lundi 23 mars 2020

"UNION SACRÉE": ESCROQUERIE ET ENFUMAGE MACRONIENS






Une fois encore la gauche se laisse piéger par Macron.
L'ambiance est à tous aux abris ou/et fuyons les Boches arrivent. 
Les abris sont nos logements et les virus remplacent les panzers.
La résistance consiste à faire du bruit à 20h à sa fenêtre en solidarité avec les personnels hospitaliers : sympathique....genre "nuit debout" consensuelle. Mais bon "ça va pisser loin" comme dit mon ami Michel. Cela étant il ne s'agit pas de jouer au rebelle en peau de lapin en ne respectant pas les consignes de sécurité, les gestes "barrières", dictées par les médecins, les scientifiques et le bon sens. Non, il s'agit simplement de ne pas se terrer intellectuellement. De faire de la politique.
Le binôme macronien  "guerre/union sacrée" doit être dénoncé pour ce qu'il est: une escroquerie, de l'enfumage. Nous ne sommes pas en guerre, inutile d'adopter ces images guerrières dépourvues de sens, et nous ne nous unissons pas avec ceux qui sont responsables, du fait de leur politique concrète, sonnante et trébuchante, de la situation calamiteuse de notre santé publique et de l'hôpital en particulier. L'exemplaire pénurie de masques pour les médecins et soignants (entre autres, pensons aux caissières de super marché etc...) est proprement scandaleuse et à peine concevable. Sommes nous en France, un des 10 pays les plus riches du monde ? Quand les entreprises du CAC 40 réalisaient 80 milliards de bénéfices en 2019, les hospitaliers étaient en grève voyant la dégradation incommensurable de la situation de la santé dans notre pays du fait des règles d'airain du néolibéralisme dont Macron est le porte-étendard. On se demande ce qu'aurait fait ce gouvernement face à une vraie guerre ou plutôt on ne se le demande pas. Il serait allé prendre les eaux à l'hôtel du Parc.
Cela étant Macron a dépassé la crise du Coronavirus, il s'est projeté en bon tacticien en 2022. Et il marque des points. Dans l’opinion le pilonnage idéologique des chiens de garde, des ministres a une ampleur stupéfiante : débattre est synonyme de trahison. Polémiquer est obscène.  Contester est grossier. L'heure est chinoise : bouclez-vous et bouclez-la. Pendant ce temps le président de la République se découvre keynésien, voir social-démocrate. Tiens, bizarre. Macron détesté par un  nombre toujours plus important de Français (pas loin de 80%), casseur des services publics, ennemi juré des travailleuses et des travailleurs, a lui trouvé un masque de circonstance : le voilà  couvrant de louanges des services publics "hors de la loi du marché", suspendant  les licenciements, promettant de tirer ultérieurement "toutes les conséquences" de la situation…et même suspendant aussi sa grande réforme (lire casse) des retraites. Macron a compris qu'il doit profiter de cette situation extraordinaire pour renverser la tendance et avoir une chance de l'emporter. Pour cela il doit absolument gauchir son discours, voir abandonner quelques plumes pour conserver le pouvoir et achever sa mission et le pays par la même occasion. Car à peine réélu les naïfs qui auront cru au Macron-Père Noël se rendront compte que derrière la houppelande rouge se cache une Margaret Thatcher en pantalon.



Et pendant ce temps là que dit, que fait la gauche ? Tétanisée par le rouleau compresseur de la com. macronienne voilà notre gauche inerte ou inaudible car les médias de masse ne donnent plus la parole à l'opposition de gauche. Ni aux luttes syndicales qui sont en cours contre le mépris de la santé des travailleuses et des travailleurs. Pire  d'autres sont complices puisque  les 5 confédérations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC) et les organisations patronales (MEDEF, CPME, U2P) affirment, dans une déclaration commune "le rôle essentiel du dialogue social et de la négociation collective".   
Et cela à l'heure où il faudrait mettre le doigt sur la situation des soignants mais aussi des travailleurs des autres secteurs (alimentation en particulier puisque essentiel). Redire qu'appeler au confinement et en même temps (une spécialité macronienne) à aller travailler, est une contradiction surtout sans protéger les travailleurs. Rappeler combien il est inacceptable que le pays manque de masques et  de gel hydroalcoolique pour protéger les personnes, alors que l'Exécutif était informé de la situation en Chine, puis en Italie depuis des mois et qu'une entreprise française fabrique des masques pour le Grande-Bretagne qui avait passé la commande avant le gouvernement français... Insister sur la nécessité de nationaliser les entreprises des secteurs économiques dont dépend la santé et la vie des habitants de notre pays. Souligner combien "selon que vous soyez puissant ou misérable" vous ne vivez pas le confinement de la même façon. Dénoncer la démagogie les maires fascisants RN ou LR qui décrètent des couvre-feux concrètement inutiles mais idéologiquement dangereux. Bref la gauche doit faire de la politique, porter un autre discours sur la crise que nous traversons et démontrer ses causes politiques et les responsabilité de ceux qui nous gouvernent pour le plus grand profit du capital qui entasse des milliards, des jets et des yachts, quand les hôpitaux n'ont pas d'argent pour s'équiper de suffisamment de  respirateurs qui pourraient sauver des vies humaines.

Il est temps de riposter à la manœuvre macronienne et pour commencer de la dénoncer. Oui il faut politiser la crise.

PLUS QUE JAMAIS AU CŒUR DU PROBLÈME: LA LUTTE DES CLASSES

Pas d'union sacrée entre les salariés et les patrons, la lutte des classes se poursuit avec au cœur, le profit ou la vie !

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite
Je ne crois pas que "l'union sacrée" entre salariés et patronat (entre syndicats de salariés et syndicats patronaux) soit à l'ordre du jour malgré la terrible situation due à la pandémie du covid -19.
Pourtant selon certains, la pandémie devrait conduire à mettre en sourdine l'exigence des salariés à protéger efficacement leur santé et leur vie. Alors que le patronat lui, tente d'utiliser la situation à son profit, contre les droits acquis des salariés. Pour lui pas de pause, l"exploitation doit se poursuivre !
Les exemples apportées pendant la semaine montrent qu'il veut continuer de faire produire des marchandises qui ne sont pas strictement indispensables à la lutte contre la pandémie quitte à exposer la santé des salariés et à mettre en danger leur vie. Il est clair que c'est bien uniquement la loi du profit qui le guide.
Il est donc vital de lui faire entendre raison et de rester mobilisés. C'est l'intérêt général qui prime. Cela a motivé plusieurs arrêts de travail dans les usines de production. Certains ont conduit à la fermeture momentanée d'établissements aux activités non indispensables, car enfin, en quoi un Airbus, un bateau, une boite de vitesse ou une colonne de direction de voitures ou les activités logistiques d'Amazon sont-ils utiles contre le covid-19?
Il est affligeant que le 1er ministre et le ministre de l'économie interrogés par la CGT aient insisté sur la nécessité d’aller au travail pour ceux qui ne peuvent le faire de chez eux en évoquant un message mal compris sur la notion de confinement. Le ministre Le Maire  après avoir lourdement insisté pour que tout le monde aille travailler, a refusé de faire la distinction des secteurs clés, pour faire face aux besoins vitaux et aux autres, affirmant que tout était imbriqué. Il a fait référence à l’image de la France vis à vis des marchés financiers et de la banque mondiale pour garder ses taux d’intérêt les plus bas possibles !
La parole des patrons, comme celle des politiques, Macron compris, est donc complètement discréditée par leur acharnement à poursuivre les activités des entreprises. Dans ces conditions où la vie de chacune, de chacun est en jeu, il est impensable d'imaginer une "union sacrée", à moins d'admettre que le profit est supérieur à la vie et le patron seul à pouvoir décider sous la pression des marchés financiers alors que les salariés et leurs familles trinquent !
La seule parole à écouter est celle des gens de terrain, les médecins, infirmières, urgentistes, anesthésistes : Tous et toutes disent qu’il faut absolument stopper toutes les activités mettant les personnes en contact les unes avec les autres, et qu’ensuite, il faut n’autoriser que celles strictement indispensables.
La réalité de terrain, c’est qu’en règle générale, les patrons obligent les gens à travailler et bien souvent sans mettre en place les mesures nécessaires pour protéger les travailleurs. Pendant ce temps, les marges continuent de tomber mais le virus, lui, peut se transmettre en une seule minute !
Il y a donc urgence à stopper tout ce qui n’est pas indispensable. Le coup d’état d’urgence sanitaire ouvre un régime d’exception pour les employeurs où tout est permis pour eux. Le rôle de la CGT dans la période, comme celui des communistes, est de se trouver auprès des travailleuses et des travailleurs, solidaires avec eux, pour les appuyer et leur permettre de protéger leur vie et leur santé en restant confinés chez eux, afin d'éviter la multiplication des drames humains consécutifs à la crise sanitaire.
Oui vraiment la lutte des classes ne fait pas de pause, elle se poursuit, y compris dans cette période. Comme toujours elle voit s'affronter l'exigence patronale de profits contre la résistance des salariés pour sauvegarder leur vie et l'intérêt général.
Donc pas question de déserter et plus que jamais soyons présents et solidaires.
Jean Chambon
 Note de Pedrito. : Plus que jamais au cœur du débat et qui doit être la préoccupation permanente de ceux qui vivent de leur travail: la lutte des classes. 
Car si un jour "les corbeaux, les vautours de la finance, de notre ciel disparaissent, le soleil brillera toujours".....
(Couplet de l'Internationale, chant de luttes, de solidarités, de fraternité universelle) 

LA BOURSE N'EST PAS LA SOLUTION: C'EST LE PROBLÈME!



23 mars 2020
Selon l'AFP de Singapour les prix du pétrole baissaient nettement lundi matin en Asie, après le rejet par le Sénat américain d'un plan de relance de l'économie éprouvée par la pandémie de coronavirus, qui continue de faire rage dans le monde. 
Dans la matinée de lundi 23 mars , le baril de WTI (West Texas Intermediate)  (- 57 % depuis le 1er janvier) se vendait 22 dollars, tandis que le Brent de la mer du Nord  se vendait à 25 dollars le baril (- 62% depuis le 1er janvier).
À court terme, l'excédent du marché pétrolier pourrait atteindre un pic de 13,7 millions de barils par jour en avril, avec un excédent moyen de 12,9 millions de barils pour le deuxième trimestre, selon le site.
L'accumulation des stocks pourrait atteindre le niveau de 2,1 milliards de barils d'ici la fin de l'année. Ce chiffre représente une révision à la hausse de 50% par rapport à l'excédent d’offre de 1,4 milliard de barils prévu par la banque Standard Chartered il y a une semaine. Le monde pourrait manquer d'espace de stockage. Nous devrons remplir tous les bateaux aurait annoncé un responsable italien.
La production de pétrole de schiste américain devrait  diminuer  pour cause de rentabilité insuffisante, annulant les succés  économiques apparents de Trump
D’après les prévisions du cabinet Rystad Energy, plus de 200 sociétés pétrolières européennes pourraient faire faillite, ce qui représente 20% du nombre total des entreprises du secteur.

La pandémie a bon dos
 Il serait stupide d'ignorer le ralentissement d'activité dû au coronavirus. Mais ce sont bel et bien les tares du capitalisme rentier  qui s'étalent clairement.
  • Alors que la demande diminue l'Arabie Saoudite augmente sa production, tentant de ruiner tous ses concurrents , stupide vision à court terme qui détruira l'Arabie Saoudite. A 25 dollars le baril , aucun producteur de pétrole n'est gagnant.
  • Trump a lancé un gigantesque plan de relance de l'économie américaine qui ressuscite le New deal   mais a buté dimanche sur un vote du Sénat qui reste attaché au sacrosaint déficit autorisé  donc à la lutte prioritaire non contre les effets du coronavirus mais contre l'inflation. Le dollar roi sévit toujours.
  • Les autres grands pays capitalistes ont des effets d'annonce  qui semblent signifier un retour au new deal . Les primes, dettes effacées ou garanties, le retour au financement des services de santé, le chômage partiel pris en charge par l'Etat ne sont rien d'autre  que de l'argent public insufflé pour relancer l'économie, ce que  le G7 rejetait  dédaigneusement il y a peu.
  • Une fantastique campagne de propagande se dessine qui remplace l'aide au service public qui est du ressort de l'état  par la solidarité envers les travailleurs du service public confrontés au danger. Ils méritent certes notre respect et notre admiration, mais aussi les moyens nécessaires.    L'union sacrée serait un leurre dédouanant les responsables de leur incapacité à faire face.
  • La bourse prouve tous les jours par son sauve qui peut  qu'elle est devenue le problème et non la solution.

Nous vivons des moments décisifs pour la prise de conscience de millions de gens. Sachons le comprendre.
Blog pcf littoral

dimanche 22 mars 2020

Ils ne sont malheureusement pas les seuls mais cela ne les excuse pas.  Faire croire que le couvre feu sera efficace contre la pandémie, c'est en un certain sens rejoindre les Américains qui achètent des fusils d'assaut. C'est lier une peur légitime du virus à une peur sociale des quartiers populaires totalement illégitime qui divise le pays et nous entraîne dans les bas-fonds politiciens.
Vu de l’étranger.

La pénurie de masques en France symbolise le délabrement du système de santé

Publié le

Le manque de moyens auquel font face les personnels soignants français dans la crise du coronavirus étonne la presse étrangère. Celle-ci ne manque pas de faire le parallèle avec la situation critique que dénoncent les professionnels médicaux depuis plusieurs mois.
“Pendant que les rues sont désertes, les attractions touristiques fermées et les parcs abandonnés, les hôpitaux français bouillonnent de vie et se préparent au pire”, résume le journal canadien Le Devoir. Or si les personnels soignants sont plus que jamais mobilisés pour faire face à cette pandémie, encore faut-il qu’ils aient des masques”.
En effet, indique le quotidien argentin Página 12, “la France, puissance mondiale, souffre d’une pénurie de masques. Et ce, jusque dans les hôpitaux de sa capitale.” Et si le ministre de la Santé “répète dans les médias qu’un stock de 110 millions de masques” est disponible “pour démentir les inquiétudes”, note Le Temps, les médecins sont inquiets. Les propos de ce docteur exerçant à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, dans Pagina 12, en témoignent.
S’il y a un symbole de l’abandon dont nous sommes victimes, c’est bien cet objet qui manque, pas seulement ici, mais partout. Il y a des médecins libéraux, des infirmières, des kinésithérapeutes qui se rendent chez les malades qui ont besoin d’eux sans le moindre masque.”

La production réquisitionnée

À Grenoble, dans la ville même où a exercé le ministre de la Santé Olivier Véran, la direction de l’hôpital est allée jusqu’à demander “au personnel soignant de se préparer à fabriquer ses propres masques de protection” en raison de “la pénurie”, relate Le Temps. “Depuis, des masques chirurgicaux ont été distribués en quantité suffisante aux hôpitaux grenoblois.”
Pourtant, le gouvernement a “réquisitionné toute la production de masques jusqu’à la fin du mois de mai”, informe le New York Times. “Il presse également les usines françaises de fournitures médicales de produire des masques 24 heures sur 24.”

Sur fond de mal-être médical

Cette “insuffisance des moyens de protection mis à leur disposition” fait donc “l’objet de colère”, rapporte Le TempsResponsable d’un syndicat d’infirmiers, Thierry Amouroux “a été l’un des premiers à alerter sur la pénurie. Pour lui, impossible de dissocier les défaillances actuelles de l’état chronique de délabrement du système hospitalier.”
Car, ajoute le journal suisse, “les grèves [des personnels soignants] de 2019 restent dans les mémoires” et “les blessures hospitalières ne sont pas cicatrisées”.
“Nombre de médecins déplorent le fait que les hôpitaux français ont été soumis à un régime de rigueur depuis plusieurs années”, renchérit Le Devoir. Et si “le pays mise [entre autres] sur son excellent réseau de médecins de famille” ou que des centaines de soignants, retraités depuis moins de cinq ans, ont accepté “de prêter main-forte à leurs collègues”, il n’en reste pas moins, pour Le Temps, que le “coronavirus est le révélateur le plus flagrant qui soit du ‘mal-être’ médical français”.
Audrey   Fisné