dimanche 1 juillet 2018

Cinq ans après ses révélations, Snowden évoque l'espionnage des données : «Maintenant nous savons»

© Dagens Nyheter/ Lotta Hardelin Source: AFP
Edward Snowden interviewé par un média suédois à Moscou en 2015.

A l’occasion de la date anniversaire de ses révélations il y a cinq ans, le lanceur d'alerte Edward Snowden s'est exprimé sur la surveillance de masse et les avancées permises par les données dérobées à la NSA.
Recherché par les Etats-Unis et exilé en Russie, le lanceur d'alerte Edward Snowden est toujours aussi convaincu du combat qu’il a mené. Il y a cinq ans, il a fui les Etats-Unis afin de dévoiler le scandale des pratiques d'espionnage des citoyens par l'Agence nationale de la sécurité (NSA). Cinq ans plus tard, il s'est confié au quotidien britannique The Guardian, média qui avait publié le premier article sur ces révélations fracassantes.
Le gouvernement et le secteur privé pariaient sur notre ignorance. Mais maintenant, nous savons
Selon lui, ses révélations sur les données aspirées par le gouvernement américain ont eu des répercussions, n’en déplaise aux esprits chagrins qui estiment qu’elles n’ont pas eu d’effet.
«Les gens prétendent que rien n’a changé, qu’il y a toujours de la surveillance de masse. Ce n’est pas comme cela que l’on évalue le changement. Souvenez-vous du contexte avant 2013 et rendez-vous compte de ce qu’il s’est passé depuis. Tout a changé», estime au contraire le lanceur d'alerte. Le point clé est selon lui la prise de conscience générale. «Le gouvernement et le secteur privé pariaient sur notre ignorance. Mais maintenant, nous savons. Les gens sont au courant désormais. Ils sont toujours impuissants à arrêter le phénomène mais on essaie de le faire. Les révélations ont rendu le combat plus égalitaire», juge-t-il.
 Les révélations ont rendu le combat plus égalitaire
Les acteurs du numérique reconnaissent que cette véritable bombe a accéléré la mise en place de la protection des données et de la confidentialité des communications, par exemple sur la messagerie Whatsapp qui a fini par encrypter les envois de ses utilisateurs.

Un lanceur d'alerte angoissé mais convaincu de sa mission

Edward Snowden revient sur le jour où tout a basculé, alors qu’il s’était réfugié depuis le 20 mai 2013 dans une chambre d’hôtel à Hong Kong, juste après avoir transmis les informations à des journalistes qui s'apprêtaient à les publier. «C’était angoissant mais c’était libérateur», a-t-il confié au Guardian. «J’avais un but en tête. Il n’y avait pas de retour en arrière possible», révèle-t-il.
Aujourd'hui, il ne regrette pas sa vie tranquille d’employé de la NSA. «Si j’avais voulu être en sécurité, je n’aurais pas quitté Hawaï», explique-t-il. Mais il estime qu’il a joué son rôle, et peut désormais s’adonner à une vie plus tranquille. Actuellement, il développe des outils pour aider les journalistes à protéger leurs sources. «Je ne pense pas avoir été plus accompli que maintenant», conclut le lanceur d’alerte en exil.
J’avais un but en tête. Il n’y avait pas de retour en arrière possible
Les Etats-Unis souhaiteraient traduire en justice l'ancien contractuel de la NSA réfugié en Russie pour espionnage et vol de propriété gouvernementale depuis la divulgation aux journalistes par ses soins d’un grand nombre d’informations secrètes en juin 2013.
Il avait volé ces données ultraconfidentielles à l’aide d’une clé USB. Entré en contact avec des journalistes, il a divulgué ces informations au fur et à mesure et les premiers articles concernant les activités d’espionnage de la NSA sont parus début juin, provoquant la furie des autorités américaines. En tout, 1 700 000 documents auront été dérobés et dévoilés par Edward Snowden, ce qui en fait la plus importante fuite de données de l’histoire du renseignement américain.
La Russie lui a accordé l’asile pour un an en août 2013. Un an plus tard, il a reçu un titre de séjour russe valable pour trois ans, qui a été renouvelé en janvier 2017.
Lire aussi : Lire aussi : «Arrêtez de violer la p****n de loi» : Snowden répond aux patrons du FBI et de la NSA 
Lire aussi : Un micro de la CIA dans chaque iPhone, c'est un problème ? Que nenni, le problème, c'est la Russie
Selon le porte-parole du bureau du directeur du renseignement national, Timothy Barrett, la publication de ce rapport s'inscrit dans le cadre de l'USA Freedom Act, adopté en 2015, après les révélations du lanceur d’alerte Edward Snowden sur les dispositifs de surveillance mis en place par les autorités américaines et britanniques. Cette loi limite les pouvoirs de collecte d'informations personnelles de la NSA.
+ O,7% pour les allocations chômage: du pognon de dingue toujours pour les riches et le patronat



Les Dalton du chemin de fer

Publié le 1 Juillet 2018

Pepy dans le role d'Averel 
Borne est Ma Dalton
Lemaire est ...Lemaire
Touthenmakron est Joe
Les Dalton du chemin de fer

RETENUE DES JOURS DE GRÈVE : LE DIRECTOIRE SNCF AVAIT FAIT LE CHOIX DE L’ILLÉGALITÉ !

Aux cheminots des fonctions RH

(et pour info à la population -note de CleR))

 | Action à partir des 3 et 4 avril 2018
Le tribunal de Bobigny vient de déclarer illégal le cumul des séquences de grève pour la retenue des repos, dans le cadre des préavis déposés par la CGT, l’UNSA et la CFDT.
Cette décision exécutoire à titre provisoire impose à la direction de rembourser aux cheminots les sommes indûment prélevées, même si, fidèle à son esprit revanchard, le directoire a décidé de faire appel.
C’est la victoire de la justice sur la volonté d’empêcher par tous les moyens les cheminots de participer aux différentes périodes de grève.
Cette décision de justice libère également tous les responsables RH et leurs équipes de la contrainte dans laquelle la direction les avait enfermés, en les obligeant à appliquer une mesure qu’elle savait illégale (un jugement pour un précédent conflit avait déjà été rendu en ce sens) et d’une dureté inédite, de nombreuses familles étant mises de ce fait en grande difficulté.
De nombreux RH avaient très mal vécu cette injonction aussi bien du point de vue de l’éthique professionnelle que sous l’angle purement humain. Certains même s’étaient purement et simplement refusés à obéir et appliquer cette mesure de petits et mauvais joueurs.
L’autoritarisme de premiers dirigeants qui ne supportent pas la moindre opposition à leur politique de mépris du personnel et de destruction des services, est un fait connu de tous. Et tous connaissent les chantages et les pressions dont ils sont coutumiers pour garder « leurs » cadres dans le rang. Une fois de plus, les Comex ont fait jouer un rôle aux dirigeants dans les établissements qui n’est pas le leur.
La DRH du GPF a établi de nombreuses notes dont elle connaissait le caractère illégal. Le gouvernement avec les préfets, ont été jusqu’à faire pression sur l’inspection du travail afin qu’elle cesse de rendre des avis pour reporter la décision de justice après le conflit.
L’UFCM-CGT salue cette décision de justice. Elle salue également toutes celles et tous ceux qui ont résisté à cette mesure inique. Les personnels qui ont mal vécu l’obligation de se mettre en dehors des bornes de la loi, de ne respecter ni le droit de grève et syndical, ni leurs collègues engagés dans le mouvement, se voient maintenant en situation de réaliser leurs missions dans un esprit conforme à la loi et à l’éthique (cette valeur tant prisée par nos hauts dirigeants).
A l’appui de cette décision, l’UFCM-CGT invite l’ensemble des maîtrises et cadres à se mobiliser de nouveau ! Malgré le vote d’une loi idéologique qui ne règle en rien les problèmes de la production quotidienne, il reste encore 80 % de la réforme à écrire (ordonnances, décrets, CCN, entreprise…). Ils seront essentiels pour nos conditions sociales, celles des futurs cheminots et pour la qualité du travail.
Note de ma pomme: 
Celles et ceux qui ont voté - pardon, qui se disent ou se croient de gôooche !!!, les autres, pour qui c'était leur candidat naturel, c'était leur choix, et je le respecte, - pour ce banquier énarque forcément de droite immodérée, vont-ils enfin reconnaître dans quel immense bourbier ils ont précipité nos conquêtes sociales? 
Que ce type est un monarque plus proche des "démocrates" d'Europe de l'Est, des princes et des rois du pétrole, que des conditions de vie des Français les plus modestes, les plus misérables?
Il est vrai qu'en matière de pognon dingue, il est des priorités que le bas peuple ne pourrait déceler: cent km en avion, çà coûte presque rien, piscine, vaisselle de Sèvres pour leurs majestés, c'était d'une urgence.... Nous sommes si riches!    
Ne parlons pas de sa cour de godillots qui honteusement lui laisse les pleins pouvoirs, pour tout, en matière de massacre des lois sociales, et notamment pour encore bombarder des pays étrangers où l'histoire nous a pourtant appris que la guerre des riches chez les pauvres  était la pire des erreurs. 
Ne parlons même pas de leurs crimes! Un sentiment inconnu chez ces extra terrestres qui ont même séduit dès le premier tour des prétendus communistes. Duclos! Vaillant Couturier! Casanova! Waldeck Rochet : ....Réveillez vous  !!!!Des cocos ont mis aux rênes du pouvoir un petit Bonaparte jupitérien, et rien pour arrêter ses caprices de milliardaires !!!!!

samedi 30 juin 2018

MARX, L’ÉCOLOGIE, LE CAPITALISME ET LES BALEINES

vendredi 29 juin 2018
Par
Auteur de « Ne soyons pas des écologistes benêts », éd. Mille et une nuits, 2010.
C’est en 1866 que le mot « écologie », la science des rapports des organismes avec le monde extérieur, proposé par le biologiste allemand Ernst Haeckel, entrait dans la littérature scientifique1. Pour placer le cadre dominant de l’époque, la conquête coloniale du globe s’achève, les sociétés européennes sont en pleine expansion industrielle, mais sous cette belle assurance du progressisme dominant, se manifestent déjà des inquiétudes sur les effets dévastateurs de l’industrialisation.
Il n’en demeure pas moins que la tendance générale est de considérer la science comme toujours apte à régler positivement des contradictions jugées passagères. Ainsi le chimiste allemand Justus von Liebig2, théoricien de la chimie agricole, publie en 1840 un traité de la Chimie organique appliquée à la physiologie végétale et à l’agriculture et décrit le fonctionnement des cycles chimiques, notamment de l’azote et du phosphore qui président à la fertilité des sols. Karl Marx, comme le rappelle John Bellamy Foster3, s’appuie sur les travaux de Liebig pour analyser la production agricole capitaliste en Angleterre qui épuisait la fertilité des sols. Ainsi, pour compenser l’appauvrissement que le système de production agricole faisait subir aux sols, l’Angleterre importait comme engrais, dans un premier temps de plus en plus d’ossements, y compris ceux laissés sur les champs des batailles napoléoniennes, avant d’importer dans un second temps le guano péruvien qui s’avérait être une ressource peu chère capable de remplir les même fonctions nutritives. Ces ressources très rapidement épuisées révélait la fragilité intrinsèque d’un tel système et ouvrait la voie au développement industriel des engrais synthétiques. Les observations de Marx, suivies d’autres, ajoutent une perspective environnementaliste au changement social, permettant plus une critique socio-écologique plus large de la société capitaliste.
Un second exemple permet de mesurer la logique productiviste et destructrice d’un système qui ne peut, par sa nature même, respecter les ressources naturelles de la planète. Les ressources océaniques sont d’accès libre et elles ont presque toujours été utilisées à l’excès4. La chasse à la baleine en est un cas exemplaire. Les baleines ont connu une existence paisible pendant des millions d’années, ayant peu de prédateurs. La chasse a commencé à l’époque préhistorique et s’est poursuivie sur un mode quasi identique (poursuite de la proie et harponnage de l’animal) jusqu’au 19ème siècle. Les Vikings et les Basques furent les pionniers de cette chasse en pleine mer, mais certaines indications suggèrent que les japonais ont pratiqué cette chasse mille ans avant les Basques. La révolution industrielle a accéléré le rythme de la chasse à la baleine, l’huile de cachalot servant de lubrifiant pour les machines et les fanons trouvant de multiples usages dans les corsets, parapluies et haubans. En 1860, les espèces les plus faciles à capturer avaient pratiquement disparu. La chasse se porta sur les espèces boréales vivant en mer de Béring. Les campagnes d’extermination menées par les Américains en 1890 amena la famine parmi les populations locales Aléoutes et Tchouktches. Les espèces survivantes appartenaient au groupe des rorquals (grandes baleines à fanons, notamment la baleine bleue le plus grand animal dans l’histoire de la vie de la planète) dont la nage est trop rapide pour une poursuite en canot à rames5. La relance de la chasse à la baleine fut redevable à Svend Foyn, capitaine norvégien d’un baleinier, qui mit au point la technique du canon-harpon qui permet de lancer des grenades explosives sur les baleines. Le carnage reprit de plus belle avec une seconde innovation technologique, concevant l’installation d’une rampe de soute sur un baleinier et permettant de hisser à bord une baleine bleue de 100 tonnes, de la dépecer, rendant ainsi possible le concept du bateau-usine. Le carnage devenait rentable et de nombreux pays y prirent part :Grande-Bretagne, Norvège, Argentine, États-Unis, Danemark, Allemagne, Japon, URSS. La cuisson de l’huile de baleine donne comme sous-produit de la glycérine, nécessaire à la fabrication de la dynamite (nitroglycérine). L’ingéniosité humaine, le savoir chimique transforma des millions de baleines en margarine, en savon et en explosifs. Dans l’océan Austral, 150 000 à 200 000 baleines bleues étaient estimées en 1900, il n’en restait plus que 500 en 1990. Dès 1935 des réglementations furent mises en place sous l’égide de la Société des Nations, sans effets. En 1946 se créa la Commission Baleinière Internationale dont le premier objectif visait à la défense du prix de l’huile de baleine et non des baleines. Dans les années 1960, la Commission changea d’approche et se décida à préserver les stocks de baleines. Le moratoire conclu dans les années 1980 fut contourné par les norvégiens, islandais et japonais, arguant que les baleines étaient tuées chaque année « à des fins scientifiques » échappant ainsi aux obligations du moratoire. On estime que les innovations technologiques permirent la prise de 1,5 millions de baleines dans l’Océan Austral entre 1904 et 1985. Les chasseurs de baleine au 20ème siècle ont littéralement tué la poule aux œufs d’or de manière délibérée. Les baleines se reproduisent lentement et il n’était pas rentable de soutirer une telle ressource tout en la préservant. La rationalité économique capitaliste du court terme dictait donc de liquider toutes les baleines aussi vite que possible.

AU MILIEU DES PINÈDES QUI SENTENT LA MORT !


Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

FRANCO 

VA-T-IL ENFIN DÉMÉNAGER? 

CAPTURE D'ECRAN SUR WIKIPEDIA
CAPTURE D'ECRAN SUR WIKIPEDIA
Une fois encore, Jean Ortiz nous délivre sa plume acérée. Petit rappel avant de lire sa chronique parue ce mercredi dans l'Humanité.fr. En juillet 1936, un coup d'état militaire, soutenu par l'Eglise, déclenche une guerre contre la République espagnole de Front populaire légalement issue des urnes. Le général Franco va en être le généralissime, aidé militairement et financièrement par l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste. Les démocraties européennes se taisent. Pire, la France de Front populaire, dirigée par le socialiste Léon Blum, déclare la non-intervention. En avril 1939, le général Franco devient le Caudillo de l'Espagne et assume une dictature jusqu'à sa mort en 1975. La république française avait reconnu son régime en février 1938 alors que la République espagnole combattait toujours. Elle avait nommé Philippe Pétain comme ambassadeur de la France auprès du dictateur.
Franco va-t-il enfin déménager par Jean Ortiz
La Vallée des morts : Cuelgamuros (Accroche les murs ?) à 58 km de Madrid, dans la Sierra de Guadarrama : le seul parc thématique fasciste au monde ; morceau infâme du « Patrimoine national » espagnol. 500.000 visiteurs à l’année. 
Un mausolée édifié sur ordre de Franco pour l’édification éternelle des Espagnols, désormais vaccinés définitivement contre le communisme, la République, la révolution, les francs maçons, les Gitans, les homosexuels, les « athées », morts... ou vivants. A chaque élection ou « changement », le « Valle » revient dans les débats, l’espace de quatre matins, et puis (re)devient monument gigantesque d’hommage à Franco, creusé dans la roche, au milieu des pinèdes qui ici sentent la mort.
Franco s’y est fait enterrer... à l’abri du communisme et de la révolution ... dans l’immense basilique bunker construite, dans des conditions terribles, par des milliers de prisonniers politiques esclaves de 1940 à 1958. Le plus souvent « loués » à des entreprises du BTP pour 10,50 pesetas par jour. Négoce juteux. Une croix de plus de 152 m de haut surmonte la basilique-forteresse et permet de voir l’ennemi... ( surtout intérieur), arriver de loin.
Le parti socialiste espagnol (PSOE) ne pense au Mausolée de Franco (déficitaire !  qui paye ?) que lorsqu’il se trouve dans l’opposition. Au pouvoir, il opte pour l’amnésie consciente, délibérée, à propos de cette honteuse Vallée des morts. Il ne faut surtout pas provoquer l’Église ni perdre des électeurs fachos-bigots.
Le relooker Pedro Sanchez, le nouveau et fringant chef « socialiste » du gouvernement, vient de réactiver le dossier Cuelgamuros.
Pedro le malin s’est prononcé pour retirer du Valle le cadavre de Franco, « le plus vite possible », avant Noël et surtout avant de probables élections. Énorme soulagement pour le père Noël !! Il échappe aux guirlandes phalangistes, aux bras tendus (désormais « sur le perron de la Basilique » comme le stipule la fausse Loi de mémoire de 2007. Quelle avancée !) Ce n’est pas la première fois qu’un dirigeant socialiste annonce la « retirada », l’exhumation et la sortie du corps de Franco de la Basilique mille fois sainte, et dans laquelle reposent, entassés dans les cryptes et parois, 33872 « combattants des deux camps » dont 22.000 Républicains... Au moins 500 sans que les familles en aient été informées. Au nom de « l’équilibre de la mémoire », les restes des victimes et « victimaires » fascistes et démocrates empilés ensemble! Franquistes et Républicains renvoyés dos-dos. Que voilà de la bonne « réconciliation » !
Le vieux dictateur fasciste ayant des difficultés à marcher, l’attente s’avère longue. Felipe Gonzalez, Zapatero, ne l’ont pas vu... pas pris (Pierre Carles, lui, a l’œil !). Les socialistes ont exercé le pouvoir à plusieurs reprises pourtant depuis 1981. Comme il est difficile de « faire leur confiance » (sectaire va !), les associations mémorielles, les partis républicains, mettent la pression...
Exhumer les restes de Franco et les rendre à la famille serait certes un premier pas, mais l’essentiel reste de défranquiser cette ignominieuse Vallée des morts, de convertir la Basilique et les terrains attenants en Centre de la mémoire antifasciste. Si cette fois-ci, le PSOE nous rejoue encore et toujours les refrains habituels, il démontrera définitivement que pour lui, « mieux vaut Franco que le Frente popular ». Izquierda Unida, les communistes, des partis « nationalistes », « Podemos », des petits groupes anarchistes, des « alternatifs », des syndicats, les plateformes sociales, des secteurs socialistes « de gauche », des intellectuels, des artistes, des élus de premier plan, exigent que le cadavre de Franco (auteur de crimes monstrueux contre l’humanité) soit retiré de Cuelgamuros, et que l’on y accroche désormais aux murs la mémoire antifasciste.