètres de la bande de Gaza.
The Intercept a même rapporté que
« cette base américaine est une installation radar qui surveille le
ciel pour détecter les attaques de missiles contre Israël », mais que
« lorsque des milliers de roquettes du Hamas ont été lancées, le site
512 n’a rien vu – car il est concentré sur l’Iran ».
D’après The Times of Israel, cette base US existe depuis
2017 et elle est « située à l’intérieur de la base aérienne de Mashabei
Sadeh de l’armée de l’air israélienne, à l’ouest des villes de Dimona
et Yerucham ».
Pierre Duval
Les opinions exprimées par les analystes ne peuvent être
considérées comme émanant des éditeurs du portail. Elles n'engagent que
la responsabilité des auteurs
Après avoir dénoncé plusieurs illégalités médicales pratiquées en
France sur les risques associés à plusieurs produits pharmaceutiques, le
Professeur Joyeux s'est vu condamner par le conseil de l'ordre des
médecins.
Le Pr Joyeux a donc décidé de s’exprimer suite à la décision de
l’Ordre des médecins dans un communiqué officiel. Voici son communiqué.
COMMUNIQUÉ du Professeur Henri Joyeux
Ce communiqué s’adresse au grand public envers lequel nous avons des
responsabilités d’information complète – comme en Belgique, selon la Loi
de 2002 sur la protection des patients et en France selon l’article
R.4127-35 du code de la santé publique -, qui nous impose, à nous
médecins, d’informer nos patients de manière complète, pour obtenir leur
consentement libre et éclairé. Il s’adresse aussi à tous mes collègues
soignants.
LA LIBERTÉ D’EXPRESSION ET DE PRESCRIPTION EN QUESTION
La médecine française serait-elle fragilisée ? Doit-on capituler ou résister ?
J’ai pris acte de la sanction de la chambre disciplinaire nationale de l’Ordre des médecins, notifiée le 1er septembre 2023 :
« Interdiction d’exercer la médecine pendant 2 ans du 1er janvier 2024 à 0 h au 31 décembre 2025 à minuit ».
Je la respecterai. Je ne pourrai pas prescrire quand c’est nécessaire
à ceux qui me font confiance, ni vacciner ceux qui me le demandent et
qui en ont vraiment besoin, en considérant les risques épidémiques.
Je rappelle ce que savent tous les patients qui m’ont fait et me font encore confiance :
pendant mon activité médicale à l’Institut du cancer de Montpellier
durant 50 ans, j’ai toujours et exclusivement exercé dans le domaine
public ;
mes actes médicaux sont toujours restés gratuits depuis l’arrêt de mon activité de chirurgien du cancer à l’âge de 69 ans.
Je serai donc empêché d’exercer mon métier de médecin pendant 2 ans.
Ma première réponse au harcèlement dont je suis l’objet (exposé
ci-dessous) sortira prochainement dans mon ouvrage que vous trouverez
sous peu en librairie :
PASSIONNÉMENT MÉDECIN, LE SENS D’UNE VIE
Réveille-toi, petit Homme
Ai-je commis la moindre erreur ou la moindre faute envers des
patients ? Non ! Leur ai-je dissimulé des informations médicales ? Pas
plus. Ai-je abusé d’ordonnances dites « de complaisance » ? Toujours
pas. Ai-je escroqué la Sécurité sociale ? Certes non, mes actes médicaux
sont gratuits depuis 2019 et je recommande l’allègement des ordonnances
pléthoriques, dans les EHPAD notamment.
J’ai dénoncé certains abus vaccinaux et, par ce fait, je serais devenu ce que les médias appellent « un lanceur d’alerte ».
Une position imprudente car elle expose aux foudres
institutionnelles. La confiance qui m’est faite est due à mon
indépendance envers l’industrie pharmaceutique d’une part, envers les
institutions politiques d’autre part.
Les abus vaccinaux… Qui désire recevoir une 4e dose de
vaccin à ARN messager contre le coronavirus ? Pendant cette période de
Covid-19, j’ai vacciné plus de 300 personnes contre le virus (certains
en ayant besoin du fait de leur état de santé ; d’autres, pour raisons
professionnelles) et beaucoup ont quand même développé la maladie en
étant vaccinés.
Savez-vous qu’il est prévu jusqu’à 10 doses sur vos dossiers médicaux
concernant la vaccination anti-covid dès 2024 : 2 doses par an pour les
plus de 65 ans et 1 dose annuelle pour tous les autres, enfants
compris ? Y aurait-il des stocks vaccinaux à écouler ?
Pour le Conseil national de l’Ordre des médecins et – osons le dire –
pour certains gros laboratoires pharmaceutiques, je représente le
caillou dans la chaussure ! Ma voix dérange. Donc, on doit faire taire
le Pr Joyeux : « Attention ! c’est un ANTIVAX, un complotiste ! », pour ne citer que les qualificatifs les plus absurdes…
En Belgique, la révolte gronde contre le Conseil de l’Ordre des
médecins, la perte de confiance des médecins s’installe. Ils ne se
sentent plus représentés par cette institution : « Pire que tout ce
que nous aurions pu imaginer de la part de notre Ordre, censé défendre
la déontologie médicale, nous constatons que vous continuez, avec
acharnement, à persécuter des dizaines de nos confrères les plus
consciencieux en les sanctionnant lourdement »1.
En France, grand silence pour le moment : par prudence, pour éviter
les ennuis, les sanctions du conseil de l’ordre, du département, de la
région, du national…
Le débat scientifique peut déranger quand il ne va pas dans le sens d’immenses intérêts, économiques et/ou politiques.
Souvenez-vous comment a été traité mon collègue et ami le Pr Luc
Montagnier (Prix Nobel), y compris par ses collègues de l’académie de
médecine ! Que penser de ces attitudes ?
Liberté d’expression : entre science et conscience
La sanction émise à mon encontre touche essentiellement à la liberté d’expression
d’un professeur de médecine (de deux disciplines : la cancérologie et
la chirurgie digestive) à propos des abus vaccinaux. Les connaissances à
propos de l’immunité et des vaccins sont indispensables à tout
cancérologue (vaccins et immunothérapie).
L’État nous préparerait-il, sans preuves scientifiques sérieuses, au
TOUT vaccinal contre toutes les maladies, sorte de « vaccination
miraculeuse de toute la population » ?
Dès lors, le médecin n’aurait plus besoin de discerner les
indications vaccinales face aux risques de telle ou telle pathologie. Le
ministre décide pour vous chers collègues ! Est-ce cela que nous
voulons ?
Contrairement aux discours gouvernementaux, préparés par des spécialistes de la communication, la vaccination au pays de Pasteur se discute.
Discuter, argumenter scientifiquement les avantages et les
inconvénients des nouveaux vaccins fait partie de la démarche
scientifique, parmi les missions d’un professeur de médecine (soigner,
enseigner, chercher).
Certaines vaccinations sont nécessaires, aucun médecin sérieux ne
pourrait le contester. D’autres en revanche restent discutables car
elles mettent en question l’équilibre de la balance bénéfices-risques
pour le patient et même pour le grand public. Le vaccin covid19,
empêche-t-il la transmission ? NON, c’est pourtant le bénéfice remarqué
de tous les vaccins.
C’est ce que je nomme « les abus vaccinaux ».
Tous mes écrits – Les Vaccins, comment s’y retrouver, éd.
Rocher (2016) et les lettres publiées sur mon site – démontrent
l’efficacité des vaccins, et leur rôle central dans la relation
médecin-patient.
Chronologie d’un harcèlement
Cette chronologie s’étale sur plus de 7 années. Elle est fastidieuse à
lire – et sans doute non nécessaire pour un non-médecin –, mais fut
plus pénible encore à subir. Je ne peux faire l’économie du jargon
juridique car elle retrace un jeu de ping-pong invraisemblable entre les
institutions elles-mêmes. Mes collègues médecins pourront se rendre
compte d’une réalité inquiétante : l’acharnement des autorités de santé
et l’incohérence de leurs jugements
(radié-blanchi-reradié-reblanchi-suspendu, jusqu’où ?). L’unique
cohérence serait-elle un but visé, atteint, réussi : écarter toute
insoumission ?
Première alerte
— 8 juillet 2016 : le
Conseil national de l’Ordre des médecins ne supporte pas deux pétitions
diffusées au grand public. Sur sa plainte, la chambre disciplinaire du
Languedoc-Roussillon me radie.
Première pétition – Non à la vaccination massive des enfants contre le papillomavirus. (Je
précise que je n’ai pas changé d’avis en 2023 avec des arguments
scientifiques solides référencés qui ne sont pas pris en compte par les
autorités, pas plus que par les médecins du Conseil national de
l’ordre). Certains enfants en auront besoin, d’autres non.
Deuxième pétition – Non à la présence de l’adjuvant aluminium qui
n’appartient à aucune réaction biologique dans l’organisme humain
(l’aluminium est persistant et accumulable dans différents organes dont
le cerveau) dans 8 des 11 vaccins imposés par l’ÉTAT dès janvier 2018 à
des nourrissons de 2 mois.
Je souligne que le vaccin ROR (contre la Rougeole, les Oreillons, la
Rubéole) est un vaccin sûr. Il contient 3 virus vivants inactivés, et
donc n’a pas besoin de contenir l’adjuvant d’aluminium. Il doit être
fait à 1 an quand l’enfant est en pleine forme pour le recevoir, afin
qu’il le supporte au mieux.
Je constate avec soulagement que vient de sortir le nouveau vaccin
IMOVAX POLIO (contre la poliomyélite) qui ne contient pas d’aluminium.
Il démontre qu’administrer séparément les vaccins (un vaccin contre
chaque maladie) n’implique pas obligatoirement la présence de
l’aluminium. On peut aussi avoir recours à un autre adjuvant plus
naturel, le phosphate de calcium qui a fait ses preuves, ou encore à
un adjuvant d’origine végétale.
C’est le rôle du médecin de poser l’indication de la vaccination
selon l’état du patient, l’importance de l’épidémie et de sa
transmission. Cette fonction médicale essentielle lui est de plus en
plus retirée, il devient “contrôleur des vaccinations”, et reçoit une
prime pour adhérer à cette fonction.
Sur le conseil de mon avocat, j’ai fait appel de ma radiation devant
la chambre disciplinaire nationale, car l’appel suspend cette radiation.
Cela n’a pas empêché certains grands médias de diffuser largement que « Le Pr Henri Joyeux est radié ». Ah la belle rigueur de certains journalistes !
J’ai continué à pratiquer mon métier de médecin sans rétribution supplémentaire aux émoluments de la retraite.
J’ai poursuivi ma mission de professeur de médecine : suivre jour
après jour de très près les publications scientifiques les plus
sérieuses pour informer le grand public dans tous les domaines de la
prévention.
— 26 juin 2018 : la chambre disciplinaire nationale du Conseil de l’Ordre me blanchit totalement.
Après m’avoir entendu, mon avocat m’ayant parfaitement défendu, ainsi
que le président du conseil de l’ordre de mon département, la chambre
disciplinaire nationale a rendu son verdict : aucune accusation de la
chambre disciplinaire du Languedoc-Roussillon n’est acceptée.
La liberté d’expression, reconnue en juin 2018, ne le serait plus en septembre 2023 ?
Mais le Conseil national de l’Ordre n’a pas supporté que je sois
blanchi par sa propre chambre disciplinaire. Il a porté l’affaire devant
le Conseil d’État. Son but ? Faire annuler la décision. Cette décision
qui n’avait retenu aucune faute envers moi.
— 3 juillet 2018 : devant le Conseil d’État (CE) en procédure accélérée
La personne, membre du CE et chargée d’exposer mon dossier, m’a présenté ainsi : « Vous connaissez tous Henri Joyeux : médecine naturelle. »
Est-ce dans la précipitation qu’elle a omis – bien involontairement, à
coup sûr – que j’étais d’abord médecin, professeur de cancérologie et
chirurgie, prix international de cancérologie, avec à mon actif
plusieurs centaines de publications nationales et internationales, et
que j’avais opéré des milliers de patients dont aucun n’a eu à porter
plainte contre moi ?
La présentation de mon dossier a ensuite été enveloppée d’un verbiage juridique dont le seul objectif était de casser le jugement précédent qui me blanchissait.
Le rapport était à tel point dévastateur à mon encontre que l’avocat
du Conseil national de l’Ordre n’a rien eu à ajouter : le travail de
sape était fait par le Conseil d’État lui-même.
La Science ne serait donc rien pour le Conseil d’État ?
Quelle confiance donner à cette institution chargée de conseiller
l’État et de défendre les citoyens ? Le plus inquiétant est que je suis
loin d’être le seul à connaître cette grave dérive institutionnelle.
— 24 juillet 2019 : le Conseil d’État obéissait donc au Conseil national de l’Ordre : le
jugement qui a blanchi le Pr Henri Joyeux est annulé. La radiation n’a
toujours pas lieu, mais je suis renvoyé par le Conseil d’État devant une
nouvelle chambre disciplinaire nationale.
Nouvelle contrainte, nouvelle attente, jusqu’au 28 juin 2023…
Entre-temps :
— Avril 2022 : je publie « Refusez l’aluminium dans tous les produits de santé. Pour des vaccins sûrs et sans danger ».
Ce livre, visant à me défendre de façon rigoureuse, avec toutes les
références scientifiques, était destiné à mes collègues et au grand
public. Aucun média n’en a parlé, aucun collègue n’a osé l’attaquer
point par point. Les juges du Conseil national de l’Ordre, tous
médecins, ne s’y sont pas intéressés. J’y défendais pourtant la sécurité
vaccinale.
Cet ouvrage est en total accord avec mon collègue britannique, le
Pr Christopher Exley, numéro 1 expert mondial des méfaits de l’aluminium
chez l’humain. Il a été exclu de son université, car il sort, lui
aussi, de l’orthodoxie vaccinale internationale.
Je rappelle que l’aluminium a disparu des plus importants vaccins
vétérinaires du fait de l’apparition de cancers graves (sarcomes) dans
la zone de vaccination ou ailleurs dans le corps de l’animal. Pourtant,
l’aluminium persiste dans les vaccins pour l’humain ! Si l’enfant
développe un sarcome, cela n’a – bien sûr ! – aucun rapport avec les
vaccins, affirme-t-on aux parents. Aucune recherche n’a été réalisée sur
ce sujet… On parle de temporalité et pas question de chercher la
causalité !
Le Conseil de l’Ordre, pourtant informé, ne s’intéresse pas
au domaine scientifique : il sanctionne, suspend, interdit, impose des
protocoles thérapeutiques élaborés par Big Pharma (une poignée de
groupes détenant un très grand nombre de laboratoires pharmaceutiques),
grâce à la connivence de certains collègues en liens d’intérêt, pour
leur service hospitalier, leur labo, leur recherche (! ?).
Souhaite-t-on transformer les médecins – généralistes et
spécialistes – en bons soldats obéissant aveuglément ? Finie la liberté
de prescription ? À quoi bon tant d’années d’études pour devenir
médecin, si peu considéré désormais ?
— 18 avril 2023 : nouvelle comparution sur plainte du Conseil national pour avoir donné des conseils scientifiques et de bon sens pour la prévention de la Covid.
J’ai dû comparaître devant la chambre disciplinaire de la Région
Occitanie, sur plainte du Conseil national, pour avoir donné ces
conseils que le vice-président du National a considérés comme
« charlatanesques » ! Attribuer ce qualificatif à un professeur de
cancérologie et de chirurgie est insultant voire diffamatoire.
— 26 juin 2023 : le jugement a rejeté l’accusation du Conseil national du 18 avril 2023.
Encore une fois, harcèlement, le Conseil national ne
supporte que j’aie pu être blanchi. Il a fait immédiatement appel
devant la chambre nationale en ajoutant une autre plainte :
« Le professeur Henri Joyeux a soigné la covid avec des médicaments qui n’avaient pas l’AMM dans ces indications ». Ceux de mes collègues Raoult et Perronne, les plus compétents en infectiologie… Je risque encore une fois la radiation.
En plus des vaccinés une ou plusieurs fois (plus de 300), j’ai
effectivement soigné plus de 500 personnes : aucune des personnes
atteintes du coronavirus n’a perdu la vie, ni dû être hospitalisée en
réanimation.
— 28 juin 2023 : je comparais devant une nouvelle chambre disciplinaire nationale.
La commission est présidée par une conseillère d’État assistée de
5 collègues.Il s’agissait du renvoi du Conseil d’État qui avait cassé le
jugement me blanchissant totalement en juin 2018.
Le verdict est tombé le 1er septembre 2023 : « interdiction d’exercer pendant 2 ans. »
Il me reste un recours : le pourvoi en cassation, retour devant le Conseil d’État.
Conclusion
La confiance en notre Ordre atteint ses limites.
Mes chers collègues médecins, posez-vous cette question : à quoi
servent les cotisations que vous impose la loi, celles du Conseil de
l’Ordre des médecins ?
En bonne partie à payer des avocats qui ont pour mission de vous
faire radier en utilisant, à leur façon, de multiples articles du Code
de santé publique. Médecins, vous n’avez plus la liberté de prescrire ce
que votre science et votre conscience vous dictent.
Cette persécution m’a rappelé une époque trouble : le Conseil de
l’Ordre des médecins a servi, pendant la Seconde Guerre mondiale, à
ficher l’origine religieuse des médecins. Certains ont été interdits
d’exercer et envoyés dans des camps de concentration. François
Mitterrand avait proposé, en 1981, de dissoudre le Conseil national de
l’ordre…
Qu’en est-il aujourd’hui de son indépendance face aux intérêts de la
finance et de la politique ? Je pose la question, redoutant la réponse.
Plus récemment, le Conseil, à tous ses niveaux, a poursuivi
des médecins COURAGEUX refusant d’être vaccinés ou de vacciner leurs
patients contre la Covid, avec des vaccins qui ont prouvé leur faible
efficacité et, plus récemment, leurs dangers.
Plusieurs collègues me conseillent le pourvoi en cassation devant le Conseil d’État.
Je ne l’envisage pas pour le moment. Je prends le temps d’y réfléchir.
Mon expérience m’a suffisamment exposé aux méandres de cette
juridiction. Je ne dois pas ignorer non plus ce que cela représente
comme poids pour mon budget familial.
Ce serait pourtant la seule solution pour porter le fer devant la
Cour européenne des Droits de l’Homme et obtenir que la France soit
condamnée pour non-respect de la liberté d’expression d’un professeur de
médecine français.
Je vous laisse juge du harcèlement – un mot tristement d’actualité – dont je suis l’objet.
Pour ma part, j’ai des choses plus importantes à faire dans le temps
qui me reste, à 78 ans (grâce à Dieu, en bonne forme) : informer le plus
grand nombre et faire connaître les meilleurs moyens de prévention
des maladies de civilisation qui ne cessent de gagner du terrain.
Si je perds mon titre de médecin pendant 2 ans, je reste professeur de médecine et tout ce qui est attaché à cette fonction.
Il en va de la LIBERTÉ D’EXPRESSION ET DE PRESCRIPTION
14,5 % de la population française vit sous le seuil de pauvreté. Il n’y a jamais eu autant de pauvres depuis 1996.
Le
constat est sans appel. Il est signé de Insee, l’institut national de
la statistique publique, dans une étude publiée le 14 novembre. Les
chiffres dévoilés par l’Insee concernent l’année 2021, alors que c’est
surtout en 2022 que l’inflation des prix a commencé.
Quelle est l’impact de l’envolée des prix sur le niveau de vie des Français les plus défavorisés ?
La
situation des plus modestes s’est dégradée pour nombre d’entre eux. A
contrario, les plus riches ont vu leurs revenus confortablement
augmenter.
La
France comptait 9,1 millions de pauvres en 2021 : vivant avec moins de
1 158 euros par mois. C’est 552 000 de plus qu’en 2020 et 196 000 de
plus qu’en 2019 !
C’est
le nombre absolu de pauvres le plus élevé depuis 1996, date à laquelle
commence la série statistique de l’Insee. Il n’y a jamais eu autant de
pauvres en France depuis 25 ans.
De plus en plus nombreux et... de plus en plus pauvres
En 2021 on passe de 13,6 % de la population à 14,5 %. Le ministère des Solidarités tente de cacher la situation, en appelant à « remettre en perspective » cette hausse du taux de pauvreté et en soulignant que cela traduisait « un retour à la situation d’avant la crise sanitaire ».
Faux, la moitié des personnes en situation de pauvreté ont un niveau de
vie inférieur à 924 euros par mois, soit 20,2 % de moins que le seuil
de pauvreté.
Des riches plus riches
Le
niveau de vie de la moitié des Français a reculé en 2021. Une baisse
plus prononcée pour les 20 % des ménages les plus modestes.
L’autre
moitié de la population voit son niveau de vie augmenter,
particulièrement chez les plus aisés : le niveau de vie du huitième
décile augmente de 1,6 % et celui du neuvième de 1,1 %. « Le niveau de vie plancher des 5% des ménages les plus aisés (95ecentile) augmente de 5,6% avant redistribution et de 4,5% après redistribution (prenant notamment en compte les impôts et contributions sociales) »,
détaille l’Insee. Leurs salaires sont repartis à la hausse, mais aussi
les revenus qu’ils tirent de leur patrimoine, grâce aux dividendes, des
inégalités
Double peine pour les chômeurs
Cela
ne devrait pas s’arranger en 2022, ni en 2023. En cause l’inflation, la
réforme punitive de l’assurance chômage entrée en vigueur à partir
d’octobre 2021, puis de celle qui est appliquée depuis février 2023,
réduisant d’un quart la durée d’indemnisation des demandeurs d’emploi.
Déjà,
en 2021, le taux de pauvreté des chômeurs a fortement augmenté pour
atteindre 35,1 %. Or non seulement les chômeurs vont être moins bien
indemnisés, du fait de la réforme, mais ils seront également plus
nombreux, comme les derniers chiffres du chômage viennent de le
confirmer.
Enfin, « la réforme des allocations logement visant à tenir compte des revenus des ménages en temps réel » est également entrée en application au mois de janvier 2021, rappelle l’Insee, avant d’ajouter :
« Elle a conduit à une baisse du montant total d’aides au logement versé par rapport à ce qu’il aurait été sans réforme. »
Encore
plus de raison pour développer l'offensive face au gouvernement et au
patronat et faire entendre la voix des travailleurs, des retraités, de
la jeunesse !