samedi 22 mai 2010

ALAIS : ALLEZ ALÈS !!!!!


LA CLÔTURE: AUSSI PASSIONNANTE QUE L'OUVERTURE !


Si je pouvais donner un conseil amical à un ami aficionado, je lui dirais: viens à Alès ! Viens au Tempéras !
En général, on ne le regrette pas.
Les ADOLFO MARTIN ANDRÈS n'ont pas déçu, mais pas du tout, les aficionados - demi plaza, cmme la veille - qui s'étaient déplacés au Tempéras: pelage gris, astifinos, ils ont allié mansedumbre et puissance, jusqu'à la sauvagerie, indispensables attraits pour que vive et perdure la corrida.
Né en mai 2005, le premier que reçoit Robleño, est un manso, qui recule sans cesse, après avoir cassé les planches du callejon, poussé deux fois au cheval, jusqu'à se coller aux planches. Impossible au pourtant rusé Robleño de le déloger. Une faenita laborieuse, sans dominio possible, une demi épée, rideau.
Né en mars 2005, le second arrive au centre du ruedo à pas comptés, puis soulève brusquement la cavalerie, la renverse à la seconde charge. Poder et violence, puis la mansedumbre reprend le dessus.  Puis gratte le sol, hésite, et fuse sur le cheval, le soulève à nouveau. Gueule fermée, pattes d'acier, le manso con casta y poder s'impose comme le maître.  Robleño entame ensuite une série droitière méritoire, , mais le vent allié au genio rendent le combat de plus en plus dangereux. Le torero recule à son tour, face au bicho qui se colle aux tablas. Demie dans le poumon.
Sanchez Vara hérite d'un tio né en déc. 2004. Manso lui aussi, il fuit la cape des peones. Première pique assassine, puis deuxième très violente assénée par un piquero vexé  d'avoir été secoué et hué.  Vara prend ensuite sa flanelle pour essentiellement abuser du pico, il danse beaucoup, et étale son insuffisance, face à un toro qui impose sa domination. Entière trasera et sur le côté. Son second est né en janv. 2005, negro astifino, impressionnant, il provoque la chute monumentale du groupe équestre, poursuit les hommes jusqu'aux planches. Re çoit la seconde pique sans s'employer. Poursuit Vara à son tour après les banderilles. Gratte et rechigne à embestir la muleta, parfait mansurron. Mais qui possède un fond de noblesse que Vara parvient à exploiter, par des naturelles serrées et croisées. Desplante. Entière au second essai.
A son tour, Fandiño hérite d'un tio de 5 ans, le cheval sera lui aussi renversé, mais la seconde pique sera correcte, grâce en soit rendue au piquero. Dès le début de sa faena, le torero est cogido spectaculairement, sans conséquence, heureusement. Puis recevra encore plusieurs avisde son opposant et de ses intentions pas très catholiques. Le danger planera à droit comme à gauche, jusqu'à  ce qu'une entière foudroie ce bicho sans aucune civilité naturelle. Salut.
Bien armé, lui aussi, le dernier , né en oct. 2004, reçoit une méchante pique trasera. Il tarde ensuite pour recharger pour une demie ration.  Après une série droitière, Fandiño tente à gauche une série brouillonne, et la musique se met à jouer, aussitôt arrêtée par les protestations du public - bravo les aficionados d' Alès , et bronca au palco !!- Le toreo de Fandiño est lui aussi fuera de cacho, profilé, le torero abrège après quelques muletazos sans relief. 1/2 épée plate, un entière sur le côté. Beaucoup de piètres tueurs, hélas !
Et à l'an que vèn au Tempéras....
Conclusion: comme la veille, les toros, tous, furent de vrais fauves, intéressants de bout en bout, ils ont réglé leur partition dès leur arrivée, ont joué leur musique, et sont restés les maîtres. Passant très loin de leurs opposants qui étendaients bras et pico pour les éloigner de leur silhouette profilée.
Palco : laisse à désirer. Arrivé en retard le dimanche, comme des m'as-tu-vu méprisant la plèbe des cochons de payants. Nous sommes l'élite, vous n'avez droit qu'à vous taire et vous soumettre. Méprisables!
Alguaciles: rôle parfaitement nul, inexistants, hormis la parade et le cirque de remise des clefs! Pour ce qui se passe en piste de répréhensible, ils - elles - restent  aveugles, ou - et - incompétents.
Un salut à nos sympathiques voisins de tendido du samedi et du dimanche.

vendredi 21 mai 2010

A LA FERIA D'ALAIS, LES PIQUEROS NE L'ÉTAIENT PAS....A L'AISE!


Clin d'oeil pour Jean, Christian, et Yvan, avec qui nous avons échangé qqs mots au Temperas:
 La France est un petit pays de 65 millions d'âmes, dans un monde de 6 milliards d'êtres humains. 
 Dimanche, Ana OLIVERA, dirigeante du Parti Communiste de l'URUGUAY, a été élue maire de MONTEVIDEO, capitale de ce pays, beaucoup plus grand sans doute qu'une cabine téléphonique.
A méditer ! Sans rancune !
Et coucou à notre voisine du samedi  du Lot et Garonne, à sa soeur, sa copine... En espérant que vous mettrez un mot.



LES BALTAZAR IBÀN VALDÈS MAÎTRES DU RUEDO.

Demi arène à peine lorsque s'élance le paseillo aux accents de CARMEN. Il faut être honnête: pendant ces deux tardes, nous avons vu des toros, des vrais, dignes de ce nom, pas des chêvres, pas des bédigues, ni des perritoros pitoyables, non! Des toros! Puissants, armés, sauvages, parfois teintés de noblesse, mais avec du punch, aucun ne s'est soumis au doigt et à l'oeil de petits dompteurs de cirques taurins modernes en vogue, puisque tous ou presque furent indomptés et indomptables.
Commençons par les BALTAZAR du samedi. Le premier fuse sur le réserve, pousse bien, puis fonce deux fois sur le cheval de turne. Il sera un des seuls à laisser déceler un fond de noblesse que Valverde, avec son bagage limité, ne saura exploiter: toreo essentiellement profilé, et golletazo pour conclure, le bicho luttera longuement contre la mort. Son second, un cinqueño  veleto, fera voler le piquero. Puis recevra une seconde ration longue comme un repas sans vin. Il garde la bouche fermée, Valverde tente de se croiser avec la main droite, puis revient vite à son insuffisance: pico, repico, abusiveement, le minimum syndical, sans s'engager, jusqu'à l'entière suivant un pinchazo. Le toro est resté le maître, mais Valverde le sait-il ? Comme si les "bièèèèènnnnn, bièèènnnnnnnnn," bêlés depuis les burladeros, pouvaient changer les choses.
D'emblée, le 39, que reçoit Miletto, affiche une humilité qui lui sera fatale. Après avoir soulevé la cavalerie, il effectue une vuelte de campana, trébuche, repart à la pique pour un simulacre. Muleta accrochée, Miletto peine à lier quelques passes à un toro sans chaarge, diminué,  qu'il expédie d'une entière habile après un pinchazo. Puis s'octroie sans honte "sur l'insistance de sa cuadrilla" une vuelta qui ne s'imposait nullement. Vaya vergüenza!
Son second, manso déclaré, sort seul de la première pique, puis pousse sous la seconde morsure, et recharge pour une troisième embestida, appréciée et applaudie. Par la suite, le torero sera averti par la corne droite de son adversaire. Là aussi, la faena sera profilée, sans s'engager, ni se croiser: un pinchazo, une entière, à suivre....
Le n° 36, destiné à Eduardo Gallo, annonce la couuleur: il défonce les planches de la talenquère, la porte du callejon, où il sème la panique, jusqu'à son retour en piste. Mais la vuelta de campana meurtrière qui suivra cette sortie tonitruante va ruiner  les espoirs des aficionados: le bicho s'éteint totalement, refus du palco de le changer, le toro s'écroule pourtant plusieurs fois, même avant le premier picotazo, la faena sera donc d'infirmier. Ce qui n'empêche pas Gallo de faire la roue, comme un  paon, devant une bestiole sans danger, sans force! Le prometteur charpentier mourra aux planches, en toro encasté, après une entière.
Très armé, aussi, le sixième, et manso, MANSO, qui saute et envoie des ruades, ira quatre fois au cheval, pour arriver gueule fermée à la muleta du petit coq. Et le Baltazar restera le maître du rond, jusqu'à l'entière décrochée sur le côté, qui mettra fin à l'insoluble équation posée au torero.
Conclusion: Président- du jour et du lendemain,- François Gilles, avocat, toujours aux ordres de la piste. A justement refusé l'oreille pour la pétition minoritaire et chauvine en faveur du local Miletto, avant d'abdiquer pour le second toro, -une oreille pour le Gardois, non méritée,-pourtant là aussi face à une pétition minoritaire.
Quand il y a des chêvres, il y a des ballets, avec des figuritas danseurs étoiles.
Quand il y a des des toros, pas de toreros pour s'imposer: mais pas d'aburrimiento, de l'imprévu, de l'émotion...
Quelques images qui en disent plus que tout comment inutile.

samedi 8 mai 2010

PEUPLES D'EUROPE : ALLEZ-VOUS VOUS LAISSER TONDRE SANS BRONCHER ?

PEUPLES DU MONDE:SOULEVEZ-VOUS !
Partout, dans toute la France, le peuple s’interroge, discute, s’inquiète... Personne ne croit que Sarkozy, l’Euro, ou la gauche nous sauveront de la crise... Mais personne n’entend un discours clair, incisif, qui ouvre la voie de la résistance.
Ci-dessous une tentative de rédaction de ce qui pourrait être un tel appel national à la résistance. En espérant des réactions...
Nos dirigeants économiques, politiques et médiatiques nous mentent !Le matin à la radio, il se réjouissent de leurs décisions qui vont "sauver" le monde, la planète, l’Europe, l’Euro... et le soir, ils nous font peur avec les marchés qui dévissent, les dettes qui explosent, les émeutes qui tuent...
Ils nous avaient promis un Euro qui nous protégeait contre la crise, contre la spéculation, et c’est pour sauver l’Euro contre les spéculateurs qu’ils s’attaquent à nos salaires.

Ils nous avaient promis à Barcelone en 2002 l’Union Européenne "zone la plus compétitive du monde en 2010" ce qui nécessitait la concurrence généralisée et la fin des garanties des services publics. Le résultat est là : pendant que la Chine, l’Inde et le Brésil, et de nombreux petits pays coopèrent pour se développer, que même Cuba sous le blocus, investit dans l’éducation, la recherche et maintient les acquis sociaux de la révolution, pendant que les USA continuent de faire payer leur dette abyssale par le reste de la planète, et commencent à la faire payer chez eux aux pauvres toujours plus nombreux, l’Union Européenne stagne, s’enfonce dans la crise politique et économique, et installe ses peuples dans la pauvreté de masse, la précarité, la ségrégation sociale.

Ils nous répètent que pour sauver nos retraites, il faut travailler plus longtemps, et baisser les pensions, mais ils nous imposent la précarité qui interdit à des millions de salariés d’avoir les trimestres de cotisation suffisants, licencient les travailleurs trop âgés pour fournir la productivité attendue. Il nous font peur avec le "ratio actif / inactif" qui obligerait à être actif plus longtemps, mais ils fabriquent toujours plus "d’inactifs", de prolétaires dont l’activité permet à peine de survivre sans droits et sans véritable salaire.

Ils crient à la catastrophe chaque jour en dénonçant une dette faramineuse, pendant qu’ils engloutissent des milliards dans les guerres, dans l’arme nucléaire, et pendant que les richesses s’accumulent toujours plus dans la petite caste des privilégiés du système, les copains de Sarkozy, les grands actionnaires de l’industrie, du commerce, de la banque, du show-biz et de la finance. Pire, ce sont les grandes fortunes qui touchent les intérêts de la dette et spéculent sur les monnaies. La banque centrale prête aux banques à 1% qui prêtent aux grands états à 3% qui prêtent aux autres dont la Grèce à 5%... Et à l’arrivée, ce sont les salaires, les pensions et la solidarité qui doivent payer !

Ils nous parlent de sécurité et de droits de l’homme pour justifier les moyens de surveillance policière et les interventions militaires, mais ils fabriquent partout un quart-monde qui devient dominant dans nos banlieues, organisent une économie parallèle sans règles et sans droits, dans laquelle les mafias et la corruption se répandent, avec l’exploitation des sans papiers parfois jusqu’à l’esclavage. Plus les "affaires" se multiplient dans la finance, la bourse, l’économie, la politique, plus ils nous montrent à la télé des crimes odieux, des actes barbares, des violences ethniques ou religieuses pour tenter d’empêcher que les peuples s’unissent.

Pas d’issue sans bousculer la bourgeoisie !

Ils nous mentent pour masquer ce qui se passe depuis la chute de l’URSS. La bourgeoisie de l’Ouest avait accepté un compromis avec le monde du travail pendant la guerre froide pour concentrer toutes ses forces contre les pays socialistes. A partir de leur victoire autour de 1990, leur priorité est redevenue celle de leur domination la plus brutale, partout et sur tous les sujets. Comme Marx le révélait aux peuples du monde dans le célèbre manifeste du parti communiste, l’histoire des sociétés est l’histoire des luttes de classes. Depuis 30 ans, les gauches européennes, y compris les partis communistes "mutés" font comme si le compromis était encore possible, comme si on pouvait "changer la vie" dans le cadre de la société capitaliste, comme si la révolution n’était plus nécessaire.

Mais il n’y a pas d’issue pour les peuples sans bousculer la domination de la bourgeoisie, sans imposer, par la force si nécessaire, que les intérêts des plus riches, des actionnaires, des rentiers, s’effacent devant l’intérêt général, l’intérêt des plus nombreux, ceux qui vivent ou survivent de leur travail ou de la solidarité.

Mais il n’y a pas d’issue pour les retraites, la santé, le logement, l’école, sans mettre en cause le partage des richesses créées par le travail. La mesure la plus radicale contre les spéculateurs et la finance, ce n’est pas de taxer les revenus financiers, c’est d’imposer une hausse généralisée des salaires, des pensions et des retraites, hausse qui fera disparaitre les revenus financiers ! Il n’y a pas d’issue en "négociant" les taux, les durées ou les pensions, pas d’issue sans refuser de créer encore des "vieux pauvres", des "travailleurs pauvres", des "sans droits", sans imposer la domination du salaire dans les richesses créées par le travail, une pension pour tous dès 60 ans, un revenu de solidarité décent quand la vie le rend nécessaire.

Mais il n’y a pas d’issue sans réduire massivement le temps de travail pour faire profiter tout le monde des gains gigantesques de productivité, pas d’issue sans que le peuple ne prenne en main les leviers de l’économie, pour décider ou et sur quoi investir, quelle industrie est nécessaire pour répondre aux besoins sociaux, de déplacement, de logement, d’environnement, d’éducation, de culture...

Mais il n’y a pas d’issue sans dire à ceux qui possèdent les dettes des états et qui spéculent contre nos conditions de vie "vous n’aurez plus un centime" ! Non seulement, il faut annuler les dettes scandaleuses des pays pauvres qui ont été fabriquées par le colonialisme, mais il faut refuser de fabriquer les fortunes financières de ceux qui possèdent les dettes des états, limiter leur rendement au taux du livret A, interdire les marchés dérivés inventés dans les années 80...

Mais il n’y a pas d’issue sans sortir de l’Euro, des institutions financières de l’Union Européenne, du FMI ou de la banque mondiale. Ces ruptures permettront d’inventer avec les pays du Sud une monnaie mondiale commune, non spéculative, outil de coopération mutuellement avantageuse entre états. Et si les USA, l’Angleterre et l’Allemagne se retrouvent face à un monde debout et solidaire, le rapport des forces sera redevenu en faveur des peuples.

Pas d’issue sans bousculer les institutions !

Nous savons tous que cela n’est pas possible en espérant que la prochaine élection crée l’alternance. Nous avons constaté que la gauche au pouvoir ne peut pas changer la vie ! Au Vénézuela, en Bolivie, en Equateur, ce sont des peuples debout, par millions dans les rues, qui poussent et permettent à des dirigeants de changer la donne, de s’opposer aux multinationales, de résister aux diktats des USA ou du FMI et même aux coups d’états !
Nous savons que si nos institutions gardent encore des traces des acquis sociaux et démocratiques du conseil national de la résistance, de la révolution de 1789, elles ont été profondément transformées. Finie l’égalité territoriale qu’imposait la république contre les provinces, ce sont désormais les régions qui sont mises en concurrence ! les communes vont perdre ce qu’il leur restait d’autonomie politique et de capacités financières, les députés ne peuvent plus dire "nous sommes ici par la volonté du peuple", 90% des lois sont désormais des directives de l’Union Européenne.

Avec l’élection du président de la république au suffrage universel, la 5eme république a clôturé le cycle ouvert en 1789, ouvrant la voie comme aux USA à un pouvoir technocratique au service des riches, brutal et violent contre les pauvres, incapable de porter l’intérêt général, l’amélioration des conditions de vie. Il n’y a pas d’issue dans ce cadre institutionnel, pas d’issue sans imposer une nouvelle constituante, sans bousculer toutes les technocraties et tous les lobbys qui font aujourd’hui l’essentiel du débat public.

N’ayons plus peur !
Le peuple grec nous montre la voie. Il n’a pas le choix ! Les dirigeants grecs, acceptant la soumission aux dirigeants européens et de la finance sont désormais les mercenaires chargés de faire le sale boulot, chargés d’organiser le casse du siècle contre les salaires. Et les dirigeants des autres pays regardent de près comment celà se passe, car ils savent qu’ils devront eux aussi mener une véritable guerre contre leurs peuples.

Sarkozy-Fillon commencent à accélérer la bataille en France. Réductions de dépenses, recule de l’age de la retraite et réduction des pensions, réforme des collectivités ne sont que des hors d’oeuvre...Nous ne devons pas attendre d’être face au mur pour nous mettre debout ! C’est en aidant tout de suite le peuple grec à résister à l’austérité que nous nous défendrons pour demain.

Partout, organisons-nous sous toutes les formes possibles, manifestons autour de revendications claires et simples, capables d’unir le peuple, dépassant les clivages politiciens et les compromis...

Pas un centime pour les spéculateurs !!

-suspensions immédiate des marchés dérivés, spéculatifs, monétaires
-sortie de l’Euro et refus des dikats du FMI et de l’Union Européenne
-une retraite décente pour tous à 60 ans
-un référendum d’initiative populaire contre les réformes
-une assemblée constituante pour imposer l’intérêt général contre les intérêts privés, pour une société socialiste, pour une nouvelle démocratie citoyenne !

Publié par Pam le 8 Mai 2010

ZONE EURO : LE CHANT DU CYGNE ?

Publié 8 mai 2010



Rien de moins harmonieux que le chant du cygne, c’est celui d’escrocs nous invitant au suicide en tablant sur notre incompréhension de ce qui se passe… La zone euro nous est apparu depuis longtemps comme un piège pour les peuples et une voie royale pour les monopoles financiarisés, une sorte de guerre interne et extérieure dont nous étions les misérables fantassins, tandis qu’en bonne logique elle rapportait à d’autres, on avait beau nous jouer la 9e symphonie, nous parler de paix et de démocratie et prétendre donner des leçons au reste de l’humanité, nous n’y croyions pas, il est vrai que nous étions minoritaires. Ce qui n’était que prédiction de mauvaise augure est en train de se mettre en place sous nos yeux, même les plus intéressés au maintien de la dite zone euro ne savent plus qu’en dire.

Ainsi Joseph Stiglitz,qui a par ailleurs le difficile rôle de conseiller officieux de Georges Papandréou (qui fut son élève à Princeton),ne sait plus à quel saint se vouer tant le plan d’aide à la Grèce est une sorte de corde qui soutient le pendu et de surcroît certains gouvernment de la zone euro n’ont pas envie de le valider, et jouent la montre en espérant/ craignant la déclaration de banqueroute.Les “marchés” n’ont qu’une idée: non seulement un tel plan organise la récession, ça ils s’en moquent mais les pays de la zone ne sont pas en situation d’en assumer un autre, qui de surcroît dans le cas de l’Espagne serait encore plus lourd. Par parenthèse, notons que l’Espagne a promis le renflouement partiel de la Grèce, mais avec quel argent et surtout pour qui in fine ?
Poursuivons les métaphores. Le marché c’est la marée noire dans laquelle les Etats de la zone euro euro sont englués comme de vulgaires cormorans, surtout qu’ils se sont eux-mêmes amputés en livrant leur destin à une banque “indépendante” , la BCE. La zone euro, l’euro lui-même resisteront-ils à cette nappe mortifère ?
Soyons clairs si l’on peut l’être dans cette visqueuse situation, la zone euro est déjà en train d’éclater, puisque sous la pression des marchés il y a déjà deux zones, de basse et haute pression, les capitaux que l’on injecte en grèce repartent déjà à la recherche du profit vers les pays “stables”, préteurs, comme l’Allemagne et la france, qui peuvent emprunter à des taux “prix d’ami”, comme jamais, pourquoi s’en priveraient-ils quitte à faire croître leur dette ? Quitte à ce que Fillon nous explique que la dette est mortelle, mais ces hypocrites savent bien que tout discours et mesure musclée de rigueur favorise l’afflux des prêts de capitaux. En fait, la spéculation s’engouffre chez nous et exige des gages pour déverser les capitaux dont d’autres pays sont privés, y compris la Grèce où ceux que l’on déverse partent aussitôt.
Est-ce que vous avez compris qui paye et à qui ça rapporte ? Et jusqu’où vous voulez aller ! jusqu’à quel fin de vos droits. Celui ou celle qui vous raonte qu’il faut sauver ce machin là est soit vendu, soit imbécile, ou les deux…

Danielle Bleitrach

jeudi 6 mai 2010

COUPS DE PIOCHE. (SUITE)

LA PENSÉE DU JOUR , de Jean Jacque ROUSSEAU 
L'ARGENT QU'ON POSSÈDE EST CELUI DE LA LIBERTÉ,
CELUI QU'ON POURCHASSE EST CELUI DE LA SERVITUDE.
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LA NUIT DU FOUQUET'S
6 MAI: anniversaire de l'élection de Sarkozy et de sa présidence bling-bling, avec une brochette de personnalités people qui peuvent dire merci au champion des "réformes": Christian Clavier, dont la villa corse sera protégée par 15 gendarmes, -Vive la République de l'ÉGALITÉ Républicaine-, Jean Réno, aidé par le même "ami" dans la promotion de son dernier film, Arthur, artiste de "gôche", qui était dans les bagages du même à Israël, s'est illustré dans son soutien inconditionnel à l'état guerrier, après avoir fait annuler un spectacle lors duquel des militants pacifistes voulaient protester contre les bombardements de GAZA, Bernard Laporte, actionnaire des casinos, qui a défrayé la chronique pour des affaires financières douteuses, et son compère Charvet.....Symbole des "exilés fiscaux", Jonnny, lui, continue de planquer son fric en Suisse, le bouclier fiscal lui paraissant sans doute insuffisant pour lui permettre de préserver sa fortune. Le ministre Baroin, lui, a réussi à convaincre sa compagne Michèle Larroque de déclarer ses revenus en France, après un exil de 10 ans aux USA.

APRÈS LA GRÈCE: ESPAGNE, PORTUGAL, FRANCE, QUI VA TRINQUER ?

Le gouvernement socialiste Grec reprend à son compte une phrase célèbre d'Alphonse ALLAIS: " Il faut prendre l'argent où il se trouve, c'est à dire chez les pauvres. Bon, d'accord, ils n'ont pas beaucoup d'argent, mais il y a beaucoup de pauvres".
Le super plan d'austérité "imposé" - ah ! le juste mot - aux Grecs par le docteur Strauss-Khan, l'UE, et le FMI, ne trouve comme par hasard aucun écho défavorable dans la "grande" presse, ni en Grèce, ni en France, ni dans le reste de l'Europe: les médias sont bien partout et toujours  au service du capitalisme ou du libéralisme, comme il plaira à chacun d'appeler ce système économique qui frappe toujours le porte-monnaie des plus pauvres et de ceux qui n'ont rien.  Qui va souffrir en effet de la hausse de la TVA, des baisses de salaires, du gel des embauches, des licenciements dans les domaines de la santé et de l'éducation, du départ à 67 ans en retraite, si ce n'est les plus pauvres? Pourquoi aucune mesure annoncée par le gouvernement socialiste grec ne concerne les grosses fortunes, ces prédateurs qui volent chaque année au fisc grec 20 milliards d'euros? ( 324 résidents d'Athènes ont déclaré une piscine, un survol aérien les évalue à 16.974 !!!)
Il y a mieux: En janvier, 5 milliards d'euros, en  février, 3 milliards, en mars, 6 milliards d'euros, ont été transférés des banques grecques vers la G.B., la Suisse, Chypre: comment expliquer le silence entretenu sur ces mouvements de fonds? Les grandes fortunes planquent leur fric, et les pauvres vont payer la note! C'est pas moral, çà?

DSK ....RÉFLÉCHIT !

C'était ces jours-ci à Paris, un dîner privé.  Un dîner des grands, dont Libé a fait son évènement. Une cène, avec autour de la table, les apôtres choisis par Lui. L'un d'eux ose enfin la question, en fin de repas:" Nous comprenons que c'est un choix difficile, et personnel. Qu'est-ce que tu peux nous dire"?
Réponse de l'intéressé:" Je suis encore dans une phase de réflexion, mais si on vous pose la question, dites que je réfléchis".
Et Libé titre en une, aussitôt: : " Le jour où DSK s'est décidé".
Mais attention, DSK aurait prévenu :" Je ne veux pas que cette réunion soit rendue publique "!
Eh bé, putaing! ! Qu'est-ce que çà serait  autrement!!

LA GRÈCE PLONGE....

.... Mais la planète boursicoteuse se réjouit déjà, se frotte les mains: quand il y a du fric à se faire, c'est toujours sur le sacrifice des mêmes, les peuples moutons. Un dernier coup de fil à l'oncle Sam, puis à DSK, et on pourra passer après, la mains sur le coeur, aux Ibères. Puis aux Portugais, aux Français, dont la dette, s'élève à 120 milliards, beaucoup plus que la dette grèque. Qui peut imaginer que nous serons tôt ou tard épargnés?  Et tant pis si le remède va tuer le malade, les boursiers finiront au Panthéon, dans l'ordre logique des choses de ce monde "libéral", le capitalisme financier sera sauvé, jusqu'au prochain désastre social et humain....
A moins que ... à moins que...la solidarité finisse à reprendre le pas sur l'égoïsme, la cupidité, les systèmes déconnectés des  intérêts humains  planétaires. Rêvons !
Il faudra bien pourtant réapprendre à vivre pour bien vivre.