dimanche 4 mars 2018

PAROLES DE CHEMINOT NANTI: 1285,94 EUROS MENSUELS


JACQUES TOURTAUX, CHEMINOT « NANTI » PERCEVANT UNE RETRAITE MENSUELLE DE 1285,94€ APRES 30 ANNEES DE SNCF



TOUS ENSEMBLE LE 22 MARS À PARIS !

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JACQUES TOURTAUX, CHEMINOT « NANTI » PERCEVANT UNE RETRAITE MENSUELLE DE 1285,94€ APRES 30 ANNEES DE SNCF

Je suis cheminot retraité. 30 ans de boîte.
Dirigeant de manoeuvre, j'ai trimé durant 30 années aux boulots les plus durs et les plus dangereux. De nombreux camarades de travail tués en service.
Travail en horaires décalés, dehors par tous les temps, de jour comme de nuit en 2X8, en 3X8 et comme agent "disponible", c'est-à dire en remplacement d'agents à tout moment sur différents postes. Travail également les dimanches et fêtes.
A 52 ans, mis à la retraite pour Invalidité. « Vous êtes un homme usé par le labeur », m'a dit le médecin-chef de région.
Voilà ce que fut ma vie professionnelle de cheminot "nanti" pour une retraite mensuelle de misère de 1285,94€.
Nous avons souvent fait grève, des grèves dures pour de meilleures conditions de travail et de sécurité notamment mais aussi pour l’augmentation de nos salaires parmi les plus bas en France.  
Il faut soutenir les combats de nos camarades cheminots actifs car la prochaine grève pour la défense des conquêtes sociales dans notre corporation va être très dure et j’espère bien qu’elle va entraîner nombre d’autres travailleurs à prendre le train des luttes comme ce fut le cas victorieux en 1995 et pourquoi pas refaire un Mai 68, où par notre grève exemplaire et mémorable, nous avons arraché une forte hausse de salaire et d'autres revendications.
Cette lutte pour la défense d'un service public de qualité concerne tous les usagers du rail et l'ensemble des citoyens de France parce que le putschiste Macron, président de la ripoublique, a dans son viseur les deux autres grands services publics que sont notre hôpital public et notre Sécurité Sociale.
La direction de la SNCF, couchée devant toutes les gouvernances successives, oeuvre à la destruction de l’outil de travail ferroviaire, du grand service public National qu’est encore la SNCF.

Jacques Tourtaux
Militant CGT Lutte de Classe.

ENTRER EN RÉSISTANCE !!!



Entrer en résistance

Le gouvernement des riches, par et pour les riches, accélère le rythme de ses attaques pour provoquer une rupture générale avec les acquis de deux siècles de luttes.
Avec un cynisme sans faille, il applique à la lettre le programme de ses maîtres du MEDEF et de l'UE afin de renforcer les profits des plus grands groupes privés et de briser tous les liens de solidarité collective pour imposer le cauchemar néo-libéral fait d'individus « auto-entrepreneurs de leur vie » en concurrence permanente. Sauf pour les plus puissants bien sûr, bien à l'abri de leurs fortunes et de leurs lois.

Après la casse du Code du travail par ordonnances et la généralisation des « ruptures conventionnelles » qui entraînent déjà une explosion des licenciements dans des entreprises gavées par ailleurs de subventions publiques, après la réduction du pouvoir d'achat des salariés et des pensionnés, après l'étranglement accéléré des hôpitaux publics, après la casse du bac national et la mise en concurrence libre et non faussée des étudiants pour l'accès à l’université, après l'apprentissage sous contrôle patronal direct , après la braderie de fleurons industriels comme Alstom et STX, avant les retraites et la sécu, c'est au tour des services publics au sens large d'être dans la ligne de mire.

Il s'agit bien sûr d'ouvrir des nouveaux champs de profits aux grandes entreprises privées mais aussi d'en finir avec un des piliers de la Nation française construit par l’intervention des travailleurs en 1936 et 1945 : SNCF et Fonction publique statutaire. Au menu donc : projet de privatisation de la SNCF et de casse des statuts en application du 4ème paquet ferroviaire européen imposant l'ouverture à la concurrence du trafic voyageur ; « programme action publique 2002 » prévoyant 120000 suppressions de postes, abandons de mission et privatisations, recrutement de contractuels et casse des statuts…

Cette guerre sociale est accompagnée d'un pilonnage idéologique de grande intensité de la part des médias aux mains et aux ordres des principaux groupes capitalistes. Aucun mensonge n'est de trop pour célébrer le « courage » de Macron (fort avec les opprimés, mais rampant devant ses maîtres de Davos et Versailles…) et pour stigmatiser les « gens de rien » se vautrant dans les « privilèges ». Inversant plus que jamais les significations au moyen d’une novlangue digne d’Orwell, le totalitarisme médiatique désormais bien en place vise à faire passer la démolition générale pour un progrès de la justice et de la modernité : augmenter la CSG et détruire la cotisation patronale « pour soutenir le pouvoir d'achat », fermer des hôpitaux « pour sauver la santé », fermer des écoles « pour sauver l'École », développer la précarité et les licenciements « pour sauver l'emploi », gonfler les dépenses d’armement et multiplier les interventions militaires « pour sauver la paix », fliquer les syndicalistes, les réseaux sociaux, les migrants « pour sauver notre démocratie »…

Toutefois, la réalité est plus forte que les discours qui la travestissent et le ras-le-bol monte dans le monde du travail écrasé par une poignée de financiers. De fait, les luttes se multiplient depuis le début de l'année  : grèves dans le privé contre les suppressions d'emplois ou pour des augmentations de salaires, grèves dans les départements contre les fermetures de classes et d'école notamment en milieu rural, grèves dans les EHPAD, actions des retraités, grève dans les trois Fonctions publiques le 22 mars et grève qui s'annonce chez les cheminots contre les projets du gouvernement…

Dans ce contexte, la journée du 22 mars peut être décisive pour la suite puisqu' autour de la grève des Fonctions publiques convergent la mobilisation des universités, la manifestation nationale des cheminots mais aussi les appels des fédération CGT du commerce et mines-énergie.

Il va sans dire qu'il faut assurer la plus grande réussite de cette journée du 22 mars mais qu'à elle-seule, elle ne suffira pas. L'expérience des nombreuses luttes perdues au niveau national depuis vingt ans le montre : les journées d'action séparées les unes des autres sans construction d'une lutte durable, convergente qui associe différentes formes d'action (grève reconductible, blocage des profits, manifestation nationale monstre à Paris…) ne peuvent déboucher que sur la victoire de notre adversaire de classe.

La responsabilité de la CGT et de la FSU, qui se réclament du syndicalisme de lutte et de la Charte d’Amiens, est grande pour tirer les leçons de ces dernières années et pour fédérer les salariés du public, ceux du privé, les retraités, les étudiants, les travailleurs ubérisés, les chômeurs qui ont tous le même ennemi : l'oligarchie financière représentée aujourd'hui par Macron et l'UE.

Elles doivent cesser toute temporisation pour s'engager clairement dans la construction du rapport de force en veillant à combattre les divisions et autres méfiances inter-catégorielles. Une défaite des cheminots, partie la mieux organisée du prolétariat français, serait une porte grande ouverte pour écraser sans fin la France des travailleurs à l’instar de ce qui s’est passé en Angleterre quand Thatcher a réussi à isoler et à écraser les mineurs.

Mais le rapport de force ne pourra se construire seulement par « en haut ». Il faut que les masses populaires entrent en résistance comme elles ont su le faire en d'autres temps, qu'elles se lèvent dans un sursaut général de la jeunesse et des travailleurs permettant de contrer le « blitzkrieg » du banquier Macron et d'ouvrir des perspectives offensives de changement de pouvoir et de société.

La régression sociale et démocratique n'est pas une fatalité. Elle est imposée par un système qui ne plus plus promettre que la barbarie en l'appelant modernité, et dont l’UE est l’arme létale continentale.
Mais personne n’est « légitime » pour détruire les conditions de vie d’un peuple et rien n’est plus légitime, en démocratie, que de « mettre le monde du travail au cœur de la vie nationale », ainsi qu’y invitait le programme du CNR intitulé « Les Jours heureux ».

Contre la guerre-éclair déclarée à la Nation populaire, salariés du privé et du public, cheminots, enseignants, étudiants, retraités, chômeurs, travailleurs de Ford-Blanquefort de Carrefour, de Bricodépôt, de PSA, de STX et d’Alstom, tous ensemble nous avons la force de les faire reculer !

Front Syndical de Classe, 3 mars 2018

samedi 3 mars 2018

LE PEN, POÈTE POPULAIRE?



Dans son livre « fils de la nation »-, le Pen père qualifie le rap de «  attaque barbare contre la poésie populaire »!!!!(sic)
Dans la bouche de cet éminent « poète de la gégène », spécialiste de la torture en Algérie durant les « opérations de maintien de l’ordre » entre 1954 et 1962 , comme le gouvernement Français désignait à l’époque la guerre d’Algérie, où il nous envoyait passer 27 mois de notre service militaire - de notre jeunesse perdue, saccagée- pour « casser du fellh », « mater les bougnoules », « buter les melons », même certains appelés s'en sont vantés, le terme de «  barbare » me paraît valoir son pesant de cacahuètes. Parce que torturer les prisonniers arabes ET européens comme le firent les paras de l’armée française à la villa Susini et partout ailleurs dans toute l’Algérie constituait un acte éminemment poétique. Raffiné !!! Comme ils assassinèrent par exemple Claude AUDIN, un jeune mathématicien Français père de trois enfants qui jamais au grand jamais au cours de sa trop courte vie n’accomplit un acte violent, n'eut jamais une arme, que son intelligence, à opposer justement au colonialisme criminel et à sa barbarie. La vie d’un être humain n’avait aucun sens, aucune valeur, pour les barbares à l’œuvre en Algérie, je parle des européens donneurs de leçon, et à ce sujet je garde en mémoire jusqu’à ma mort les noms et le récit que nous firent de leurs exploits dès notre arrivée à Béni Messous de deux « camarades de la classe 59 2A» originaires d’Alger : avec force détail, en riant, comme s’il s’était agi d’un jeu banal, ils nous racontaient comment ils balançaient des arabes VIVANTS, selon leur propre expression, depuis les fenêtres du Gouvernement Général d’Alger ! Des êtres humains VIVANTS, qui s’écrasaient plus bas sur le sol, devant un parterre de témoins ravis !
Si ce n’est pas du fascisme, comment peut-on appeler ces crimes ?
Alors, quand j'entends le terme de barbare dans la bouche de le Pen, je ne puis m'empêcher de repenser à ses crimes et aux crimes abominables perpétrés par la France  partout en Afrique et dans le monde, encore AUJOURD'HUI dans la Françafrique vérolée  et couverts par l'état français.
Quand pourront-ils enfin un jour les uns et les autres, les colonisateurs et leurs complices, regarder la vérité en face, et mettre un terme à leurs crimes qui nous déshonorent?   Avec un brin de sagesse, d'ailleurs, l'Algérie aurait pu rester un pays frère, dans lequel auraient pu continuer de vivre en paix la plupart des "pieds noirs" de condition modeste! Les tueurs de l'OAS , les amis de le Pen, ne l'ont pas voulu.
Vous croyez pour çà que j'aime le rap? Peut-être aussi pensez-vous que j'ai de la sympathie pour les petites crâpes qui font régner la terreur dans nos cités? Je n'aime pas  le rap, çà n'est pas ma culture, mais j'ai surtout horreur des crapules qui vivent du gangstérisme, de la drogue, des armes. 
Et là, il y a beaucoup pas faire, mais pas avec la démagogie du Fn


 
 L'INIMITABLE  SOURIRE DU POÈTE DE LA GÉGÈNE

vendredi 2 mars 2018

DANS LES STARTING-BLOCKS !

SNCF : COMMUNIQUE UNITAIRE DES ORGANISATIONS SYNDICALES CGT, UNSA, SUD-RAIL, CFDT

DANS LES STARTING-BLOCKS !

Communiqué unitaire

 | Espace presse
Les organisations syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT se sont réunies le 27 février 2018.
Ensemble, elles ont confronté leurs analyses des annonces faites par le Premier ministre le lundi 26 février dernier.
Le gouvernement fait le choix de reprendre de nombreuses propositions du rapport Spinetta.
Elles expriment unitairement un large rejet des mesures et de la méthode annoncées qui, si elles étaient inscrites dans la loi, porteraient un coup sévère au service public ferroviaire.
Les organisations syndicales ont convenu de se rendre aux concertations organisées par le gouvernement dans les prochains jours pour porter leur refus du démantèlement du service public ferroviaire et du recours aux ordonnances.
Une Démarche de Concertation Immédiate unitaire (alarme sociale) a été déposée ce jour et un courrier unitaire va être adressé au ministère des Transports.
Une nouvelle interfédérale se tiendra le 15 mars prochain à l’issue du conseil des ministres et de la présentation du projet d’entreprise.
Les organisations syndicales décideront alors des suites à donner au processus revendicatif unitaire afin de préparer une riposte à la hauteur des attaques.
Si le gouvernement devait choisir le passage en force, elles appelleraient les cheminots à agir par la grève et le Premier ministre porterait alors toute la responsabilité du conflit dur qui s’en suivrait!

POUR NOTRE SANTÉ, DE BONNES NOUVELLES DE NOS ABEILLES


La nouvelle vient de tomber, et je te tiens à la partager avec vous en avant-première : l’intégralité des amendements que nous avons fait déposer au Parlement européen, pour protéger l’abeille locale et faire interdire les pesticides tueurs d’abeilles, ont été votés par les eurodéputés !

C’est une victoire exceptionnelle, pour l'abeille noire et les autres abeilles locales européennes, pour les apiculteurs qui prennent soin d’elles, pour les scientifiques qui tiraient la sonnette d’alarme depuis si longtemps sans être écoutés par les responsables politiques, et pour tous les citoyens qui se sont mobilisés, encore et encore, pour exiger la protection de ces petites butineuses indispensables à notre environnement et notre chaîne alimentaire.

Ici chez POLLINIS, c’est l’effervescence : avec l’adoption de ces amendements, ce sont des mois et des mois de travail acharné qui sont enfin récompensés !

Ces derniers jours ont été d’une intensité peu commune pour notre petite équipe. Notamment pour Fanny, Marion et Valentine, du Pôle Abeilles, qui n’ont pas lâché leur téléphone depuis une semaine, appelant coup sur coup chacun des 751 députés européens qui siègent dans l’hémicycle pour les convaincre de soutenir et voter nos amendements.

Merci à Hacène de POLLINIS qui a entraîné toute la petite équipe derrière lui, merci aux membres de la Fédération européenne des Conservatoires d'abeille noire et à tous les scientifiques et associations qui se démènent depuis des années pour sauver les abeilles locales, et qui ont bien voulu harceler les membres du Parlement européen avant le vote – une magnifique coalition de 40 organisations engagées dans la protection des pollinisateurs, de scientifiques et d’apiculteurs partout en Europe, qui ont interpellé et rallié les députés à leurs arguments !

Merci surtout à vous qui vous êtes mobilisé aux côté de l'équipe, et aux centaines de milliers de membres de POLLINIS qui ont fait la différence avec leurs pétitions et leurs incessants rappels à l'ordre adressés aux politiques.

Un énorme merci à l’équipe pour ce travail de titan, qui a permis de mettre, un par un, suffisamment de députés de notre côté pour obtenir le vote de ces amendements salutaires pour les abeilles et la nature.

Il y a encore une semaine, la bataille était loin d’être gagnée.

Nos amendements demandant la protection de l’abeille locale avaient été retoqués par les députés de la Commission Agriculture, et il restait peu d’espoir de les réintroduire avant le vote final du texte…

… mais c’était sans compter sur la ténacité de la petite équipe du Pôle Abeilles, qui a réussi, à force de les harceler de mails et de coups de fil, à convaincre 86 députés de déposer l’amendement in extremis – seulement un quart d’heure avant la clôture !

Pour rallier les autres, il a fallu batailler et organiser en parallèle une gigantesque mobilisation des citoyens pour qu’ils sentent la pression monter : et ça a fonctionné !

Aujourd’hui, l’ensemble de nos amendements demandant la protection juridique de l’abeille locale et la fin des néonicotinoïdes tueurs d’abeilles en Europe a été voté.

Avec notre amendement StopNeonics, nous avons obtenu grâce à vous et aux centaines de milliers de signataires des pétitions adressées aux députés, un engagement ferme du Parlement européen demandant officiellement l'interdiction totale de TOUS les néonicotinoïdes en Europe !

C’est une avancée extraordinaire dans notre lutte pour débarrasser nos territoires des pesticides tueurs-d'abeilles. Et je voudrais vous remercier encore pour ça, vous et toutes les personnes qui se sont mobilisées aux côtés de POLLINIS pour pousser les députés à adopter nos amendements. Et tout particulièrement les membres donateurs de POLLINIS, sans qui tout ce travail n’aurait jamais abouti.

C’est parce que des personnes profondément engagées dans le combat pour la protection des abeilles nous soutiennent financièrement, que notre petite équipe qualifiée et ultra-motivée peut agir efficacement et obtenir de belles victoires.

Sans ces personnes, POLLINIS n’existerait pas. Et il n’y aurait eu personne, au Parlement européen, pour demander la protection des abeilles comme nous l’avons fait.

Alors, fêtons ensemble cette victoire, et encore un grand merci !

Bien cordialement,

Nicolas Laarman
Délégué général de POLLINIS

POLLINIS est une association loi 1901 qui se bat pour la protection des abeilles et des pollinisateurs sauvages en militant notamment pour un modèle agricole sans pesticide en Europe. Nous garantissons notre liberté de parole et d’action en étant totalement indépendants de toute entreprise, syndicat, groupement ou parti politique. Nos actions sont financées exclusivement par les dons des citoyens : si vous souhaitez nous soutenir, cliquez ici