jeudi 11 mars 2010

PRESIDENTE LULA RECORRE EL MUNDO EN MENSAJERO DE LA PAZ


Lula: je ne veux pas qu’il se répète en Iran se qui est arrivé en irak


AP / Aporrea.org

Cette analyse de Lula concernant l’Iran est sage. Soyons clairs je ne suis pas un fanatique du président iranien Mahmud Ahmadinejad, ni d’une république islamique, mais ceux qui les attaquent et surtout nous refont le coup de « la démocratie » pour empêcher ce pays d’avoir droit à sa souveraineté y compris en matière nucléaire et pour l’asphyxier, voir préparer une invasion, sont bien pires, surtout pour le peuple iranien qu’ils espèrent vouer à la tragédie irakienne et afghane. Que le peuple iranien gère son propre destin. En ce qui concerne sa volonté de voir s’élargir le Conseil de sécurité je l’assortirai personnellement d’un rôle nouveau et de nouveaux pouvoirs attribués à l’Assemblée Génétrale de l’ONU. Lula est un homme sage et il n’en manque pas heureusement dans le monde aujourd’hui, espérons qu’ils l’emporteront sur la folie qui peut conduire à la fin de l’humanité.(note et traduction de danielle Bleitrach pour changement de société).



Le président Luiz Inácio Lula da Silva, a déclaré dans un entretien avec AP que le Brésil jouera un rôle actif dans le scénario mondial, en agissant dans les négociations de paix pour le proche orient et le conflit nucléaire avec l’iran, avec des propositions de dialogue avec le Moyen-Orient et l’Iran.

Lula a réaffirmé son opposition à des sanctions contre l’Iran en disant que cela pourrait conduire à une guerre comme celle qui se passe en Irak.

« Je ne veux pas que se répète en Iran ce qui se passe en Irak » a-t-il déclaré.

Il a expliqué que le message qu’il avait transmis aux gouvernements du monde y compris au dirigeant iranien Mahmud Ahmadinejad, est qu’il est nécessaire d’éviter à n’importe quel prix qu’il y est une guerre. Qui a intérêt à un conflit armé ? »

Le mandataire brésilien commencera, en fin de semaine, une tournée en Israël, dans les territoires palestiniens et jordanien. Il a également prévu de visiter l’Iran en mai.
« Je vais aller visiter maintenant le proche orient et ne mai l’Iran, je veux discuter avec tout le monde pour fortifier l’idée qu’à partir du dialogue il y a plus d’opportunité de construire une politique de paix pour le Moyen Orient », a déclaré Lula, à la fois en réaffirmant son refus d’application de sanctioncontre l’Iran pour son prgramme nucléaire, malgré la pression des puissances occidentales.

Mercredi de la semaine passée, tandis que la secrétaire d’Etat nord-américaine Hillary Clinton visitait le brésil,Lula a déclaré qu’il n’était pas question de mettre l’Iran dos au mur et à plaidé pour le dialogue comme issue au conflit du le monde ne pouvait pas pousser l’Iran contre le mur et a défendu le dialogue comme issue au Proche Orient et au conflit nucléaire iranien.

« Le Brésil a une grande autorité morale et politique pour discuter de cette question parce que notre pays appartient à un continent dans lequel a été aboli la possibilité d’avoir des armes nucléaires. Ici on parle de paix, non de guerre », a déclaré le dirigeant de 64 ans, qui jouit d’indices extraordinaires de popularité.

Après avoir souligné que le Brésil enrichit de l’uranium pour créer de l’énergie et pour développer des traitements médicaux, le gouvernant a soutenu que c’est le même droit qu’il défend pour l’Iran.

« j’ ai conversé parlé de tout cela avec le président de l’Iran et avec d’autres leaders ce que j’ai essayé de leur montrer est qu’il est temps de discuter et pas celui d’appliquer des embargos ou des sanctions. Il est temps de dialoguer un peu plus », a déclaré Lula.

Il a aussi critiqué le système des Nations Unies en considérant qu’iln’y a pas de véritable représentativité dans son principal organe principal, le Conseil de Sécurité, ce qui lui enlève de la crédibilité pour négocier la paix au Moyen-Orient.

« Le Moyen-Orient réclame la paix, il est nécessaire qu’il ait la paix, et ce qui serait correct c’est que nous ayons aux Nations unies une représentativité qui soit suffisante pour coordonner et mettre en oeuvre les processus de paix » a-t-il déclaré.
« Le conseil de sécurité est le produit de la géopolitique telle qu’elle se présentait après la deuxième guerre mondiale et pas celle de 2010 qui doit inclure les nouveaux acteurs que sont l’Inde, l’Afrique et l’Amérique latine. » a-t-il dit.

« Ou ces forces politiques sont représentées au Conseil de sécurité de l’ONU, ou nous aurons plus de difficulté à aboutir à un accord de paix au Moyen Orient », a-t-il précisé.

dimanche 7 mars 2010

ATRABILAIRE: C'EST PIRE QU'ATTRAPE COUILLONS?

André VIARD a le droit de penser ce qu’il veut de la revue « TOROS » qui le qualifia il y a peu de « TOUT PETIT », il devrait pourtant lui reconnaître une certaine fidélité dans sa ligne éditoriale, depuis 85 ans au service exclusif de la corrida de verdad, de la reconnaissance du toro sauvage et limpio, élément prépondérant de la toreria, l’importance essentielle de la suerte de piques, tous ces éléments sans lesquels la corrida ne devient petit à petit, jour après jour, qu’un spectacle dénaturé, qui confine à la cruauté insupportable envers des animaux affaiblis et anoblis jusqu’à la débilité, ces manquements et ces fraudes que les « terres taurines » passent honteusement sous silence.
Les photos au campo, sur papier glacé, çà flatte l’œil de l’abonné et çà fait vendre, puisque c’est le but recherché, çà donne peut-être au lecteur l’illusion de participer depuis son canapé à la défense de la fiesta brava en danger. Le pire, c’est de vouloir faire croire à tous les aficionados, surtout aux spectateurs lambda, que la meilleure ou l’unique ou la plus efficace manière de défendre la corrida, ce serait son inscription au patrimoine immatériel de l’UNESCO, grâce à l’action de l’OCT, et surtout de son président, qui se prend pour le sauveur suprême, et sous la pression conjuguée du mundillo et des politiciens de tout bord, uniquement préoccupés, les premiers d’assouvir leur cupidité, les seconds de préserver leur capital électoral.
M. BARTOLOTTI n’a certes pas besoin de moi pour moucher le tout petit : mais le tout petit et ses amis, même ceux qui le soutiennent comme la corde soutient le pendu, doivent savoir que les aficionados en ont plus qu’assez d’être pris pour des jambons ou des oisons de trois jours. Et je suis d’autant plus à l’aise pour le dire que je ne suis plus abonné à TOROS (j’ai abandonné après 25 ans de fidélité), ni à T.T.
Les faits sont têtus, ironise VIARD. Effectivement, ils sont têtus : et ce n’est pas d’aligner Madrid, Murcia, Valence, la Catalogne, comme des victoires Napoléoniennes, qui fait que l’on vous prendra pour le libérateur. Drapé dans votre étendard emprunté à l’OCT, tel Don Quichotte en lutte contre les moulins de la Mancha, on retient justement de vous les effets de manche qui ne servent qu’à camoufler vos vrais buts, l’OCT est le leurre comme la muleta est celui de la figurita, derrière lequel vous camouflez vos vrais desseins : sauver le lucre qui seul motive les affairistes,les empresas, les ganaderos véreux, -ils ne le sont pas tous, heureusement-, sans vous préoccuper de l’état lamentable où, les uns et les autres, vous laissez la corrida que vous deviez défendre.
Voilà pour les faits !
De quel droit d’abord parlez-vous là-bas en Espagne, au nom du « monde taurin français » ? Qui remplit les arènes ? Ceux qui nous emm…..dans les callejons, qui essaient de nous empêcher de dénoncer la fraude, qui font leur loi, sans passer au guichet ? Ou bien les tendidos, qui crachent au bassinet ? Evidemment, vous ne respectez plus rien, même et surtout le repectable, exclusivement préoccupé que vous êtes de soigner votre image, votre titre ronflant, vos intérêts, à vous et à vos amis. Votre monde est ainsi fait : nous sommes bons pour payer, et nous taire.
Basta !
Vous vous gaussez d’avoir initié auprès des espagnols la dimension culturelle du spectacle taurin, d’avoir convaincu le sénat espagnol qu’ils allaient bâtir grâce à vous un « mur infranchissable autour de la fiesta », laissez nous rire, vous pouvez semer quelques illusions, mais à qui, à quel aficionado, ferez vous croire que le massacre de bovidés esquintés, faiblissimes, noblissimes jusqu’à la débilité, puisse être toléré, et plus, protégé, par une prétendue inscription au patrimoine de l’Unesco ? Si vous croyez que les aficionados vont avaler cettemonstrueuse connerie, c’est que vous les prenez pour des blaireaux ! Vous devriez plutôt comprendre, avec un peu de bon sens, que si çà rue dans les brancards, en Catalogne, et ailleurs, et partout, c’est simplement de votre faute à vous tous, c’est parce que votre spectacle taurin n’a plus rien à voir avec la corrida, la lidia, les fondamentaux qui forment le socle de la corrida. La triche, la fraude, les magouilles, tout çà, répété sans cesse, est devenu insupportable, tout çà est indéfendable, et tout çà conduit à la mort prochaine de la fiesta brava dont vous ne voulez pas.
L’observatoire pouvait être un outil formidable, pour fédérer l’aficion, promouvoir la fiesta brava, éduquer les nouveaux publics, faire pression sur le mundillo, hors de tout intérêt cupide : au lieu de cela, grâce à lui, vous assurez la promotion de vos produits commerciaux, de votre personne avide d’égo, vous divisez et méprisez les aficionados…. Vous ne défendez pas la corrida, vous vous en battez les flancs. Il ne nous reste qu’à vous combattre, vous dénoncer, pour tout le mal que vous faites à ce que nous aimons par-dessus tout.

Intégrité du spectacle, toros limpios, sans manipulation frauduleuse : nous sommes évidemment écoeurés de devoir le répéter et l’exiger sans cesse, ce ne sont pas vos manèges, vos rodomontades et effets de manche, votre goût de la médiatisation à outrance, qui règleront ce problème.
Ce qui sauvera la corrida, c’est le respect, seul, de ses règles fondamentales.
TORO, LIDIA AUTENTICA, SIN FRAUDE !..... Y sin fundas de mierda !
Je viens de lire à nouveau une réponse mille fois exprimée sur les blogs d’ici et de nos voisins : « Casta, edad, poder y trapio ! » Voilà les quatre exigences sur lesquelles personne qui aime la corrida, ne peut transiger, alors que vous ne cessez de tenter de nous endormir avec votre dada de l’Unesco. Quatre exigences, de la seule responsabilité des ganaderos, en vertu de quoi l’absence de l’une d’elles condamne la corrida à disparaître.

vendredi 5 mars 2010

¿LAS TROPAS DE ESTADOS UNIDOS SALIRAN DE COLOMBIA?



eltiempo.com / colombia / política
Las Farc condicionan diálogo en Colombia a salida de tropas de E.U del país
Así mismo, el grupo guerrillero aseguró que sólo negociaría si es reconocido como fuerza beligerante.



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"Si vamos a hablar de paz, las tropas norteamericanas deben salir del país, y el señor (Alvaro) Uribe debe abandonar su campaña de calificar de terrorista a las Farc", señala el mensaje publicado en su página de internet con fecha del 22 de febrero y dirigido a la cumbre del Grupo de Río que se reunió en Cancún (México) la semana pasada.

Al mismo tiempo, el grupo insurgente advirtió que el despliegue de tropas de Estados Unidos "provocará la agudización del conflicto", al aludir al acuerdo que permite a tropas de ese país combatir el narcotráfico y la insurgencia desde siete bases colombianas.

Las Farc llamaron a los asistentes a la cumbre de Cancún a "interponer sus buenos oficios promoviendo su reconocimiento como fuerza beligerante".

"Solicitamos a los asistentes a este evento interponer sus buenos oficios promoviendo, como un principio de solución política del conflicto, el reconocimiento del estatus de fuerza beligerante a las Farc", señalaron.

El gobierno colombiano, reacio a cualquier negociación bajo las condiciones fijadas por las Farc, lleva a cabo una política de mano dura contra esa guerrilla, a la que siempre ha rehusado reconocer como fuerza beligerante.

En su mensaje, las Farc reiteran su propuesta de intercambio humanitario de secuestrados por guerrilleros presos. Esto "permitiría no sólo la libertad de prisioneros de guerra de lado y lado, sino avanzar en la humanización del conflicto y seguramente ganar terreno en el camino hacia acuerdos definitivos", agrega.

Las Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (Farc), con más de 45 años de lucha insurgente, es el principal grupo guerrillero de Colombia, y cuenta actualmente con unos 7.500 combatientes, según el ministerio de la Defensa, luego de que a principios de la década ese cálculo se ubicaba entre 17.000 y 11.000 miembros.

AFP



vendredi 26 février 2010

DE VICTOR HUGO ....A ÉLIKIA M'BOKOLO, LA MÊME ROUTE TORTUEUSE

“ Vous tenez à l’exemple ? Pourquoi ? Pour ce qu’il enseigne. Que voulez-vous enseigner avec votre exemple ? Qu’il ne faut pas tuer ! Et comment enseignez-vous qu’il ne faut pas tuer ? En tuant !” (Victor HUGO. Discours à l’Assemblée Constituante. 15 Septembre 1848)
C’est la CHINE qui a le plus grand nombre de condamnés à mort.
Aux USA, 3700 personnes attendent d’être exécutées, certaines depuis des dizaines d’années, et parmi elles, Mumia ABU-JAMAL, près de trente ans à attendre l’exécution de la sentence dans le « couloir de la mort », après un procès inéquitable, tronqué et truqué: cet homme a été condamné à mort pour un crime qu’il n’a pas commis, au terme d’un procès marqué par l’intolérance raciale et par les faux témoignages, depuis reconnus par les auteurs eux-mêmes. Raciste invétéré, le juge traita l’accusé de « négro », le menaçant publiquement de le « frire ».
Le JAPON tue dans le plus grand secret : en principe, la sentence suprême est appliquée pour les grands homicides.
En IRAN, 346 personnes ont été pendues publiquement en 2008. L’IRAK continue aussi de se fourvoyer dans la même barbarie : c’est le plus souvent la répression politique qui est la cause des 1000 exécutions recensées ces 5 dernières années.
Au GABON, la FRANÇAFRIQUE toujours au beau fixe de l’empire ne fait pas baisser le taux des exécutions. Quand au RWANDA, la visite de Sarkozy semble avoir sonné le glas de toute enquête sur la responsabilité de la FRANCE dans le massacre de près d’un million de Tutsis par les milices Hutus en 1994.
Aujourd’hui, le jeune Franco Palestinien Salah HAMOURI totalise 1810 jours de détention dans les geôles israéliennes, emprisonné par le gouvernement du peuple dit « élu » de dieu – CINQ ANNÉES DE PRISON - !!! qui ne mobilisent pas la délicate presse internationale pourtant avide de dénoncer les crimes et les injustices. Mais pourquoi donc font-ils preuve, nos champions des droits de l’Homme, d’une indignation aussi sélective ? ISRAËL peut perpétrer les crimes les plus graves envers la PALESTINE, envahir son pays voisin, l’occuper, le détruire, humilier et martyriser son peuple, ISRAËL reste intouchable, bien à l’abri ,sous la protection des USA, des décisions, remontrances, et condamnations de l’ONU.
Au NIGER, les militaires semblent s’installer pour la durée, après leur coup d’état, et prendre racine. Là aussi : indépendance, ou FRANÇAFRIQUE éternelle ?
ALGER et PARIS se regardent en chiens de faïence, ALGER reprochant à « la FRANCE » de laisser figurer l’ALGÉRIE dans la liste des 14 pays « à risques ».
Crise entre le MALI, d’une part, et la MAURITANIE et l’ALGÉRIE, d’autre part, qui ont rappelé leurs ambassadeurs, suite à la libération par ce premier pays des quatre terroristes- deux Mauritaniens et des deux Algériens, sous la pression, semble-t-il, de la France, pour permettre la libération de l’otage Français Pierre CAMATTE.

Déclaration de Monsieur ÉLIKIA M’BOKOLO directeur d’études à l’EHESS, École des Hautes Études en Sciences Sociales. : « Aujourd’hui, l’ennemi de l’indépendance des pays Africains, est le capitalisme néolibéral, qui rogne partout où il peut les victoires que les peuples ont accumulé depuis 100 ans ».
Reste à enseigner dans les écoles la signification de la dette: non pas la dette honteuse que nous réclamons sans scrupule aux pays pauvres, après avoir tiré de chez eux les richesses dont nous profitons sans honte ! Non ! Justement, si quelqu’un a une dette envers l’autre, c’est bien l’occident envers tout ce qui constitua son empire colonial. A ce titre, apprenons à cultiver le respect et la reconnaissance envers ces peuples exploités, brimés, colonisés, -avec tout ce que recouvre le terme "colonisation" d’excès, de crimes et d’injustices multiples- mais à qui nous devons l’essentiel de notre bien-être. Pour combien encore?
Mais qu’il faut apprendre à partager.



ALICJA TYSIAC, ENNEMIE PUBLIQUE N°1 DES INTÉGRISTES POLONAIS

Pour sa troisième grossesse, alors que sa vie était en danger, aucun hôpital public n’accepta de pratiquer l’ I.V.G qu’elle implorait. Aujourd’hui, après des années de combat, aidée par des militantes féministes de l’EUROPE, elle a fait condamner l’État Polonais par STRASBOURG, ainsi qu’un hebdomadaire épiscopal qui l’avait comparé, ainsi que les juges de STRASBOURG, à des nazis.


Le fondamentalisme religieux règne dans les pays de l’EUROPE de l’Est depuis 1989. Mais en France même, des signes inquiétants apparaissent toujours plus nombreux dans les medias publics : la laïcité est mise à mal, de moins en moins respectée, et des « journalistes » se comportent envers les religieux comme des suppôts, non comme des professionnels qu’ils doivent rester dans le cadre de leur travail. Pour les athées, agnostiques, et libres penseurs, c’est chaque jour « jour du seigneur ». Pour eux, chaque religion renferme peu ou prou son germe fondamentaliste, souvent jusqu’à l’intolérance. Que deviennent le respect de toutes les philosophies, où est l’indépendance des medias, pour quand le pluralisme dû à tous les citoyens, la LAÏCITÉ seule garante de l’ ÉGALITÉ devant le Service Public ? Et que dire des structures de santé de plus en plus déficientes, le gouvernement s’acharnant à dépecer l’hôpital public ? Comme, d’ailleurs, les tribunaux, l’Éducation Nationale, la Poste, les Transports….

jeudi 25 février 2010

COMMENT LE ROYAUME DE LA SARKOZIE MAGYARDE HONORE LES FILS DE SES HÉROS


SCANDALEUX : LE FILS D’UN DES COMPAGNONS DU COLONEL GILLES SOMMÉ DE PROUVER SON IDENTITÉ FRANÇAISE !


Les nouvelles consignes données par le régime sarkozyste font désormais obligation de fournir la PREUVE de son idendité française, même si celle-ci ne fait pas de doute depuis plusieurs décennies.
Et les aberrations se multiplient sur tout le territoire de la République, chacune d’elles soulève l’indignation et la révolte. Au point que la nationalité française est contestée à un fils de l'AFFICHE ROUGE.
Ainsi, un simple renouvellement d’une carte d’identité, fait figure de parcours de combattant, pour nombre de Français NÉS SUR CE SOL, si le moindre doute existe quant à la nationalité de leurs parents : l’acte de naissance SUR LE SOL FRANÇAIS, justification suffisante d’état-civil jusque là, ne suffit plus, selon les Besson et Hortefeux.
Mais il en est des plus significatifs que d’autres. Parce u’ils ont partie liée avec la Résistance, la défense, puis la libération de la France. Alors, d’étranges et inquiétantes connexions se mettent en place avec, précisément, cette sombre époque où des lois iniques faisaient obligation aux juifs de prouver leur nationalité française, à partir d’un certain 22 Juillet 1940 de sinistre mémoire.
Et Armand GORINTIN participe de cette histoire. Son père, David, était ENGAGÉ VOLONTAIRE en 1939, pour la FRANCE. Il fut compagnon d’armes de Joseph EPSTEIN, héros de la Résistance FTP, de PARIS, instigateur de la guérilla urbaine, connu sous le pseudonyme de Colonel GILLES, fusillé à 33 ans au MONT VALÉRIEN, le 11 Avril 1944.

Souvenons-nous de l’Affiche Rouge. Joseph EPSTEIN, comme David GORINTIN, avaient refusé le fascisme, la soumission, la misère. Le second sera rapidement arrêté. Le premier devait rencontrer Lucie et Raymond AUBRAC, Lise LONDON, Maurice KRIEGEL-VALRIMONT. La captivité permettra à David d’échapper à la mort.

Au nom de quoi refuse-t-on à son fils, né Français, en France, en 1949, le renouvellement de ses papiers ? “ L’exigence de prouver ma nationalité, sans être totalement identique, renvoie singulièrement à la loi de 1940, l’une des premières lois xénophobes du Gouvernement de Vichy”, constate-t-il. Il y a David, le père, il y a Esther, la mère, récemment décédée. En 1942, elle est enfermée dans le camp de Mérignac, puis emprisonnée au fort du Hâ. L’évasion sera son salut. Ils s’installeront ensuite Rue de Rivoli, à Paris, avec leur fils Armand, auquel on refuse aujourd’hui de reconnaître son identité Française. Et qui résiste. “ Étant dès lors moi-même sans papiers, j’ai donc l’honneur d’exiger de vos services ma régularisation à laquelle j’ai droit, en vertu de l’art. 21-12 du code civil, qui stipule que la nationalité de ceux qui ont vécu en tant que Français depuis plus de dix ans, ne peut plus être contestée”, a-t-il écrit au préfet de police de Paris.
Et il souhaite que des dizaines de milliers de Français d’origine étrangère dans le même cas que lui en fassent autant.
A commencer par un certain Nicolas Sarkozy lui-même ?
Les fils des libérateurs n’ont ainsi comme toute reconnaissance que le mépris! Il est vrai que ce débat nauséabond sur l'identité nationale ne date pas d'aujourd'hui: les enfants d’Africains qui ont versé leur sang et leur vie pour la France en savent quelque chose !
Mais pour évacuer les vrais problèmes, et raccoler en même temps les esprits faiblement politisés, quoi de plus simple que de rivaliser avec le Pen, avec la complicité de medias dociles jusqu'à la soumission ?





MANOUCHIAN: DE LA POÉSIE À LA LUTTE ARMÉE, JUSQU'AU SACRIFICE FINAL


Missak Manouchian, responsable des FTP-MOI de Paris (été 1943), est né le ler septembre 1906 dans une famille de paysans arméniens du petit village d’Adyaman, en Turquie.

Il a huit ans lorsque son père trouvera la mort au cours d’un massacre par des militaires turcs. Sa mère mourra de maladie, aggravée par la famine qui frappait la population arménienne.

La résistance arménienne à la domination turque accentuée par le conflit religieux opposant les deux nations, les premiers étant chrétiens orthodoxes entraîne de terribles massacres par le gouvernement turc. Près de deux millions d’arméniens, hommes et femmes, y ont trouvé la mort (1915-1918).




Agé de neuf ans, témoin de ces atrocités qu’on qualifie aujourd’hui de génocide par référence à celui des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale Missak Manouchian en restera marqué pour la vie. De nature renfermée, il deviendra encore plus taciturne ce qui le conduira, vers l’âge de douze ou treize ans, à exprimer ses états d’âme en vers : "Un charmant petit enfant /A songé toute une nuit durant/ Qu’il fera à l’aube pourpre et douce / Des bouquets de roses". Recueilli comme des centaines d’autres orphelins par une institution chrétienne après avoir été hébergé dans une famille kurde, Missak gardera toujours le souvenir du martyre arménien mais aussi de la gentillesse des familles kurdes, ce qui le rapprochera, 25 ans plus tard, de ses camarades juifs de la résistance en France, eux-mêmes confrontés au génocide de leur peuple.

Arrivé en 1924 avec son jeune frère à Marseille, Missak apprendra la menuiserie et s’adonnera à des métiers de circonstance. Il consacrera les journées de chômage aux études, fréquentant les "universités ouvrières" créées par les syndicats ouvriers (CGT). Il fonde successivement deux revues littéraires, Tchank (Effort) puis Machagouyt (Culture). Dès 1937, on le trouvera en même temps à la tête du Comité de secours à l’Arménie, et rédacteur de son journal, Zangou (nom d’un fleuve en Arménie).

Le tragique rendez-vous du 16 novembre 1943 à Évry Petit-Bourg Rien à signaler sur les divers fronts. Mais ce matin-là, sous un ciel lourd, aux environs immédiats de la gare d’Évry Petit-Bourg (Essonne), va se jouer un épisode dramatique du " front invisible " où s’affrontent, à armes inégales, les Francs-Tireurs et Partisans immigrés (FTP-MOI) et les Brigades Spéciales de la police française aux ordres de la Gestapo.

" Filé " à partir de son domicile parisien, Missak Manouchian devait rencontrer, sur les berges de la Seine, Joseph Epstein, responsable des Francs-Tireurs Français pour l’Ile-de-France. Ils seront capturés sur la rive gauche après avoir tenté d’échapper aux policiers en civil lancés à leurs trousses. Ainsi a pris fin l’une des plus grandes opérations de police contre la résistance, notamment la formation militaire des volontaires immigrés d’origines juive, italienne, espagnole, arménienne... dont les faits d’armes, dans la capitale même, furent autant de coups portés au prestige de l’occupant. Ce qui leur valut la colère de Berlin qui exigeait de mettre rapidement les "terroristes juifs et étrangers hors d’état de nuire".

Missak Manouchian tombera au Mont-Valérien, avec vingt-et-un de ses camarades, sous les balles de l’ennemi, le 19 février 1944. Également condamnée à mort, la jeune femme, Olga (Golda) Bancic, sera décapitée en Allemagne. Joseph Epstein et vingt-huit autres partisans français seront fusillés le 11 avril 1944. Louis Aragon a écrit sur cet épisode un poème magnifique, chanté avec beaucoup d’émotion par Léo Férré.





L’affiche rouge
Vous n’avez réclamé ni gloire ni les larmes
Ni l’orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servis simplement de vos armes
La mort n’éblouit pas les yeux des Partisans


Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L’affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu’à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants


Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l’heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE


Et les mornes matins en étaient différents
Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c’est alors que l’un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand


Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan


Un grand soleil d’hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d’avoir un enfant


Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s’abattant


Louis Aragon. Chanson interprétée par Léo Ferré.





La dernière lettre de Manouchian.

Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée,

Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m’arrive comme un accident dans ma vie, je n’y crois pas mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais.

Que puis-je t’écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps.

Je m’étais engagé dans l’Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu’il méritera comme châtiment et comme récompense. Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous... J’ai un regret profond de ne t’avoir pas rendue heureuse, j’aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et d’avoir un enfant pour mon bonheur, et pour accomplir ma dernière volonté, marie-toi avec quelqu’un qui puisse te rendre heureuse. Tous mes biens et toutes mes affaires je les lègue à toi à ta sœur et à mes neveux. Après la guerre tu pourras faire valoir ton droit de pension de guerre en tant que ma femme, car je meurs en soldat régulier de l’armée française de la libération.

Avec l’aide des amis qui voudront bien m’honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes écrits qui valent d’être lus. Tu apporteras mes souvenirs si possible à mes parents en Arménie. Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l’heure avec le courage et la sérénité d’un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n’ai fait de mal à personne et si je l’ai fait, je l’ai fait sans haine. Aujourd’hui, il y a du soleil. C’est en regardant le soleil et la belle nature que j’ai tant aimée que je dirai adieu à la vie et à vous tous, ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m’ont fait du mal ou qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus. Je t’embrasse bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaissent de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur. Adieu. Ton ami, ton camarade, ton mari.

Manouchian Michel.

P.S. J’ai quinze mille francs dans la valise de la rue de Plaisance. Si tu peux les prendre, rends mes dettes et donne le reste à Armène. M.M