lundi 19 octobre 2020

IL FAUT ÉCRASER L'INFÂME.

DÉCLARATION DE GUERRE 

A L'ÉCOLE LAÏQUE 

Je suis sur l’autoroute en direction de Toulouse, sur le retour d’Agen où je viens de passer une journée soutenue auprès de ma mère qui a 101 ans bien pesés. Je me sens apaisé, tout va bien, mais j’ai besoin de radio, d’une radio qui parle, car la musique à la radio ne manque jamais de me faire penser à la réflexion de mon père « s’il y a de la musique, c’est que c’est jour de grève ». France-Info me foudroie. Décapitation .

.. enseignant tué dans la rue à deux pas de son collège ... il faisait cours sur la liberté d’expression avec l’exemple des caricatures de Mahomet ... La parole radiophonique vole en éclats et je suis tétanisé.

Un enseignant qui enseigne avec courage la nécessité de la liberté d’expression sans laquelle notre République est morte, est un enseignant qui honore l’école. Je pense alors à ce que la liberté coûte de vies dans le monde et au combat qu’il ne faut jamais abandonner. La mise à mort de Samuel Paty par décapitation est une déclaration de guerre à l’École laïque, là où j’ai fait mes plus belles récoltes, là où j’ai appris à regarder autrement les autres, là où j’ai découvert la diversité de mon village, du monde quoi. Au volant de ma voiture, je regarde la route où défilent en parallèle le ruban jaune des voitures qui me font face et le ruban rouge de celles qui me devancent. J’ai les larmes aux yeux et je me demande si leurs passagers écoutent la même chose que ce qui me laisse sans force, en marge de la rage. Au secours les mots, oui au secours, je ne sais pas nommer cet acte, ni ma douleur, ni l’impression d’être désarmé.

Étrangeté du jour, le matin même, sur l’autoroute, dans l’autre sens, j’écoutais France-Culture qui diffusait une émission passionnante sur la tolérance et l’intolérance, où la pensée de Voltaire était le centre de gravité. La convergence des propos se faisait sur le fanatique qui n’a pas de limites dans les actes qu’il entreprend pour faire triompher sa croyance et sur le fanatique qui peut sacrifier sa vie, mais qui sacrifie le plus souvent celle des autres. Cependant, un mot jaillit qui nommait bien la chose, c’est « infâme » qui aurait été employé comme substantif dans la correspondance de Voltaire pour désigner un ensemble de superstitions et de fanatismes pouvant conduire aux pires dévoiements du sentiment religieux. Ce mot me revient comme un retour lumineux qui mesure toute la charge de cette décapitation. Mais au moment où ce mot libère ma pensée, un journaliste de France-Info se pisse dessus avec une interrogation qui le déshonore. Il ose se demander à l’antenne si cet enseignant est légitime pour parler des caricatures de Mahomet aux élèves ; il ose cette impudence, avant même d’avoir tous les éléments nécessaires à l’analyse que seule une enquête fournira, mais qui prendra du temps. Malheureusement ce réflexe est fréquent parmi les journalistes et l’autocensure use notre liberté que la radio publique a pourtant le devoir de défendre contre vents et marées. La victime serait ainsi suspecte ? Ce qui laisse supposer que cette histoire des caricatures pose encore des problèmes à certains.

A ce porte-voix de la mièvrerie, je dirai que seules les règles de notre République donnent à tout citoyen la légitimité de la liberté d’expression et que, même le blasphème est autorisé. Tuer ne l’est pas.

Tuer cet enseignant soucieux de transmettre l’héritage de l’esprit républicain, celui de la liberté critique, celui des confrontations où tout est mis en œuvre pour convaincre et non pas vaincre à tout prix, est un crime qui me vise et vise à mettre le Coran au-dessus des lois de la République. J’attends des Français musulmans dits modérés qu’ils me disent ce qu’ils en pensent, haut et fort.

Car il semble qu’il y ait une chaîne d’infamie qui relie le père d’une des élèves, absente ce jour-là de l’école, celui qui parle de «  ce voyou qui enseigne l’Histoire » dans une vidéo vue des milliers de fois, à l’assassin qui, habitant à cent kilomètres de là, n’a pu trouver son chemin et sa cible tout seul.
Alors, contre l’obscurantisme, notamment religieux, contre les fanatiques qui soutiennent leur folie par le meurtre, il me semble utile de ne pas oublier l’expression qui reste jusqu’à aujourd’hui indéfectiblement attachée à Voltaire : il faut « écraser l’infâme ».

Guy Chapouillié

 

 

 SUR LE "PETIT MOT AMICAL" DE GILLES QUESTIAU.

 


Je précise que mon mot à moi aurait été bien moins amical que celui de Gilles Questiau: aucune sympathie pour Méluche,  ce politicien troskyste m'as-tu-vu, vulgaire et pétri d'orgueil, qui n'a jamais cessé de se référer à Mitterrand, son père spirituel, celui qui a réussi son pari de réduire en lambeaux le PC, et pour qui chaque jour qui passe je me reproche d'avoir d'avoir fait campagne en 81. Pour toutes ces raisons je ne comprendrai jamais pourquoi des communistes actuels, après la cruelle expérience de cette "sacro-sainte union de la gauche,"  dont les Français les plus modestes payent et paieront encore longtemps les pots cassés, persévèrent à faire confiance à ces salopards qui n'auront eu de cesse que de faire disparaître  le socle de la gauche en France: le Parti Communiste.

L'union est un combat, certes. Mais le combat n'a aucun sens, aucune valeur politique, aucune raison, si c'est simplement pour s'allier avec  un parti, des gens qui se disent de gauche dans le seul but de nous faire disparaître, et qui, une fois au pouvoir, appliquent ensuite les mêmes recettes politiciennes que la droite, les uns et les autres ayant conduit le pays à la situation catastrophique que l'on connaît aujourd'hui, et ceci, il faut le dire, avec la complicité du P"c"F.

Depuis les années 80 où la fédération du PC de la Haute Garonne, lors des élections cantonales, m'a prié de me désister pour le socialiste que nous avions mis en ballottage, - qui s'avéra  aussi réac que la droite que nous combattions, et qui depuis lors, régna à la présidence du département pendant près de trente ans, et ceci au nom de la "discipline républicaine",- que sont devenus les rares conseillers communistes, sous cette écrasante majorité "socialiste" que le PC a laissé se constituer, au nom de cette "discipline" mortifère? 

Pendant trente ans: on peut en constituer, des "réseaux", pour affermir son pouvoir et son royaume.

Aucun ne fut depuis ces années là élu: AUCUN !!

Le seul qui avait cette année-là quelques chances de l'emporter, après avoir fait passer le score du PC de 5% en 67, à 15% en 1973, puis à 35 % en 79, fut prié de rester à la maison, pour le deuxième tour, et de laisser la place à la machine à tuer le Parti communiste. Pourtant, deux jours plus tôt, "La Dépêche" titrait alors sur 5 colonnes "séisme en Lauragais", car ce fut un véritable séisme, le candidat du PS avait dégringolé de 73% six ans plus tôt à 45% . Les militants communistes dépités durent ravaler leur colère. Ce fut le commencement de la fin, la confiance dans le parti se mua en doute....

On sait, on voit, ce qu'il reste un peu partout de ces attitudes politiques irresponsables des dirigeants cocos de l'époque, et çà a empiré. Jusqu'à aujourd'hui, des zones entières où la voix de ceux qui se battaient pour changer de société est devenue inaudible.

Alors, le petit mot amical à Mélenchon, avec tout le respect que j'ai pour le boulot accompli par G.Q., je ne le partage pas. 

Et pour cause(s)!

vendredi 16 octobre 2020

Un petit mot amical pour Jean-Luc Mélenchon.

16 Octobre 2020 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #GQ, #Qu'est-ce que la "gauche", #Élections, #Positions

Un petit mot amical pour Jean-Luc Mélenchon.

Je suis toujours membre du PCF, et aujourd'hui la FI s'est rappelée à mon bon souvenir, et il se trouve que j'en suis membre également. Elle me demande de donner mon avis à Jean-Luc Mélenchon sur la question de savoir s'il doit être candidat en 2022, ce que je fais bien volontiers.

Cher Jean Luc, je pense que tu ne dois pas être candidat en 2022. J'ai voté pour toi en 2012 et 2017, et je sais qu'en principe tu mènes bien les campagnes. Mais je crois que l'alchimie qui a fait coexister autour de ton nom la"gauche de gauche" et la "gauche populiste" ne fonctionnera plus. La première tendance a pris trop d'importance dans ton entourage, et elle est une vraie machine à perdre. Les gauchistes ne veulent pas le pouvoir, ou alors lorsqu'ils l'obtiennent il faut voir ce qu'ils en font, comme Tsipras. Ton rôle politique serait à mon humble avis beaucoup plus important en soutenant une candidature d'union populaire capable de fédérer le mouvement qui s'est exprimé avec les Gilets Jaunes (et non d'union de la gauche, sachant que la gauche et l'extrême gauche se sont embourgeoisées). Certainement plus important qu'en obtenant 6 ou 8%, ou même plus si cela signifie que nous allons devoir ensuite rempiler avec Macron.

Si cette candidature populaire et même populiste, marquée par un véritable nationalisme économique, et un programme social vigoureux et prioritaire sur tout le reste (écologie, féminisme, migrations, etc) ne voit pas le jour, et bien la victoire de l'extrême droite est probable.

Cordialement GQ

Ps je suis le webmaster du blog Réveil Communiste qui a soutenu ta candidature en 2017, principalement pour les éléments anti-impérialistes (anti OTAN) qui figuraient en bonne place dans le programme, et parce que ta victoire me semblait chose possible. A mon avis ce n'est plus le cas aujourd'hui.

GQ, 14 octobre 2020

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Deux ans après sa triple mise en examen dans l’affaire des financements libyens, Nicolas Sarkozy écope d’une quatrième mise en cause, une première judiciaire pour un ancien chef de l’État : « association de malfaiteurs »

Dans association de malfaiteurs, il y a association ce qui signifie au moins deux individus comme ils disent dans la police. Et malfaiteurs est au pluriel. Si l'on comprend que Nicolas Sarkozy est l'un des individus soupçonnés, l'autre partenaire est le régime libyen qui avait pour chef Kadhafi. Et c'était dans le cadre d'un financement présumé de la campagne électorale de 2007 pour être Sarko-président.

Bon, laissons agir la Justice, comme ils disent du côté des hors-sol drapés dans la présomption immaculée d'innocence.

En tout cas, en grandes pompes, en décembre 2007, Nicolas Sarkozy, élu président de la République, recevait ledit Kadhafi pour une visite de 5 jours. Une capture d'écran sur Paris Match qui immortalisait l'instant magique et démocratique à la fois:

Nicolas Sarkozy soupçonné  pour "association de malfaiteurs"

 

Parlons (Inter) Net  Blog Le Grand Soir
Le dalaï lama (encore lui !) tacle Alice Coffin

Alice Coffin   répudie en bloc les hommes. Les  moqueurs racontent qu’elle a failli s’évanouir en apprenant que son père en était un. Elle est conseillère de  Paris, groupe  EELV, parti qui adore et soutient le dalaï lama. Le saint homme envisage de se réincarner en femme (1), ce   qui ne manque pas  de panache quand  on connait sa répugnance pour cette moitié de l’humanité.


Dans son ouvrage, « Comme la lumière avec la flamme » (Editions du Rocher 1997) il nous dit son dégoût.

« L’attirance pour une femme vient surtout 

De la pensée que son corps est pur

Mais il n’y a rien de pur

Dans le corps d’une femme

De même qu’un vase décoré rempli d’ordures

Peut plaire aux idiots

De même l’ignorant, l’insensé

Et le mondain désirent les femmes

La cité abjecte du corps

Avec ses trous excrétant les éléments,

Est appelée par les stupides

Un objet de plaisir ».

Donc, exit du carnet d’adresses des Verts, le bouddhiste misogyne. Je signale aussi à Alice Coffin, ex-enseignante chez les cathos, que dieu est un mâle de sexe masculin (et Jésus aussi, me souffle-t-on).

Théophraste R. Lecteur d’un livre avant-gardiste et clairvoyant sur le dalaï lama.

PS. Dans une interview accordée à la BBC, le 22 septembre 2015, il avait avancé l’idée que le prochain dalaï lama pourrait être une femme, mais «  Elle devra avoir un visage très séduisant [...] elle devra être séduisante, sinon elle sera inutile ». Compris, les vieilles, les moches ?

 Note de Pedrito

Les Parisiens ( et les Parisiennes, surtout, selon l'expression de madame Hidalgo, grande prêtresse socialiste) ont élu une écolo qui donne de la politique une bien pitoyable idée. Dire que ce sont ces gens-là qui s'occupent d'affaires civiles concernant ici, le peuple de Paris, partout ailleurs, le peuple de France !!