samedi 20 juin 2020



UN REGARD JURIDIQUE SUR L'ACTUALITÉ AVEC RÉGIS DE CASTELNAU
Depuis la sortie du confinement, notre pays vit des heures assez extraordinaires. On ne va pas dresser la liste de toutes les péripéties qui témoignent d’un affaissement sans précédent de l’État. Histoire de gagner du temps, on ne retiendra que : l’affaire Traoré où l’on transforme un petit mafieux des quartiers en héros sans tache, une Garde des Sceaux qui viole gaiement la séparation des pouvoirs à la demande du chef de l’État, un ministre de l’intérieur qui annonce que finalement, la loi qu’il est chargé de faire respecter est à géométrie variable, et que certaines parties du peuple en sont dispensées, et qui souhaite organiser une cérémonie dans la cour de la préfecture de Paris où les policiers se mettraient à genoux (Didier Lallement compris ?), une ville moyenne de province transformée en champ de bataille ethnique entre voyous tchétchènes et marocains armés jusqu’aux dents, qui se réconcilieront à la mosquée, un président de la république qui propose de l’argent à des présidents de Régions pour qu’ils acceptent de soutenir une manipulation concernant le déroulement d’un scrutin républicain, un refus de l’État au prétexte « du secret des affaires » de communiquer des informations sur sa gestion des masques sanitaires qui a probablement provoqué de très nombreux décès, et maintenant, l’ancienne chef du Parquet National Financier, qui qui fait des révélations en forme d’aveu sur les conditions dans lesquelles s’est déroulé le raid judiciaire destiné à écarter le favori de l’élection présidentielle de 2017 au profit d’Emmanuel Macron. N’en jetez plus…
Alors quelques remarques sur cette dernière information quand même assez ébouriffante. Un article du Point nous décrit les états d’âme de Madame Éliane Houlette qui avec une certaine ingénuité avoue tout de go que le pouvoir politique est intervenu directement et indirectement à tous moment dans la procédure déclenchée contre François Fillon au mois de février 2017.
Citons le texte de Marc Leplongeon : « Et l’ancienne procureure de livrer son expérience personnelle dans l’affaire Fillon. Si Éliane Houlette a affirmé que la pression des journalistes était difficile à gérer – « Mais bon, ça, on peut s’en dégager, moi je n’avais pas de contacts avec eux et je ne lisais plus les journaux » –, c’est surtout la « pression du parquet général » qui l’a marquée. Les demandes incessantes pour qu’elle fasse remonter les informations le plus vite possible sur les derniers actes d’investigation, des demandes qui lui étaient parfois adressées pour « les actes de la veille », et qu’elle devait synthétiser « avant 11 heures le lendemain […] Les demandes de précisions, de chronologie générale – tout ça à deux ou trois jours d’intervalle –, les demandes d’éléments sur les auditions, les demandes de notes des conseils des mis en cause… Les rapports que j’ai adressés, je les ai relus avant cette audition [devant la commission de l’Assemblée nationale, NDLR]. Il y a des rapports qui étaient circonstanciés, qui faisaient dix pages, précis, clairs, voilà », soutient la magistrate. Qui ajoute : « On ne peut que se poser des questions [sur ce qui est fait de ces informations, NDLR]. C’est un contrôle très étroit… »
Autorisons nous quelques quelques observations en commençant par dire que Madame Houlette fait preuve d’une joviale hypocrisie. Elle a dirigé cette institution d’exception depuis sa création ex nihilo par le pouvoir socialiste après l’affaire Cahuzac. Et au vu de son activité, on peut dire aujourd’hui que le PNF était d’abord là pour servir contre les adversaires politique de François Hollande puis d’Emmanuel Macron. La magistrate commence par nous dire qu’elle ne lit plus les journaux ce qui est assez savoureux. Parce que rappelons quand même que le Canard enchaîné lançant l’affaire Fillon est publié le matin du mercredi 25 janvier 2017 . Quelques heures plus tard, le même jour, le PNF annonce l’ouverture « d’une enquête préliminaire ». Ce qui déclenche l’action publique, ce n’est donc pas une plainte, ou un signalement article 40 du code de procédure pénale, c’est un article du journal satirique… que la patronne du parquet prétend ne pas lire. Et puis soyons sérieux, qui peut croire que Madame Houlette n’a pas pris connaissance aussi des journaux (alimentés par qui ?) publiant tranquillement quelques jours plus tard les actes de sa procédure. D’ailleurs, François Fillon a déposé plainte pour cette violation de la loi sur le secret de l’enquête. S’autorisera-t-on à demander à l’actuel procureur de Paris où en est l’instruction de cette plainte ? Ceux qui prétendent que rien n’a bougé ne sont que de bien mauvaises langues. Les mêmes mauvaises langues toujours venimeuses prétendent même qu’on sait très bien d’où sont venus les fuites. Des menteries, on vous dit.
C’est d’ailleurs bien ce qui semble être le problème de Madame le procureur. Il y a eu des violations graves de la loi pénale pour permettre d’alimenter la campagne visant à disqualifier François Fillon, et c’est sur le PNF que pèsent les plus lourds soupçons. Mais on sent qu’aujourd’hui avec la faiblesse politique et l’illégitimité persistante d’Emmanuel Macron la réponse à la question : « qui l’a fait roi ? » pourrait redevenir lancinante. On ne sait jamais comment tout cela finira par tourner, alors autant être prévoyant et tenter de se débarrasser de ces soupçons en pointant les collègues du parquet général dont on laisse entendre que ce sont eux qui auraient alimenté le pouvoir politique de François Hollande. Lequel aurait transmis directement ou indirectement à la presse les infos utiles. Et notamment aux célèbres Davet et Lhomme les Plics & Plocs investigateurs du Monde et confidents officiels du président de l’époque qui les rencontrait assidûment.
Personne évidemment ne peut, n’est ce pas, prêter foi à de pareilles calomnies…
Éliane houlette pose ensuite le problème de l’ouverture de l’information judiciaire confiée à un juge d’instruction du pôle financier, Serge  Tournaire spécialisé dans les poursuites contre Nicolas Sarkozy. Reprenons pour comprendre, la lecture de l’article du Point :
« Éliane Houlette évoque également une réunion lors de laquelle on lui aurait demandé d’ouvrir une information judiciaire contre François Fillon, alors que les investigations avaient jusque-là lieu dans le cadre d’une enquête préliminaire. Selon nos informations, cette réunion s’est tenue le 15 février 2017 à Paris. « J’ai été convoquée au parquet général – j’y suis allée avec trois de mes collègues, d’ailleurs – parce que le choix procédural que j’avais adopté ne convenait pas. On m’engageait [sic] à changer de voie procédurale, c’est-à-dire à ouvrir une information judiciaire. J’ai reçu une dépêche du procureur général en ce sens », a-t-elle dit devant la représentation nationale. [….] Si Éliane Houlette assure avoir d’abord résisté – « Ce sera quand je l’aurai décidé et quand j’aurai des éléments pour le faire » –, elle avoue avoir finalement été elle-même rapidement convaincue qu’il fallait ouvrir une information judiciaire, ce qu’elle fera le 24 février 2017 »
Que voilà une noble attitude ! Traduction : je n’étais pas d’accord pour ouvrir une information judiciaire mais finalement je l’ai fait quand même. Eh oui, en février 2017, alors que François Fillon était encore en tête dans les sondages, il était nécessaire à moins de trois mois du scrutin présidentiel de faire quelque chose. Et François Fillon avait stupidement annoncé que s’il était mis en examen il ne se présenterait pas, après avoir d’ailleurs asséné avant la primaire en direction de son concurrent Nicolas Sarkozy : « imagine-t-on le général de Gaulle mis en examen ». Il fallait saisir une perche aussi aimablement tendue : « ouvrons une information judiciaire, confions là à un magistrat instructeur de confiance, et le tour sera joué ! » Aussitôt dit aussitôt fait, les mises en examen de François Fillon et de sa famille ont été prononcées en urgence. Beaucoup plus rapidement en tout cas que dans l’affaire Karachi qui vient de trouver son épilogue judiciaire après 25 ans… Comme l’avait dit dans un communiqué commun, le Premier président de la Cour de cassation et le Procureur général, en matière de conduite des procédures, c’est chacun son rythme…Celui de l’affaire Fillon c’était du sprint !
Ainsi Madame Houlette accuse le parquet général d’avoir fait pression pour l’ouverture de cette information, mais comme elle y aurait cédé et que ce n’est pas très glorieux elle habille ça en disant « avoir été elle-même rapidement convaincue qu’il fallait ouvrir une information judiciaire ».
Le plus extraordinaire c’est que l’ancienne patronne du PNF dit à peu près le contraire de ce qu’elle avait affirmé dans une interview à Marianne lors de son départ  le 20 juin 2019, titrée : « Je n’ai jamais subi aucune pression ». Ah bon ?
Ce revirement poursuit semble-t-il deux objectifs. Le premier, celui de faire avancer cette revendication ancienne et irrecevable de l’indépendance des parquets autorités de poursuite. Un procureur se doit d’être objectif dans le traitement de ces dossiers, mais il défend une cause, celle de l’accusation et avocat de la République, doit être partial. Il est donc normal qu’il soit hiérarchiquement soumis à un pouvoir exécutif (encore faut-il que celui-ci soit démocratique). Un parquet indépendant, c’est la porte ouverte à l’arbitraire. Au contraire le juge du siège, celui qui juge, doit être indépendant, pour être impartial. À ce stade, le retour de ce mantra n’est pas très intéressant.
Ce qui l’est beaucoup plus c’est cette tentative de parer aux accusations qui pèsent lourdement depuis le printemps 2017 sur ce qui a été un raid judiciaire mené dans l’urgence pour disqualifier le favori de la présidentielle et amener Emmanuel Macron au deuxième tour, sûr de sa victoire contre Marine Le Pen. Pour l’avoir dit, et je pense démontré très tôt j’ai eu ma part d’accusations de complotisme. Aujourd’hui, les déclarations d’Éliane Houlette apparaissent bigrement comme une tentative pour éviter les accusations d’avoir joué un rôle actif dans l’opération. Le fonctionnement global du PNF sous sa direction, dont le pouvoir socialiste et Emmanuel Macron n’ont vraiment pas eu à se plaindre peut quand même laisser très dubitatif. Mais ces déclarations ont aussi une autre conséquence c’est de constituer en creux un drôle d’aveu de la manipulation. À laquelle il apparaît, si on la suit, que les magistrats du plus haut niveau ont participé.
L’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir est le fruit d’une opération de grand style concoctée par la haute fonction publique d’État et appuyée par les grands intérêts, leur argent et leurs médias. On savait depuis les européennes de 2014 que Marine Le Pen serait au deuxième tour en 2017. Le dernier coup de pouce pour y faire accéder Emmanuel Macron fut la disqualification de François Fillon par une opération judiciaire. Globalement une forme de coup d’État. Dont nous payons les conséquences tous les jours.
 Éliane houlette vient de le reconnaître implicitement.

De la dialectique référendaire comme arme de destruction massive de la contestation et de la démocratie.

Publié le 19 Juin 2020 Canaille le Rouge

Pratique bien réglée 
depuis que le père spirituel
de Touthenmacronaparte, 
Napo N°3 il y a 170 ans, 
avait engagé la manoeuvre

De la dialectique référendaire comme arme de destruction massive de la contestation et de la démocratie.
Regardez le arriver le  théorème du totalitarisme  avancé.
La mécanique est bien huilée, tous les pouvoirs en difficulté tentent de recourir au plébiscite.
Question : 
1) Êtes vous d'accord avec MOI pour limiter les dégats causés par l'effet de serre ?
répondez par oui ou par non .
2) Et donc qu'en roulant moins vite  vous puissiez compter les pâquerettes sur les Talus ?
Répondez par oui ou par non.
Après dépouillement, Si le non l'emporte
"pas grave le thème était à la marge des questions de fond".
Mais que le oui triomphe et ce sera : 
Comme c'est MOI Touthenmacronaparte 1er , Petit marquis du Touquet Paris Plage, Concierge élyséen du MEDEF qui propose de consulter par référendum et pose la question, si massivement vous ME répondez oui, c'est que Massivement vous soutenez MA politique et donc JE peux massivement expédier les cognes tabasser ces minorités agissantes qui contesteraient le pouvoir que vous venez de me légitimer.
Avec ce blang-Seing JE peux passer enfin au concasseur les retraites et la sécu, finir de brader au capital et aux fond de pension l'ensemble des outils de service public et faire de la rente avec.
CQFD
De la dialectique référendaire comme arme de destruction massive de la contestation et de la démocratie.
Que ceux qui auraient l'intention de voter oui lisent ou relisent l'histoire de France et y réfléchissent. 
Ce genre de consultation, c'est opposant ou complice.

vendredi 19 juin 2020


Washington (AFP)
Donald Trump avec John Bolton, lorsqu'il était encore conseiller à la sécurité nationale, le 9 avril 2018 à Washington - GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives
La justice américaine se penche vendredi sur le livre au vitriol de l'ex-conseiller de la Maison Blanche John Bolton contre Donald Trump, dont le président-candidat, déjà sous pression, veut empêcher la publication.
Le gouvernement des Etats-Unis a déposé une requête de dernière minute pour bloquer la parution de "The Room Where It Happened" (La pièce où cela s'est passé), chronique des 17 mois passés par l'auteur auprès de l'occupant du Bureau ovale comme conseiller à la sécurité nationale, en 2018-2019.
Un juge d'un tribunal fédéral de Washington doit écouter les arguments des deux parties à 13H00 (17H00 GMT) avant de se prononcer en urgence, d'ici la sortie de l'ouvrage prévue mardi.
Le camp Trump affirme que le livre est "truffé d'informations classifiées" et que John Bolton a coupé court au processus traditionnel de relecture par les juristes de la Maison Blanche.
L'éditeur Simon & Schuster répond que l'ex-conseiller à l'épaisse moustache blanche a largement joué le jeu, et invoque le premier amendement de la Constitution américaine qui consacre la liberté d'expression -- soutenu, ironie du sort, par des organisations de défense des droits civiques qui ont pourtant bataillé contre les positions va-t-en-guerre du bouillonnant diplomate par le passé.
- "Traître qui abîme l'Amérique" -
Sans attendre l'issue de ce bras de fer judiciaire, de larges extraits ont déjà opportunément filtré dans la presse ces derniers jours.
Il s'en dégage le portrait d'un président mal avisé et prêt à tout pour se faire réélire en novembre prochain, quitte à demander un coup de pouce de la Chine, adversaire stratégique des Etats-Unis, et mettre donc en danger la sacro-sainte sécurité nationale.
John Bolton, qui a prévu plusieurs apparitions télévisées ce week-end, a déjà asséné sa conclusion jeudi: Donald Trump est selon lui "inapte" à présider la première puissance mondiale.
En face, le milliardaire républicain s'est déchaîné sur Twitter contre son ex-conseiller, qualifié d'"idiot ennuyeux et aigri qui voulait seulement déclencher une guerre" et a attendu d'être limogé en septembre pour critiquer son ancien patron qu'il défendait bec et ongles jusque-là.
Et le camp trumpiste est venu à la rescousse.
Le secrétaire d'Etat Mike Pompeo a ainsi publié jeudi soir un communiqué tonitruant accusant John Bolton d'être un "traître qui abîme l'Amérique" avec ses "mensonges".
Il est vrai que ce ténor du gouvernement toujours prompt à défendre Donald Trump est lui-même pris en défaut de loyauté dans le livre, affirmant parfois derrière son dos que le président "ne raconte que des conneries", selon John Bolton.
L'opposition démocrate est elle partagée entre la dénonciation de révélations tardives qui lui auraient été plus utiles lors de leur procédure de destitution du président -- finalement acquitté en début d'année --, et la volonté de donner un écho à ce portrait accablant pour l'ex-magnat de l'immobilier.
La Maison Blanche aimerait que le tapage médiatique autour des mémoires de John Bolton s'arrête là, pour que les projecteurs se concentrent uniquement sur la relance de sa campagne prévue lors d'un grand meeting samedi à Tulsa, dans l'Oklahoma.
"Ma campagne n'a pas encore commencé. Elle démarre samedi soir, dans l'Oklahoma", a tweeté vendredi le candidat républicain à sa réélection.
En perte de vitesse dans les sondages face à son adversaire Joe Biden, Donald Trump en a besoin pour tenter de tourner la page des crises à répétition qui ont secoué sa présidence ces derniers mois, de sa gestion controversée de la pandémie, à la croissance économique coupée en plein vol alors qu'il comptait en faire son principal atout, jusqu'à la vague de colère historique contre le racisme et les violences policières.
Le Roi En Monarchie : REPORT DES RÉGIONALES ? Que me chantez-vous là ?
« Je vous aide (financièrement)
si vous m’aidez à reporter les régionales après la présidentielle car j’ai des opposants politiques parmi vous »,
a déclaré Emmanuel Macron,

Le Roi En Monarchie
Le Gouvernement,
L'Assemblée Nationale
Les grands médias,
La police du Roi
La justice royale
Et surtout le CAC 40  et le Medef
SEULS LES NOMS ONT CHANGE
REPORT DES RÉGIONALES : EMMANUEL MACRON UN PRÉSIDENT NO LIMIT ?

 
UN REGARD JURIDIQUE SUR L'ACTUALITÉ AVEC RÉGIS DE CASTELNAU

Hier en fin d’après-midi un article publié sur le site du Figaro a provoqué nombre de réactions politiques outrées, mais franchement, il faut y ajouter la stupéfaction des juristes
Reproduisons en ici le chapeau : « Lundi, le président de la République aurait profité d’un déjeuner avec Renaud Muselier pour lui proposer une aide financière de l’État en échange du soutien des Régions de France ».
Le corps de l’article nous donne quelques précisions sur ce qui se serait produit et dit à l’occasion de cette rencontre : « Lors d’un déjeuner avec le président des Régions de France Renaud Muselier, qui a eu lieu lundi à l’Élysée en présence de la ministre Jacqueline Gourault, le chef de l’État s’est montré très clair, selon les informations du Figaro. « Je vous aide (financièrement) si vous m’aidez à reporter les régionales après la présidentielle car j’ai des opposants politiques parmi vous », a déclaré Emmanuel Macron, comme l’a rapporté Renaud Muselier aux présidents de région qu’il a eus ensuite par téléphone. « Je ne vais pas donner de l’argent à mes adversaires », a ajouté le président de la République. »
Pardon ? Mais de quoi s’agit-il ?
Qu’est-ce que c’est que ce marchandage ?
Parce qu’il s’agit bien d’un marchandage.
Si l’on comprend bien, comme l’explique d’ailleurs clairement l’article, Emmanuel Macron pressent une lourde défaite pour L.R.E.M. et lui-même au mois de mars prochain à l’occasion du renouvellement Conseils Régionaux élus en 2015. Et cela risque de gêner sa candidature car un certain nombre de présidents de Région qui ont toutes chances d’être réélus, sont présidentiables comme Valérie Pécresse, Xavier Bertrand ou Laurent Wauquiez qui l’ont déjà laissé entendre. Alors le président de la république ferait miroiter des subventions publiques, comme contrepartie à l’appui d’autorités publiques que sont ces élus, à une manipulation destinée à favoriser ses intérêts privés de candidat à la prochaine présidentielle.
Mais enfin, qu’est-ce que c’est que cette façon de mettre l’argent public au service de ses petits intérêts ? De prendre des libertés avec le calendrier électoral républicain pour mettre en place une manipulation politique de boutiquier ?
Parce que concrètement que veut Emmanuel Macron ? Le ralliement des présidents LR (et peut-être d’autres d’ailleurs) à une solution de report qui passerait nécessairement par un vote de l’Assemblée nationale. Solution qui serait plus facile, pense-t-il, à faire accepter par l’opinion si elle est soutenue par d’autres partis que LREM et qui plus est par les chefs d’exécutif des collectivités concernées.
Et pour arriver à ses fins, il propose de l’argent public, c’est-à-dire qu’il souhaite acheter cet appui en faisant miroiter des ressources nouvelles pour les Régions à l’occasion du plan de relance. Emmanuel Macron aurait ajouté dit l’article du Figaro relatant le témoignage de Renaud Muselier « Je ne vais pas donner de l’argent à mes adversaires ». 
Mais Monsieur le président, ce n’est pas VOTRE argent, c’est celui des Français ! Et vos « adversaires » comme vous dites ne sont pas les collectivités locales, mais les personnes privées qui en sont actuellement les présidents et qui pourront être vos adversaires quand personne privée vous serez candidat à la prochaine élection présidentielle.
Un premier problème juridique saute aux yeux : des fonds publics seraient versés pour obtenir un avantage politique personnel, ce qui est prohibé et pénalement répréhensible. Depuis 1995 et la loi Séguin, les dons des personnes morales, publiques ou privées, sont rigoureusement interdits en matière politique.
Mais malheureusement, il y a bien pire.
La deuxième infraction est celle relative à ce que l’on appelle « l’achat de votes ». Si l’on comprend bien, Emmanuel Macron souhaite le soutien de l’opposition LR au scrutin qui devra nécessairement avoir lieu au Parlement pour proroger le mandat des Régions. On peut sérieusement se demander si l’article L106 du code électoral ne trouvent pas à s’appliquer qui prévoit : « Quiconque, par des dons ou libéralités en argent ou en nature, par des promesses de libéralités, de faveurs, d’emplois publics ou privés ou d’autres avantages particuliers, faits en vue d’influencer le vote d’un ou de plusieurs électeurs… »
La troisième infraction, est naturellement celle de l’article 432–15 du code pénal relatif au détournement de fonds publics. Toutes les dépenses des autorités publiques doivent être faites pour la satisfaction d’un intérêt général.
Les subventions conditionnelles annoncées par Emmanuel Macron ne seraient versées que pour la satisfaction d’un intérêt personnel privé, celui de faciliter sa réélection. Il a beau essayer de trouver un habillage, celui-ci est grossier : « Le président ouvre le débat dans l’intérêt général. On ne peut pas demander à ce que les régions participent au plan de relance mais qu’elles interrompent leur action pendant six mois à cause de la campagne ».
Ne nous arrêtons pas en si bon chemin, et passons maintenant à la quatrième avec l’article 432–11 du code pénal relatif à la corruption et au trafic d’influence. Il réprime le fait pour un agent public d’accepter de l’argent, ou tout autres avantages :
« 1° Soit pour accomplir ou avoir accompli, pour s’abstenir ou s’être abstenu d’accomplir un acte de sa fonction, de sa mission ou de son mandat ou facilité par sa fonction, sa mission ou son mandat ;
2° Soit pour abuser ou avoir abusé de son influence réelle ou supposée en vue de faire obtenir d’une autorité ou d’une administration publique des distinctions, des emplois, des marchés ou toute autre décision favorable. »
Il suffit que l’acte soit facilité par la fonction ; c’est le cas des présidents de région (autrement Macron ne leur aurait rien demandé).
Voter une loi est un acte de la fonction ou du mandat ; donc l’achat de votes de députés rémunère une personne pour accomplir un acte de la fonction ou du mandat.
Le produit de la corruption peut être direct ou indirect, et donc bénéficier aux régions tenues par le parti des députés concernés.
Sont réprimés le corrupteur c’est-à-dire l’acheteur du service et le corrompu fournisseur de ce service. On ne saurait trop conseiller à Renaud Muselier et aux présidents de Régions ainsi sollicités de s’enfuir en courant, eux ne disposent pas de l’immunité présidentielle…
Et si jamais l’on considérait que les politiques, sollicités par Emmanuel Macron pour soutenir son projet de report des élections régionales, ne l’étaient pas es-qualité d’agents publics, mais en tant que personnes privées, ne permettant pas l’application du 432-11, pas d’inquiétude, le code pénal prévoit à tout, avec son article 445-1.
Par conséquent pour résumer, si l’on comprend bien, le président de la république française dans le souci de sa réélection en 2022, propose des versements d’argent public en contrepartie d’actes de soutien à une manipulation légale destinée à favoriser cette réélection, c’est-à-dire ses intérêts privés.
Mais enfin, qu’arrive-t-il à notre pays ?
La semaine dernière sur demande d’Emmanuel Macron, la Garde des Sceaux se livrait à une grossière violation du principe de la séparation des pouvoirs en s’ingérant dans une procédure en cours. Le ministre de l’intérieur chargé de l’ordre public et de l’application de la loi pénale, annonçait que celle-ci serait d’application à géométrie variable en fonction des motivations des délinquants. Il dispensait certaines catégories de la population, du respect de nombre d’interdictions constituant autant de règles de sécurité et de prudence prévue par la loi et le règlement. Ce qui veut dire qu’il encourageait la commission de délits en annonçant qu’il ne les poursuivrait pas !
Cette attitude invraisemblable constituait l’infraction d’obstruction à l’exécution de la loi sanctionnée par l’article 432–1 du Code pénal. Naturellement, malgré l’évidence le parquet de Paris n’a pas bougé.
Il ne bougera pas non plus cette fois-ci, disposant nous opposera-t-on d’un argument imparable, l’immunité du président de la république. Cela étant, on ne saurait trop conseiller à tous ceux qui pourraient être concernés par la mise en œuvre de cette manipulation, de se tenir soigneusement à l’écart.
L’immunité n’étant réservée qu’au seul Emmanuel Macron.
C’est d’ailleurs l’aspect le plus consternant et le plus inquiétant de tout ceci. Nous avons sous les yeux l’image d’un État de droit à la dérive.
Et si l’on en croit l’article du Figaro, avec à son sommet quelqu’un qui ne s’impose aucune limite, fait fi des principes, du respect de la loi, et de la dignité politique de sa fonction. L’immunité présidentielle est une protection du chef de l’État, pas une commodité pour arranger ses affaires personnelles.
Sous la direction d’Emmanuel Macron, le monde d’après s’annonce dangereux.

Des médecins français

L’usage de la chloroquine aurait permis d'«éviter 25.000 morts» en France, affirme le Pr. Christian Perronne

S'alignant sur Didier Raoult, fervent défenseur de la chloroquine, le Professeur Christian Perronne a estimé que près de 25.000 morts liées au Covid-19 auraient pu être évitées si la France «avait utilisé la chloroquine pour tous». Sur BFM TV, il s'en est pris au gouvernement, qualifiant d'«ahurissante» sa gestion de la crise.
Invité sur le plateau de BFM TV le 15 juin, le professeur Christian Perronne, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Raymond-Poincaré, a annoncé que la généralisation de l’utilisation de la chloroquine en France aurait pu sauver la vie à près de 25.000 patients touchés par le Covid-19. Il a ainsi salué «l’étude impeccable» de Didier Raoult.
«Les Français découvriront dans mon livre des choses qui leur ont été cachées», a lancé M.Perronne. Le titre: «Y a-t-il une erreur qu’ils n’ont pas commise? Covid-19: l'union sacrée de l'incompétence et de l’arrogance».
Ce livre venant de sortir, a été qualifié de «coup de gueule» par le journaliste Olivier Truchot qui a accueilli le professeur sur BFM TV. Ce dernier a poursuivi:
«On a eu près de 30.000 morts en France. Si on avait utilisé la chloroquine pour tous, peut-être que 25.000 morts auraient été évitées.»

D’après lui, son utilisation systématique dans d’autres pays «a été masqué[e] pour des intérêts de laboratoires pharmaceutiques, qui voulaient promouvoir d’autres molécules»:
«Malheureusement, beaucoup de mes collègues ont touché beaucoup d’argent de ces laboratoires, ça me désole, ces collègues c’étaient des amis», a-t-il estimé en affirmant qu’il ne parlait que des données publiques.
Selon lui, «une énorme histoire de corruption» est derrière les études «complètement bidons» sur la chloroquine. 

Gestion de crise «ahurissante»

Le professeur, qui a présidé pendant 15 ans la commission aidant le gouvernement à gérer les crises sanitaires, a donc qualifié d’«ahurissante» la manière avec laquelle cette crise avait été gérée dans l’Hexagone. M.Perronne a notamment dénoncé la gestion des masques et tests. 
«Je pense qu'il y a beaucoup de mensonges d’État. […] C’est la première fois de ma vie que j’ai honte de mon pays.»

Médicament controversé

Trois des quatre auteurs de l'étude publiée dans le Lancet sur l'utilisation de l'hydroxychloroquine contre le Covid-19 ont demandé le 4 juin la rétractation de l'article.
 

 


Sorti le 22 mai, ce dernier concluait que l'hydroxychloroquine n’était pas bénéfique aux malades du Covid-19 hospitalisés et peut-être même néfaste. Sa parution avait eu un retentissement mondial poussant notamment l'OMS (Organisation mondiale de la santé) à suspendre les essais cliniques.
Mais après de nombreuses critiques mettant en cause la méthodologie de l'étude, y compris de la part de scientifiques sceptiques sur l'intérêt de l'hydroxychloroquine, l'OMS a annoncé le 3 juin la reprise des essais cliniques avec cette molécule.