mardi 28 mai 2024

 

L’éclat de Colette, romancière qui privilégiait le corps sur l’esprit

Deux nouvelles traductions de ses romans Chéri et La fin de chéri dressent habilement son portrait dévastateur de la beauté, de la séduction et des ravages du temps. En outre découvrir que la littérature n’a pas grand chose à voir avec la morale mais beaucoup avec une lutte impitoyable arbitrée par les sens, n’est pas sans signification aujourd’hui. On pense à Jane Fonda découvrant avec stupéfaction qu’il est impossible de boire une coupe de champagne à la télévision française, cela dit beaucoup sur l’esprit de ce qu’une Amérique jadis contestataire, désormais “démocrate” en jouant à se faire peur avec Trump croit venir en France retrouver les combats de sa jeunesse, mais elle-même n’ose plus chercher la force des dits combats contre le maccarthysme, face au Vietnam, se souvient seulement des “polissonneries”, la nature de la déception dit ce que chacun est devenu. Le palmarès de Cannes dit cela à sa manière… On mesure mal ce que l’on est en train de faire de la France, en profondeur en interdisant non seulement le matérialisme, la revendication à un autre monde, mais en inventant des rebellions caricaturales de la mondanité petite bourgeoise. Colette est effectivement au carrefour de tout cela… (note et traduction de Danielle Bleitrach histoireetsociete)

Par Michael LaPointe15 novembre 2022

Portrait en studio de Colette en 1960

Photographie par Irving Penn / © La Fondation Irving Penn

En juin 1932, un salon de beauté a ouvert ses portes dans le huitième arrondissement de Paris. Son intérieur Art déco évoquait une clinique médicale – bien que très chic – et ses comptoirs en verre présentaient une nouvelle ligne de rouges à lèvres, de parfums et de crèmes. Lors de l’inauguration, le public a découvert un spectacle extraordinaire : l’esthéticienne d’âge moyen qui se refait une beauté était largement considérée comme la plus grande styliste de prose de France. Les produits portaient son nom, Colette. L’auteure de cinquante-neuf ans a déclaré qu’elle lançait la ligne pour sauver les femmes des ravages du temps : « Je sais si bien ce qu’il faut répandre sur un visage féminin terrifié, si plein d’espoir dans son déclin. »

La beauté physique a toujours été importante pour Colette. Elle privilégiait le corps sur l’esprit – comme le suggère le titre de l’excellente biographie de Judith Thurman, « Secrets of the Flesh » – et elle croyait qu’il était essentiel de se concentrer sur le physique pour écrire « comme une femme, sans rien de moralisateur ou de théorique ». Fait inhabituel pour une femme de son époque, Colette a adhéré à un régime d’entraînement régulier et elle a été l’une des premières à adopter le lifting, luttant contre chaque incursion du temps. Son art reflétait la lutte. Dans deux de ses livres les plus célèbres, « Chéri », de 1920, et « La fin de Chéri », de 1926 – dont les deux apparaissent cette année dans deux nouvelles traductions anglaises en un seul volume, par Rachel Careau et Paul Eprile – le temps est le grand antagoniste. Colette écrit sur la peau de ses personnages pour raconter leur malheur.

Née en Bourgogne en 1873, Sidonie-Gabrielle Colette a commencé à se faire appeler par son nom de famille alors qu’elle était encore enfant, imitant la façon dont les hommes utilisaient les patronymes pour imposer le respect. Son père était un ancien capitaine militaire amputé d’une jambe ; il fit relier et intituler ses mémoires en douze volumes, mais, après sa mort, on découvrit qu’il ne contenait que des pages blanches. La mère de Colette était la véritable force de la famille, une femme avant-gardiste qui considérait tous les maris comme idiots et glissait des pièces de théâtre dans son missel à l’église, afin d’avoir quelque chose de bon à lire. À l’âge de quinze ans, Colette portait ses cheveux en longues tresses en forme de fouet. Elle avait l’intimité d’une fille provinciale avec la nature, un enracinement dans tout ce qui était physique, matériel, sensuel qui façonnera plus tard son style.

Peu après son arrivée à Paris, en 1893, Colette se coupe les cheveux courts et commence à s’habiller de manière androgyne, parfois en uniforme de marin. Elle épouse la célébrité littéraire Henry Gauthier-Villars, un prédateur de la rive gauche qui ignorait béatement qu’il n’était pas le génie de la relation. Il employait une équipe d’écrivains fantômes qui produisaient des romans, de la poésie et des critiques sous de nombreux noms, dont « Willy » ; c’est sous ce nom que Colette, en 1900, publie « Claudine à l’école ». Déguisés en journal intime d’une jeune femme, le roman et ses suites ont assuré la renommée de Colette, en partie grâce à la qualité de leur écriture et en partie parce que le public, qui avait appris l’existence de l’étrange et belle auteure des titres, lui a attribué tous les aveux éhontés de Claudine. Colette ne fit pas grand-chose pour les désabuser. Elle divorce de Gauthier-Villars, vit ouvertement dans une relation lesbienne et travaille comme actrice de théâtre, dénudant scandaleusement sa poitrine dans une pièce intitulée « La Chair ». En 1912, elle se remarie, cette fois avec Henry de Jouvenel, rédacteur en chef du quotidien Le Matin.

Portrait en studio de Colette Henry GauthierVillars et son chien.
Colette pose en costume sur une chaise avec une cigarette.

Derrière le spectacle public, l’artiste travaille d’arrache-pied. En plus de produire des romans, Colette a été journaliste, couvrant les lignes de front de la Première Guerre mondiale et rédactrice littéraire au Matin, où elle a donné à de nombreux jeunes écrivains leurs premières chances. (Son conseil à Georges Simenon après avoir lu ses premières histoires : « Il ne faut pas faire de littérature. Pas de littérature ! Supprimez toute la littérature et cela fonctionnera ». Elle écrivait en dix heures, retravaillant obstinément chaque ligne, et produisit probablement une cinquantaine de livres. (Janet Flanner en compta soixante-treize.)

Le personnage de Chéri apparaît pour la première fois dans une série d’histoires que Colette donne au Matin en 1911 et 1912. Dans beaucoup de ces pièces, il est peu attrayant, incertain et peu aimable – pas idéal pour un traitement de la longueur d’un roman. Mais Colette l’a rendu beau. Dans « Chéri », chacun de ses traits est séduisant, de « l’arc exquis de sa lèvre supérieure » à ses « sourcils sataniques ». (Je cite la traduction de Careau, que je préfère légèrement à la version maigre et lucide d’Eprile, ne serait-ce que parce que Careau semble plus à l’aise avec les rythmes syncopés de Colette et sa diction parfois archaïque.) Son prénom, apprend-on, est Fred Peloux. Il a été élevé par sa mère, une courtisane qui a amassé une fortune avant de se retirer de son labeur sensuel. « Tour à tour oublié et adoré », Fred a grandi dans un milieu de « beautés de cinquante ans, de ceintures amincissantes électriques et de crèmes anti-rides ». Sa connaissance du monde extérieur est limitée, mais, comme son auteur, il peut lire un visage avec expertise, enregistrer chaque mimique et évaluer sa contribution à l’effet global.

Fred a reçu le nom de Chéri de son amante, Léa de Lonval, une courtisane de quarante-neuf ans qui l’a connu toute sa vie et l’a séduit vers l’âge de quatorze ans, après une brève saison de toilettage en Normandie, au cours de laquelle elle l’a bourré de fraises et de crème et lui a fait prendre des cours de boxe. Léa a le pouvoir de l’expérience, Chéri a le pouvoir de la jeunesse, et leur liaison est un concours pour voir lequel est le plus vital. (Même leur premier baiser ressemble à un combat, les deux ne se désengageant que pour se jauger « comme des ennemis ».) Comme sa mère, qui sape tous ceux qu’elle rencontre, Chéri est toujours prêt à faire une remarque cinglante. Mais Léa absorbe ses commentaires avec aplomb et, lorsqu’il sent la futilité de ses moqueries, il s’excuse servilement. C’est ainsi qu’elle l’aime le plus : « rebelle, puis soumis ». Ils se disent tous les deux que cette compétition sans fin définit l’étendue de leur affection.

Au début de « Chéri », les amants sont au bord du changement. Nous sommes en 1912 et Fred, maintenant dans la vingtaine, s’est fiancé. Il fait un mariage raisonnable avec une jeune femme nommée Edmée, et lui et Léa doivent donc se séparer. Ce genre de chose est arrivé à Léa d’innombrables fois, mais quelque chose est différent chez Chéri. Dès qu’il est parti, elle ressent un chagrin mystérieux. Son premier réflexe est d’en rire comme d’une de ses insultes : « Donnez-moi une douzaine de ces chagrins, afin que je perde deux livres ! » Cela ne fonctionne pas. Consternée par elle-même, elle se rend compte qu’elle était vraiment amoureuse de son « méchant bébé ». La pause s’avère tout aussi difficile pour Chéri. Choyé d’abord par sa mère, puis par Léa, il s’ennuie de sa jeune femme inexpérimentée et n’a rien à lui offrir. Il passe ses nuits loin de chez lui, vivant la vie d’un célibataire et se languissant de son amante plus âgée.

Léa quitte Paris en prétendant qu’un homme l’enlève alors qu’en fait elle voyage seule. La nouvelle parvient à Chéri, qui attend jalousement son retour. Finalement, la nuit vient, mais leurs retrouvailles sont un supplice ; Léa et Chéri n’ont jamais appris à être ensemble en tant que vrais amants, seulement en tant que rivaux, et bien que chacun d’eux ait réalisé séparément son amour sincère pour l’autre, ils ne peuvent pas l’admettre, même à eux-mêmes. Il y a quelque chose de particulièrement douloureux à regarder deux personnes jouer parfaitement leur rôle alors qu’elles ne devraient pas jouer du tout. Finalement, ils s’abandonnent à la « joie terrifiante » du sexe, et Léa est rajeunie par des rêves d’avenir ensemble ; mais, le matin, quelque chose se casse. Elle redevient sa mère porteuse, et Chéri lui dit, avec une pique qui atterrit finalement : « Avec toi… Je resterais très probablement à l’âge de douze ans pendant un demi-siècle. Léa se rend compte qu’elle s’est accrochée à lui trop longtemps, comme « une maman dépravée ». Rassemblant tout son courage et refusant de le laisser gagner le dernier tour, elle lui ordonne de retourner auprès de sa femme. Notre dernière vue de Chéri est celle de lui fuyant la maison de son amante trop âgée, « comme un évadé ».

Colette tient un ustensile d’écriture.

« Chéri » se vend à trente mille exemplaires à l’automne de sa première année et inspire à André Gide d’envoyer une lettre d’éloges à Colette. (« Je parie que la seule rave que vous ne vous attendiez pas à recevoir était la mienne », a-t-il écrit.) Entre la publication en feuilleton de ce roman et la publication de sa suite, Colette, dans un cas troublant de vie imitant l’art, a séduit son beau-fils de seize ans, Bertrand. « J’ai inventé Léa comme une prémonition », écrira-t-elle plus tard. Tout comme Léa a préparé l’adolescent Chéri, cette maman dépravée a appris à Bertrand à nager, lui a donné des repas copieux et lui a pris sa virginité.

La liaison a duré environ cinq ans, à la fin desquels Colette a commencé à écrire « La fin de Chéri ». Lorsque nous reprenons l’action, nous sommes en 1919 et Chéri est revenu de la guerre. Sa femme, Edmée, est devenue une femme indépendante qui dirige un hôpital pour soldats blessés et est amoureuse du médecin en chef. Le mariage de Chéri et Edmée est sexuellement aride, orienté autour de l’argent et des apparences. « Je n’ai rien à craindre d’elle », réfléchit Chéri, « pas même l’amour. » Affligé par la nostalgie du monde de sa jeunesse, il se sent en désaccord avec la société en temps de paix. Des Parisiens énergiques construisent des entreprises le jour et dansent jusque tard dans la nuit, mais Chéri est dégoûté par « les jeunes veuves de guerre qui réclamaient de nouveaux maris, comme des victimes de brûlures réclament de l’eau fraîche ». Il s’est aliéné même de son propre corps. Se regardant dans un miroir, il se demande « pourquoi cette image n’était plus strictement l’image d’un jeune homme de vingt-quatre ans ».

Assailli par le changement, il s’attarde sur une image permanente : Léa. Elle a maintenant une soixantaine d’années, un nombre d’années qu’il trouve « invraisemblable » : « Qu’y avait-il de commun entre Léa et la maladie, Léa et le changement ? » Il le découvre bientôt ; La pièce maîtresse de cette suite plus sombre est une autre réunion atroce. Chéri retrouve Léa chez elle. Il remarque son « dos large » et « le rouleau de chair granuleux à la nuque sous des cheveux gris vigoureux et épais », et ses bras, « comme des cuisses rondes », qui pendent « à l’écart de ses hanches, soulevés par leur circonférence charnue sous ses aisselles ». Si la Léa de « Chéri » était terrifiée par le vieillissement, elle est maintenant le modèle de l’acquiescement : « J’aime mon passé. J’aime mon cadeau. Je n’ai pas honte de ce que j’avais, je ne suis pas triste de ne plus l’avoir. » Une partie de l’éclat de la scène est que nous percevons Léa à la fois à travers les yeux horrifiés de Chéri, qui la considèrent comme ayant complètement abdiqué la féminité, et à travers les nôtres, qui admettent une certaine admiration pour cette femme satisfaite, bavardant joyeusement et fréquentant les restaurants. Elle est peut-être ennuyeuse et bourgeoise, mais elle est en bonne santé et fière, beaucoup plus que ce qui semblait probable à la fin de « Chéri ». C’était son méchant enfant qui était en danger depuis le début. Le repli de Léa dans « une sorte de dignité asexuée » a mis fin à son dernier espoir. Maintenant, l’avenir est impossible, le présent est révoltant et le passé a péri sur le double menton de Léa. Presque comateux de nostalgie, Chéri s’enfonce dans une spirale vers la fin promise du titre.

Pourquoi Colette n’a-t-elle jamais été aussi populaire auprès des lecteurs américains ? William H. Gass a suggéré que c’était parce que les Américains, « bien qu’ils connaissent un peu le sexe… préfèrent ne pas connaître la sensualité. » Lydia Davis, dans son introduction à la traduction de Careau, se demande si cela a quelque chose à voir avec le fait que Colette soit une femme, et « une femme réputée pour écrire principalement sur l’amour ». Il semble également possible que la vie scandaleuse de Colette, qui a contribué à la rendre célèbre en France, n’ait pas les mêmes vertus ici. C’était une figure compliquée et contradictoire, une icône de la libération qui a dit un jour que les suffragettes méritaient « le fouet et le harem », et une alliée des marginalisés qui a publié dans des revues collaborationnistes tout au long du régime de Vichy. Sa liaison avec Bertrand peut inspirer une sorte d’admiration devant son audace et son appétit, mais il n’est pas anhistorique de la qualifier d’abusive, même si Bertrand, de l’avis général, y repense avec tendresse. L’une de ses amantes ultérieures, Martha Gellhorn, a noté que Bertrand « l’a adorée toute sa vie », ajoutant : « Il n’a jamais compris quand il était en présence du mal ». (Gellhorn semble aussi avoir pensé à l’interview amicale d’Adolf Hitler qu’il a publiée en 1936.)

Dans un texte de présentation pour la traduction d’Epile, Edmund White dit que Léa et Chéri « sont les arguments les plus convaincants que je connaisse contre le politiquement correct dans la fiction ». Condamner la séduction des mineurs ne me semble pas politiquement correct, mais il est vrai que le monde de ces romans n’est pas vraiment éthique ou moral. C’est un univers physique impitoyable, lié par les sens. Là, le lien entre les deux amants est, comme le dit Léa, « la chose la plus honorable que nous possédions », et il est finalement détruit par la seule chose plus puissante que la beauté, le désir et l’amour : le temps. Colette elle-même fut obligée de se rendre. « Je suis complètement dégoûtée », a-t-elle dit à un ami, après avoir reçu un diagnostic de polyarthrite rhumatoïde aux hanches, la maladie qui la rendrait invalide. La vieille Colette est forcée d’accepter les humiliations de l’âge, mais des victoires d’arrière-garde sont encore possibles. Avant de mourir le 3 août 1954, elle a donné à sa femme de chambre quelques dernières instructions. « Les gens ne doivent pas me voir quand je serai morte », dit-elle, refusant à son vieil ennemi cette dernière vengeance. ♦

Favoris du New Yorker

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Zelensky n’est plus le président légitime de l’Ukraine – Poutine

Partout qu’il s’agisse de Gaza, de Cuba, de Taïwan ou de l’Ukraine, l’OTAN, l’UE et les États-Unis nient le droit international, ce qui est paradoxal est qu’ils le font au nom de la démocratie. Là aussi on assiste à la manière dont le système utilise contre lui-même ce sur quoi parait fondée son hégémonie, la plupart des institutions qu’il a imposées pour perpétuer sa domination. Qu’il ne se trouve pas une seule force politique en France capable de poser au parlement des questions de cet ordre et d’énoncer les FAITS soulignés ici, dit l’état de notre propre démocratie. Que ce soit par conviction ou parce que l’on sous-estime l’opinion publique, le fait est que nous entretenons des illusions qui ne peuvent que renforcer l’extrême-droite tout en nous menant vers la guerre. (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

27/05/2024

24 mai 2023

Le mandat constitutionnel de Volodymyr Zelenesky en tant que président de l’Ukraine a expiré le 21 mai. Le dirigeant a annulé les élections prévues pour mars ou avril en novembre dernier, affirmant qu’il était « totalement irresponsable » de discuter de telles questions dans le cadre du conflit en cours avec la Russie.

La légitimité du président Zelensky a expiré et la Russie partira de ce fait, a déclaré le président russe Vladimir Poutine.

« Bien sûr, nous sommes conscients que la légitimité de l’actuel chef d’État [de l’Ukraine] a pris fin », a déclaré Poutine lors d’une conférence de presse à Minsk vendredi après des entretiens avec le président biélorusse Alexandre Loukachenko.

Poutine a recommandé à tous ceux qui cherchent des réponses concernant le statut juridique de Zelensky de se tourner vers la Constitution ukrainienne – qui n’autorise pas la prolongation artificielle de son mandat présidentiel sous prétexte de la loi martiale.

Loukachenko a fait écho à l’évaluation de Poutine, affirmant qu’« il n’y a pas et ne peut pas y avoir d’intégrité juridique » sur cette question.

« Tout de même, je crois que ni le président actuel ni le futur ne peuvent résoudre les grands problèmes auxquels sont confrontés l’État et le peuple ukrainiens. Ces questions ne seront pas résolues par les présidents. Vous savez qui les décidera. Beaucoup de choses ont déjà été décidées à l’étranger, et ce qui ne l’a pas été sera décidé plus tard », a déclaré Loukachenko.

Le président biélorusse a ajouté qu’il y avait beaucoup de gens en Ukraine, tant dans l’armée que parmi les civils, qui aimeraient diriger le pays, et « d’une nouvelle manière, [soit] vers la guerre, soit contre la guerre ».

Un Zelensky provocateur a rejeté les questions sur sa légitimité de la part de ses détracteurs en Ukraine et des « partenaires » occidentaux de Kiev. “Mon mandat de cinq ans n’est pas encore terminé. Il se poursuit en raison de la loi martiale », a déclaré Zelensky à Reuters mardi.

Le président du parlement ukrainien, Ruslan Stefanchuk, a averti mercredi que Kiev considérerait quiconque doute de la légitimité de Zelensky comme des « ennemis de l’Ukraine » et des « mangeurs politiques de base ».

Poutine a souligné lors de la conférence de presse de vendredi que la Russie restait prête à reprendre les négociations de paix avec l’Ukraine, y compris sur la base des projets d’accords signés lors des pourparlers en Biélorussie et en Turquie au printemps 2022, mais en tenant compte des réalités actuelles sur le terrain.

Si et quand ces négociations reprendront, « nous devons être totalement convaincus que nous avons affaire à des autorités légitimes. Cette question doit trouver une réponse en Ukraine même. Tout d’abord, je crois, de la position du parlement, de la Cour constitutionnelle, de certains autres organes gouvernementaux”, a déclaré Poutine.

Quant aux prochains « pourparlers de paix » en Suisse prévus pour la mi-juin, auxquels la Russie n’a pas l’intention d’assister, Poutine a suggéré qu’ils constituaient un effort des parrains du régime de Kiev pour conférer une légitimité à Zelensky maintenant que son mandat légal en tant que président est expiré.

L’administration Biden n’a pas encore commenté publiquement la question du statut de Zelensky. Cependant, la Commission européenne et la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, ont assuré mardi qu’il était légitime.

« Il est impossible d’organiser des élections dans une telle situation », a déclaré le porte-parole de la Commission européenne, Peter Stano, aux journalistes. « Nous (dans l’UE) n’avons aucun doute sur le fait que le président de l’Ukraine est Volodymyr Zelensky. »

L’implication de la Russie dans la guerre par procuration avec l’OTAN en Ukraine n’a pas interféré avec sa capacité à organiser des élections, avec un scrutin présidentiel tenu en mars dernier, et impliquant toutes les personnes ayant le droit de voter, y compris les soldats au front. Des élections régionales ont eu lieu en septembre 2023.

Volodymyr Zelensky est entré en fonction en tant que président de l’Ukraine en mai 2019 sur une plate-forme qui comprenait la normalisation des relations avec la Russie et la fin du conflit dans le Donbass. L’ancienne star du showbiz et comédien a abandonné ces plans en décembre 2019 face aux manifestations de rue menaçant de renverser son administration en raison de sa volonté d’accepter de mettre en œuvre les accords de Minsk. Il n’a fait aucune mesure supplémentaire vers une résolution pacifique de la crise par la suite, et a plutôt tenté de faire avancer l’Ukraine vers l’adhésion à l’OTAN – l’un des éléments clés du coup d’État de l’Euromaïdan de février 2014 qui a déclenché la crise actuelle.

lundi 27 mai 2024

 

Connectés à des machines, nous sommes de plus en plus déconnectés de la nature...Rosemar blog Agora Vox

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Nous possédons tous ordinateur, smartphone, et pour certains, d'autres objets connectés... nous passons de plus en plus de temps devant des écrans... tant de temps que nous en oublions l'essentiel : toutes les beautés et toutes les merveilles de la nature...

 

Une nature que nous malmenons à tort et à travers : pollution des sols, de l'air, pollution des fleuves, des océans, des mers, extinction de certaines espèces...

Une nature si belle pourtant, mais enfermés dans nos blocs de béton devant des écrans, nous ne la voyons même plus et nous la négligeons.

 

Connectés à des machines, de plus en plus nous sommes déconnectés de la nature...

Nous sommes de moins en moins sensibles aux chants des oiseaux, au déroulement des saisons, aux splendeurs de ce monde...

Il nous faut retrouver "une alliance avec la forêt, l'océan, les champignons qu'on va aller cueillir, et la rivière où l'on se baigne. Avec les chamois qu'on surprend en passant la crête et l'empire inouï de ce qui pousse quand on en prend soin... retrouver ce bonheur exigeant d'accorder nos attentions croisées à tout ce qui vit... en être émerveillés, et bousculés, et nourris... retrouver une vitalité transversale que tout être sait déployer à sa manière. Manger le soleil comme un arbre, croire aux fauves, plonger en pleine mer et habiter en oiseau.", comme l'écrit si bien Alain Damasio dans son ouvrage Vallée du Silicium.

 

Et il rajoute : "Je critique la technologie parce qu'elle nous dévitalise en nous donnant l'illusion de faire plus de choses... qu'on fait pourtant moins bien. Je la critique parce que j'ai la conviction que ce qui a forgé la noblesse de notre humanité a tenu à cette confrontation constante (que nous n'avions jamais esquivée jusqu'à peu) avec l'altérité : l'altérité du minéral et des formes de vie, si multiples, celle de l'étranger qu'on apprivoise, et du phénomène inconnu qu'on va finir par décrypter, l'altérité radicale de la mort, du dehors et de l'incompréhensible."

 

Nous cédons ainsi trop souvent à la tyrannie du divertissement que nous offrent les écrans... Les conséquences sont terribles : addiction, abêtissement, inculture, isolement, obésité...

 

"Notre modernité technique est à l'inverse de l'altérité, c'est l'empire de l'identique. Home est son biotope. Elle a fermé la porte et allumé les lumières. Elle a mis sous nos fesses des sofas. Tout est contenu et appli, tout sonne réplique et copie, du pareil au mime, et puis du mime au même, et puis du même au mème...", écrit encore Alain Damasio.

 

Ouvrons nos portes et nos fenêtres ! Retrouvons le bonheur de toutes les splendeurs du monde !

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Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2024/05/connectes-a-des-machines-nous-sommes-de-plus-en-plus-deconnectes-de-la-nature.html

 

Le sionisme aurait-il pris en otage la politique internationale des États-Unis ?

27 Mai 2024 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #GQ, #États-Unis, #Impérialisme, #Asie occidentale, #L'Europe impérialiste et capitaliste, #Théorie immédiate, #Ce que dit la presse

L'AIPAC, le lobby sioniste officiel américain

L'AIPAC, le lobby sioniste officiel américain

Le sionisme aurait-il pris en otage la politique internationale des États-Unis ?

Loin d’être un simple porte-avion insubmersible placé au Moyen Orient par l’impérialisme américain, comme Tai Wan en Mer de Chine, Israël aurait-il pris le contrôle des États-Unis ?

Comme il ne pourrait exercer une telle influence que par l’intermédiaire du lobby juif états-unien, la réponse possible à cette question est liée au tabou du rôle politique des juifs en Occident.

S’il est vrai que la simple masse respective des États en cause rend l’hypothèse improbable, le fait qu’il soit fort difficile de formuler cette hypothèse sans être diabolisé introduit le soupçon que ce soit effectivement le cas. Suivant l’adage attribué à Voltaire : « si tu veux savoir qui a le pouvoir, regarde qui tu n’as pas le droit de critiquer ».

Alors revenons sur ce tabou.

Il existe un préjugé populaire : les juifs sont plus intelligents et plus riches que les autres – exprimé quand on ose le faire avec une pointe de jalousie.

J’ai le regret de le dire, mais ce préjugé a toutes les chances de refléter la réalité. On ne trouvera pas facilement, à cause du tabou justement, les données statistiques précises pour le confirmer, mais c’est l’évidence même.

Il est en effet évident que les juifs qui représentent au grand maximum 2% de la population de l’Occident (Israël compris, 20 millions environ sur un milliard) y possèdent plus de 2 % du capital, occupent plus de 2% des hauts postes de responsabilité, et représentent plus de 2% des célébrités de l'art, de la science, de la culture et de la politique.

En Occident depuis un siècle les juifs ont réalisé une ascension sociale rapide et générale, qui les place maintenant presque tous dans la bourgeoise, et plutôt dans sa tranche supérieure (ce qui n’était pas du tout le cas avant 1945 à l’époque où les préjugés antisémites étaient monnaie courante et acceptés dans la culture commune, et constituaient le fond de commerce de la démagogie électorale de la droite et du fascisme).

Or si les juifs sont d’une manière générale plus riches et plus intelligents que les autres, il va sans dire qu’ils sont aussi plus influents.

Voilà donc profané le tabou et révélé le secret de polichinelle qui obsède les esprits dans nos sociétés libérales et dites démocratiques. Vous voyez que ce n’était pas si difficile.

Maintenant cette influence est-elle illégitime, relève-t-elle d’un privilège immérité ? Oui et non.

Non parce que la réussite scolaire et la manifestation du talent individuel sont les seules sources de légitimité pour les « distinctions sociales » comme l’écrit la Déclaration de Droits de l’Homme de 1789, admises par la bourgeoisie depuis 1789 comme ses Tables de la Loi, et comme les juifs ne manquent ni de diplômes ni de talents reconnus, on peut dire qu’ils jouent loyalement le jeu de la méritocratie.

Mais elle perd rapidement sa légitimité et se dégrade en privilèges indus lorsque cette situation se reproduit sur deux ou trois générations, quand la prospérité acquise par le talent se mue en rente financière ou culturelle héritée, ce qui est considéré dans le langage démocratique comme un abus, au moins par l'aile gauche de l'idéologie bourgeoise ; et d’ailleurs cette rente, comme le font toujours les rentiers, s'investit dans le contrôle du territoire, par les investissements immobiliers, et sur un autre plan par la création nouvelle pour cette communauté ethnico-religieuse, en rupture avec ses meilleures traditions, d'un territoire national propre, situé comme on sait en Palestine.

A cause du sionisme, la culture juive qui était exempte du chauvinisme national qui affligeait les autres cultures bourgeoises a subi une sacrée baisse de niveau, comme en témoignent les fuites en avant dans la démesure et les déclarations hystériques des dirigeants politiques actuels en Israël et dans la diaspora.

La question de l’influence des juifs est donc une question interne à la bourgeoisie : ce groupe ethnico-religieux fait de l’ombre aux autres, et fait de l’ombre aussi aux représentants des classes populaires – et des autres minorités - qui veulent emprunter l’ascenseur social.

Comme dans les années 1930 quand l’apparition soudaine d'étudiants en médecine juifs a semé la panique dans la faculté où jusque-là les clientèles et les sinécures familles se transféraient tranquillement d’une génération à l’autre, une partie de la bourgeoise, notamment dans les universités en Amérique du Nord, commence à ruer dans les brancards - et utilise le soutien à la Palestine pour l'exprimer.

La bourgeoisie juive – c’est à dire en fait la communauté juive organisée qui est un de ses piliers – est surreprésentée, c’est le moins qu’on puisse dire, dans les secteurs dynamiques caractéristiques du système économique mondialisé postmoderne : finance, négoce, mais aussi communication, médias, culture, art, et la croissance relative de l’économie immatérielle défavorise l’économie industrielle chère aux webériens, qui était animée par des réseaux protestants, catholiques, relevant de fraternités laïques, ou par des réseaux structurés sur des territoires nationaux ou régionaux. Elle est aussi en phase avec le nouvel esprit du capitalisme caractérisé par l’hédonisme et la déchristianisation.

Critiquer le capitalisme actuel, c’est forcément qu’on le veuille ou non critiquer l'action des réseaux juifs qui contribuent à son fonctionnement; mais l’inverse n’est pas vrai. On peut et c'était en général ce qui se passait quand c’était permis, critiquer les juifs sans critiquer le capitalisme, et pour faire l'économie de la critique du capitalisme.

Donc on peut dire que oui, les juifs organisés en réseaux officiels ou informels et en groupes de pression politiques influencent fortement la détermination de la politique internationale américaine.

Leur dispersion dans les métropoles du monde occidental les rend plus conscients que les autres des intérêts stratégiques de l'empire américain, et mieux à même d'exercer une influence concertée et cohérente sur sa politique internationale. Mais l’Amérique pour elle-même n’est rien d’autre qu’une coalition instable de réseaux ethnico-religieux, et Israël par la mentalité dominante de sa population est largement homogène à la société américaine. Israël est en réalité un 51ème État des État-Unis et sans doute est-il encore plus prégnant dans la fixation de l’orientation générale de sa politique mondiale que la Californie.

Israël détermine la politique des États-Unis dans la mesure où il en fait partie, et qu’il n’est pas au fond un État souverain qui serait viable séparément.

Un dernier point : ce qui précède ne signifie pas que tous les juifs à titre individuel adhèrent au capitalisme ou à l’impérialisme, loin s’en faut. Comme tout le monde le sait d’ailleurs, ça va sans dire, mais c’est mieux en le disant.

Par ailleurs le terme « juif » désigne ici ceux qui se reconnaissent et s’identifient comme tels, et non comme faisaient les antisémites tous ceux qui ont des ancêtres juifs plus ou moins lointains. Mais dans notre fluide postmodernité, si des individus d'origine juive se détachent de leur communauté par rejet du sionisme, il y a bien davantage de néophytes paradoxaux du judaïsme qui veulent s’y agréger par intérêt, et qui utilisent le zèle pro-sioniste pour ce faire, de Biden à Macron et du RN aux néo-nazis ukrainiens.

GQ, 27 mai 2024

— VOTEZ POUR LA LISTE —
COMMUNISTES POUR LA PAIX ET LE PROGRÈS SOCIAL
CONDUITE PAR CHARLES HOAREAU




Européennes : notre profession de foi

dimanche 26 mai 2024 par ANC

La situation actuelle de montée de la fascisation aurait nécessité la constitution d’un front uni d’appel à la résistance. Force est de constater que ce front n’existe pas et qu’au moins 6 listes se réclamant de la « gauche » seront en présence sans qu’aucune ne pose la question du refus de cette U.E.
Dans ces conditions l’A.N.C. propose une liste de rassemblement conduite par CHARLES HOAREAU pour dire :

NON À L’UE, SORTIE IMMÉDIATE DE L’OTAN.

Loin d’être une union au service des peuples du continent et ouverte sur le monde, l’UE se révèle être chaque jour davantage un grand marché broyant les souverainetés populaires et les droits sociaux à l’intérieur de ses frontières, ainsi qu’une puissance impérialiste à l’extérieur de celles-ci.

Ce que nous refusons :

—  Au nom de cette UE, la France a perdu 2,5 millions d’emplois industriels depuis 1974, devenant ainsi le pays européen qui s’est le plus désindustrialisé,

—  Au nom de cette union et des traités de libre-échange, la France est obligée d’accepter des volumes d’importations dans tous domaines selon des règles décidées par la commission européenne non élue,

—  Au nom de cette UE est organisée une concurrence sauvage entre les travailleurs des 27 pays membres du fait des emplois détachés,

—  Au nom de cette UE, les services publics sont soumis à la rentabilité financière, ce qui a eu par exemple pour effet de doubler le prix de l’électricité de 2007 à aujourd’hui, alors que nous avions l’électricité la moins chère au monde. Autre exemple, la dégradation sans précédent des installations de santé, avec toutes les conséquences que cela a eu pendant le COVID, y compris, en terme de libertés publiques,

—  Au nom de cette UE, les communes perdent leurs pouvoirs au profit des métropoles, l’État perd sa cohésion au profit de régions concurrentes et dessinées arbitrairement, et le peuple perd sa souveraineté avec un parlement réduit au rôle de consultant sans pouvoir décisionnel,

—  Au nom de cette UE, s’est menée la guerre des Balkans puis celle d’Ukraine,

—  C’est l’UE qui, subordonnée de fait à l’OTAN, soutient la guerre et la colonisation israélienne, la politique impérialiste des Etats-Unis, la coûteuse politique néo-coloniale française de pillage de l’Afrique,

—  C’est l’UE qui opère à ses frontières un « tri sélectif » des cerveaux et des muscles, entre ceux et celles qu’elle admet ou fait venir, et celles et ceux qu’elle rejette dans le cimetière marin que sont devenues les eaux qui l’entourent.

Alors non ! L’UE, soumise à l’expansionnisme désormais sans limite de l’OTAN, n’est ni un espace de démocratie et de progrès social, ni un point d’appui pour la paix, mais une alliance des quelques États qui voudraient gouverner le monde contre l’intérêt de tous les peuples.

Ce que nous voulons :

—  Permettre au peuple de retrouver sa souveraineté en commençant par celle de sa monnaie, de sa politique industrielle et commerciale.

—  Engager avec les pays du monde des coopérations et des alliances mutuellement avantageuses, basées sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et le respect de la planète Terre qui est notre bien commun.

—  Imposer une alternative et de nouvelles unions basées sur le progrès social, l’internationalisme et la paix entre les peuples.

—  S’appuyer pour ce faire sur les liens que les peuples entretiennent en particulier autour de la Méditerranée.

—  Retirer toutes les troupes françaises d’Afrique, posant ainsi un acte concret pour le droit des peuples à leur propre développement.

—  Abolir, en concertation avec les pays concernés, les Franc CFA et comoriens, survivances d’un colonialisme que nous voulons voir disparaitre.

—  Revenir, en accord avec les peuples concernés, sur les accords secrets signés lors de la mise en place des pseudo-indépendances des anciennes colonies.

—  Revenir sur la loi de programmation militaire et ses 413 milliards d’euros prévus, afin de réaffecter l’argent au logement, à l’emploi, aux salaires et aux services publics.

—  Stopper TOUTES les exportations d’armes. Stopper particulièrement toutes aides militaires et financières aux belligérants directs, nationalistes ukrainiens et colonialistes israéliens, pour contraindre aux cessez-le-feu et à l’ouverture des négociations.

—  Stopper les importations commerciales en provenance d’Ukraine et d’Israël, contraires aux intérêts des producteurs et consommateurs français, et agir pour faire respecter la condamnation par les juridictions internationales (TPI et CIJ) des actions criminelles de l’armée israélienne à Gaza.

Nous proposons donc, à vous qui souhaitez faire barrage au capitalisme international et à son aile fasciste sans trouver de listes pour l’exprimer, de nous rejoindre pour :

Oui à la paix et au progrès social Oui à la coopération des peuples

et

Non à la mise en concurrence des Peuples

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COMMUNISTES POUR LA PAIX ET LE PROGRÈS SOCIAL
CONDUITE PAR CHARLES HOAREAU


Profession de foi